Djihad.


Islam dominantLa plupart des hebdomadaires rattrapent, aujourd’hui, leur retard, en évoquant le calvaire des Chrétiens d’Irak, après un long demi-silence sur le calvaire des chrétiens, un peu partout, en terre musulmane.

Ne parlons pas du sort des Chrétiens en Afghanistan (en reste-t-il encore ???) au Pakistan, en Indonésie, au Nigeria, en Syrie, en Egypte sous les « Frères Musulmans », mais plus près de nous, en Tunisie, en Lybie et même…en Algérie où le seul fait de posséder une Bible est un délit.

http://www.atlantico.fr/pepites/etat-islamique-en-irak-decapites-crucifies-ou-executes-yezidis-sont-massacres-djihadistes-1698567.html

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/soulages-les-chretiens-d-irak-arrives-a-paris-racontent-leur-calvaire_1564887.html

Il est difficile, pour des européens, qui ont pourtant connu d’autres formes de barbarie, d’imaginer ce que peut-être la barbarie de ces « fous de Dieu » qu’enfante un Islam dévergondé, qui peu à peu s’étend sur la planète, encouragé par une indifférence, voire un déni de réalité des sociétés « occidentales ».

Les Algériens, qui ont été confrontés, après le départ des Français, à dix ans d’une guerre civile atroce en savent quelque chose. Et si je crois que la société algérienne est exposée à de multiples danger en raison de l’incurie de ceux qui la gouvernent depuis près d’un demi-siècle, elle est, par contre, vaccinée contre le danger d’un retour du « Djihadisme » dont la barbarie qu’elle a subi, a laissé des traces profondes dans la mémoire de la plupart des familles.

J’ai décidé de rééditer sur ce blog, un texte qui avait été « modéré » lorsque mes écrits étaient hébergés sur le blog du Journal « Le Monde ». Ce texte, tout le monde pourra se le procurer en visitant le site d’un hebdomadaire…marocain, qui il y a quelques années, publiait les « mémoires » d’un djihadiste du G.I.A., algérien.

La longueur de ce texte m’obligera à le publier en plusieurs parties. Mais ceux qui, non rebutés par l’horreur d’une barbarie sans nom, souhaiteront le lire d’une seule traite, pourront y accéder, en allant à la page 13 sur: http://www.maroc-hebdo.press.ma/Site-Maroc-hebdo/archive/Archives_360/pdf_360/mhi_360.pdf

Car nul ne doit ignorer, ou feindre d’ignorer ce que signifie, pour certains, le « Djihad ».

Je m’excuse, par avance pour cette longue « citation », mais elle vaut le détour et la peine d’y consacrer un peu de temps.

1ère Partie:

« CONFESSIONS MACABRES D’UN CHEF TERRORISTE DU GIA.

« G.I.A. Trois lettres de feu et de sang, inscrites dans l’imaginaire planétaire comme synonyme d’une barbarie sans nom, d’une violence d’un autre âge. Jusqu’à présent, l’opinion internationale a fait leur connaissance à travers les témoignages de leurs victimes miraculées, mais aucun des membres de ces « GIA » n’avait parlé, témoigné, hors Algérie, hors circuits balisés par le pouvoir algérien.

« C’est désormais chose faite avec le témoignage que vient de recueillir Patrick Forestier, grand reporter à Paris-Match. Patrick Forestier appelle « son émir », Kakar. Il nous dit que c’est un homme, sans visage, sans nom, qu’il est âgé d’une trentaine d’années, qu’il a dirigé de 1992 à 1996 un groupe de combattants dans la région d’Oran. Au lieu de faire une critique classique d’un livre explosif, Maroc Hebdo International a choisi de donner à lire à ses lecteurs quelques fragments de vie, de comportements dans l’Algérie voisine, devenue un charnier à ciel ouvert. Le narrateur, terroriste repenti, décrit les conditions de vie dans les maquis algériens, avec les mots crus de la confession qu’il faut lire, palper, pour en saisir le sens profond. »

« Les membres du réseau ne possédaient aucune réflexion politique. Ils étaient obsédés par la mort et attendaient le Paradis. Ils pensaient aux soixante-douze femmes qui, là-haut, allaient leur tendre les bras, car chaque combattant de l’Islam tué pendant la guerre sainte est censé les retrouver. Ils rêvaient tous d’un paradis sans président, sans FLN, sans militaires, où ils posséderaient des châteaux et des terrains immenses, où ils ne seraient soumis à aucune loi, où ils seraient enfin libres.
« Plus on semblait se rapprocher de l’Etat islamique ou du califat et moins ils se sentaient concernés par les problèmes concrets de la gestion du futur Etat. Même Abdelkader Mekki que je considérais pourtant comme mon père n’aspirait qu’à mourir en martyr.
Nous opérions surtout le matin et le soir….
« Derrière Mekki et Abou Oumayr le coordinateur, il y avait Benchiha, le grand émir de la zone 5, qui englobait Oran, Sidi Bel Abbès et Tlemcen. Le courage et la férocité de Benchiba étaient légendaires. Il terrorisait les mécréants, d’Arzew à la frontière marocaine. Peu le connaissaient. On disait qu’il avait soixante ans alors qu’il est né en 1961, un an avant moi. Dans un mariage, j’ai même entendu un convive qui affirmait que l’émir montait un cheval blanc pour attaquer l’ennemi, comme à l’époque du Prophète.

« Férocité.

« Benchiha… a été le premier à s’opposer au FIS à Bel Abbès. Il a même insulté les permanents du bureau. « Pourquoi voulez-vous dialoguer avec l’Etat? S’indignait-il. C’est haram de constituer un parti. Les partis politiques n’existent pas en Islam. La démocratie est une hérésie ».
Son premier haut fait d’armes remonte à début 1993. Au cours d’une embuscade contre un convoi, il avait abattu dix-huit gendarmes. Dix-sept ont été massacré sur le coup; le corps du dernier a été retrouvé deux mois plus tard, un peu plus loin dans les fourrés. Il a récupéré toutes les armes et la gendarmerie de Sig a été fermée pendant plusieurs mois à la suite de cette attaque.
« Benchiha ne faisait pas de cadeau. Sur un faux barrage, il avait arrêté une voiture suspecte qui avait tenté de faire marche arrière. À bord, se trouvaient un père et sa fille. « Va annoncer la mort de ton père », a dit Benchiha à la fille en la renvoyant au volant du véhicule. Il a ensuite ligoté le père et ses hommes l’ont torturé pour qu’il avoue sa profession.
« Pendant quatre jours, le prisonnier est resté attaché à un arbre, sans boire ni manger. Chaque matin, un moudjahidine lui coupait un doigt. Au quatrième, il a parlé. Il était adjudant-chef dans l’armée. Benchiha a conclu qu’il n’était pas intéressant et il l’a achevé avec une scie à métaux.
« Quelques semaines plus tard, alors que l’émir était descendu en ville, il a vu à la télévision un reportage sur la promotion d’une école de police. Le commentateur a annoncé qu’elle porterait le nom d’un colonel, mort en service commandé. Comme il avait gardé les papiers du type qu’il avait torturé, Benchiha découvrit que c’était bien le même homme. L’adjudant était en réalité colonel, un grade très élevé dans l’armée algérienne. Benchiha s’en est voulu de ne pas avoir pu lui extorquer de précieux renseignements. Il n’avait pas été assez dur et s’était juré de ne plus commettre la même erreur.
« Plus tard, il avait récupéré un moudjahidine soupçonné d’être un indicateur infiltré dans un maquis. Ce type avait été démasqué par un clandestin d’Oran qui avait été son voisin pendant vingt ans. L’accusé niait. Il maintenait qu’il était professeur. L’émir de ce maquis continua de l’interroger pendant trois jours. Sans résultat. Le moudjahidine apparaissait de bonne foi. Dans le doute, l’émir décida de le relâcher. Le clandestin d’Oran n’était pas d’accord: « S’il est libre et qu’il retourne chez lui, il va se venger sur toute ma famille ».

« Maquis.

« Benchiha arriva, par hasard, sur ces entrefaites. Le clandestin lui raconta l’histoire. « On va voir », rétorqua le grand émir. Ses hommes embarquèrent le suspect et le torturèrent au couteau. Le « professeur » voyait ses doigts tomber un à un. Il hurlait de douleur en clamant son
innocence.
« Ce fut ensuite le tour des oreilles. Lorsque la lame coupa la première, il s’effondra. Il savait que, s’il ne parlait pas, les Afghans de Benchiha allaient le découper en petits morceaux. Il avoua qu’il état lieutenant, dans la Sécurité militaire. Croyant sauver sa peau, il répondit à quelques questions sur son travail. Puis un moudjahidine l’égorgea.
« Benchiha n’avait pas failli à sa réputation. Il était à la tête d’une véritable armée qui alignait du matériel lourd. L’émir Hocine, qui commandait la zone 4 incluant Mostaganem au nord, Mascara au centre, Saïda et Tiaret au sud, n’osait pas s’opposer à lui lorsqu’il décidait une opération sur son territoire.

« Barrages.

« Une nouvelle donne s’installait peu à peu dans l’Ouest. L’AIS perdait de l’influence, et du terrain, au profit du GIA. Les moudjahidine de l’Armée Islamique du Salut rejoignaient les Groupes Islamistes Armés, jugés plus combatifs. Dans la montagne éclataient des accrochages entre moudjahidine des deux factions. Peu à peu, l’AIS n’eut plus droit de cité à Oran. Mostaganem et Arzew restaient encore sous influence des deux mouvements mais la capitale régionale était passée naturellement sous contrôle du GIA car Benchiha en était devenu l’un des principaux émirs, au même titre que Djaâfar El Afghani dans l’Algérois. Les réseaux urbains avaient glissé à leur tour dans la mouvance du GIA, tout en conservant leur indépendance par rapport à Alger.
« Les actions redoublaient de violence car, désormais, c’était la guerre totale. Les groupes proliféraient, alimentés par des individus réfugiés dans le maquis, qui descendaient de la montagne pour perpétrer des attentats dans le grand Oran. Nos rangs grossissaient avec de nouveaux venus qui provenaient d’horizons disparates.

« Restaient seulement quelques anciens comme Mohamed Benbouali, qui se déplaçait toujours avec un attaché-case contenant un Scorpio, balle engagée dans le canon. Entré dans le mouvement dès 1982 avec Bouyali, cet ancien bijoutier d’un mètre quatre-vingt portait toujours de beaux costumes et ressemblait à un homme d’affaires plutôt qu’à un terroriste. Il était connu pour avoir abattu beaucoup de gendarmes. C’était, en quelque sorte, sa spécialité. Il opérait avec un culot monstre, n’hésitant pas à monter des faux barrages dans Oran, vêtu d’un gilet d’El-Amn-El-Wattani, la protection civile qui donnait confiance aux automobilistes. Personne ne pouvait imaginer que ce sauveteur était en fait un tueur. Un chef de Daïra, une sous-préfecture, eut le malheur de le prendre un jour en stop. » ( Fin provisoire de citation , à suivre ).

Au fur et à mesure de l’avancée dans ce récit, on comprendra mieux (???) les raisons qui ont incité les « modérateurs » du Monde à sanctionner ce texte.

Car à l’heure actuelle, « Le premier qui dira la vérité…. » ( Chanson connue, du Guy Béart, je crois.). Et quoi de plus « stigmatisant » pour l’Islam que de tels aveux !!! Et on comprend que devant une telle cruauté, les « Musulmans modérés », terrorisés, se taisent.  Car ils sont, en général, les premières victimes de cette folie meurtrière.

Islam modéré …


Islam dominant

A l’heure ou des centaines de milliers de Chrétiens doivent choisir entre « la valise ou le cercueil » en Irak, ce billet s’adresse à tous ceux qui nous « pompent l’air » avec leur éternelle rengaine sur  » les Musulmans modérés et pacifiques , injustement stigmatisés  » par tous ceux qui ne cachent plus leur défiance à l’égard d’un Islam qui nourrit en son sein une minorité dangereuse pour l’équilibre du Monde et dont la barbarie n’est plus à démontrer : il suffit de jeter un regard circulaire sur ce qui se passe sur la planète, partout où l’Islam est majoritairement présent, et surtout, partout où, pour des raisons historiques, il doit cohabiter avec d’autres religions à l’égard des quelles il ne fait preuve d’aucune tolérance.

Cette tolérance même qu’il exige des autres là où il est minoritaire….

Comme le dit fort justement la jeune musulmane qui soulève cette question, et qui reçoit une réponse magistrale, l’Islam est plus qu’une religion: c’est une idéologie, et on ne combat pas une idéologie en fermant les yeux et en s’interdisant d’en parler.

Partout, le silence des « Musulmans modérés » est assourdissant….Alors quand « ils » prennent la parole, écoutons-les….

Ouvrir le lien:

A écouter intégralement, car cela résume en quelques mots le message que je m’efforce de faire passer sur ce blog, sur un sujet que le « politiquement correct » interdit d’évoquer.

Post-scriptum: A ceux qui assimileront ce billet à de « l’Islamophobie », je rappelle que, le Haut Conseil à l’intégration fondé par Michel Rocard s’est prononcé à ce sujet dans son rapport de décembre 2005 où il a rappelé unanimement que :

  1. En République, la critique de la religion, comme de toute opinion, est libre et constitutionnellement garantie.
  2. Elle ne saurait être assimilée au racisme et à la xénophobie, que les membres du Haut Conseil à l’Intégration combattent activement.
  3. La pratique de la religion étant libre, l’islamophobie, c’est-à-dire la peur ou a détestation de la religion islamique, ne relève pas du racisme.
  4. En France, la liberté d’expression n’a de limites légales que celles basées sur la protection des libertés fondamentales et des personnes. Dans le cadre laïque de la loi, l’expression religieuse et l’expression antireligieuse sont admissibles de la même façon ; il n’existe ni délit de prosélytisme, ni délit de blasphème (sauf en Alsace-Moselle).

Dans certains cas, des personnes peuvent s’estimer blessées par des propos qu’elles considèrent comme insultants vis-à-vis de leur foi et les dénoncer comme une agression. Or, ces propos ne deviennent condamnables que lorsqu’ils appellent à la haine religieuse, ou sont de nature diffamatoire ou injurieuse. On peut en effet tenir des propos critiques, satiriques ou tourner en dérision des croyances, sans pour autant viser les croyants en tant que personnes. La loi fait la part entre le respect des croyances — dont les croyances spirituelles qui concernent en propre les religions — et le respect des croyants, qui est de l’ordre des libertés publiques.

Les « zintellectuels »…..


IntellectuelsNous sommes dotés, en France, d’une espèce particulière d’intellectuels, qui vit dans un milieu fermé, le milieu de ceux qui savent tout sur tout, et qui de surcroît, ont la prétention de façonner l’opinion des Français.

On les rencontre dans tout ce qui, dans les émissions télévisées ou dans la Presse écrite, contribue à élaborer la « doctrine » du « politiquement correct »… Pascal Boniface les connaît bien, pour les avoir affrontés sur les plateaux à l’occasion de débats où ils viennent étaler leur science.

On les reconnaît à leur manière un tantinet hautaine de traiter le peuple et surtout les courants d’idées qui traversent l’opinion publique sur les sujets « sensibles » auxquels notre société en voie de décomposition se trouve confrontée.

Ils contribuent à l’enfumage généralisé de l’opinion, en répandant des points de vues lénifiants, et en popularisant des analyses qui sont à l’opposé de ce que le peuple ressent, mais n’ose pas exprimer pour ne pas se sentir dévalorisé intellectuellement, par rapport à ses « zélites »….

Le revue de Presse à laquelle je me livre quotidiennement m’en fait découvrir quasiment un par jour.

Ma dernière trouvaille, je l’ai faite dans le quotidien « Libération », un quotidien dont les colonnes sont largement ouvertes à cette catégorie de penseurs, aux opinions catégoriques, de Gauche, bien évidemment, dégoulinantes, comme de coutume, de « générosité », d’humanisme à deux balles, et de tolérance à tous les excès dont souffre ce pays, venant de « communautés » minoritaires, mais bruyantes et promptes à manifester.

Ce zèbre se nomme Thomas Guénolé, et ceux qui suivent l’émission quotidienne ( excellente ) de Valérie Expert sur LCI, « Choisissez votre camp », ont pu l’apercevoir, et apprécier son point de vue cassant, émis avec juste ce qu’il faut d’arrogance pour énerver ses interlocuteurs.

Hier, il signait une tribune dans « Libération », dans laquelle il apportait de l’eau au moulin de ceux qui ont cherché à minimiser l’importance et la portée des manifestations en faveur des Palestiniens, qui ont donné lieu à quelques « débordements » accompagnés « d’incivilités », qui ont surpris, pour ne pas dire écoeuré de nombreux Français…. Je le cite:

Soixante-dix ans plus tard, Matignon estime à quelque huit cents individus, très jeunes, les «djihadistes français» partis se battre en Syrie et en Irak aux côtés de groupes armés qui se revendiquent d’un islam dégénéré, obscurantiste et barbare.

Evidemment, ils sont bien trop peu nombreux pour que l’on puisse en déduire quoi que ce soit sur la jeunesse française en général, ou celle de nos banlieues en particulier.( Evidemment, 800 Djihadistes français, il en faut plus que ça pour émouvoir notre animal à sang froid !!!).

Dès lors, pourquoi tant de commentateurs, d’analystes et d’éditorialistes s’obstinent-ils à fantasmer sur «l’islam-des-banlieues» endoctrinant nos «jeunes-de-banlieue», modernes croque-mitaines auxquels leur imaginaire semble coller d’office un cocktail Molotov dans une main et un AK-47 dans l’autre ? (Il n’y a vraiment pas matière à émouvoir les Français: il faut garder son sang-froid !!!).

Sur quels constats précis, documentés, se basent-ils pour faire un lien de cause à effet entre l’islam de France et le djihadisme ? Sur quels faits concrets se fondent-ils pour dépeindre ou sous-entendre le portrait de banlieues tenant plus de Gaza que de La Courneuve ? Où peut-on rencontrer ces terribles hordes de prêcheurs de banlieue d’un islam djihadiste, et ces foules de ‘‘jeunes-de-banlieue’’ qui les écouteraient pieusement ? ( Où donc, je vous le demande ???).

Bis repetita en ce qui concerne la manifestation pro palestinienne du 19 juillet. Les images des affrontements entre émeutiers et policiers sont spectaculaires et saisissantes. Que des casseurs y arborent des symboles pro palestiniens leur donne une allure de propagation du conflit israélo-palestinien sur le territoire français.

Cependant, là encore les faits sont têtus : ces casseurs qui ont attaqué les CRS et les gendarmes mobiles étaient à peine une centaine. ( à peine !!! ).

Il n’y a donc en aucun cas matière à fantasmer sur une violence pro palestinienne qui se répandrait dans telle partie de la jeunesse de France. En d’autres termes, avant de stigmatiser des pans entiers de la population de notre pays à grands renforts de fantasmes délirants, il convient d’apprendre à quantifier les problèmes. ( Scientifiquement, bien sûr ???)

Sept mille SS Français ne font pas une jeunesse française collabo. Huit cents djihadistes français ne font pas une jeunesse de banlieue ‘‘islamo’’-terroriste. Cent casseurs ne font pas des pro palestiniens violents. Quant aux millions de musulmans de France, des gens sans histoires qui ne demandent rien à personne, il s’agirait une fois pour toutes de les laisser vivre en paix. ( J’ajouterai, qu’on leur demande, en outre de ne pas cautionner, par leur silence assourdissant, les actes insupportables d’une minorité des leurs…).

On imagine l’impact d’un tel « papier » sur la communauté juive française, légitimement inquiète et déboussolée….

Désolant, navrant, pour ne pas dire hallucinant d’aveuglement.

On pourrait se contenter de déplorer, si ce personnage n’était considéré comme un « Politologue », – une « espèce en voie de prolifération, avec les « sociologues », les « sondeurs » et les « chercheurs du CNRS » -.  Un politoligue qui occupe, en outre, des fonctions de « Maître de Conférences » à Sciences-Po !!!

Ce sont des « zintellectuels » de cet acabit qui forment les futurs candidats à l’ENA et ceux qui demain gouverneront la France. Leur « science » est purement livresque, mais du haut de leur « expertise », ils regardent, avec dédain, ce peuple auquel ils ne comprendront jamais rien, et transmettent leur « savoir » aux générations futures auxquelles ils enseignent l’art de parler pour ne rien dire, de brasser du vent, mais surtout celui de faire, de la fumée, un moyen de cacher les braises….

PS: Ce que Thomas Guénolé n’a pas lu est ne lira jamais, car ça ne l’intéresse pas, puisque, par définition, il a la « science infuse »…..:

« Ce que révèlent les comptes-rendus de la police sur ce qui s’est réellement passé à Barbès et à Sarcelles: Atlantico a pu lire en exclusivité les compte-rendus des compagnies de CRS présentes sur le terrain les 19 et 20 juillet. Récit, heure par heure, de ce qui s’est passé le week-end dernier. »Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/manifestations-pro-palestiniennes-qui-derapent-que-revelent-compte-rendu-police-qui-est-reellement-passe-barbes-et-sarcelles-1674894.html#48J72wBFVlvfWR8m.99

Centre-Afrique: le piège ???


Charb-Centrafrique3D’après Charb de Charlie Hebdo.

Notre « Grand Président », tout auréolé de la gloire du résultat de l’intervention de nos Forces Armées au Mali, a cru pouvoir vivre un second « plus beau jour de sa vie » à Bangui.

L’affaire, hélas, se présente mal.

Résumons les faits.

Au Centre-Afrique, vivaient, en bonne intelligence, Chrétiens, majoritaires et Musulmans minoritaires, et ce depuis toujours.

Les Musulmans, des commerçants pour la plupart, vivaient paisiblement leur religion, dans la modération et la communauté chrétienne respectait la pratique de leur foi. Et réciproquement.

Jusqu’au moment où, activés puis renforcés en armement depuis l’étranger,- en l’occurrence le Tchad et la Libye, et comme ailleurs, en Afrique, l’Arabie Saoudite et le Qatar – des groupes armés d’inspiration djihadiste, les « Séléka », décident de renverser le pouvoir en place et d’installer, par la force, un Président fantoche, mais Musulman.

Ce coup d’Etat donne le signal du déclenchement d’une violence inouïe, comme on en voit dans d’autres pays d’Afrique, le Nigeria avec Boko Haram, par exemple, qui se manifeste par le massacre de populations chrétiennes, accompagnés de viols de destruction de villages entiers, d’incendies d’églises, d’écoles, et autres bâtiments symbolisant la présence chrétienne.(1)

On est incapable d’évaluer le nombre de morts chrétiens à l’intérieur du pays en raison de l’isolement des villages détruits et des difficultés de communication.

Les Chrétiens survivants, terrorisés, fuient leurs villages et viennent se réfugier autour de la Capitale, Bangui. Mais celle-ci n’est pas épargnée par la violence des groupes armés de musulmans , en majorité constitués de Tchadiens et de Libyens qui tuent, volent, violent en pleine ville, sous les yeux d’une communauté internationale, tétanisée comme toujours dans ces situations-là.

Alors, les Chrétiens de Bangui, se sentant abandonnés, décident de réagir et de se défendre. Ils se constituent en milices, armés de machettes, face à ceux qui disposent d’armes automatiques. Pour ces Chrétiens, c’est devenu une question de vie ou de mort.

Et à leur tour, ils massacrent, le plus souvent des djihadistes mais aussi des musulmans innocents, Ils pillent, brûlent, violent à leur tour.

Et c’est alors que la situation, qui jusque là ne provoquait qu’une émotion de principe, devient insupportable pour les plus « belles âmes » occidentales.

Parmi elles, celle de notre « grand Président ». Normal non ???

Son sang de socialiste ne fait qu’un tour. Il décide, seul, d’envoyer nos troupes « rétablir l’ordre ».C’est à dire s’interposer entre les deux camps, ce que les Chrétiens ne comprennent pas, car, disent-ils, personne ne s’est « interposé » lorsque c’est nous qui étions les victimes des violences.

Rétablir l’ordre, dites-vous : ça ne vous rappelle rien ???

La violence et la terreur, comme toujours dans ces cas-là, ont fait leur oeuvre. Le fossé entre les deux communautés est devenu un gouffre. Ce n’est pas 1.500 hommes qu’il faudrait pour mener une action efficace, mais une armée, dans un pays grand comme deux fois la France.Quelques Généraux courageux l’ont fait savoir publiquement.

Or, la France n’a plus les moyens de se payer une nouvelle guerre « post-coloniale ».

Difficile, en outre, pour la France, vassalisée et dont la Diplomatie est de plus en plus « sous influence », de demander à L’Arabie Saoudite et au Qatar, – au moment même où l’on s’agenouille devant ces Majestés du Golfe dans l’espoir de leur vendre des « Rafales » – de cesser d’aider les djihadistes qui sont à la manoeuvre dans les Etats d’Afrique les plus faiblement structurés, et dont les Gouvernements sont empêtrés dans le tribalisme, la corruption et l’immobilisme.

Alors la France, – qui attend toujours l’aide promise par ses « alliés »européens -, devenue à la satisfaction des Américains désormais tournés vers l’Asie -, le « Gendarme de l’Afrique », alors même que ses « grandes consciences » lui enjoignaient de mettre fin au système de la « Françafrique », la France, donc, se sent piégée.

Partir, c’est laisser libre cours à des massacres sans fin, et laisser s’instaurer la « Loi de la Machette ». Rester, sans avoir les forces nécessaires au « maintien de l’ordre », c’est assister impuissants à un nouveau génocide. Un de plus en Afrique. Au risque d’être accusée, comme au Rwanda, de complicité de « nettoyage ethnique »….

Car pour l’heure, au Centre-Afrique, les musulmans, qui n’avaient jamais envisagé de quitter la terre où ils sont nés, sont placés devant une perspective tragique: pour eux c’est « La Valise ou le Cercueil »….

La « Valise ou le Cercueil », ça ne vous rappelle rien ???

(1) http://www.lepoint.fr/monde/nigeria-29-lyceens-tues-dans-une-attaque-perpetree-par-boko-haram-25-02-2014-1795569_24.php

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/nigeria-une-attaque-de-boko-haram-fait-43-morts-dans-un-lycee_1495131.html

PS: A ce propos, est-ce que les Anglais, ancienne puissance coloniale au Nigeria se sentent responsables de ce qui s’y passe actuellement ???

Délit de « sale gueule » ???


AFP_1209125004.jpgAprès avoir été la coqueluche des « zozos », et avoir battu tous les records de popularité, voilà Manuel Valls confronté à la chute vertigineuse de sa côte dans tous les derniers sondages.

Le ministre de l’Intérieur dégringole de 11 points en deux mois (dont 5 points ce mois-ci).

Cela confirme mes impressions personnelles : j’évoquais dans un précédent billet, le début de ras-le-bol que suscitaient les apparitions multiples de ce Ministre, ne ratant pas une occasion de « défiler » dans les « quartiers chauds », mâchoires serrées, accompagné d’une horde d’uniformes bleu-marine, et de nous gratifier de déclarations menaçantes à l’égard des voyous, largement contredites par les faits, et surtout par les statistiques de son propre ministère.

Le tout ponctué de coups de menton, de regards noirs, de rictus, que Dieudonné compare, non sans humour, à ceux de Mussolini.

Je me suis demandé, finalement, si Manuel Valls n’était pas, à son tour, « victime » du fameux « délit de sale gueule »….

Car, il suffit de compulser les hebdomadaires de ces derniers mois pour le constater: les articles le concernant sont toujours illustrés de photos significatives, destinées à tracer de lui, le portrait d’un personnage redoutable. Ce qu’il n’est pas, dans la réalité, car il n’effraie que les honnêtes gens, alors que les voyous qui minent nos banlieues continuent à le défier tout autant qu’ils défient la République.

Qu’on en juge:

Valls

Valls menaçant

Sale GueuleValls mussolinien 2Valls sale gueuleValls mauvaisValls

Valles gueuleTout juste une tête « à faire peur aux petits enfants » quand ils ne sont pas sages…..Mais rien qui puisse inquiéter les « racailles », qui, avec la complicité de Madame Taubira ont encore de beaux jours devant elles….

« Les sondés » de ces dernières semaines ne s’y sont pas trompés….

Nairobi


Kenia

Le terrorisme islamiste a encore frappé.

Une fois de plus l’horreur de cette violence aveugle révolte le monde civilisé.

Certes, on ne peut confondre ces « shebbabs » avec les autres extrémistes musulmans.

Si on s’en tient aux commentaires, souvent contradictoires, des « experts » en « islamologie », ces shebbabs qui revendiquent tout de même leur allégeance à la nébuleuse d’Al Qaida, n’ont rien à voir avec les extrémistes qui opèrent en Afghanistan, au Pakistan – où une centaine de chrétiens ont été récemment assassinés à la sortie d’une église -en Irak, en Egypte, en Libye, en Tunisie, au Nigéria où une secte islamiste persécute les chrétiens, en Indonésie ou ailleurs……

Certes, il ne faut pas tomber dans la facilité qui consiste à confondre « islamistes et musulmans »….

Il n’empêche. Chaque fois que l’actualité nous confronte à la réalité de ce terrorisme, aussi aveugle que cruel, nous voyons se dessiner la silhouette d’une « internationale islamiste », en guerre contre l’Occident »et ses symboles, partout dans le monde, devant laquelle le silence des musulmans soit-disant « modérés » est assourdissant….

Il suffit d’imaginer l’inverse de ce qui se passe actuellement dans le monde: des minorités chrétiennes qui, au nom de leurs « convictions religieuses » terroriseraient , avec les même méthodes, des communautés musulmanes pacifiques !!! La clameur des musulmans protestant contre ces violences serait immense, et relayée par les « belles âmes »européennes, innombrables et révoltées par ce sectarisme cruel.

Pour paraphraser les mots contestés de Carl Hagen leader de la droite norvégienne, l’opinion est tentée de considérer que, certes : »« Tous les musulmans ne sont pas des terroristes, mais tous les terroristes sont des musulmans ».

En tout cas , il suffit, pour l’admettre, de faire le constat de ce qui se passe aujourd’hui sur notre planète. Même si ce constat est douloureux pour les musulmans eux-mêmes.

Car les musulmans plutôt que de se complaire dans une « victimisation » hystérique, et dans la « dénonciation » permanente de l’islamophobie et de sa progression partout en Europe, feraient bien de s’interroger sur ses causes….

 

Pédérastes de tous pays….


…unissez-vous !!! Contre vos détracteurs !!! Car on vous traque !!! Sous tous les climats !!!

Je vais avoir droit à ma bordée d’injures.

Cet « appel à l’union », c’est une blague, évidemment !!!

Car à la lecture de nos médias nationaux, j’avais fini par croire que la pédophilie était une perversion réservée, par « privilège », aux membres du clergé catholique, et à quelques uns de nos « Professeurs des écoles »…..

Ma curiosité habituelle, m’incitant à aller fouiller dans la Presse étrangère et plus souvent encore, dans la Presse algérienne, m’entraîne à des « découvertes »étonnantes.

Le moindre curé ou pasteur américain, canadien, australien, anglais ou français qui est pris se livrant à des « petits jeux » pervers avec des enfants, se voit dénoncé par toute la presse internationale, la presse française n’étant pas la moins active dans ce domaine.

Cela ne me choque pas. Bien au contraire.

Mais ce qui me choque c’est le « silence des agneaux » lorsque les mêmes « jeux » sont le fait de quelques Imams égarés, dans le silence discret qui entoure tout ce qui se passe dans les mosquées. Sans doute parce qu’il ne faut pas désespérer la jeunesse qui étudie dans les écoles coraniques….

blida-pédophile

http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2013/08/31/article.php?sid=153449&cid=4

 « Un imam âgé de 50 ans et officiant dans une mosquée à Blida vient d’être écroué par le procureur de la République de la même ville pour pédophilie.

L’imam pratiquait des actes contre nature sur un enfant de neuf ans. Selon le rapport du médecin légiste, la victime avait subi pendant deux mois des sévices sexuels de la part de son bourreau qui l’attirait dans un magasin qu’il tenait de temps à autre en remplacement de son propriétaire où il offrait à l’enfant des friandises et de l’argent pour l’attirer.
Ce sont les parents de la victime qui ont découvert les faits avant d’alerter les services de sécurité qui l’ont de suite arrêté. L’imam qui a avoué son acte sera jugé pour atteinte à la pudeur sur mineur.

C’est dire que durant toute sa carrière professionnelle, l’homme de religion prêchait la bonne parole et fort certainement recommandait aux fidèles de se garder contre de tels agissements qu’il considérait inconvenant.

Il est à noter que de tels faits ont été dénoncés par le passé. Pour rappel, un autre imam inverti et qui enseignait le Coran aux enfants dans une mosquée à Blida a été également arrêté pour acte sexuel sur une dizaine de mineurs.« (Fin de citation).

Il s’agit certainement « d’actes isolés » venant de « déséquilibrés »…

Ben voyons !!!

Les « mauvais esprits », ceux que l’on taxe régulièrement d’islamophobie, ne manqueront pas de souligner que, en l’occurrence, l’exemple vient « d’EN-HAUT ».

Ne nous dit-on pas que le « Prophète » entretenait des relations amoureuses, avec une petite fille pubère prénommée Aïcha, et que cela n’est pas condamné par les « Ecritures Saintes » du Coran ???

Je me trompe peut-être ???….

Cherchez la différence….


Compostelle

A une époque où l’on célèbre avec une arrogance jamais égalée dans le passé, le « Droit à la Différence », il est des différences qui méritent, plus que d’autres d’être soulignées. D’autant que celles auxquelles je ferai allusion dans ce billet, illustrent tragiquement ce qui appartient à « l’exception française »…..

Tragédie ferroviaire près de Saint-Jacques de Compostelle. L’Espagne est en deuil pour trois jours. La Télévision espagnole diffuse, en continu, des images atroces de ce drame qui, pour l’heure a déjà coûté la vie à 77 Espagnols, alors que plus de 140 autres victimes sont entre la vie et la mort, dans les hôpitaux de la région.

Les familles des victimes méritent toute notre compassion et nous partageons leur indicible tristesse.Les Espagnols sont tristes, mais dignes. 

Comment ne pas s’incliner devant l’élan de solidarité qui s’est manifesté, dans le peuple espagnol, dès les premières heures de cette tragédie.

De toutes parts, les dons de sang ont afflué dans les hôpitaux débordés par l’afflux des donneurs. De tous les environs de la catastrophe ont accouru, en pleine nuit, des habitants voisins des lieux, munis de marteaux et d’outils rudimentaires, pour venir aider les secours à dégager les victimes et à participer à leur évacuation.

En France, à Brétigny-sur-Orge, à l’occasion d’ une catastrophe ferroviaire d’une ampleur moindre, fort heureusement, si on se réfère au nombre des victimes, les premières personnes présentes sur les lieux sont des « Français » ( il faut bien les nommer ainsi, puisque l’on ne rate pas une occasion de nous rappeler « qu’ils sont Français » !!! ), qui, non contents de profiter de cette tragique circonstance pour venir dépouiller les voyageurs et les victimes de ce déraillement, ont « caillassé » les secours, en tentant de les empêcher de parvenir jusqu’aux victimes.

Cherchez la différence, et réflechissez à ce qu’est devenue la « citoyenneté » française, celle dont on nous rabat les oreilles en évoquant à tout propos, les vertus du « comportement citoyen », cette notion si chère à ceux qui ne veulent pas regarder les réalités en face, et qui refusent même d’en entendre parler.

Pauvre France….

Quand « les extrêmes » se touchent….


 Extrait du Kybalion:

Kybalion« Le froid peut bruler comme le chaud. De même on a vu souvent la haine se changer en amour ou le contraire. Les extrêmes se touchent et se confondent. »

Et quand les extrêmes « se touchent », ça peut faire mal…..

Le malheureux Clément Méric vient d’en faire la fatale expérience.

Cette tragique, mais banale histoire de bagarre entre jeunes, intoxiqués par les idées utopiques et révolutionnaires qui ont cours, autant à l’extrême-droite qu’à l’extrême-gauche est révélatrice du malaise qui s’est emparé d’une fraction de la Société française.

Il y a une proportion importante de citoyens français qui considèrent, à tort ou à raison, que le jeu démocratique est totalement faussé, en raison de l’emprise, sur l’opinion, d’une oligarchie qui , tout en ânonnant son refrain sur le combat à mener contre toute forme d’exclusion, a réussi à marginaliser et à ostraciser  des courants d’opinion qui ne trouvent plus aucun moyen de s’exprimer par les voies normales, et légales, à travers les grands médias ou dans les Institutions de la République.

La négation de ces courants d’opinion entraîne  un « repli sur soi »de catégories entières de la population, dont les frustrations s’expriment à travers un abstentionnisme croissant, lors des élections nationales.

A droite, ce sentiment « d’exclusion », – pour reprendre le vocabulaire à la mode chez les ayatollahs de la « pensée correcte »- , s’est exprimé notamment lors des manifestations contre le « mariage pour tous » qui a cristallisé une fracture profonde. 

Un mur sépare désormais ceux qui veulent défendre ce qu’ils considèrent comme des valeurs essentielles à la préservation du modèle de société que leurs ancêtres leur ont légué, et qu’aucun discours « progressiste » ne saurait escamoter, et ceux qui, pour répondre au mal-être de toutes sortes de catégories marginales de citoyens, sont prêts à imposer à tous les autres,- au nom d’une conception du progrès qu’ils sont les seuls à « partager »- , le renoncement à des convictions ancrées au plus profond de leur être.

Le nombre et la force de conviction de ceux qui se sont exprimés lors de ces défilés, que le pouvoir en place a eu le tort de traiter avec une sorte de morgue arrogante,  a déstabilisé la Droite dite « parlementaire » qui redoute, désormais, le danger de se voir dépasser par un courant populaire qu’elle ne maîtrise plus.

Cette même arrogance a réveillé chez ceux que l’on a rassemblés sous le vocable de « groupuscules »,- qui sont extrêmement minoritaires – une colère sourde, qui s’est exprimée dans des débordements excessifs, mais qui restent bien en-deça des débordements auxquels les Français sont habitués quand ce sont « les jeunes sauvageons » de nos banlieues qui « expriment leurs frustrations »…..

A gauche, la victoire de Hollande à l’élection présidentielle, a fait naître, en raison des « promesses » ambigües du candidat, des espoirs démesurés quand aux perspectives de changements radicaux, qui, pour certains, vont jusqu’à la remise en question de l’existence même de la Vème République.

Elle a encouragé des crispations qui agitent de plus en plus d’autres « groupuscules », dont on feint d’ignorer l’existence, imbibés d’un marxisme ringard, et bien pis encore d’un trotskysme romantique, et qui ne rêvent que d’abattre nos Institutions jugées incompatibles avec l’idéologie qu’ils cultivent à l’intérieur du microcosme à l’intérieur duquel ils s’agitent. 

Cette conjugaison de « fractures » est révélatrice de l’échec d’un Président enfermé dans sa « normalitude », et aveuglé par un entourage, que dis-je, une « camarilla » de courtisans choisis parmi les plus « arrivistes » de ses « camarades » de la promotion Voltaire (qui doit se retourner dans sa tombe !!!) , tous plus sectaires les uns que les autres . 

Les mêmes qui jugeaient qu’il fallait, – avant qu’il ne soit trop tard -, se « débarrasser » d’un Sarkozy jugé beaucoup trop « clivant » pour la société française, ont beaucoup de mal à ouvrir les yeux sur les dangers que la fracture actuelle de la Nation fait courir à son avenir.

Celui qui « rêvait » de rassembler les Français, a beaucoup de mal à devenir le « Président de tous les Français ». Il arrive à peine à demeurer le Président de tous les Socialistes. Et il n’est déjà plus le Président de toute la Gauche.

Pour revenir à la tragédie qui a coûté la vie au jeune Clément Méric, on a frôlé, dans cette lamentable affaire, l’hystérie du fameux « syndrome de Carpentras », tant on a vu les politiciens de tous bords se précipiter pour tenter, dans une agitation pathétique, chacun pour leur compte, de récupérer l’évènement.

On a tenté de nous faire croire que ce jeune homme était une sorte d’agneau innocent, victime de la sauvagerie barbare de quelques nazillons. C’est ce qui a alimenté le phénomène de consternation générale et vaguement consensuelle.

En fait, si on en croit « Libération », peu suspect d’antipathie pour l’extrême gauche, que je cite : 

« Clément Méric était membre du mouvement Action antifasciste Paris-Banlieue qui fonde son action sur un principe : ne pas laisser la rue à l’extrême droite. Ce qui se traduit régulièrement par des bastons éclairs en marge de rassemblements d’extrême droite. «Cette partie des antifas aime se battre, ils se cognent environ une fois par mois», confie Thomas, 22 ans, membre des Skins Sharp, l’une des multiples mouvances des redskins (des skinheads de gauche). Selon Thomas, «avec une petite centaine de membres à tout casser, Action antifasciste Paris-Banlieue est le groupe qui compte le plus de militants à Paris, avec beaucoup d’anciens de la tribune Auteuil du Parc des princes». »( Fin de citation).

http://www.liberation.fr/politiques/2013/06/06/les-antifascistes-des-survivants-des-annees-90_909009 

On apprend, en outre, à condition de tendre l’oreille aux interprétations contradictoires de ce « fait-divers », dans les médias, que ce jeune homme avait provoqué ses « agresseurs » avec une violence verbale qui ne pouvait que susciter la colère de ces derniers.

C’était donc un « agneau », avec des dents de loup….

Certes cela n’exonère pas  de leurs responsabilités ceux qui l’ont frappé avec une violence ayant entraîné la mort:  ils auront à en répondre devant la Justice.

Mais ces précisions permettent de poser un bémol, sur le discours de ceux qui tentent d’agiter le danger que représenterait l’extrême-droite pour la société française, pour masquer d’autres dangers tout aussi préoccupants pour l’unité de la Nation….

Car l’envie de frapper et de se battre crée entre les « extrêmismes » des liens
 qui les unissent dans la haine.

Et quand les extrêmes se touchent, on vient de le voir, cela peut faire très mal.

  

Propos d’un soir…


Ce qui préoccupe les gens de ma génération, c’est l’inquiétante poussée de violence qui affecte la vie politique française depuis quelques temps. Les échanges de noms d’oiseaux sont devenus monnaie courante dans les débats qu’il s’agisse des débats à la Télévision, au Parlement ou au sein même des Partis politiques.

Sans doute, cette violence est-elle le reflet de la violence qui a envahi la société française, et qui atteint aujourd’hui des sommets, dans certaines banlieues où les réglements de compte et les exécutions sont quotidiennes, et se banalisent….

Dans le même temps, ce qui étonne et inquiète à la la fois, c’est l’inaptitude des deux plus grands partis de gouvernement que compte la France à se hisser à la hauteur des difficultés que doit surmonter notre pays, et à se poser en modèles de respect des règles de la démocratie.

Cette inaptitude semble être le vice de toute une génération politique, celle qui est « aux affaires »aujourd’hui, et qui a été marquée par sa révolte « d’enfants gâtés » contre les générations qui l’avaient précédée. La « génération de Mai 1968 », habituée à se laisser griser par des utopies sans lendemain, et par « l’abus de la violence des mots creux », n’a pas fini de tirer la France vers le bas….

Ainsi, les Primaires, pourtant bien organisées au Parti Socialiste, nous avaient fourni un échantillon de la violence verbale qui caractérise les débats, et on peut dire que François Hollande,-entre autres-, aura été « habillé des pieds à la tête » par ses concurrents, en qualificatifs dégradants. Cela ne l’a certes pas empêché de devenir Président de la République.

On vient d’assister à l’UMP, à des échanges insultants qui ne volent guère plus haut. Et dans ce Parti qui aspire à représenter une alternance crédible à la majorité actuelle, on assiste également, à une débauche de violations des règles de la démocratie électorale.

La violence verbale, dans chaque camp, ne fait, à mes yeux, que masquer la pauvreté des idées et elle concoure à l’abaissement du niveau du débat démocratique.

Il suffit d’assister sur la Chaîne Parlementaire à une séance de questions au Gouvernement, à l’Assemblée Nationale, pour avoir un aperçu de cette violence stérile, et de l’absence de débat, jusqu’à la caricature. 

Certes, je sais bien que le phénomène n’est pas nouveau, et qu’à d’autres époques de notre Histoire, il s’est manifesté aussi bien à la tribune du Parlement que dans la Presse, mais il est facile de montrer qu’il réapparaît notamment dans les périodes critiques  que traverse notre Pays.

Or la période que nous traversons, est à bien des égards, une période des plus critiques: la France se trouve sur l’arrête étroite d’un chemin bordé de précipices. Selon le côté où elle glissera, son destin et celui des générations futures s’écrira dfféremment.

Or le peuple français est aveuglé par la démagogie de ceux qui l’ont habitué à ne plus voir les réalités en face, et bâtissent leur discours politique sur un « langage d’évitement », qui consiste à refuser de nommer les faits et les évènements, sous prétexte que « dire les choses, c’est clivant »…   

Une classe politique, qui, obsédée par ses « égos », a habitué le peuple français, par facilité et par calcul, à se contempler le nombril, ce qui l’empêche de voir qu’il est confronté à un « nouvel état du monde », et que ce n’est pas en traitant avec mépris les propos lucides de ceux qui sont devenus, pour certains, des « déclinologues », qu’il  échappera à son destin. 

Hier soir, après avoir fait un tour sur les chaînes d’information en continu, puis sur l’émission « C’est dans l’Air », j’ai éteint mon poste, écoeuré par tout ce que j’ai entendu.

 Et pour éviter de me coucher avec des idées noires, je me suis réfugié, pendant une heure, dans le silence de la nuit, au coeur des pages en « papier bible » de l’ouvrage de « la Pléïade » consacré à Alain, ce philosophe passé de mode, dont Monsieur Alavoine, ce professeur de Philo que je vénère, nous parlait si souvent.

Et je me suis offert, pour une heure, une cure de bon sens et de sagesse, un retour à des idées simples mais généreuses, portées par une langue intelligible et pure.

J’ai ouvert, par hasard, ce livre à la page des « Propos », une suite de textes sans lien logique entre eux, mais dont il est possible de dégager, par petites touches, des constantes qui sont les idées maîtresses de ce philosophe: défense de la noblesse de l’individu, et de sa liberté, et le doute comme condition indispensable de la liberté de penser par soi-même.

Ecrits au jour le jour, ces textes mêlent habilement ,en évitant une terminologie philosophique hermétique, son expérience humaniste, ainsi que la pensée des maîtres aux quels il se réfère constamment: Platon, Aristote, Spinoza, Comte et Kant.

Une lecture apaisante, qui élève l’esprit, et qui donne au lecteur le sentiment d’acquérir une forme de sagesse et de distanciation par rapport aux misères de notre condition humaine.

Je vous en offre ces extraits:

« …Penser librement, c’est chercher l’accord, et l’accord par liberté. Il n’y a pas un esprit libre qui n’aime et ne cherche les esprits libres. C’est se mettre à la recherche du semblable; c’est vouloir l’éveiller et le reconnaître en toute forme humaine. Dès que l’on aime la dispute de bonne foi, l’accord est fait. Celui qui me contredit je ne peux point vouloir qu’il soit esclave, qu’il soit flatteur, qu’il soit vaniteux, qu’il ait peur de tout. Au contraire, c’est la hardiesse d’esprit et le feu de l’invention que l’on aime dans l’autre, comme on l’aime en soi-même ».

Et plus loin,… » le doute est le sel de l’esprit… Le vrai c’est qu’il ne faut jamais croire, et qu’il faut examiner toujours…Croire est agréable. C’est une ivresse dont il faut se priver. Ou alors, dites adieu à la liberté, à la justice, à la paix……La fonction de penser ne se délègue point…. »(Alain, »Propos. » Gallimard 1956).

Il n’y a pas de Démocratie sans dialogue, et pas de République sans Démocratie. Revenir au dialogue, avec de bons, de vrais arguments, et tourner le dos à l’invective qui ruine le dialogue.

Et surtout, ne pas avoir peur de mettre des mots sur les choses. Appeler « un chat, un chat, ça n’a jamais blessé les oreilles d’un chien » disait ma grand mère…..

  

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