Les « Beaufs »se rebiffent !!!


Beauf« Le suicide français » de Zemmour a sérieusement contrarié quelques spécimens de notre intelligentsia parmi ceux qui, depuis Mai 1968 se sont lancés dans une fuite en avant éperdue, à la recherche d’une société idéale, permissive et libertine, considérant que le « progrès » se trouvait dans le reniement des racines, des traditions, de la culture au nom d’un « multiculturalisme » béat, et plus généralement dans le renoncement aux acquis sur lesquels reposaient les certitudes de ceux qui croient que regarder vers l’avenir ne signifie pas forcément tourner le dos au passé.

Ma Grand-mère, que je vénère ( mais vénère-t-on encore les Grands-mères à l’époque du « jeunisme » ???), disait souvent que « celui qui ne veut pas savoir d’où il vient, ne saura jamais où il va »….C’est un peu le cas des jeunes générations de Français d’aujourd’hui. Elles sont, nous rabâche-t-on, « en perte de repères »….

C’est précisément cette « perte de repères » que tentent de mettre à profit ceux qui, à coups de boutoirs, cherchent à ébranler les fondements de notre société, en présentant des réformes telles que le « mariage pour tous », ou la « théorie du genre » comme des progrès indépassables du genre humain….

Mais ils se heurtent aux réticences obstinées, à la résistance même, de ceux qui refusent de se plier aux injonctions de ces illuminés dont la lumière n’éclaire pas plus que le bout de leur nez et qui ne supportent pas que l’on puisse douter de leur géniale « clairvoyance »….

« Ils » sont les « inventeurs » de la « société des loisirs » et à ce titre, ils ont combattu en faveur de la réduction du temps de travail, de l’avancement de l’âge de la retraite, ils pratiquent le culte de l’assistanat, et ils sont attirés par tout ce qui est « ethnique » en prenant pour modèle des usages et coutumes de peuplades exotiques et « xénophobes », dont ils défendent, paradoxalement et avec une extase admirative, les efforts pour échapper à l’invasion des « peuples civilisés » et à l’emprise d’un « progrès » qui envahit tout, jusqu’au plus profond des forêts d’Amazonie.

Les « zélites » de cette « société avancée », incapables de saisir leurs propres contradictions, revendiquent une « modernité » qu’ils jugent, paradoxalement, préjudiciable à la conservation des espèces humaines les plus attardées. Elles sont reconnaissables grâce à des « marqueurs » physiques dont le regretté Philippe Murray a souligné les traits avec l’humour goguenard qui marque son oeuvre.

On en trouve de nombreux échantillons dans la « bobocratie » parisienne, et notamment dans « la Gauche Caviar », celle qui est censée donner le ton dans tous les domaines de la « pensée »libertaire.

On les reconnaît au port d’une barbe peu soignée, destinée à donner l’illusion d’une virilité factice, à un corps orné de tatouages qui les rapprochent des coutumes des tribus calédoniennes ce qui leur confère, du moins le croient-ils, des allures de baroudeurs de salons. Ils ne se déplacent qu’en véhicules tous terrains capables de franchissements improbables, et qui encombrent les parkings des Champs Elysées.

On en rencontre aux terrasses de ces mêmes Champs, sirotant, avec une paille, des cocktails multicolores: ils sont reconnaissables, le plus souvent, au port d’un « Cheich » saharien, dernier cri d’une mode qui connaît son épanouissement, au moment même ou le Sahara est devenu « zone interdite »au tourisme d’aventure, sauf pour les trafiquants et les Djihadistes….

Ils sont installés, depuis près d’un demi-siècle, dans l’attitude d’un mépris dédaigneux à l’égard des « beaufs ».

Ils qualifient de « beaufs » tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans leurs frétillements émotifs et leurs gesticulations intellectuelles. Ce sont les mêmes « zélites » qui se sont fourvoyées dans toutes les impasses idéologiques du siècle écoulé: elles furent les « idiots utiles »du stalinisme, les militants d’un « maoisme » dévastateur, les adoratrices d’un « Che Guevara » symbole d’une « révolution cubaine » qui vit son dernier souffle en attendant la mort de Fidel Castro… Dans le même temps, elles ont été « tiers-mondistes » avant de devenir les adversaires hargneux de la « mondialisation ». L’un de leurs derniers combats restera dans l’Histoire comme la bourde du siècle: convaincus que la « démocratie », cette invention européenne, est le rémède à tous les maux dont souffre un monde arabe déchiré, ils ont acclamé et soutenu les « Printemps arabes », dont les conséquences, pourtant prévisibles, sont en passe de devenir la cauchemar de l’Occident….Celui qui symbolise jusqu’à la caricature ces tribus égarées dans leur siècle, ce serait Bernard-Henry Lévy, BHL pour les intimes…..

Leur haine de tout ce qui peut se référer à la Morale, – un « gros mot » qu’ils détestent tout comme ils détestent le mot de rigueur -, ( que dire de la « rigueur morale » qui les exaspère !!! ) les incite à renier les racines judèo-chrétiennes de la France, au nom d’une « laïcité », – dont plus personne ne sait quelles sont ses règles et ses limites -, qu’ils sont prêts à sacrifier au bénéfice d’une « Charia douce », semblable à celle que Houellebecq, dans un roman talentueux et prémonitoire nous décrit  en anticipant sur le « désir de soumission » qui s’empare d’une fraction de cette société française ramollie par le « bien-être »….

La « morale » les insupporte, et pour compenser le vide spirituel de leur pensée, ils se sont inventé « des valeurs ». Car ces gens « ont des valeurs » !!!! qu’on se le dise !!!! et une « éthique » à géométrie variable qui leur permet d’entretenir des indignations sélectives: violente dès qu’une mosquée est « profanée » par un graffiti , mais mesurée s’il s’agir d’une église dévastée, car dans ce cas, il s’agit de « jouer l’apaisement », l’un des petits « jeux » favoris qui n’appartient qu’à cette élite.

Par détestation sectaire de la morale chrétienne, ils sont donc prêts, comme par le passé, à jouer les « idiots utiles » d’un islam conquérant dont ils se refusent à voir la menace et qui, avec une habileté redoutable  se sert de toutes leurs contradictions et de tous les espaces que lui ouvre leur « humanisme » à la fois angélique et pervers.

Leur naïveté les empêche de pressentir que la « morale » de la Charia serait infiniment plus rigide et rétrograde que celle qui est prêchée dans les Eglises. Car il est probable que la Charia interdira les sites de « Rencontres extra-conjugales », et que le « mariage gay » deviendra un délit passible de lapidation……

Ces mêmes « zozos » sont depuis un demi-siècle, les défenseurs acharnés d’une « repentance »qui ne contribue pas à rehausser la fierté d’être français ni l’amour de leur pays, auprès d’une jeunesse formée -ou plus exactement formatée – par la « culture de l’excuse » qui lui a été inculquée depuis son plus jeune âge. 

Largement répandue parmi ces beaux esprits, – partisans d’une mixité consistant à installer des voyous dans les beaux quartiers, et des bourgeois là où ne subsistent plus que des boucherie hallal, des épiceries maghrébines, et des cafés maures – , la « culture de l’excuse », a ouvert la voie à une « victimisation » à outrance de la jeunesse des banlieues qui se considère comme la victime d’une discrimination massive. Et, autre paradoxe, cette jeunesse-là se « ressource » en puisant aux racines culturelles et religieuses que même leurs parents maghrébins avaient fini par oublier.

Ces « zozos » qui pullulent au sein de ce qu’on a coutume de nommer « la Gauche Caviar » ont inspiré à la gauche l’idée de lâcher les ouvriers pour les immigrés, les pauvres pour les étrangers. Leur « Think Thank » Terra Nova en a théorisé la doctrine: autrefois, dans le discours de gauche, c’était le prolétaire qui avait raison, par définition, face au capitaliste et au bourgeois, maintenant c’est l’immigré d’un pays décolonisé et de culture musulmane qui a raison par définition face au colonisateur qui refuse toute idée de « repentance ».

Comment renvoyer chacun à ses responsabilités, y compris le français d’origine africaine et maghrébine quand il est devenu impossible, car impensable, de mettre en cause ceux qui sont des victimes par essence et pour toujours, sous peine d’être traité de « raciste », d’islamophobe, et accusé de « faire le jeu du Front National » ???

La Droite dite « républicaine » elle-même, s’est laissée enfermer dans ce paradigme infernal (1). Car la « bobocratie » est, hélas, représentée également dans cette « famille » politique, exposée, elle aussi, à tous les déchirements.

Les efforts de Sarkozy, pour tenter de la sortir de la nasse dans laquelle elle s’est laissé enfermer, sont à la fois méritoires et pathétiques.

Mais, attention : « les beaufs » n’ont pas dit leur dernier mot !!! Ils envoient, chaque fois que l’occasion s’en présente, des signaux révélateurs d’une exaspération qui pourrait bien se révéler dévastatrice pour ceux qui croient que tout est déjà joué….

(1).- Un paradigme est une représentation du monde, une manière de voir les choses, un modèle cohérent de vision du monde qui repose sur une base définie. 

La pensée angélique: une déroute qui s’annonce…


Cazeneuve djihadPeu à peu les postulats proclamés par les ayatollahs de la pensée unique s’effritent.

La « diabolisation » n’est plus l’arme efficace qui a permis à ceux qui, depuis plusieurs décades, tentent avec une suffisance hargneuse de couper les têtes qui dépassent dans le débat public.

On vient de le voir à l’occasion de l’élection dans le Doubs, où le « Front Républicain », cette invention diabolique destinée à tétaniser une droite déjà culpabilisée jusqu’à l’outrance, vient de subir un sérieux accroc.

Les électeurs de droite, et même ceux de gauche n’obéissent plus aux fatwas venues des « Etats-Majors » parisiens.

Le « bouclier » de l’islamophobie, à son tour, ne fonctionne plus. La dénonciation d’un Islam qui ne parvient pas à se détacher de ses pulsions de violence, et dont les extrêmes s’illustrent partout sur la planète par des actes de barbarie qui inspirent l’horreur, se banalise : chaque jour nous en apporte des illustrations dont l’atrocité finit par révolter les esprits les plus « tolérants » à l’égard de cette religion.

Les esprits les plus lucides n’entendent plus le discours lénifiant de ceux qui veulent, à tout prix, détourner notre regard de réalités qui aveuglent les plus sceptiques :

1) L’immigration massive en France, mais également en Europe, de populations islamisées, suscite de plus en plus d’inquiétude parmi les peuples européens, qui manifestent de plus en plus ouvertement contre le danger d’une dégradation de leurs identités nationales, au profit d’une religion qui peine à convaincre de sa volonté d’intégration, dans le respect des lois des pays d’accueil.
 L’incapacité de l’Europe à endiguer l’immigration invasive en provenance du Maghreb et de l’Afrique continentale en explosion démographique fait craindre, un peu partout, le danger d’un conflit majeur.

La présence en Europe de jeunes, d’origine arabomusulmane, de plus en plus endoctrinés, pour ne pas dire fanatisés, dont une minorité formée militairement sur les théâtres d’opération du Moyen-Orient, qui reviendront, quoi qu’en disent les « prophètes de l’angélisme », avec la volonté d’en découdre, est un facteur de risques, difficilement contrôlables, d’attentats qui ne peuvent qu’élargir le fossé entre « Européens » et « Musulmans ».

Ces derniers, parmi lesquels ceux qui voudraient vivre paisiblement dans leurs pays d’adoption, s’en inquiètent, et à juste titre. Ils savent, car leur mémoire collective est vivante, qu’ils seront, comme ce fut le cas en Algérie, les premières cibles du terrorisme de ceux dont l’objectif est d’installer un fossé hostile entre eux et les populations d’accueil….

2)  A ces dangers s’ajoutent ceux d’une confrontation globale entre Islam et Occident (y compris Russie), en dépit de la guerre de religion entre sunnites et chiites, qui va peu à peu dominer le paysage.
 À l’échelle du monde, l’islam, qui est une idéologie-religion, fortement ethnicisée, ne cesse de se renforcer et de « s’extrémiser » partout où il est confronté à la présence d’une autre religion. Il suffit d’examiner une mappemonde pour identifier les conflits majeurs suscités par les Musulmans face aux « mécréants », qu’ils soient Catholiques, Protestants, Evangélistes, Bouddhistes, Hindouistes ou autres….
 L’islam représente un facteur majeur d’explosion mondiale.

Tous les esprits lucides en ont conscience et le discours angélique des « belles âmes » n’a plus aucun crédit chez ceux qui entendent bien garder les yeux ouverts.

3) Le problème d’Israël, insoluble, a d’ores et déjà des répercussions sur la stabilité nationale en France, et ce, malgré les discours de ceux qui voudraient faire croire que notre pays deuxième pays d’accueil de Juifs après les Etats-Unis échappera aux conséquences d’un conflit quasi inévitable entre l’État hébreu et ses voisins. Avec, en toile de fond la révolte contre les colons juifs intégristes de Cisjordanie et la montée en puissance des organisations terroristes islamistes plus ou moins affiliées à Daech…

Sans oublier que l’Iran réussira très probablement à se doter de quelques têtes nucléaires. Or, l’éradication d’Israël est une idée fixe de tous les musulmans qui reçoivent de plus en plus clairement, l’appui  du régime turc d’Erdogan, néo-islamiste et néo-ottoman. A ce propos, qui a observé jusqu’ici, que la voix des « beaux esprits » qui militaient en faveur de l’entrée de la Turquie dans la Communauté européenne, s’est tue ????

4) Le monde arabo-musulman (à l’exception du Maroc pour l’instant) est entré dans une spirale d’instabilité et de chaos qui ne peut que s’accentuer, avec deux fronts entremêlés : sunnites contre chiites et dictatures militaires contre islamistes.

Sans oublier la volonté de liquider toute trace de chrétienté.

Cimetierres

Devant un tel contexte, le discours accusateur et lénifiant des « Anges » de la politique, n’a plus aucune prise chez les esprits informés et lucides, et sa portée s’effrite chez ceux qui jusqu’ici étaient sensibles aux arguments inspirés d’un « droit-de-l’hommisme » puéril.

Il suffira d’un ou deux attentats meurtriers pour qu’en France l’opinion évolue dans le sens d’une radicalisation telle que « l’Esprit du 11 Janvier » ne fera plus illusion….

Nostalgie…


C’était « avant »… Il paraît, à en croire les chantres du « progrès » que « c’était pas mieux » !!! Pourtant « ça » a fabriqué des générations de bons petits Français, qui vivent encore, qui sont « bien dans leur tête », n’ont jamais souffert d’analphabétisme, ignoraient ce que signifiait « avoir des valeurs », mais qui avaient et ont toujours de solides principes, issus, pour la plupart de l’éducation acquise en famille, mais aussi sur les bancs de l’école.

De bons petits Français qui aimaient leur pays, et respectaient ses Lois. Des petits Français pour lesquels « l’identité française » n’était pas un sujet d’interrogation.

En somme, de bons petits « Républicains », n’en déplaise aux « fâcheux » et aux idéologues qui aujourd’hui se parent des vertus d’une pédagogie qu’ils se sont inventée, et dont ils veulent à tout prix, imposer les élucubrations, au détriment d’une jeunesse privée de repères, qui ne saura bientôt plus à quel « genre » elle appartient, qui bientôt ne saura plus lire ni écrire, et encore moins compter, victime d’un système dont l’aboutissement conduit à l’abrutissement collectif….

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Tempus fugit….

Charlie et…les « Charlots ».


Taubira prisonsJ’ai attendu quelques jours avant de me lancer dans l’écriture de cet article. Afin de ne pas m’exprimer sous le coup des moments d’émotion, et pourquoi ne pas le dire, de colère que m’ont inspiré les « évènements » tragiques que la France vient de vivre.

« Les évènements »…. Ce mot ne dit pas grand chose aux générations actuelles, et j’en suis heureux pour elles. Elles n’ont pas traversé, depuis plus d’un demi-siècle, ces périodes où soudain, s’abat sur le pays, un sentiment de menace sur ce qu’il est et sur ce qu’il peut devenir, d’une menace entretenue par la terreur.

Il fut un temps où Alger, dans les années 1955 à 57 vivait dans la terreur: des attentats ravageurs faisaient plusieurs dizaines de morts par jour, sans parler des horribles mutilations subies par les victimes – innocentes – de bombes placées aux endroits où elles pouvaient faire le plus de mal, parfois par des femmes qui les avaient cachées sous leur voile…

A cette époque, déjà, on montrait du doigt, dans les médias, ceux qui osaient appeler « un chat, un chat »: on ne parlait pas encore de « Guerre d’Algérie ». On parlait seulement « des évènements d’Algérie ». On connaît la suite…..

On nous expliquait déjà que les « barbares » qui commettaient ces crimes étaient « des rebelles », dont certains étaient – déjà !!!- des « condamnés de droit commun », et qu’il ne fallait pas les confondre avec le peuple des « Français Musulmans » fidèles à la France….En clair : « pas d’amalgames »….

Alors, on comprendra, que ceux qui comme moi ont vécu cette tragédie, – rassurez-vous, ils sont hélas, de moins en moins nombreux – aient, sur « les évènements » que traverse le pays, une autre perception, un autre regard que celui qui nous est proposé par des médias pour qui « l’autocensure » est devenue un réflexe, dès que l’on aborde les problèmes de l’immigration et de l’Islam.

Certes la situation n’est pas tout à fait comparable. Mais il y a dans les attitudes du personnel politiques, et des médias qui font l’opinion, de tristes similitudes : alors, les petites lâchetés, les gros mensonges, les manipulations de foules courageuses mais naïves, on connaît, on a déjà vu….

Je me suis associé à la révolte que l’attentat commis contre Charlie Hebdo a suscité, mais que l’on ne s’y trompe pas : je n’ai jamais partagé les idées véhiculées par ce journal satyrique: la dérision, quand elle s’attaque aux symboles, aux personnalités, civiles ou religieuses, pour ce qu’ils représentent d’autorité morale ou spirituelle, nul n’est obligé de s’y associer.

Mais la dérision ( j’en use moi-même très souvent !!! ) fait partie de la liberté d’opinion, l’un des piliers des libertés qui fondent notre Démocratie. C’est à ce titre que je me suis senti solidaire de ceux dont je ne partageais pas les idées.

Voltairien (1) depuis toujours – on en trouvera l’explication dans quelques uns de mes billets antérieurs – je suis de ceux qui défendront toujours le droit d’exprimer des idées, même celles que je ne partage pas et que je combats. Mais je m’incline devant ceux qui sont capables de donner leur vie au nom de ce droit, pour lequel, avant nous, tant de Français sont morts.

La grande marche de Dimanche m’a inspiré des sentiments contradictoires.

Cette manifestation, grandiose par le nombre de ceux qui y ont participé, m’a parfois mis, mal à l’aise.
Le contraste entre la présence spontanée, « bon enfant » de la foule, sa naïve sincérité à l’égard des victimes et de leurs familles, et celle de cet « brochette » de dirigeants politiques venus là pour tenter de récupérer quelques miettes de popularité, animés de sournois calculs politiciens, d’arrières pensées électorales, défenseurs hypocrites d’une liberté de la Presse que certains d’entre eux bafouent dans leur propre pays, ce contraste, dis-je, était, avec la complicité des médias, trop visible pour moi.
Taubira entonnant une Marseillaise qu’elle considère comme « un vulgaire karaoké » de bazar, et coupable d’avoir encouragé par sa politique la libération prématurée des assassins, Cazeneuve avec cet air de « croque-mort » qui lui va si bien et qui estimait que « le soutien au Djihad n’est pas un délit », Valls prenant ses airs mussoliniens pour prêcher une fermeté jusqu’ici toute verbale, Hollande papillonnant autour de ses « invités » comme au plus beau jour de sa vie, sans parler de certains chefs d’Etat qui, si j’en crois mes lectures de la Presse, donnent envie de vomir aux survivants de Charlie Hebdo, sans parler de l’Israélien venu là pour recruter de nouveaux exilés Juifs, aux cotés du représentant du Hamas. Il n’y manquait plus que le représentant du Qatar ou de l’Arabie saoudite….

Il faudra attendre que les émotions se décantent, pour tirer les vraies leçons de ces journées de deuil.

Mais au cours de cette marche, le peuple français, celui des « beaufs » dont on se gausse si souvent dans certains milieux, a montré qu’il n’était pas prêt à se soumettre : à de nombreuses reprises la Marseillaise si souvent décriée dans certains milieux a retenti, spontanément, comme pour exprimer qu’elle est une composante des symboles qui cimentent la Nation française. Ce fut une superbe démonstration d’identité française, n’en déplaise aux fâcheux….

Certes, je n’ignore pas que parmi ceux qui défilaient se trouvaient de nombreux « Charlots ».

Ceux qui , aveuglés par leur sectarisme idéologique, sont enfermés, depuis des années, dans le déni de réalités qui sont en train de leur exploser au visage, nous expliquaient que « l’insécurité est un fantasme », que dénoncer l’islamisme qui, par toutes les fissures de notre droit , s’infiltre dans notre République laïque, c’est « stigmatiser » les Musulmans.

Ceux qui, dans une grossière manipulation, cherchaient à transformer une manifestation unitaire contre « l’Islamisme » en manifestation contre « l’Islamophobie »en abusant d’un « amalgame » dont ils accusent trop facilement ceux qui dénoncent les dangers qui menacent l’unité du pays….

Ceux qui , au nom de leurs idéaux « soixante-huitards » n’ont cessé, au cours des années écoulées, de jeter l’opprobre et la suspicion sur la Police ( CRS – SS !!! ), étaient là, eux aussi. Tout comme ceux qui, au nom d’une conception laxiste de la Justice, portent une lourde responsabilité dans les crimes commis par des multi-récidivistes, plusieurs fois condamnés et prématurément libérés….Suivez mon regard ( 2 ) ( 3 ).

Ceux qui, refusant d’établir un lien entre l’immigration et la délinquance ne veulent pas que l’on sache que 60% de ceux qui peuplent nos prisons sont de nationalité musulmane et que ces mêmes prisons sont le creuset d’où sortent les apprentis barbares….

Ceux qui, parmi nos « journaleux », chaque fois qu’un acte de délinquance est commis rivalisent de duplicité pour cacher au grand public l’identité de son auteur quand celui-ci porte un nom l’identifiant à un « immigré », alors que cette évidence saute aux yeux de tous…

Ceux qui, lâchement, font mine d’ignorer les zones de non-droit qui se sont multipliées sur notre territoire, et les trafics d’armes qui y prospèrent, financés par l’argent de la drogue….

Ceux qui ferment les yeux sur ce qui se passe dans les mosquées qu’ils ont accueillies et parfois financées contre l’avis de leurs électeurs, sur les territoires de leurs communes, feignant d’ignorer l’action discrète mais efficace du « salafisme », et ce, juste pour gagner quelques voix pour la prochaine élection….A lire : http://www.lepoint.fr/politique/emmanuel-berretta/malek-boutih-des-elus-locaux-corrompus-ont-pactise-avec-les-gangsters-et-les-islamo-nazis-13-01-2015-1896131_1897.php

Ceux qui, fascinés par l’argent du pétrole, feignent de ne pas voir l’ambiguïté du rôle des Princes du Qatar, non seulement sur les théâtres d’opération où se battent nos soldats « pour défendre nos valeurs », mais sur le territoire même de notre pays, dans les banlieues, et dans les mosquées dont les imams sont leurs obligés, sans parler de ceux qui encouragent le port du voile intégral en payant les femmes qui s’y soumettent…

Dans le défilé de dimanche, je n’ai aperçu que les quelques Musulmans que les journalistes allaient extraire de la foule qui s’exprimaient pour nous convaincre de ce que nous savons déjà, à savoir que « tous les Musulmans ne sont pas des terroristes », et qui « ne fallait pas faire d’amalgame »…. Les autres Musulmans étaient bien discrets. La crainte, sans doute, de s’afficher et d’être de prochaines cibles, dans leur quartier….

Le « racisme », la « stigmatisation », les « amalgames »et « l’Islam modéré » sont les nouveaux boucliers sémantiques derrière lesquels s’abritent ceux qui veulent nous interdire d’appeler un chat, un chat. Ils trouvent facilement des complices parmi ces « Charlots » plus prompts à empêcher un Zemmour de s’exprimer ( au nom de la liberté d’opinion qu’ils sont venus défendre !!!) que le prêcheur djihadiste de la mosquée voisine.

Tel est le regard que je portais Dimanche sur ce défilé.

Cela ne m’a pas empêché de me réjouir, et de sentir la force de cette démonstration d’unité nationale, et sa signification réelle, aux yeux de ceux qui, ne sont pas prêts à « se soumettre ». Je ne suis pas le seul à avoir pensé que la France et les Français valent mieux que ceux qui prétendent s’exprimer en leur nom.

Houellebecq aura peut-être trouvé Dimanche, un argument supplémentaire pour expliquer que « Soumission » est une pure fiction. Puisse-t-il y puiser l’inspiration pour  le sujet de son prochain livre…..

(1) – https://berdepas.wordpress.com/2012/07/12/voltairien-je-reste/

(2) – https://berdepas.wordpress.com/2010/05/18/indulgences-coupables/

( 3 ) – http://www.atlantico.fr/decryptage/exclusif-enorme-boulette-christiane-taubira-en-pleine-semaine-attentats-directives-recidive-reduction-peine-gilles-gaetner-1952407.html

 PS: Pour mémoire: https://berdepas.wordpress.com/2011/08/14/cela-sappelle-un-chat/

Je suis « Casher ».


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Hier matin j’étais Charlie. Aujourd’hui, je suis « Casher ».

Car on ne peut qu’être révolté par la manière dont les Juifs de France sont stigmatisés, jusque dans la mort, par les nouveaux anti-sémites. Même l’Extrême-Droite française n’a jamais été jusque là. Les exécutions de Juifs dans ce supermarché casher sont odieuses et indignes. Elles sont révélatrices d’une haine que rien , dans notre pays, ne justifie.

A ceux qui prêchent aveuglément que « l’immigration est une chance pour la France », – sans préciser de quelle immigration il s’agit -, devraient ouvrir les yeux. Le « Grand Remplacement » a commencé: tout est fait, dans certains quartiers, pour effrayer les Juifs et les inciter à quitter la France pour aller chercher la paix en Israël et peupler les « colonies » de Cisjordanie.

Je ne suis pas sûr que l’immigration qui les remplacerait soit une vraie richesse pour la France.

Car ce dont je suis sûr, c’est que les départs de familles juives appauvrissent la France, intellectuellement, économiquement, humainement. Et je suis indigné du fait que rien de sérieux ne soit entrepris pour tenter de les dissuader de quitter ce pays où ils remplissent dans tous les domaines d’activité des fonctions éminentes. Leur « remplacement » par une immigration d’analphabètes tire notre pays vers le bas.

La communauté juive n’a rien négligé pour s’intégrer à la France, et à en assimiler toutes les valeurs. En particulier les Juifs d’origine sépharade, dont les ancêtres furent, en Algérie, des « dhimmis » à l’époque où, avant la France, l’Empire Ottoman que les historiens « bidon » oublient toujours d’évoquer, exerçait sa domination sur ce pays.

On omet trop souvent d’évoquer le parcours remarquable de ces Juifs devenus Français par le Décret Crémieux, qui en moins d’un demi-siècle se sont « intégrés » à la France, à sa culture, à ses traditions, tout en conservant leurs spécificités religieuses. Ils sont partie prenante dans « l’identité française ».

J’ai partagé les belles années de ma jeunesse avec nombre d’entre eux. Je feuilletais il y a quelques jours le « Dictionnaire biographique des Français d’Afrique du Nord » publié l’un d’entre eux, Mr René Mayer. Un livre préfacé par Mr Cohen-Tannoudji, Prix Nobel de Physique. J’ai été, – ce n’est pas la première fois -, impressionné par le nombre de Juifs ayant occupé des fonctions éminentes dans tous les domaines de la vie de notre pays, devenu le leur.

http://fr.calameo.com/read/000059729310077f2ef20

J’y ai retrouvé les noms de très nombreux camarades, et condisciples du Lycée Bugeaud d’Alger. Il ne se passe pas un jour sans que j’entende prononcer, sur les ondes, des noms familiers qui participent, à des niveaux de responsabilité élevés, à la vie intellectuelle, artistique, médiatique, économique de notre pays.

Ils sont pour moi, la preuve évidente que lorsqu’une communauté désire s’intégrer à la France, dans le respect de ses Lois et de ses coutumes, il est possible d’obtenir la reconnaissance de la République qui en échange garantit, grâce à la Laïcité le libre pratique de sa religion.

J’en profite pour leur donner un grand coup de chapeau.

Entre Diabolisation et Angélisme…


immigrationhttp://www.atlantico.fr/pepites/zemmour-et-deportation-indignation-classe-politique-1909711.html

http://www.atlantico.fr/decryptage/immigration-chance-ou-menace-pour-france-10-choses-qu-on-oublie-peu-vite-quand-on-essaie-repondre-question-michele-tribalat-1907298.html

La société française est sujette, depuis plusieurs années, à des « crises de diabolisation », provoquées par des ayatollahs, souvent issus d’une « bobocratie » intellectuelle, dont la suffisance n’a d’égal que le mépris dans lequel elle tient tout ce qui ne pense pas comme elle.

Nous subissons, avec patience, une forme de totalitarisme de la pensée, qui n’est pas sans présenter certaines similitudes avec les procès en hérésie révolutionnaire que l’on a connu parfois dans notre Histoire, et qui, plus tard, ont inspiré les méthodes staliniennes: il faut absolument empêcher de s’exprimer celui qui diffuse des idées « nauséabondes », ce qui signifie, dans le jargon de cette pseudo intelligentsia, des « idées non-conformes » à la « pensée correcte ».

La « stratégie » de ce « clergé » gardien d’une morale  qu’il s’est laborieusement fabriquée consiste à jeter des anathèmes sur ceux qui sont coupables d’avoir des idées non conformes, avec une violence qui rend toute éventualité d’un débat public inconcevable, sur ces idées: on ne débat pas avec des « mécréants ». On tente de les faire disparaître de la scène du débat public, à défaut de pouvoir les faire disparaître physiquement, en leur coupant la tête, on tente de les faire passer pour des « esprits dérangés »…. Leur traitement est, sans conteste, du ressort de la psychiatrie, et il est dangereux de laisser de tels fous en liberté !!!!

Le phénomène n’est pas nouveau. Il y a déjà quelques années, Laurent Fabius énonçait doctement une maxime qui demeure dans les mémoires, à propos du Front National : ce dernier, selon Fabius, était censé « poser de bonnes questions mais d’apporter de mauvaises réponses » au malaise de la société française. Depuis, les gouvernements, de gauche comme de droite se sont succédés, et le peuple attend toujours de savoir quelles sont les « bonnes réponses » qu’il est en droit d’attendre des Partis dits « républicains »….

Les ayatollahs se sont trouvé depuis, un nouvel objet de fixation et de détestation en la personne d’Eric Zemmour. Il n’est plus un seul journal, hebdomadaire, ou une seule émission politique à la télévision qui ne consacre à la personne, aux déclarations, et surtout, au dernier livre de ce journaliste et écrivain, un propos tendant à décrédibiliser, que dis-je, à détruire les thèses défendues par ce dernier dans son brûlot  » Le suicide français ».

La méthode est toujours la même. Alors que ce livre fourmille d’analyses sur les origines du « malaise » français, sur la crise identitaire qui traverse notre société, l’anathème ne porte que sur quelques éléments de l’argumentation de l’auteur, en évitant soigneusement d’ouvrir tout débat sur les pages les plus critiques, celles qui font le succès du livre, car les lecteurs y ont trouvé, enfin, l’expression de ce qu’ils voient chaque jour, de ce qui les choque et parfois les révolte. En quelque sorte, le mérite que les lecteurs reconnaissent à ce travail, même s’ils ne sont pas d’accord sur tout ce qu’ils ont lu, c’est celui d’avoir « mis des mots » sur les « maux » réels ou supposés dont souffre la société française.

J’assistais hier soir à un débat sur France 5, dans l’émission « C’est dans l’air’, proposée chaque soir par Calvi qui n’est pas l’un des plus médiocres parmi les « animateurs » du petit écran. La question centrale du débat était « Comment aborder, en France, le débat sur l’immigration ». Une occasion pour les « débatteurs » – qui, tous, partageaient la même opinion sur la nécessité et l’inéluctabilité d’une immigration -, d’étriller Eric Zemmour et son livre.

Personne pour leur apporter la contradiction. On débattait « entre soi », en partageant les mêmes désaccords sur les thèses zemmouriennes, et les mêmes accords sur  » l’immigration, une richesse pour la France »…. En évitant tous les sujets qui fâchent les Français: l’immigration oui, mais quelle immigration ??? En nous resservant les mêmes arguments teintés de la même mauvaise foi: « la France est une terre d’accueil, elle a intégré des générations entières d’immigrés polonais, espagnols, portugais etc… qui sont devenus de bons Français », « notre démographie a besoin d’une immigration », en évitant tout ce que n’importe quel Français prenant son métro à la gare du Nord peut constater et qui inspire le « on n’est plus chez nous » qui irrite tant la bourgeoisie « immigrationniste »….

L’un des intervenants dans ce débat, l’Algérien Mohamed Sifaoui, un « politologue » dont il n’est pas difficile de deviner de quel côté penche son « engagement », était révolté par une déclaration prêtée à Eric Zemmour qui envisagerait, dit-on, l’hypothèse d’un retour du trop plein d’immigrés dans leur pays, en comparant leur sort à celui des déplacements de populations sous Hitler, et à l’exode des Pieds Noirs d’Algérie….

Certes, cette comparaison a quelque chose de choquant. Sauf pour ceux qui comme moi, lisent la Presse du Maghreb, et relève fréquemment dans des journaux algériens des articles relatant l’expulsion par l’Algérie d’immigrés, avec ou sans papiers, vers leur pays d’origine, et ce sans le moindre ménagement. A titre d’exemple : http://www.algerie-focus.com/blog/2014/11/lalgerie-va-expulser-3-000-femmes-et-enfant-nigeriens/ . A ceux qui auront la curiosité de se rendre sur le site de « Algérie Focus », je suggère de lire les commentaires algériens sur cet article. Ils seront édifiés.

Les mêmes esprits s’étonneront ensuite de la montée, qui semble inexorable, dans toute l’Europe d’une extrême-droite, qualifiée de raciste et xénophobe, qui bat les tocsins et exprime son ras-le-bol vis-à-vis d’une immigration qui, partout, et pas seulement en France, pose les mêmes problèmes, parmi lesquels, le plus aigu d’entre eux, celui de l’incompatibilité avec nos Lois et nos traditions, d’un Islam dont la soumission aux Lois Coraniques pousse de plus en plus de « jeunes »à prendre les armes contre un Occident méprisé et détesté.

Quand comprendront-ils, ces nouveaux ayatollahs, que ce n’est pas en « diabolisant » ceux qui ne partagent pas leurs idées, en fermant toute possibilité de réels débats, sur les réels problèmes aux quels notre société va devoir se confronter, quoi qu’on en dise, ce n’est pas en s’efforçant de masquer les problèmes que nous allons léguer à ceux qui nous suivent, avec d’obscures motivations électoralistes, ou au nom de valeurs humanistes désuettes qu’ils parviendront à épargner aux générations futures des affrontements de plus en plus tragiques et douloureux.

Entre l’aveuglement stupide, le déni de réalité, la « diabolisation et » l’angélisme », n’existe-t-il pas une autre voie: celle du réalisme et du bon sens ???

« Faut pas rêver »….


-Je regardais, hier soir, sur la Trois, l’émission « Faut pas rêver ». En fait, une émission conçue pour « faire rêver » à des destinations lointaines, à la découverte de paysage nouveaux et inattendus, à une confrontation avec des civilisations primitives, et, quand l’émission est bonne, à une réflexion sur la vie de ces peuples si éloignés de nous.

Le programme de la soirée nous transportait en Namibie: un désert immense, qui ne ressemble en rien au Sahara dont je cultive la nostalgie.

Un désert où vivent encore des grands fauves, des éléphants, et toutes sortes d’animaux, aujourd’hui disparus du Sahara qui en fut autrefois abondamment peuplé, comme le montrent les nombreuses illustrations rupestres qui y subsistent encore. Mais aussi un désert où vivent des peuplades demeurées au stade primitif, dont l’isolement leur a permis de conserver des moeurs, des coutumes, des croyances, des traditions qui leur viennent, sans doute, de la préhistoire.

Le présentateur, un « zozo », une sorte de ravi fraîchement « sorti de la crêche », en était tout ému d’émerveillement et se penchait, avec une naïveté touchante sur ces hommes, ces femmes et ces enfants qui luttaient pour préserver leur « patrimoine culturel ». « Ils défendent la terre de leurs ancêtres », honorés et célébrés dans un cérémonial au folklore coloré, et « luttaient vaillamment contre les incursions d’une civilisation qui n’est pas la leur » ( mais qui est la nôtre ), et qui voulait leur imposer la construction d’un barrage destiné à leur apporter l’électricité, ce qu’ils n’avaient pas l’air de considérer comme un réel progrès.

J’ai failli me laisser envahir par la même émotion, tant étaient pathétiques ces Namibiens, dans leur volonté de rester fidèles à eux-mêmes.

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que j’éprouve ce sentiment étrange, en regardant des reportages sur telles tribus indiennes d’Amazonie, ou telles peuplades de Papouasie, prêtes à livrer le même combat contre ce qui leur est présenté comme un saut décisif de civilisation par des prophètes en qui ils ne voient que des porteurs d’idées maléfiques et annonciatrices de menaces mortelles pour ce qu’elles sont.

Ont ressurgi de ma mémoire des lectures anciennes, dont celle de « Tristes Tropiques » de Levi-Strauss. Un ouvrage dans lequel l’ethnologue prend quelques distances avec « l’exotisme », afin de saisir une réalité humaine et de s’interroger sur le concept de civilisation.

Je me précipite vers ma bibliothèque pour feuilleter ce livre aux pages jaunies, afin de rafraîchir ma mémoire….

Vers la fin de l’ouvrage, il prend la civilisation occidentale pour objet, la compare sans indulgence aux cultures dites plus « primitives », et montre que tout progrès technologique engendre une perte sur un autre plan. La civilisation occidentale apparaît, dans cet ouvrage, comme une option parmi d’autres offertes à l’humanité, et tend à nous démontrer que toutes les civilisations se valent.

Du coup, je me dis que la nôtre vaut bien celle des autres, et qu’elle mérite tout autant que d’autres d’être défendue.

Car je réalise, alors, à quel point les Civilisations sont mortelles, lorsqu’elles ne savent plus se défendre contre des agressions qui leur sont le plus souvent présentées comme destinées à les « libérer » des entraves dont elles ont hérité, avec le temps.

Levi-Strauss nous enseigne que : « La civilisation mondiale ne saurait être autre chose que la coalition de cultures, préservant chacune son originalité. »Race et histoire (1952), Claude Lévi-Strauss, éd. Folio, coll. Essais, 1989. p. 77.

Je m’interroge : est-ce un crime que de vouloir défendre l’originalité de la civilisation à laquelle on appartient ???

Pourquoi tant de haine, et de mépris, aujourd’hui, à l’égard de ceux qui s’efforcent de lutter contre des courants de pensée qui considèrent comme le summum de l’intelligence et de l’ouverture d’esprit, l’attitude qui consiste à vouloir ouvrir largement ses portes à d’autres cultures, à enfouir ses usages et ses traditions, en les « refoulant », afin de faire place nette pour que d’autres s’y installent, un peu comme le coucou qui vient pondre dans le nid des autres oiseaux ???

Pourquoi sommes-nous sommés d’accepter comme une sorte de fatalité historique, le déclin de ce que nous sommes ???

Me reviennent à l’esprit les critiques véhémentes contre ce qu’avec mépris, de beaux esprits appellent le « Zemmourisme », et je songe aux attaques que subissent, au nom de « l’intelligence » et du « progrès », les « crétins » qui s’accrochent à l’héritage historique et culturel qu’ils ont reçu, au nom duquel tant de leurs ancêtres se sont battus.

En traitant d’opinions « rances »  les opinions de ceux qui refusent d’accepter ce qu’on leur présente comme « l’inévitable » , je songe au beurre rance dont s’enduisent les peuples de Namibie, pour se protéger contre les piqûres des « nuisibles » qui les entourent…..

Sommes-nous condamnés à devenir, un jour, un sujet de réflexion pour les ethnologues du futur, qui se pencheront, avec étonnement et peut-être, chez certains, une pointe d’émotion, sur ce que fut « notre Civilisation » ???

J’en étais là, dans mes réflexions, lorsque dans mon parcours quotidien à travers la presse, je tombe sur un article du Figaro, où l’écrivain contemporain que j’admire le plus s’exprime sur un sujet proche de celui de mon billet :

http://www.lefigaro.fr/vox/histoire/2014/10/31/31005-20141031ARTFIG00283-une-catastrophe-historique-la-fin-de-l-empire-romain.php

Toutes le Civilisations sont mortelles. Jean d’Ormesson nous le rappelle fort opportunément et avec talent.

Pourquoi y aurait-il quelque chose de « nauséabond » dans le fait d’en avoir conscience, de le proclamer, et d’en refuser, en la combattant, la fatalité ????

Annexes : http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2014/10/31/31003-20141031ARTFIG00311-surestimation-du-nombre-de-musulmans-en-france-le-decryptage-de-michele-tribalat.php

http://www.lesoir.be/693700/article/actualite/belgique/2014-10-29/belges-surestiment-fortement-nombre-musulmans-en-belgique

L’omni présence de Musulmans issus d’une immigration de moins en moins maîtrisée est ressentie dans de très nombreux pays, où elle est vécue comme une menace pour la culture occidentale, malgré les efforts de ceux qui dans tous ces pays s’efforcent d’en minimiser la portée.

C’était de Gaulle (1)…..aussi !!!


de GauleJe ne suis pas « gaulliste » et je n’ai pas besoin de vous faire un dessin pour m’en expliquer.

« Vous m’avez compris » !!!!.

Mais, j’ai une bonne mémoire, et mes 81 ans font qu’elle remonte loin dans le temps.

Elle remonte à une époque que les générations actuelles n’ont pas vécue…. Et ma mémoire se souvient, malgré les efforts de tous ceux qui, accrochés à l’image du « personnage providentiel » que fut de Gaulle, tentent de gommer tout ce qui pourrait ternir la légende du personnage.

J’ai de bonnes raisons, partagées avec beaucoup de mes compatriotes , pour ne pas céder à la fascination inconditionnelle qu’exerce, plus que jamais aujourd’hui, ce personnage qui appartient, je l’admets tout de même, à notre Histoire.

Certes, je suis, comme la plupart des Français, d’accord pour mettre à son actif l’appel à la résistance du 18 Juin, et le combat qu’il a mené pour redonner à la France une place de premier plan dans les affaires du monde. Je lui reconnais le rôle qui a été le sien dans le redressement du pays, dans l’après-guerre. De même que je lui reconnais le mérite d’avoir doté la France des solides institutions qui lui permettent, aujourd’hui encore, de rester à flots, malgré la médiocrité de ceux qui sont à la barre du navire.

Je ne lui conteste donc pas la place qu’il occupe dans notre Histoire et qui se justifie par ses qualités de visionnaire et son obsession de la « grandeur », dès lors qu’il s’agissait de la France.

Sur le chapitre de la « décolonisation », mon jugement est plus nuancé. Je comprends toutefois que l’on puisse ne pas le partager.

La décolonisation a été un courant mondial, puissant, contre lequel il était difficile de lutter. Il l’avait compris et c’est à mettre à son actif. De même qu’il faut mettre à son actif sa lucidité à l’égard du risque que représentait l’irruption dans notre société d’une immigration débridée si l’affaire algérienne s’était conclue par l’intégration de cette terre et de ses habitants à la France.

L’indépendance de l’Algérie était probablement inéluctable pour de multiples raisons trop longues à énumérer ici: la légitimité des aspirations du peuple algérien à redevenir maître de son destin est devenue peu contestable. Mais comment faire admettre à ceux qui étaient nés là-bas, qui vivaient là-bas, travaillaient là-bas, depuis deux, trois ou quatre générations, qu’en quelques années, ils devenaient des étrangers sur cette terre qu’ils aimaient, et dont la France avait fait trois de ses plus beaux départements ???

Aurions-nous pu faire l’économie d’une guerre atroce qui a marqué profondément ma jeunesse et la génération à laquelle j’appartiens ??? Je ne sais.

Ce dont je suis sûr c’est que tout cela aurait pu se terminer autrement.

Je ne « lui » pardonne pas son « double langage », qui a poussé tant de nos officiers, parmi les plus brillants, sur le chemin de la révolte.

Je ne « lui »pardonne pas, et je ne « lui » pardonnerai jamais, le mépris avec lequel « il » a traité le peuple des Pieds-Noirs, puis l’indifférence cynique avec laquelle « il » a consenti au massacre des Harkis. Le résultat en a été « la valise » pour les Pieds-Noirs et « le cercueil »pour les malheureux Harkis qui n’ont pu être « rapatriés »en France, à cause des ordres donnés par le pouvoir gaulliste. J’ai eu des « Harkis » sous mes ordres, et je souffre encore aujourd’hui d’avoir dû les abandonner à leur sort tragique.

Je ne « lui » pardonne pas d’avoir « laissé faire », quand les Accords d’Evian sont devenus, du fait, unilatéral, des Algériens, un « torchon de papier », ce qui a fait de « l’Indépendance » de l’Algérie, une mascarade tragique.

Mes sentiments mitigés à l’égard de de Gaulle, m’autorisent à des propos que d’aucuns, parmi ses adorateurs, jugeraient « irrévérencieux »et même marqués au sceau de l’ingratitude.

Surtout lorsque ces propos consistent en de douloureux rappels à la mémoire, pour des déclarations, pour des décisions, pour des actes, que l’Histoire, avec le recul, ne manquera pas de lui imputer.

J’ai l’outrecuidance d’en évoquer un florilège ( très incomplet ), à un moment où, la France, en plein désarroi, aurait la tentation de tendre l’oreille vers ceux qui se prévalent d’une prétendue fidélité gaulliste qui inspirerait leur action.

1- Naissance (???) de la guerre d’Algérie.

De nombreux historiens considèrent que « les évènements de Sétif » ont ét le point de départ d’un mouvement de rébellion qui deviendra, dix ans plus tard, la Guerre d’Algérie.

Or c’est sous le Gouvernement Provisoire de la République, présidé par de Gaulle, que se produisit, du 8 au 13 mai 1945, la répression sanglante des émeutes de Sétif, en Algérie. Une répression qui fit de 8 000 à 13 000 morts selon les historiens.

Or, c’est de Gaulle qui a donné carte blanche aux autorités, le 12 juin, pour que cette  répression soit impitoyable.

Jamais la Marine et son artillerie, appuyée par l’aviation (le Ministre de l’Air était le communiste Charles Tillon !!! ) n’aurait pu bombarder la population des douars dans le bled sans un ordre express du Général.

Les Communistes présents dans ce Gouvernement Provisoire, sont toujours restés silencieux sur cet épisode tragique de notre Histoire. On dit que les historiens n’ont jamais pu retrouver les traces des documents officiels qui évoquent les conditions dans les quelles ces décisions ont été prises. Curieux, non ??? En tout cas, dans ses Mémoires de Guerre (1955), le Général éluda la question en ne consacrant aux évènements de Sétif qu’une demi-phrase.

« L’omerta » a fait le reste…..

2.- de Gaulle et les Arabes.

L’indépendance octroyée à l’Algérie a permis à de Gaulle de se bâtir une stature prestigieuse dans le monde arabe, et a été le point de départ d’une « nouvelle Politique Arabe » de la France.

Et pourtant, il suffit de se reporter aux oeuvres de celui qui est devenu en quelque sorte son « mémorialiste »pour mesurer l’écart entre son « image » et sa « pensée » à propos des Arabes.

Même si on ne peut « en appeler aux morts »pour juger d’un présent qu’ils n’ont pas vécu, on est en droit de s’interroger sur ce que serait la position du Général de Gaulle, aujourd’hui, sur la « politique arabe » de la France…..

Citations:

 » Essayez d’intégrer de l’huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d’un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont les Arabes, les Français sont les Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans qui demain seront vingt millions et après-demain quarante ?  » (Cité par A. Peyrefitte. C’était de Gaulle. Éditions Gallimard, 2000. Propos tenus le 5 mars 1959).

« Si nous faisons l’intégration, si tous les Arabes et Berbères d’Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherait-on de venir s’installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé? Mon village ne s’appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées ! »

  « L’intégration, c’est une entourloupe pour permettre que les musulmans qui sont majoritaires en Algérie à dix contre un, se retrouvent minoritaires dans la République française à un contre cinq. C’est un tour de passe-passe puéril ! On s’imagine qu’on pourra prendre les Algériens avec cet attrape-couillons ? Avez-vous songé que les Arabes se multiplieront par cinq, puis par dix, pendant que la population française restera presque stationnaire ? Il Y aurait deux cents, puis quatre cents députés arabes à Paris ? Vous voyez un président arabe à l’Élysée ? » (Charles de Gaulle, rapporté par Alain Peyrefitte).

Prémonitoire quand on sait ce qu’est devenue « l’intégration » chère à quelques beaux esprits, dans notre pays.

 » Qu’est-ce que les Arabes ? Les Arabes sont un peuple qui, depuis les jours de Mahomet, n’ont jamais réussi à constituer un État… Avez-vous vu une digue construite par les Arabes ? Nulle part. Cela n’existe pas. Les Arabes disent qu’ils ont inventé l’algèbre et construit d’énormes mosquées. Mais ce fut entièrement l’œuvre des esclaves chrétiens qu’ils avaient capturés… Ce ne furent pas les Arabes eux-mêmes… Ils ne peuvent rien faire seuls. » (Cité par Cyrus Sulzberger, Les derniers des géants, Éditions Albin Michel, 1972) »

3.- de Gaulle et le racisme.

Les déclarations d’un de Gaulle tomberaient aujourd’hui sous le coup de la Loi. Et l’on imagine les vociférations du MRAP et de SOS Racisme si ces mots étaient prononcés aujourd’hui:

« C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France.

Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. Qu’on ne se raconte pas d’histoires ! Les musulmans, vous êtes allés les voir ? Vous les avez regardés avec leurs turbans et leur djellabas ? Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français !

Ceux qui prônent l’intégration ont une cervelle de colibri, même s’ils sont très savants. Essayez d’intégrer de l’huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d’un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront vingt millions et après-demain quarante ? Si nous faisions l’intégration, si tous les Arabes et Berbères d’Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherait-on de venir s’installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s’appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées !
Conversation entre De Gaulle et Alain Peyrefitte le 5 mars 1959 suite aux événements d’Algérie
C’était de Gaulle, tome 1, Alain Peyrefitte, éd. éditions de Fallois/Fayard, 1994 (ISBN 9782213028323), p. 52.

On imagine ce que serait, aujourd’hui, le discours d’un de Gaulle, sur le « port du voile », sur « la viande hallal », et sur bien d’autre aspect de ce « multiculturalisme » qui fait tant frétiller « le bobo », et tant de « gogos »aux « cervelles de colibri » qui tiennent le haut du pavé médiatique en France. Et sous de Gaulle, le « Djihadisme » n’existait pas encore, même si, dans la Guerre d’Algérie on trouve quelques signes et prémisses d’un combat religieux…..

********

En conclusion, vous allez me poser la question de savoir pourquoi j’évoque ces textes connus de tous les Historiens, à un tournant de notre histoire politique. La réponse est simple.

Il s’agit, pour moi, de rafraîchir quelques mémoires, au moment où certains se préparent à se prévaloir d’un « gaullisme » dont ils se prétendent les « héritiers », pour se démarquer, avec dédain, des thèses de leurs concurrents dans la course à l’Elysée, au prétexte qu’elles sont « extrémistes », qu’elles véhiculent des opinions « racistes », et qu’elles portent atteinte  à « l’identité de la France » et à son image universelle de Nation généreuse et ouverte à tous les opprimés ( on dirait aujourd’hui « à toute la misère du monde »…), à ceux qui sont convaincus que la nation française a vocation à être le produit d’un « métissage » qui la ferait ressembler au Brésil…..(Je n’ai rien contre le Brésil, bien au contraire. Mais le Brésil est le Brésil, et la France est la France !!!).

A tous ceux qui sont dotés de « cervelles de colibri », j’ai jugé qu’il n’était pas inutile de rafraîchir la mémoire, et de nourrir celle des plus jeunes de nos concitoyens. Afin qu’ils n’utilisent la « référence gaulliste »qu’avec une extrême circonspection….

A la face de ces « néo-gaullistes », j’ai envie de dire : de Gaulle, reviens, « ils sont devenus fous » !!!.

(1).- « C’était de Gaulle ». Titre d’un ouvrage d’Alain Peyrefitte. Tout au long de sa carrière politique, Alain Peyrefitte fut un proche du général de Gaulle. Il publie ainsi C’était de Gaulle, recueil de propos du général de Gaulle paru en trois tomes de manière posthume, le premier en 1994 et le dernier en 2000 qui fait aujourd’hui autorité. (Wikipedia).

de la « Providence » en politique….


Sarko noir

Je ne crois pas en l’effet de la Providence, en politique.

Et encore moins à l’effet miraculeux d’un « homme providentiel » qui surgit de l’obscurité, et qui par sa seule apparition illumine un ciel noir, comme le soleil qui perce derrière un ciel d’orage.

L’expression à la mode, depuis que Sarkozy est sorti du bois, est celle de « l’homme-providentiel ». Je crois pour ma part que si Sarkozy souhaite revenir dans le jeu politique, il ne doit surtout pas compter sur la « Providence » pour lui ouvrir la route.

Sarkozy a déçu ceux qui, en 2007, ont cru qu’avec son éloquence, avec son énergie, avec sa manière d’appeler « un chat, un chat », et venant après dix années d’un « chiraquisme » catastrophique pour la France, enfumée par un « radical-socialisme » qui se faisait passer, à coups de menton, pour « la Droite », il serait l’homme capable de faire bouger une France qui ronronnait au bord du gouffre.

Je suis, on le sait ici, de ceux qui reprochent à Sarkozy, non pas tant ce qu’il a accompli, mais surtout ce qu’il n’a pas eu le courage de faire, dès le lendemain de son élection alors qu’il disposait, dans le pays, d’une large majorité et d’une popularité, qui, hélas, se sont effritées au fil du temps, érodées par l’acharnement d’une « classe médiatique » épouvantée par cet homme , imprévisible, il faut bien le dire…..

Si Sarkozy veut mettre de son côté, quelques chances de pouvoir revenir dans le jeu, il doit changer de « logiciel ». Il lui faut donc trouver le bon logiciel. Ce ne sera pas chose facile.

J’entends bien le discours de tout ceux qui, dès qu’il s’agit de la Droite, expliquent qu’il n’y a pas de chemin vers la conquête du pouvoir sans le « Rassemblement ». Un terme qui signifie, en clair, un rapprochement avec le Centre, qui a toujours été « le ventre mou » de la Droite. Le même terme signifiant qu’il faut exclure tout dialogue avec les « extrêmes » de la Droite, qui aujourd’hui représentent plus d’un Français sur quatre….

A Gauche, le « rassemblement » signifie l’accord avec « l’extrême-gauche » que pudiquement on nomme la « gauche de la gauche », et avec les Verts qui, dès qu’on gratte un peu sont des « rouges » déguisés…

Or, on le voit bien, le « rassemblement » est chose difficile dans un pays éclaté. Autant à droite qu’à gauche : Hollande en aura fait la triste expérience. Son successeur, quel qu’il soit, de gauche comme de droite, sera confronté aux mêmes obstacles….

Alors, Sarkozy doit-il tout changer, ne rien changer ou, surtout, a-t-il changé changé lui-même?

Il n’y a pas de réponse simple à cette question qui agite les commentateurs, au moment de son retour. 

L’institut OpinionWay a réalisée pour Le Figaro, une étude sur la ligne politique que l’ancien président doit défendre selon les Français et les sympathisants de droite. Cette étude apporte quelques enseignements.
Il en ressort que 49 % des sympathisants de droite souhaitent qu’il se positionne de la même façon qu’il y a deux ans, même si à l’époque certains à l’UMP avaient jugé sa ligne trop «droitière». En outre, 31 % souhaitent même que Nicolas Sarkozy se positionne plus à droite qu’au printemps 2012, contre 20 % qui le souhaitent «moins à droite».

«La demande d’un recentrage est très minoritaire alors même que beaucoup d’observateurs avaient jugé son positionnement très à droite au moment de la campagne, explique Bruno Jeanbart, directeur général adjoint d’OpinionWay. La part des sympathisants de droite qui attendent de lui une ligne “ au moins aussi à droite ” atteint ainsi 80 %.»

Or, la première question qui se pose à Sarkozy est: doit-il s’adresser en priorité à l’électorat de droite ??? Ou doit-il noyer le poisson en tenant un discours mi-chèvre, mi-chou, à la Chirac, pour « rassembler ». Le discours que les gaullistes mettent en avant, comme si de Gaulle, s’il revenait aujourd’hui, tiendrait le même discours que celui qui fut le sien, notamment sur l’immigration et l’identité française…..Beaucoup d’entre eux, dont la mémoire est bien trop sélective, ont oublié ce que de Gaulle pensait à propos de « l’intégration » notamment.

Les observateurs sérieux, ceux qui, avec recul, analysent l’évolution de la société française, s’accordent sur un constat: la société française est une société éclatée, et les lignes de clivage entre catégories de citoyens ne correspondent plus aux critères passés.

C’est pourtant ce paramètre essentiel qui doit être introduit dans le « nouveau logiciel » politique de Sarkozy.

Dans un débat organisé par le Figaro, deux auteurs s’affrontaient il y a quelques jours, dans une analyse intéressante de ce qu’est devenue la société française.

« La vision de d’Aymeric Patricot, auteur d’un essai audacieux « Les petits Blancs » , était opposée à celle de Thomas Legrand, dont « La République Bobo » vient de paraître. Les deux livres, qui présentent deux visages opposés de la France, semblent se répondre », selon le Figaro.

De ces deux ouvrages, il ressort que « depuis 1992 et le référendum sur le traité de Maastricht, il y a d’un côté un monde urbain qui voit la construction européenne, la mondialisation et l’immigration comme une chance et de l’autre côté une France périurbaine qui se sent broyée par cette même globalisation. Ce n’est pas un hasard si durant la campagne présidentielle de 1995, Jacques Chirac, inspiré par le démographe Emanuel Todd évoquait déjà la «Fracture sociale ».

Cette fracture sociale s’est aggravée et se double aujourd’hui d’une fracture territoriale et probablement ethnique.

La démographe Michèle Tribalat, – dont les travaux sont le plus souvent ignorés par les médias, car ils tendent à démonter scientifiquement les discours lénifiants de ceux qui se font, par entêtement idéologique, les défenseurs d’une immigration débridée -, enfonce le clou: ( Je cite ) «les dynamiques migratoires montrent que le processus d’ethnicisation des territoires va se poursuivre et qu’il s’accompagnera de plus en plus d’une substitution de population.»

« En Seine-Saint-Denis, entre 1968 et 2005, la part des jeunes d’origine étrangère est passée de 18,8 % à 50,1 %. Dans certaines villes, le phénomène est encore plus spectaculaire. A Clichy-sous-Bois, ville d’où sont nées les émeutes de 2005, la part des jeunes d’origine étrangère est passée de 22 à 76 %. Dans le même temps, toujours en Seine-Saint-Denis, la part des enfants dont les deux parents sont nés en France n’a cessé de décroître: la déperdition totale a été de 41 % contre 13,5 % au niveau national. » ( Fin de citation).

Cet effet du « grand remplacement » pour reprendre l’expression de Renaud Camus, – encore un auteur détesté de ceux qui cherchent à nous enfumer -, est vécu comme un déclassement par les classes populaires qui se tournent de plus en plus vers le Front National en qui elles voient un rempart à une submersion générale et prochaine.

Dans « la France profonde », le citoyen laisse peu à peu, la place à un individu qui se définit d’abord par ses origines ethniques et de plus en plus par ses convictions religieuses. « Le sentiment minoritaire exacerbe la question ethnique ». C’était vrai au départ, pour « les minorités visibles » . Le « djihadisme » est un (grave) symptôme d’une dérive que les plus lucides d’entre nous prévoyaient depuis longtemps.

« C’est désormais une perception répandue chez les « blancs », les « souchiens » qui vivent dans des quartiers où ils sont devenus minoritaires. Dans les quartiers et villes multiculturels, les «Blancs», hier «Français» ou «Gaulois», sont de plus en plus désignés comme «blancs», parfois comme «colons». »

Hervé Algalarrondo , rédacteur en chef adjoint au Nouvel Observateur, a sorti, il y a quelques années, aux éditions Plon, un livre qui s’intitule “La gauche et la préférence immigrée” : dans cette publication il avait le mérite de jeter un gros pavé dans la marre aux « bobos-gauchos », en pleine primaire du Parti Socialiste . J’en ai rendu compte dans un billet que l’on retrouvera sous: https://berdepas.wordpress.com/2011/11/28/les-socialistes-et-le-peuple/

En effet, le point central de son essai est que la gauche, au chevet des ouvriers depuis toujours, tend aujourd’hui a s’éloigner des “prolos de souche”, au profit d’une nouvelle “caste” : les immigrés, sous l’influence de ses « penseurs » et notamment du « Think-Thank » « Terra Nova » auteur d’un rapport célèbre sur ce sujet qu’il est facile de se procurer sur internet.(1)

Il en résulte une désertion des syndicats et des partis de gauche par le prolétariat des “petits blancs” au profit du Front National, alors que, dans le même temps, la gauche “bobo” se refuse à ouvrir les yeux sur la réalité de la France d’aujourd’hui.

 La gauche a toujours rêvé de changer le peuple !!! La sphère médiatique, dont le Nouvel Observateur fait partie, a largement contribué à cette stigmatisation des petits blancs au profit des immigrés . Ce faisant, elle a contribué à creuser le fossé qui s’est créé entre les « communautés »devenues incapables de « vivre ensemble ».

Cette montée des communautarismes s’accompagne d’un ressentiment à l’égard des classes aisées des centres villes qu’Aymeric Patricot résume bien, «Le petit Blanc ne se sent pas aimé des autres blancs plus aisés. Il se dit: «En face de moi, il y a des minorités soudées et défendues par une multitude d’associations, de ligues agressives, tandis que moi je ne suis pas soutenu par le bourgeois ou le bobo.»

Ainsi, alors que l’adjectif « républicain », et que le mot « rassemblement » n’ont jamais été aussi omniprésents dans le débat politique, la « République indivisible » n’a jamais  été aussi morcelée.

Quoi qu’en disent ceux qui vont chercher, une fois de plus, à truquer les débats de la prochaine élection présidentielle, cette élection se jouera autour d’une donnée nouvelle dans le jeu politique .

Elle devra prendre en compte le désarroi des plus humbles qui souffrent des méfaits de la mondialisation, de la désindustrialisation des territoires, de l’insécurité réelle qui gangrène les banlieues et pourrit la vie des petites gens.

Les politiques ont préféré enterrer ces questions, jusqu’ici. Et on a parfois reproché à Sarkozy de mettre son doigt sur ces plaies, en l’accusant d’être « clivant ». Or « rassembler » ne signifie pas cacher ces fractures françaises, et les indignations effarouchées ne suffiront plus pour dissiper la lassitude , voire l’écoeurement des électeurs, et à atténuer leur révolte.

Les Français se sont jetés sur le livre de Valérie Trierveiller. Il y avait mieux à lire….

France

Les « politiques », eux, devraient lire, absolument, » La France périphérique « ,  du géographe Christophe Guilluy,  ou comment on a sacrifié les classes populaires, qui nous raconte autre chose que « l’histoire d’une séparation » digne d’une pièce de Feydau.

On espère que Sarkozy a lu ce livre.

Car, ce que nous montrent les sondages, jour après jour, et ce que décrit ce livre, c’est la séparation du peuple et de la classe politique, celle des bobos des beaux quartiers et des «petits blancs» des territoires ruraux, celle de la majorité silencieuse et des minorités visibles devenues envahissantes. La France est devenue communautariste et inégalitaire.

Une France où la vieille dame qui vit en banlieue, (et qui a peur de sortir de son HLM de crainte de se voir agressée pour lui voler son sac), et exprime sa crainte devant le changement de son environnement, celle-là est traitée de raciste. Tandis que le bobo qui vit dans son loft dans les beaux quartiers de Paris, et tient des discours hypocrites sur le multiculturalisme tout en envoyant ses enfants dans des écoles « bien fréquentées » est porté au pinacle pour sa clairvoyance et sa « générosité ».

Or, la France des « sans-dents », celle des « illettrés », a le sentiment que jusqu’ici, le discours politique ne s’adresse qu’à la France des « bobos ». Depuis le « rapport Terra Nova », la gauche socialiste ne s’adresse plus au peuple, et la sanction du peuple est sans appel : il s’est tourné durablement vers le Front National qui lui donne le sentiment d’exprimer à haute voix des angoisses aux quelles la Gauche ne répond plus.

Les Français sont un vieux peuple, adulte, qui a intériorisé son Histoire, qui n’entend plus – parce qu’il ne l’écoute même plus – , le discours de ceux qui croient faire de la politique en faisant de la « com », ceux qui confondent les « effets d’annonce » avec des résultats, ceux qui croient encore que « les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent », ceux qui les prennent pour des billes en se servant des médias pour les enfumer, alors que la source préférée des Français qui veulent s’informer, est devenue internet et les réseaux sociaux.

Sarkozy trouvera tout ces obstacles sur sa route. Sur ce plan-là, la Providence ne lui sera d’aucun secours…..

Il doit prendre garde de ne pas céder aux sirènes de la « bobocratie »parisienne, et il doit, avant de parler et de se découvrir, tendre l’oreille du côté du peuple à la rencontre du quel il doit revenir. Il n’y a rien de honteux à écouter la « voix du peuple »et le « populisme » n’est pas une insulte à la Démocratie.

Pour l’auteur de ces lignes, le contraire du « populisme », aujourd’hui, c’est « l’autisme ».

PS: à lire ou à relire:

https://berdepas.wordpress.com/2008/10/31/la-pedaledans-le-caviar/

https://berdepas.wordpress.com/2010/11/19/a-gauche-toute/

https://berdepas.wordpress.com/2013/10/13/les-mensonges-et-les-malentendus/

A méditer:

« Quand la moitié d’un peuple croit qu’il ne sert à rien de faire des efforts car l’autre moitié les fera pour elle, et quand cette dernière moitié se dit qu’il ne sert à rien d’en faire car ils bénéficieront à d’autres, cela mes amis, s’appelle le déclin et la fin d’une nation. On n’accroît pas les biens en les divisant. »

Dr. Adrian Rogers, 1931

 (1).-http://www.tnova.fr/sites/default/files/Rapport%20Terra%20Nova%20Strat%C3%A9gie%20%C3%A9lectorale.pdf

Filipetti s’en va….


La_honte

Aurélie

C’est une grande perte pour le monde des Arts et des Lettres . Grâce à cette Ministre discrète et raffinée, jamais le rayonnement silencieux de la Culture française n’aura été aussi grand.Sa compétence, et surtout, son ouverture d’esprit, reconnues par son entourage fera défaut à la tête de ce Ministère prestigieux.

Chacun, parmi ses proches, sera attristé à l’idée que ce n’est plus elle, qui arpentera  à Cannes, le tapis rouge du Grand Escalier, au moment du Festival, et qu’à sa place, ce sera Fleur Pèlerin qui prendra la lumière…

Elle sera regrettée dans tout ce qui compte, dans le monde des arts de rue, celui des tagueurs, celui des rappeurs et autres « artistes » marginaux, aux quels elle apportait le soutien de son Ministère….

Mais sa prouesse, son exploit politique, son acte emblématique d’adhésion aux « arts contemporains », – ceux qui, aux yeux du peuple, expriment l’originalité, dans la pensée, et dans l’expression artistique – restera l’élévation à la distinction de « Chevaliers des Arts et des Lettres « des membres d’un groupe de Rock (universellement connu ???):

La_honte

(Ouvrir avec Microsoft PPS)

Ces images symbolisent tout ce qui différencie une « sensibilité » de gauche, d’une « sensibilité » de Droite…..