La barbarie du Canard.


Le Canard enchaîné ne pouvait pas laisser passer une telle occasion de cancaner. Non !!! Que dis-je, de ricaner !!!

J’en connais qui risquent de goûter du Canard jusqu’au réveillon de Noël. Espérons néanmoins que « la trêve des confiseurs » leur sera clémente. Mais jusque là, rien ne leur sera épargné !!!

Il est certain que Hollande doit-être, à cette heure, dans ses petits souliers….

Ce qui me paraît encore plus certain, c’est que le petit François Fillon aura eu le temps, d’ici là, de réfléchir à la liste de Jouyets qu’il enverra au Père Noël… A moins que , d’ici là, le Père Fouettard, furieux, ne décide de le priver de Jouyets, car nul ne sait comment cette « affaire » de déjeuner amical, – qui m’a fait irrésistiblement penser au « Diner de Cons » – se terminera.

Car au sein de l’UMP, la « rumeur court déjà : François Fillon ( doit-on dire François Fillon ou François Félon, désormais ???), est-il totalement innocent dans la tentative de couler Sarkozy ??? Cette histoire de paiement des pénalités dûes au dépassement des dépenses de campagne, qui démarre, au plan judiciaire, juste quelques jours après « le déjeuner », laisse planer un doute….

CanardPlus sérieusement, on peut affirmer que la procédure judiciaire dont Fillon menace Jouyet, risque d’éclabousser pas mal de monde, non seulement à l’Elysée, mais au sein de l’UMP.

Tout cela laissera des traces, et l’on sait que dans pareil climat le doute n’épargnera pas celui qui derrière sa silhouette de petit Notaire de province ambitieux mais pas téméraire, cache un taiseux qui remâche ses colères et ses rancunes en silence, un caractère ombrageux dont on surprend parfois le regard sournois de celui qui attend l’heure de la vengeance.

On dit parfois que « la vengeance est un plat qui se mange froid ». Etait elle au menu du « déjeuner de cons » chez « Le Doyen », à deux pas de l’Elysée ???

Silence radio…..


DaechJe posais, il y a quelques jours, une question qui semble avoir troublé les esprits chez ceux qui me font l’honneur de me lire de temps à autres.

Mon interrogation concernait les choix que semblait avoir faits notre diplomatie dans les différents conflits auxquels nous sommes confrontés, et dans lesquels nous nous sommes engagés, une fois de plus, au nom de nos prétendues « valeurs », sans trop réfléchir aux autres paramètres qui doivent inspirer une action, tant diplomatique que militaire. Relire:

https://berdepas.wordpress.com/2014/09/14/le-mauvais-camp-ou-le-camp-des-saints/

https://berdepas.wordpress.com/2014/09/15/le-camp-des-saints-ou-celui-des-barbares/

Je persiste et signe : le silence relatif qui entoure, depuis peu, sur nos radios et dans nos différents médias, « l’affaire Ukrainienne », me paraît significatif de l’embarras de notre diplomatie qui semble maintenant prendre la mesure de l’impasse dans laquelle les évènements nous ont conduits.

De même, nos rodomontades à l’égard de la Syrie de Bachar El Assad, semblent avoir baissé d’un ton.

Car il est clair que pour lutter efficacement contre « Daech », il serait utile de compter, parmi nos alliés, non seulement la Russie, mais aussi son alliée traditionnelle, l’Iran, et évidemment la Syrie dont nous avons besoin de survoler l’espace aérien.

Ce silence est probablement destiné à préparer les opinions publiques à un « infléchissement », pour ne pas parler d’un « revirement »de notre « diplomatie, empêtrée dans ses relations suspectes avec le Qatar et les Monarchies du Golfe, relations en faveur desquelles nos « valeurs » se sont mises entre parenthèse. 

Je parierais que d’ici peu, cette « parenthèse » s’élargisse au « détestable » Poutine, cet anti-démocrate dont le pouvoir de nuisance s’oppose à nos ambitions quelque peu « fumeuses »….

Quand le danger prend des proportions planétaires, le « réalisme » doit prendre le pas sur les considérations « philosophico-humanistes ». N’oublions jamais que pour vaincre la dictature sanguinaire de Hitler, l’Occident n’a pas hésité à s’allier avec un Staline aux mains dégoulinantes de sang…

Car, en matière de relations internationales, les inconvénients doivent être hiérarchisés. L’ennemi de l’Occident, c’est l’Internationale islamiste dont l’Etat auto-proclamé nous a déclaré la guerre, sans aucune ambiguïté. Ses ambitions conquérantes sont clairement affichées.

Les pays du Maghreb s’en préoccupent. Il serait temps que les opinions publiques, en France et en Europe soient mieux éclairées sur les dangers qui guettent nos civilisations….

http://www.maghrebo.com/tunisie/daech-divise-le-monde-en-13-gouvernorats-celui-de-la-tunisie-est-le-plus-grand.html

Alors, ne faisons pas semblant de ne pas nous en être aperçus…

« Le camp des Saints » ou celui des « barbares » ???


( Suite ).

RussieLa question posée dans mon précédent billet était : Est-ce raisonnable d’aborder ce conflit, qui ressemble de plus en plus à une nouvelle guerre mondiale, compte tenu des métastases développées par le fondamentalisme, dans différentes parties du monde, en affrontant une situation de (nouvelle) guerre froide avec la Russie ???

Une Russie qui ne se privera pas de multiplier les entraves aux initiatives de la coalition d’Obama, au sein du Conseil de Sécurité de l’ONU, et en interdisant les violations d’espaces aériens en Syrie, notamment, et en nous interdisant le survol de son territoire.
Une Russie qui ne fera rien pour inciter son alliée traditionnelle, l’Iran, à coopérer avec la « coalition » ….
Comme l’explique fort bien Hubert Védrine dans la video reproduite dans mon précédent billet, les frappes aériennes c’est bien !!! Mais après ??? Comment gère-t-on « l’après » ??? Non seulement sur le plan militaire quand il faudra substituer aux frappes aériennes une nouvelle phase de cette guerre par des actions au sol ??? Mais, comment gère-t-on « l’après politique » en supposant avoir réussi « l’éradication » du régime fou qui tente de se mettre en place en Irak. Car un tel conflit laissera des traces dans tout le monde musulman…

L’affaire Ukrainienne complique considérablement la donne, face au conflit majeur qui se dessine. Car dans cette affaire, nous avons manqué de réalisme, entrainés par nos « bons sentiments », par une conception à courte vue de la défense de « nos valeurs ».

href= »http://www.dailymotion.com/video/x1dltfd_ukraine-comprendre-les-origines-de-la-crise-en-5-minutes_news » target= »_blank »>Ukraine : comprendre les origines de la crise… par lemondefr

Car l’idée était saugrenue, d’offrir à l’Ukraine la perspective de rejoindre l’hydre européenne, sans tête, et apparemment sans cervelle, sous la pression d’un Obama qui cherche à redorer un blason terni par les échecs de sa politique intérieure, en affrontant un Poutine bien plus habile et bien meilleur stratège que lui, et en installant les batteries de l’Otan aux marches de l’ancien Empire russe…

Les  » russophones » d’Ukraine, qui refusent de se fondre dans un état en pleine décomposition, et qui font plus confiance à Poutine qu’à l’Etat Ukrainien, pourquoi n’auraient-ils pas ce Droit que nous défendons, au nom de nos « valeurs », ce « Droit à l’autodétermination »que nous préconisons partout où un peuple veut reprendre en mains son destin ??? Pourquoi ne consulte-t-on pas ces « Ukrainiens » par référendum pour savoir à quelle nation ils souhaitent lier leur destin ???

Tout comme est saugrenue l’idée de couper la Russie de l’Europe, au risque de la pousser vers l’orbite chinoise à la grande satisfaction de la Chine, qui sera demain la première puissance mondiale, et qui pour l’instant cherche avant tout, et pour y parvenir, à sécuriser ses sources d’approvisionnement en énergie et en matières premières, dont l’immense Russie regorge.

On peut penser ce que l’on veut du personnage de Poutine.

Mais comment imaginer que nous puissions nous aliéner l’amitié du peuple russe, avec lequel nous avons plus à partager sur le plan des valeurs civilisationnelles qu’avec le monde arabe ou africain, contrairement à ce que la mode intellectuelle voudrait nous faire croire à tout prix.….
La nation russe nous a donné Pouchkine , Dostoïevsky, Tolstoï, Sakarov, Soljenistine, Tchaïkovsky, Rachmaninoff, Stravinsky, Nijinsky et le Lac des Cygnes, et bien d’autres grands symboles de raffinement et de culture. ( J’aurais du mal à trouver un quelconque équivalent dans le monde arabe et en Afrique !!! ).

La nation russe a l’une des plus riches traditions scientifiques au monde, elle qui fut la première à envoyer un homme dans l’espace (et la dernière, à ce jour, capable avec ses Soyouz d’y envoyer des fusées pour maintenir le lien avec la station spatiales qui tourne autour de la terre avec des américains à bord).
Elle réussit, non sans mal, à maintenir son unité sur un territoire immense, avec ses Tatars et ses millions de musulmans, Tchétchènes, khazars, bouddhistes, Tchouktches, Bouriates et Toungouzes, et j’en passe.
Et elle a reconstitué, sous Poutine, une classe moyenne en moins de quinze ans après la période de « tiers-mondisation » héritée d’Eltsine , après plus d’un demi siècle d’un régime communiste qui avait ruiné le pays. Son église orthodoxe, qui appuie Poutine dans sa démarche, exalte le sentiment patriotique et l’attachement des Russes à la Nation. Elle entretient la foi populaire dans l’unité du peuple slave à la quelle se réfère constamment Poutine.
La Russie est une immense nation, qui gouverne le sixième des terres émergées. Elle ne mérite pas d’être traitée, du jour au lendemain, comme un pays de « moujiks » qu’il s’agit de débarrasser d’un dictateur caricatural et sanguinaire.

Qui sommes nous pour tenter de déstabiliser, de l’extérieur, un chef d’Etat plus populaire dans son pays que tous ces « roitelets »autocrates, aux moeurs tribales et moyen-âgeuses, auxquels nous déroulons nos tapis rouges, et faisons des courbettes indignes, pendant qu’ils financent ceux qui nous combattent ???
L’Europe doit tout faire pour maintenir la Russie dans l’orbite occidentale, éviter de créer l’irréparable dans ses difficultés avec un pays qui cherche à retrouver , sur la scène internationale, la place qu’il a perdue après l’effondrement, sur lui-même, de l’Empire colonial soviétique.

Quand la guerre menace, quand se profile un conflit qui sera sanglant, il faut envisager les alliances les plus sûres, les plus rationnelles, les plus efficaces pour atteindre ses objectifs.
Comme nous le rappelle fort opportunément Hubert Védrine, nous n’avons pas hésité à nous allier à Staline pour abattre Hitler, alors que ce même Staline avait déjà beaucoup, beaucoup de sang russe sur les mains.

Pour les mêmes raisons, l’Occident ne pourra pas aboutir à une solution politique durable dans cette partie du monde, sans accepter autour de la table de discussion, la présence de l’Iran Chiite, quelles que soient les oppositions de l’Arabie saoudite et du Qatar. L’Islam Chiite qui règne en Iran dispose d’un clergé. Il est hiérarchisé et nous pouvons plus facilement dialoguer avec cet Islam là qu’avec l’Islam Sunnite, ingérable parce que réfractaire à toute discipline hiérarchique.

Qui veut la fin veut les moyens.

La lutte contre le djihadisme sera longue et sanglante. Elle aura des prolongements dans toute l’Afrique où la vérole islamiste a déjà ses antennes. Le fondamentalisme musulman est un cancer dont les métastases se sont développées partout dans le monde, même si nous feignons de ne pas nous en apercevoir. Ce cancer n’épargnera ni l’Afrique, ni l’Asie, ni l’Europe, ni la France.

Il est peut-être temps de ranger provisoirement au placard, en période de guerre, les vieilles lunes qui paralysent les Démocraties avec leurs faux scrupules, leurs « états d’âmes », leurs « valeurs à géométrie variable », et cet « Etat de Droit », dont se servent très habilement ceux qui nourrissent à notre égard, un mépris profond et un désir de revanche redoutables, et que nous devons nous préparer à affronter.

Djihad ( Fin ).


Islam dominantSuite et fin de « Djihad ».

Cette publication des « Confessions » d’un ancien djihadiste, membre du G.I.A, qui a terrorisé le peuple algérien est destinée à ouvrir les yeux de ceux qui ont encore quelques scrupules à regarder les réalités en face. 

Le Djihadisme a été, longtemps, un danger qui ne nous concernait pas, nous Français.

Nous assistions, incrédules, à ce qui se passait en Algérie, dans les années 90, incrédules et étrangers à ce monde barbare qui exprimait toute sa violence, n’épargnant personne, femmes et enfants compris, car pour nous- même pour ceux qui comme moi ont combattu en Algérie -, ce monde, où l’on égorge des êtres humains comme on égorge des brebis, est un monde bestial, étranger à notre culture .

Ce qui se passe en Afghanistan, au Pakistan, et plus près de nous, en Tunisie, en Libye, en Egypte, puis en Syrie, au Sahel, et enfin en Irak, aurait dû, depuis longtemps, inciter les dirigeants occidentaux à prendre la mesure de la menace d’un risque qui se rapproche dangereusement de notre continent.

La présence sur notre sol, d’une minorité musulmane, pacifique, certes, mais silencieuse au point que l’on se demande de quel côté elle se situera, le jour où des évènements graves exploseront dans notre pays, fait que l’on ne peut s’exonérer de certaines interrogations. Car aux yeux de cette « minorité paisible et silencieuse » quels sont ceux qui considèrent ces « djihadistes » comme de dangereux criminels, et ceux qui les considèrent comme de courageux combattants pour « la gloire du Prophète » ????

Car cette hypothèse n’est plus une vue de l’esprit. Ces jeunes « djihadistes » qui ont quitté la France pour aller combattre aux côtés de ceux qui aujourd’hui, en Syrie et en Irak, reviendront un jour « au pays ».

Ces djihadistes qui terrorisent des populations Chrétiennes, mais pas seulement, car parmi les « mécréants » victimes de leur folie meurtrière, il y a aussi des musulmans, sont des répliques de celui dont nous publions aujourd’hui les « Confessions ».

Il est donc important que chaque Français sache à quoi ressemblent ces individus. Afin qu’au moment venu, aucun ne puisse dire « on ne savait pas »… »on ne pouvait pas imaginer »… »on ne nous a jamais rien dit » ….

Car évidemment, il ne faut pas compter sur les médias français, totalement muselés, voire même déjà asservis, pour dévoiler et décrire, noir sur blanc, de telles réalités.

Citation ( suite ).

« Exécution

« Il ne pouvait pas de toute façon la retenir davantage. Garder une femme prisonnière au maquis était impossible. Aucune fille ne pouvait supporter nos conditions de vie. Les autres moudjahidine auraient fini par la violer à leur tour et Ahmed l’aurait exécutée. Quel sort lui réserva sa famille lorsqu’elle retourna dans son village? Je n’en sais rien. Mais sa vie doit être finie. Non seulement elle reste traumatisée par les sévices qu’elle a subis, mais le regard des autres doit lui être insupportable.

« L’amour n’a rien à voir dans cette histoire, car chez les combattants de la foi, l’amour n’existe pas. Je n’aimais pas plus la fille avec laquelle je sortais à Oran. Lorsqu’il s’engage dans le djihad, le moudjahidine écarte tout sentiment par qu’il sait que la mort le guette. Tomber amoureux, c’est se détourner du but initial. J’avais risqué ma vie à maintes reprises pour pouvoir monter au Paradis. Je n’étais pas prêt à l’échanger, même contre mille femmes.

« Rien ne pouvait me faire changer d’avis. La plupart étaient comme moi.

« Lorsqu’on se levait le matin pour faire la prière du « sobh », chacun de nous racontait ses rêves au Paradis. Tous étaient prêts à mourir pour y accéder car ils savaient ce qui les attendait. S’ils souhaitaient se sacrifier pour l’Islam, c’est qu’ils étaient impatients de rejoindre l’univers délicieux réservé aux soldats de Dieu.

« Même ceux qui connaissaient mal le Coran, même les moins pieux qui n’avaient pas fréquenté la mosquée, connaissaient au moins une chose : que le Paradis est empli de femmes fabuleuses. Tous les musulmans sont au courant de ce principe automatique.

« Celui qui meurt au nom d’Allah sera récompensé. Et quelle récompense! Les femmes y étaient belles, nombreuses et expertes en amour. Le martyr n’avait qu’à choisir celle qui lui plaisait et changer à sa guise.

« Là haut, on mangeait et faisait l’amour à volonté avec une jouissance décuplée.

« On décrivait ce qui nous avions vécu dans nos songes. Les « houris », les filles du Paradis, donnaient à l’homme ce qu’aucune femme sur terre ne pouvait apporter. Personne évidemment n’y avait goûté, mais on imaginait tous à quoi pouvait ressembler le savoir-faire amoureux des « houris ».

« Parce qu’on y croyait, parce qu’on nous l’avait appris, on savait que les vierges du Paradis procuraient des plaisirs pendant quatre-vingt-dix-neuf ans et une érection qui ne faillissait jamais.

« Chacun usait de périphrases pour décrire ce qu’il avait ressenti pendant la nuit. Le vocabulaire était libertin. Mais je savais que derrière ces mots maladroits, ces regards encore embués de sommeil, pointait la volupté et le plaisir.
Nous nous étions engagés dans le djihad pour servir Dieu. C’était notre raison de vivre. Aussi, la mort ne nous faisait pas peur, surtout lorsqu’elle s’accompagnait de récompenses aussi voluptueuses. Je me considérais comme un condamné en sursis mais je ne sollicitais pas la mort.
« D’autres, en revanche, l’appelaient de leurs veux après avoir tué, bien entendu, le maximum de mécréants. Seuls Abou Bakr et Ali Chérif ne pensaient pas à la mort. Eux voulaient sauver leur peau. J’en étais persuadé. Ils avaient les pieds sur terre et voyaient la réalité.

« Jouissance

« Dans la journée, les disputes étaient fréquentes. Elles pouvaient dégénérer en affrontements et laisser des rancurs qui se développaient au fil des semaines. Une phrase, un comportement, un avis entraînaient chez les autres des discussions, sinon des différents qui pouvaient déboucher, à leur paroxysme, sur une bataille à coup de fusil.

« Il arrivait parfois qu’une bagarre éclate entre moudjahidine à propos d’un désaccord. Un jour, Djaâda, l’ancien technicien en électronique qui m’avait conduit au maquis, se disputa, dans un groupe voisin, avec l’émir El Aqar, à propos de couvertures volées dans un hôpital de Bouhanifia. Djaâda était contre. Il n’admettait pas qu’on puisse dépouiller des malades. « Nous sommes des moudjahidine et non des pirates », disait-il.

« El Aqar soutenait, lui, que ces couvertures étaient le bien de l’Etat. « Il faut éliminer tout ce qui appartient au satan », répétait-il. Depuis le début, Djaâda n’était pas d’accord pour attaquer cet hôpital. « On y soigne le peuple, le choix de cet objectif était mauvais. En dévastant les salles de soins, en volant le matériel, on punit la population et non pas le pouvoir « , argumentait-il.

« L’émir s’entêtait et devenait méchant. Alors, Djaâda prit son sac à dos bourré de matériel électronique et nous rejoignit en plein milieu de la nuit sous des trombes d’eau. S’il n’était pas parti, El Aqar, connu pour sa cruauté, l’aurait probablement tué. Ingénieur de formation, Djaâda fabriquait les systèmes de mise à feu à retardement de nos engins explosifs. C’était un homme intelligent, sensible même, Ali Chérif était son cousin. Ils s’isolèrent sous la tente qui servait de cuisine.
« Djaâda était à bout de nerfs. Je l’entendis pleurer. Les rapports de force qui existaient entre nous pesaient lourd sur le moral. Djaada était monté au maquis par idéal. Il se voyait entraîné à commettre des actions qui lui répugnaient en compagnie de types qu’il n’aimait pas.

« Jihad

« Le GIA était devenu une poubelle, qui attirait des rebuts de la société. Chacun avait une raison personnelle de s’engager. Des sadiques côtoyaient des petits voyous, ou des paumés, qui n’affichaient aucun passé de militant. Ils ne possédaient pas les bases de la religion. Je soupçonnais certains d’avoir mis les pieds dans une mosquée à peine deux ou trois fois dans leur vie, et encore parce que leurs pères les y avaient entraînés.

« Chacun avait sa propre raison de se trouver au maquis. En général, la motivation première était la ranceur, le sentiment de subir l’injustice permanente du régime.

« Sinon, c’était les cas les plus fréquents, le passage à la lutte armée était dû à la perte d’un frère, d’un cousin, d’un ami, abattu par les forces de l’ordre. Ancien flic, Abou Zohra, lui, n’avait pas commis d’acte délictueux mis à part la distribution de tracts, à l’époque du FIS. Son frère, en revanche, était parti au maquis dès que les premiers groupes commencèrent à s’organiser. Suspect, Abou Zohra fut muté d’Oran à Saïda. Il était policier dans une CNS, une Compagnie nationale de sécurité. Son commandant ne l’aimait pas. Il n’avait pas confiance en lui.

« Foi

« L’officier connaissait ses sympathies pour la cause islamiste.

« Il n’avait rien à lui reprocher mais il le renvoya chez lui. Au bout de dix jours, le commandant le convoqua pour lui annoncer qu’il était exclu des CNS. Abou Zohra était effondré. En même temps, il sentit monter en lui une colère sourde, aggravée par une soif de vengeance qui provoquait des pulsations si fortes qu’elles lui faisaient mal à la poitrine.
« En sortant de la caserne, il croisa un ami, comme lui policier, qui n’était pas au courant de sa radiation. Abou Zohra discuta avec lui comme si de rien n’était. Il plaisantait pour mettre son ami en confiance. Puis, il lui proposa de le suivre, dans un endroit discret, car il tenait à lui montrer un magazine d’un genre particulier. Il n’allait pas le regretter. Jamais il n’avait vu de femmes nues aussi belles.
« Une fois à l’écart, Abou Zohra sortit un couteau et égorgera son ami. Sans état d’âme, simplement pour lui voler sa Kalachnikov. Il sauta ensuite le mur d’enceinte et rejoignit directement le maquis avec son arme, preuve de sa bonne foi. » ( Fin de citation ).

Les titres et les intertitres sont de la rédaction de Maroc Hebdo.

Publié dans MarocHebdo le 20 – 02 – 1999.

http://www.maroc-hebdo.press.ma/Site-Maroc-hebdo/archive/Archives_360/pdf_360/mhi_360.pdf  ( A lire à partir de la page 13 ).

POST-SCRIPTUM: en complément de ce texte qui se rapporte à des faits ou des actes commis dans les années 90, je suggère la lecture de cet article du Point, qui lui, se réfère à une actualité brûlante: http://www.lepoint.fr/monde/syrie-l-etat-islamique-filme-en-exclusivite-par-vice-news-12-08-2014-1853235_24.php

Ou mieux, encore, et en images https://news.vice.com/video/the-islamic-state-part-1

Et enfin, (âmes sensibles s’abstenir),si vous croyez encore que « l’Islam est Amour », voyez comment le Djihad traite les Chrétiens d’Irak: http://www.asgraphic.org/videos/video382/index.htm

Le Djihad, reste le Djihad !!! Et les Djihadistes n’ont pas changé…..

http://www.dailymotion.com/video/x20dsur_comprendre-la-montee-en-puissance-de-l-eiil-en-5-minutes_news    

Djihad.


Islam dominantLa plupart des hebdomadaires rattrapent, aujourd’hui, leur retard, en évoquant le calvaire des Chrétiens d’Irak, après un long demi-silence sur le calvaire des chrétiens, un peu partout, en terre musulmane.

Ne parlons pas du sort des Chrétiens en Afghanistan (en reste-t-il encore ???) au Pakistan, en Indonésie, au Nigeria, en Syrie, en Egypte sous les « Frères Musulmans », mais plus près de nous, en Tunisie, en Lybie et même…en Algérie où le seul fait de posséder une Bible est un délit.

http://www.atlantico.fr/pepites/etat-islamique-en-irak-decapites-crucifies-ou-executes-yezidis-sont-massacres-djihadistes-1698567.html

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/soulages-les-chretiens-d-irak-arrives-a-paris-racontent-leur-calvaire_1564887.html

Il est difficile, pour des européens, qui ont pourtant connu d’autres formes de barbarie, d’imaginer ce que peut-être la barbarie de ces « fous de Dieu » qu’enfante un Islam dévergondé, qui peu à peu s’étend sur la planète, encouragé par une indifférence, voire un déni de réalité des sociétés « occidentales ».

Les Algériens, qui ont été confrontés, après le départ des Français, à dix ans d’une guerre civile atroce en savent quelque chose. Et si je crois que la société algérienne est exposée à de multiples danger en raison de l’incurie de ceux qui la gouvernent depuis près d’un demi-siècle, elle est, par contre, vaccinée contre le danger d’un retour du « Djihadisme » dont la barbarie qu’elle a subi, a laissé des traces profondes dans la mémoire de la plupart des familles.

J’ai décidé de rééditer sur ce blog, un texte qui avait été « modéré » lorsque mes écrits étaient hébergés sur le blog du Journal « Le Monde ». Ce texte, tout le monde pourra se le procurer en visitant le site d’un hebdomadaire…marocain, qui il y a quelques années, publiait les « mémoires » d’un djihadiste du G.I.A., algérien.

La longueur de ce texte m’obligera à le publier en plusieurs parties. Mais ceux qui, non rebutés par l’horreur d’une barbarie sans nom, souhaiteront le lire d’une seule traite, pourront y accéder, en allant à la page 13 sur: http://www.maroc-hebdo.press.ma/Site-Maroc-hebdo/archive/Archives_360/pdf_360/mhi_360.pdf

Car nul ne doit ignorer, ou feindre d’ignorer ce que signifie, pour certains, le « Djihad ».

Je m’excuse, par avance pour cette longue « citation », mais elle vaut le détour et la peine d’y consacrer un peu de temps.

1ère Partie:

« CONFESSIONS MACABRES D’UN CHEF TERRORISTE DU GIA.

« G.I.A. Trois lettres de feu et de sang, inscrites dans l’imaginaire planétaire comme synonyme d’une barbarie sans nom, d’une violence d’un autre âge. Jusqu’à présent, l’opinion internationale a fait leur connaissance à travers les témoignages de leurs victimes miraculées, mais aucun des membres de ces « GIA » n’avait parlé, témoigné, hors Algérie, hors circuits balisés par le pouvoir algérien.

« C’est désormais chose faite avec le témoignage que vient de recueillir Patrick Forestier, grand reporter à Paris-Match. Patrick Forestier appelle « son émir », Kakar. Il nous dit que c’est un homme, sans visage, sans nom, qu’il est âgé d’une trentaine d’années, qu’il a dirigé de 1992 à 1996 un groupe de combattants dans la région d’Oran. Au lieu de faire une critique classique d’un livre explosif, Maroc Hebdo International a choisi de donner à lire à ses lecteurs quelques fragments de vie, de comportements dans l’Algérie voisine, devenue un charnier à ciel ouvert. Le narrateur, terroriste repenti, décrit les conditions de vie dans les maquis algériens, avec les mots crus de la confession qu’il faut lire, palper, pour en saisir le sens profond. »

« Les membres du réseau ne possédaient aucune réflexion politique. Ils étaient obsédés par la mort et attendaient le Paradis. Ils pensaient aux soixante-douze femmes qui, là-haut, allaient leur tendre les bras, car chaque combattant de l’Islam tué pendant la guerre sainte est censé les retrouver. Ils rêvaient tous d’un paradis sans président, sans FLN, sans militaires, où ils posséderaient des châteaux et des terrains immenses, où ils ne seraient soumis à aucune loi, où ils seraient enfin libres.
« Plus on semblait se rapprocher de l’Etat islamique ou du califat et moins ils se sentaient concernés par les problèmes concrets de la gestion du futur Etat. Même Abdelkader Mekki que je considérais pourtant comme mon père n’aspirait qu’à mourir en martyr.
Nous opérions surtout le matin et le soir….
« Derrière Mekki et Abou Oumayr le coordinateur, il y avait Benchiha, le grand émir de la zone 5, qui englobait Oran, Sidi Bel Abbès et Tlemcen. Le courage et la férocité de Benchiba étaient légendaires. Il terrorisait les mécréants, d’Arzew à la frontière marocaine. Peu le connaissaient. On disait qu’il avait soixante ans alors qu’il est né en 1961, un an avant moi. Dans un mariage, j’ai même entendu un convive qui affirmait que l’émir montait un cheval blanc pour attaquer l’ennemi, comme à l’époque du Prophète.

« Férocité.

« Benchiha… a été le premier à s’opposer au FIS à Bel Abbès. Il a même insulté les permanents du bureau. « Pourquoi voulez-vous dialoguer avec l’Etat? S’indignait-il. C’est haram de constituer un parti. Les partis politiques n’existent pas en Islam. La démocratie est une hérésie ».
Son premier haut fait d’armes remonte à début 1993. Au cours d’une embuscade contre un convoi, il avait abattu dix-huit gendarmes. Dix-sept ont été massacré sur le coup; le corps du dernier a été retrouvé deux mois plus tard, un peu plus loin dans les fourrés. Il a récupéré toutes les armes et la gendarmerie de Sig a été fermée pendant plusieurs mois à la suite de cette attaque.
« Benchiha ne faisait pas de cadeau. Sur un faux barrage, il avait arrêté une voiture suspecte qui avait tenté de faire marche arrière. À bord, se trouvaient un père et sa fille. « Va annoncer la mort de ton père », a dit Benchiha à la fille en la renvoyant au volant du véhicule. Il a ensuite ligoté le père et ses hommes l’ont torturé pour qu’il avoue sa profession.
« Pendant quatre jours, le prisonnier est resté attaché à un arbre, sans boire ni manger. Chaque matin, un moudjahidine lui coupait un doigt. Au quatrième, il a parlé. Il était adjudant-chef dans l’armée. Benchiha a conclu qu’il n’était pas intéressant et il l’a achevé avec une scie à métaux.
« Quelques semaines plus tard, alors que l’émir était descendu en ville, il a vu à la télévision un reportage sur la promotion d’une école de police. Le commentateur a annoncé qu’elle porterait le nom d’un colonel, mort en service commandé. Comme il avait gardé les papiers du type qu’il avait torturé, Benchiha découvrit que c’était bien le même homme. L’adjudant était en réalité colonel, un grade très élevé dans l’armée algérienne. Benchiha s’en est voulu de ne pas avoir pu lui extorquer de précieux renseignements. Il n’avait pas été assez dur et s’était juré de ne plus commettre la même erreur.
« Plus tard, il avait récupéré un moudjahidine soupçonné d’être un indicateur infiltré dans un maquis. Ce type avait été démasqué par un clandestin d’Oran qui avait été son voisin pendant vingt ans. L’accusé niait. Il maintenait qu’il était professeur. L’émir de ce maquis continua de l’interroger pendant trois jours. Sans résultat. Le moudjahidine apparaissait de bonne foi. Dans le doute, l’émir décida de le relâcher. Le clandestin d’Oran n’était pas d’accord: « S’il est libre et qu’il retourne chez lui, il va se venger sur toute ma famille ».

« Maquis.

« Benchiha arriva, par hasard, sur ces entrefaites. Le clandestin lui raconta l’histoire. « On va voir », rétorqua le grand émir. Ses hommes embarquèrent le suspect et le torturèrent au couteau. Le « professeur » voyait ses doigts tomber un à un. Il hurlait de douleur en clamant son
innocence.
« Ce fut ensuite le tour des oreilles. Lorsque la lame coupa la première, il s’effondra. Il savait que, s’il ne parlait pas, les Afghans de Benchiha allaient le découper en petits morceaux. Il avoua qu’il état lieutenant, dans la Sécurité militaire. Croyant sauver sa peau, il répondit à quelques questions sur son travail. Puis un moudjahidine l’égorgea.
« Benchiha n’avait pas failli à sa réputation. Il était à la tête d’une véritable armée qui alignait du matériel lourd. L’émir Hocine, qui commandait la zone 4 incluant Mostaganem au nord, Mascara au centre, Saïda et Tiaret au sud, n’osait pas s’opposer à lui lorsqu’il décidait une opération sur son territoire.

« Barrages.

« Une nouvelle donne s’installait peu à peu dans l’Ouest. L’AIS perdait de l’influence, et du terrain, au profit du GIA. Les moudjahidine de l’Armée Islamique du Salut rejoignaient les Groupes Islamistes Armés, jugés plus combatifs. Dans la montagne éclataient des accrochages entre moudjahidine des deux factions. Peu à peu, l’AIS n’eut plus droit de cité à Oran. Mostaganem et Arzew restaient encore sous influence des deux mouvements mais la capitale régionale était passée naturellement sous contrôle du GIA car Benchiha en était devenu l’un des principaux émirs, au même titre que Djaâfar El Afghani dans l’Algérois. Les réseaux urbains avaient glissé à leur tour dans la mouvance du GIA, tout en conservant leur indépendance par rapport à Alger.
« Les actions redoublaient de violence car, désormais, c’était la guerre totale. Les groupes proliféraient, alimentés par des individus réfugiés dans le maquis, qui descendaient de la montagne pour perpétrer des attentats dans le grand Oran. Nos rangs grossissaient avec de nouveaux venus qui provenaient d’horizons disparates.

« Restaient seulement quelques anciens comme Mohamed Benbouali, qui se déplaçait toujours avec un attaché-case contenant un Scorpio, balle engagée dans le canon. Entré dans le mouvement dès 1982 avec Bouyali, cet ancien bijoutier d’un mètre quatre-vingt portait toujours de beaux costumes et ressemblait à un homme d’affaires plutôt qu’à un terroriste. Il était connu pour avoir abattu beaucoup de gendarmes. C’était, en quelque sorte, sa spécialité. Il opérait avec un culot monstre, n’hésitant pas à monter des faux barrages dans Oran, vêtu d’un gilet d’El-Amn-El-Wattani, la protection civile qui donnait confiance aux automobilistes. Personne ne pouvait imaginer que ce sauveteur était en fait un tueur. Un chef de Daïra, une sous-préfecture, eut le malheur de le prendre un jour en stop. » ( Fin provisoire de citation , à suivre ).

Au fur et à mesure de l’avancée dans ce récit, on comprendra mieux (???) les raisons qui ont incité les « modérateurs » du Monde à sanctionner ce texte.

Car à l’heure actuelle, « Le premier qui dira la vérité…. » ( Chanson connue, du Guy Béart, je crois.). Et quoi de plus « stigmatisant » pour l’Islam que de tels aveux !!! Et on comprend que devant une telle cruauté, les « Musulmans modérés », terrorisés, se taisent.  Car ils sont, en général, les premières victimes de cette folie meurtrière.

« Colons » d’Algérie et d’ailleurs…..


Colons

Ce billet d’humeur m’est inspiré par un article paru sur « lepoint.fr », ce matin, que l’on pourra lire sous:

http://www.lepoint.fr/c-est-arrive-aujourd-hui/22-avril-1889-le-jour-ou-les-fermiers-americains-volent-l-oklahoma-aux-indiens-22-04-2012-1453856_494.php

J’ai souvent exprimé, sur ce blog, ma révolte contre ceux, hémiplégiques, qui expriment, au sujet des Pieds Noirs, des sentiments dictés par un prêt-à-penser hérité de la période de « décolonisation » de l’Algérie.

Une période où, devant la nécessité de se conformer à un puissant courant de pensée, ainsi qu’aux aspirations légitimes des peuples « colonisés » désireux de retrouver leur identité et leur souveraineté, il était indispensable, pour « nourrir » l’opinion, de faire porter la responsabilité d’une politique coloniale conçue et mise en oeuvre à Paris, aux « boucs émissaires »rêvés qu’étaient les Pieds Noirs, à cette époque.

Je n’ai que très rarement rencontré des auteurs soucieux de situer, la politique coloniale de la France, ainsi que la colonisation de l’Algérie, dans le contexte international de l’époque, caractérisé par une véritable compétition entre les nations européennes, pour s’assurer « le contrôle » de vastes territoires, et pour donner à leur puissance économique une dimension planétaire, tout en s’assurant la maîtrise de positions stratégiques permettant de contrôler les routes commerciales.

C’est aussi l’époque où la misère, donne naissance à d’importants mouvements migratoires, à partir de l’Europe, vers les nouveaux territoires de conquête.

En France, les inspirateurs de cette politique, majoritairement socialistes, déguisent vertueusement leur projet sous des motivations humanitaires aujourd’hui dépassées: il s’agit alors, au nom de la « mission civilisatrice de la France », de transmettre aux peuples colonisés, « l’Esprit des Lumières », en imposant à des populations « attardées », une culture qui n’est pas la leur, mais qui est auréolée d’un prestige universel.

La lecture des manuels à partir desquels on enseignait encore l’Histoire dans les écoles « laïques et républicaines »des années trente est édifiante à ce sujet….

Il m’arrive de parcourir les pages des « Mallet et Isaac » qui, sauvés de la déroute, ont survécu à l’exil, et ornent encore aujourd’hui ma bibliothèque. Certaines de ces pages sur lesquelles s’appuyait l’enseignement de nos maîtres, seraient sévèrement condamnées à l’époque actuelle, par ceux qui ont tendance à juger un passé lointain, hors de son contexte, avec des valeurs morales d’aujourd’hui….

La conquête de l’Algérie doit être, évidemment, située et « appréciée » dans ce contexte.

La « présence » française dans tout le Maghreb, fait alors de la France, à l’époque, une « grande puissance » méditerranéenne.

La conquête de l’Algérie met fin aux actes de pirateries qui, en Méditerranée, empêchent la libre circulation des navires commerciaux au bénéfice des « barbaresques » qui, sous contrôle Ottoman, ont fait d’Alger une base et un refuge à partir duquel ils se livrent au commerce des marchandises et des esclaves capturés sur les navires attaqués.

Au mépris de toute honnêteté intellectuelle, et de toute vérité historique, des médias français ont complaisamment répandu la légende d’une Algérie et d’un « peuple algérien » victimes de colons venus, après la conquête, « exploiter » le pays, et s’enrichir en faisant « suer le burnous » des populations indigènes….

Rares sont ceux qui évoquent à ce sujet, le fait que l’Algérie était sous la coupe de l’occupant ottoman depuis plus de 300 ans. Les « Janissaires »chargés de faire régner « l’ordre ottoman »étaient réputés pour leurs méthodes sanguinaires et expéditives….

Il faut dire, pour expliquer le comportement éditorial de nombreux médias, qu’une génération entière de plumitifs chargés de « construire »de toutes pièces une vérité historique, étaient issus des rangs du Parti Communiste, quand ils ne militaient pas, discrètement, dans d’obscurs groupuscules trotskystes ou maoistes. L’instrumentalisation de l’Histoire, fait alors partie des méthodes de propagande, auxquelles des grands noms prêtent leur concours…..

Le plus « illustre » d’entre eux, fut, sans conteste, le « philosophe » pour bobos germanopratins de l’époque, le « maoiste » Jean-Paul Sartre dont l’opinion, haineuse, s’exprime dans la Préface de l’ouvrage sulfureux de Franz Fanon, « Les Damnés de la Terre »:

« Car, en le premier temps de la révolte, il faut tuer : abattre un Européen c’est faire d’une pierre deux coups, supprimer en même temps un oppresseur et un opprimé : restent un homme mort et un homme libre ; le survivant, pour la première fois, sent un sol national sous la plante de ses pieds. »

On n’a encore jamais fait mieux, dans le champ de la littérature française, comme éloge du terrorisme et incitation au meurtre…

Tout ces « zintellectuels » ont contribué à forger une doxa inspirée par l’idéologie dominante du moment, largement inspirée par les communistes ou ceux qui leur étaient apparentés. Ils ont réussi à imposer une perception tronquée de la politique coloniale de la France, une perception qui contribue encore aujourd’hui, à nourrir une entreprise de culpabilisation permanente de ce pays, qui n’existe, avec la même intensité haineuse, dans aucun autre pays « colonisateur ».

C’est cette entreprise qui, entre autres,  condamne les Pieds noirs à être considérés, devant l’Histoire, comme de « riches colons ayant vécu de l’exploitation des Algériens ».

Il y a, dans cette « doxa », un centième de vérité.

Le reste n’est que contre-vérités ou mensonges par omission, et manipulation de l’Histoire à des fins idéologiques, qui ont servi, notamment, à masquer le fait que d’autres nations que la France ont poursuivi des objectifs identiques et se sont dotées, à la même époque, d’empires coloniaux que l’on passe sous silence, et où ils ont condamné les populations autochtones à une impitoyable soumission.

L’empire de la Russie soviétique n’étant pas le moindre : un empire qui s’est constitué postérieurement à celui des autres nations européennes et qui a perduré bien au-delà de celui de la France, puisqu’il a fallu attendre les suites de la « perestroïka » et la chute du mur de Berlin pour qu’il s’écroule, enfin. Dans toute ma jeunesse, je n’ai jamais entendu de réprobation de cet empire, de la part de ceux qui, communistes, non seulement condamnaient la France, mais étaient, en outre, capables de prendre les armes pour combattre ses soldats….

Cependant, les grandes migrations de cette époque, dans la foulée des conquêtes européennes, se sont étendues sur toute la planète.

L’Australie, la Nouvelle Zélande, dans les mers lointaines, peuvent être citées en exemple d’une colonisation dévastatrice pour les peuples autochtones. En Australie, il ne reste que quelques tribus d’aborigènes pour témoigner de ce qu’était le peuplement de ce pays-continent. Mais, avez-vous entendu, une seule fois accuser les Australiens ou les Nouveaux-Zélandais de génocide dans nos médias vertueux ???

Aux Amériques, la « colonisation » s’est traduite par l’extermination des populations autochtones et par la destruction des traces de leur civilisation.

En Amérique du Nord, la traque des « Indiens » s’est poursuivie longtemps après l’époque de l’immigration anglo-saxonne. Les « films de Cow-boys » relatant des épisodes de cette époque, – où des héros déguisés en cox-boys résistaient aux assauts furieux des indiens venus chercher leur « scalp »-, sont peu à peu éliminés des diffusions, au profit de films nouveaux aux scenarii « aseptisés », dans lesquels « les bons » sont indiens et « les méchants » sont blancs……

A la même époque, la population algérienne, qui avant l’arrivée de la France était évaluée à un petit million d’habitants, disséminés sur un territoire immense, souvent décimés par les épidémies de malaria, quand ce n’était pas par la famine ou par les guerres tribales et les « razzias » dévastatrices…. Elle atteignait les dix millions au moment du départ des Français….

Entre temps, la création de dispensaires, d’hôpitaux, d’écoles, de routes, ainsi que la « paix française », avaient accompli leur oeuvre, et ouvert la voie à une cohabitation paisible – et plus souvent chaleureuse qu’on ne le croit -, entre Algériens et Français, qui, malgré des différences notables, de culture, de moeurs et de religion a duré plus d’un siècle, avant d’être brisée par la terreur, par une guerre atroce, et souvent fratricide.

J’ai raconté dans  » https://berdepas.wordpress.com/2013/08/12/o-tempora-o-mores/ » quelques uns des souvenirs que j’en ai conservé.

L’article du Point qui m’a inspiré ce billet relate un des épisodes de la longue lutte menée contre les « Indiens » jusqu’à les refouler dans des « réserves » dont ils ne sont que depuis peu autorisés à sortir et à exister en tant que tels…..

Il faut relire et relire cet article et méditer sur la différence de traitement médiatique infligé aux colons d’Algérie et  à ceux « d’ailleurs »…..

http://www.lepoint.fr/c-est-arrive-aujourd-hui/22-avril-1889-le-jour-ou-les-fermiers-americains-volent-l-oklahoma-aux-indiens-22-04-2012-1453856_494.php

Ce 22 Avril 1889, correspond, à deux mois près, à l’époque où mes grands parents paternels quittaient le Sud de l’Espagne, pour fuir la misère.

Ouvriers agricoles, ils sont arrivés pauvres en Algérie, et ont contribué au défrichage et à la mise en valeur agricole de ce pays qu’ils ont fini par aimer.

Trois générations après eux, ma famille a quitté ce pays, fière d’être devenue française, mais sans s’être enrichie, et avec le sentiment d’avoir été frustrée d’un attachement à une terre qu’elle aimait et qu’elle avait contribué à fertiliser. Une terre où elle ne possédait rien…. ou pas grand chose, si ce n’est la dignité d’avoir échappé à la misère, par le travail.

Cette terre, ma famille l’a quittée en laissant derrière elle, ce qu’elle avait de plus précieux: ses souvenirs et ses morts….

Il y a des légendes qui ont la vie dure. Mais l’Histoire, la vraie, finira par avoir le dernier mot.

Il arrive que, de temps à autres, elle montre le bout de son nez ici ou là, au hasard d’un article et vienne perturber l’indifférence des mémoires sélectives ….

Centre-Afrique: le piège ???


Charb-Centrafrique3D’après Charb de Charlie Hebdo.

Notre « Grand Président », tout auréolé de la gloire du résultat de l’intervention de nos Forces Armées au Mali, a cru pouvoir vivre un second « plus beau jour de sa vie » à Bangui.

L’affaire, hélas, se présente mal.

Résumons les faits.

Au Centre-Afrique, vivaient, en bonne intelligence, Chrétiens, majoritaires et Musulmans minoritaires, et ce depuis toujours.

Les Musulmans, des commerçants pour la plupart, vivaient paisiblement leur religion, dans la modération et la communauté chrétienne respectait la pratique de leur foi. Et réciproquement.

Jusqu’au moment où, activés puis renforcés en armement depuis l’étranger,- en l’occurrence le Tchad et la Libye, et comme ailleurs, en Afrique, l’Arabie Saoudite et le Qatar – des groupes armés d’inspiration djihadiste, les « Séléka », décident de renverser le pouvoir en place et d’installer, par la force, un Président fantoche, mais Musulman.

Ce coup d’Etat donne le signal du déclenchement d’une violence inouïe, comme on en voit dans d’autres pays d’Afrique, le Nigeria avec Boko Haram, par exemple, qui se manifeste par le massacre de populations chrétiennes, accompagnés de viols de destruction de villages entiers, d’incendies d’églises, d’écoles, et autres bâtiments symbolisant la présence chrétienne.(1)

On est incapable d’évaluer le nombre de morts chrétiens à l’intérieur du pays en raison de l’isolement des villages détruits et des difficultés de communication.

Les Chrétiens survivants, terrorisés, fuient leurs villages et viennent se réfugier autour de la Capitale, Bangui. Mais celle-ci n’est pas épargnée par la violence des groupes armés de musulmans , en majorité constitués de Tchadiens et de Libyens qui tuent, volent, violent en pleine ville, sous les yeux d’une communauté internationale, tétanisée comme toujours dans ces situations-là.

Alors, les Chrétiens de Bangui, se sentant abandonnés, décident de réagir et de se défendre. Ils se constituent en milices, armés de machettes, face à ceux qui disposent d’armes automatiques. Pour ces Chrétiens, c’est devenu une question de vie ou de mort.

Et à leur tour, ils massacrent, le plus souvent des djihadistes mais aussi des musulmans innocents, Ils pillent, brûlent, violent à leur tour.

Et c’est alors que la situation, qui jusque là ne provoquait qu’une émotion de principe, devient insupportable pour les plus « belles âmes » occidentales.

Parmi elles, celle de notre « grand Président ». Normal non ???

Son sang de socialiste ne fait qu’un tour. Il décide, seul, d’envoyer nos troupes « rétablir l’ordre ».C’est à dire s’interposer entre les deux camps, ce que les Chrétiens ne comprennent pas, car, disent-ils, personne ne s’est « interposé » lorsque c’est nous qui étions les victimes des violences.

Rétablir l’ordre, dites-vous : ça ne vous rappelle rien ???

La violence et la terreur, comme toujours dans ces cas-là, ont fait leur oeuvre. Le fossé entre les deux communautés est devenu un gouffre. Ce n’est pas 1.500 hommes qu’il faudrait pour mener une action efficace, mais une armée, dans un pays grand comme deux fois la France.Quelques Généraux courageux l’ont fait savoir publiquement.

Or, la France n’a plus les moyens de se payer une nouvelle guerre « post-coloniale ».

Difficile, en outre, pour la France, vassalisée et dont la Diplomatie est de plus en plus « sous influence », de demander à L’Arabie Saoudite et au Qatar, – au moment même où l’on s’agenouille devant ces Majestés du Golfe dans l’espoir de leur vendre des « Rafales » – de cesser d’aider les djihadistes qui sont à la manoeuvre dans les Etats d’Afrique les plus faiblement structurés, et dont les Gouvernements sont empêtrés dans le tribalisme, la corruption et l’immobilisme.

Alors la France, – qui attend toujours l’aide promise par ses « alliés »européens -, devenue à la satisfaction des Américains désormais tournés vers l’Asie -, le « Gendarme de l’Afrique », alors même que ses « grandes consciences » lui enjoignaient de mettre fin au système de la « Françafrique », la France, donc, se sent piégée.

Partir, c’est laisser libre cours à des massacres sans fin, et laisser s’instaurer la « Loi de la Machette ». Rester, sans avoir les forces nécessaires au « maintien de l’ordre », c’est assister impuissants à un nouveau génocide. Un de plus en Afrique. Au risque d’être accusée, comme au Rwanda, de complicité de « nettoyage ethnique »….

Car pour l’heure, au Centre-Afrique, les musulmans, qui n’avaient jamais envisagé de quitter la terre où ils sont nés, sont placés devant une perspective tragique: pour eux c’est « La Valise ou le Cercueil »….

La « Valise ou le Cercueil », ça ne vous rappelle rien ???

(1) http://www.lepoint.fr/monde/nigeria-29-lyceens-tues-dans-une-attaque-perpetree-par-boko-haram-25-02-2014-1795569_24.php

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/nigeria-une-attaque-de-boko-haram-fait-43-morts-dans-un-lycee_1495131.html

PS: A ce propos, est-ce que les Anglais, ancienne puissance coloniale au Nigeria se sentent responsables de ce qui s’y passe actuellement ???

« Stupiditude » ou « dhimmitude » des médias occidentaux ???


J’ai découvert, avec une surprise narquoise, l’émoi suscité ce matin, dans la classe médiatique, par les déclarations de Jean-François Coppé, à propos de ce jeune garçon qui, imprudemment, à la sortie de l’école, se permet, en plein mois de Ramadan, de manger son petit pain au chocolat.

Un voyou de passage par là, lui  arrache de la bouche cette petite gourmandise que sa maman lui avait amoureusement préparée le matin même, et ceci au nom d’une Loi que notre gamin ignore vraisemblablement.

Aucun de nos journaleux, – pourtant si habituellement vertueux -, au lieu de s’émouvoir des propos de Jean-François Coppé, ne s’est ému du chagrin de ce petit garçon privé de son « quatre-heures »que sa « petite maman chérie » lui avait enveloppé tout chaud dans un papier d’aluminium, et qu’il s’était privé de manger à la récréation, en se réservant le plaisir de savourer sa petite gourmandise à la sortie de l’école….Qui n’a pas rêvé de « se faire » un petit pain au chocolat en sortant de l’école ????

http://youtu.be/FaswDILZU8c

Le dépit, la déception, d’un enfant qui, innocemment, ignore tout du Coran, et des contraintes qu’il impose à ceux qui croient en Mahomet, ( et  même à ceux qui n’y croient pas ), laissent de marbre ces journalistes dont la « vertu » les conduira, sans doute, un jour, à s’imposer par mimétisme, un jeûne rigoureux pendant « le mois sacré du Ramadan ».

De peur sans doute de prendre une « raclée » de la part de ceux qui revendiquent une « tolérance »religieuse qu’ils sont loin de pratiquer vis à vis des autres religions.

Car tous les parents le savent : aujourd’hui, aucun petit Français n’est à l’abri d’insultes, de violences dans la rue ou les transports, mais surtout à l’école, où tous les jours les fils de  « Gaulois », les « Fromages » ou les « sous-chiens » sont humiliés par de la graine de vouyous qui prolifère plus rapidement que les Organismes Génétiquement Modifiés qui « terrorisent » nos écolos….

Il y a de la graine de « dhimmis » chez beaucoup de ces journaleux.

Un autre exemple de la « dhimmitude » qui peu à peu envahit nos médias m’est donné le même jour.

A la lecture de l’article de l’Express relatant l’abominable assassinat d’Echirolles, j’ose exprimer, – sous la forme d’une interrogation dans un commentaire sciemment provoquant -, ma curiosité sans doute partagée par beaucoup de Français, à l’égard de l’identité des auteurs d’un tel acte de « barbarie » ( le mot n’est pas de moi: il a été prononcé par notre Ministre de l’Intérieur ).

Nul besoin de dire qu’immédiatement mon commentaire a été « modéré ». (J’adore l’hypocrisie de ce qualificatif).

Voici le message que j’ai reçu dans mon mail:

« Bonjour, Votre message posté le 03.10.12 12h15 a été modéré. Merci de ne pas tenir de propos racistes sur notre site. Bien à vous, Pour plus d’informations sur notre politique de modération, vous pouvez lire notre charte des commentaires en cliquant sur :

 http://www.lexpress.fr/outils/charte.asp Eric Mettout Rédacteur en chef LEXPRESS.fr 01 75 55 14 66 emettout@lexpress.fr PS:

 
Votre message N° 93633348 était:

« Est-ce que quelqu’un a une idée sur l’identité de ces « barbares » ???? »

Ainsi, donc, le Rédacteur en Chef de l’Express, qui pour comble d’incongruité, a choisi de s’identifier sur internet  sous le nom d’ emettout ( !!! ), n’a pas assez de jugeote, dans son enfermement idéologique, pour réaliser que, par le seul fait du choix de modérer mon commentaire auquel il attribue une connotation raciste, il désigne ostensiblement, aux yeux de ses lecteurs, l’origine des auteurs de ce crime !!!

On peut légitimement se demander jusqu’où ira la stupide naïveté des médias occidentaux, qui croient encore pouvoir protéger la masse des musulmans paisibles et honnêtes, qui sont la majorité, en évitant que soient désignés à la connaissance du grand public, ceux d’entre eux qui ne sont rien d’autre que des voyous dont l’identité est « scrupuleusement » protégée.

PS: Traduction du terme arabe « Dhimmi ».

Un dhimmi (en arabe : ذمّي, habituellement traduit en français par « allié » ou « protégé ») est, selon le droit musulman, un non-musulman ayant conclu, avec les musulmans, un traité de reddition (dhimma) déterminant ses droits et devoirs.

Le terme dhimmi s’applique essentiellement aux « gens du livre » (Ahl al-kitâb), qui, dans le champ de la gouvernance islamique, moyennant l’acquittement d’un impôt de capitation (jizya), d’un impôt foncier (kharâj), d’une certaine incapacité juridique et du respect de certaines règles édictées dans un « pacte » conclu avec les autorités, se voient accorder une liberté de culte restreinte, une dispense de certaines obligations que les musulmans sont tenus de faire (comme l’aumône obligatoire zakât ou servir dans l’armée) ainsi que la garantie de sécurité pour leur personne et pour leurs biens.

En échange, certaines contraintes sont imposées, comme l’interdiction de construire de nouveaux lieux de culte ou l’interdiction du prosélytisme.

La « Dhimma » est le statut des la plupart des chrétiens et des Juifs dans les pays musulmans.( Source Wikipedia ).

 

Justice et société.


Puisque de Justice il est question dans mon précédent billet, je propose à l’appréciation des lecteurs fidèles de ce blog, un exemple de ce que peut être une Justice qui ne se donne plus pour mission de protéger les victimes en sanctionnant les coupables d’actes criminels, mais qui considère que son devoir est « d’accompagner les transformations de la société », au risque de choquer les justiciables et de réveiller des sentiments de révolte contre une Institution dont la politisation ne fait plus de doute…

Mon exemple est tiré d’un article paru dans Valeurs Actuelles.

Il est signé par un criminologue que l’on voit de temps à autres sur nos écrans de télévision, dans certaines émissions parmi les moins conformistes du « paysage audiovisuel ».

Je pense en particulier à « C’est dans l’air », une émission remarquablement animée par Yves Calvi, mais qui ne passe jamais aux heures de grande écoute.

Cet article mérite une lecture intégrale. Il met en évidence l’attitude des « zozos » du monde des « sociologues » et autres « psychologues », auxquels il est d’usage de se référer dès que l’on se trouve en présence de « faits de société » dont ils sont devenus les « experts » sentencieux et fortement marqués « idéologiquement ».

Il met également en évidence, la disproportion qui existe entre les sanctions judiciaires et l’énormité des dommages subis par la victime.

http://www.valeursactuelles.com/parlons-vrai/parlons-vrai/un-verdict-r%C3%A9voltant20110901.html

Extrait:

« Le verdict est tombé début juillet. On le craignait révoltant. Il le fut. Voici les faits.

En avril 2005, une fugueuse de 14 ans s’égare vers une cité hors contrôle de Carpentras. Happée par une meute, elle est, au long du mois d’avril, violée dans des caves ou des hôtels par environ 30 individus de 16 à 22 ans ; exhibée, filmée par les brutes, elle est même, au long d’une route, prostituée aux automobilistes de passage.

La malheureuse parle de « cauchemar ». Ces faits sont d’autant plus graves que la réitération des crimes et la préméditation y sont flagrants.

Le lecteur doit ici savoir ce qu’encourt tout condamné pour “viols en réunion sur mineure de 15 ans”, “séquestration”, “corruption de mineure” et “proxénétisme aggravé” : pour un mineur, de 10 à 15 ans de prison, le double pour un adulte.

Des arrestations adviennent enfin quand la gamine s’échappe. Finalement, un procès se tient en juin dernier, à Avignon, devant la cour d’assises des mineurs du Vaucluse.

Or, pour qui a encore les yeux ouverts, la lecture des articles consacrés à ce procès par le quotidien régional la Provence suscite d’abord l’incrédulité puis un dégoût toujours plus vif et enfin, même, un sentiment d’horreur. »

Un peu plus loin,

« Car ce qu’on expose au procès, c’est la Guerre des boutons ou une histoire de boy-scouts – et pas le massacre d’une jeune fille tel qu’évoqué ci-dessus.

Le psy, d’abord, caricature de gauchiste en chemise à fleurs.

Les violeurs ? Ils ont vécu ce passage à l’acte « comme un rite initiatique », s’inscrivant « dans un désir d’appartenance au groupe ».(!!!!)

Des jeunes certes « intolérants à la frustration » mais, hélas, pas « armés pour anticiper la relation avec cette jeune fille » : ils n’ont donc pas « perçu la contrainte situationnelle » – par groupes de dix dans une cave, à la lueur des téléphones portables : on goûtera l’artistique minimalisme du qualificatif.

Quant à la jeune fille – là, on se surprend à serrer les poings –, le psy insinue qu’elle a pu, durant son calvaire, « ressentir une forme de plaisir affectif ».(!!!!)

Mais demain ? interroge quand même un juge. Tout est au mieux, assure le psy, les violeurs « ne présentant aucun risque de récidive ». Dix lignes plus bas, on lit cependant que, lors du procès, deux des principaux prévenus sont « détenus pour une autre cause ».

Il faut lire la suite, pour comprendre que nous ne sommes plus dans un pays qui s’honore d’avoir une vraie Justice, efficace et équitable. L’aveuglement idéologique de certains juges conduit à des excès irréparables, proches du déni de justice, auxquels participent des pans entiers de l’appareil judiciaire.

Mais ce qui est encore plus confondant, c’est la complaisance des médias ( en l’occurence « La Provence ») vis-à-vis de « jeunes » voyous dont la perte de valeurs et de repaires a atteint des niveaux dramatiques.

Si vous ne craignez pas d’aller plus loin et au plus profond de l’écoeurement, alors lisez les comptes-rendus d’audience, tels que « la Provence » les a proposés à ses lecteurs:

http://www.laprovence.com/article/a-la-une-372

http://www.laprovence.com/article/france/la-cour-plonge-dans-la-tete-des-enfants-terribles-1

http://www.laprovence.com/article/a-la-une/carpentras-la-tournante-est-un-grand-mystere-selon-le-psychologue

http://www.laprovence.com/article/a-la-une/la-tournante-de-carpentras-vue-comme-un-rite-initiatique

 Bonne lecture,….et serrez les poings.

Pensez surtout que cela pourrait arriver demain à votre fille ou à votre petite fille….