Politique d’immigration


L’article ci-après est extrait du quotidien algérien de langue française « El Watan ».

Il est intéressant dans la mesure où il montre que certains pays, dont le Canada, et plus spécialement le Quebec, n’hésitent pas à prendre quand il le faut, des mesures restrictives en matière d’immigration.

On imagine le tollé, en France, si notre Ministre de l’Intérieur qui s’est spécialisé dans les déclarations incendiaires, annonçait, urbi et orbi que l’immigration maghrébine allait être réduite de 30%. Un vrai délire de vociférations s’emparerait de nos brailleurs institutionnels que sont le MRAP, SOS Racisme, et toute la Gauche islamophile.

Et pourtant, la France aurait tout à gagner en adoptant une politique efficace de maîtrise des flux d’immigrants et de diversification de leurs origines.

Car s’il est vrai que la France, tout comme le reste de l’Europe d’ailleurs, ne peut pas se passer d’un courant d’immigration nécessaire pour maintenir sa démographie à un niveau satisfaisant, une vraie politique d’immigration consisterait à ne pas ouvrir ses frontières à tout vent sous prétexte d’engagements pris à Shengen, mais à les entre-ouvrir, en fonction de ses besoins, mais surtout en fonction du maintien d’un équilibre entre les différentes sources. 

Une pratique adoptée par de nombreux pays, sans que cela soulève des montagnes de protestations indignées.

Ainsi, freiner l’immigration maghrébine et africaine qui a de plus en plus tendance à plomber notre croissance, et encourager plutôt l’immigration asiatique dont l’expérience montre qu’elle s’intègre mieux, parcequ’elle est plus laborieuse et plus entreprenante, – et même dans de nombreux cas s’assimile totalement à la société française -. Ce serait une option à envisager dans le cadre d’un discours positif sur l’immigration, en général: UOI à l’immigration, mais à une immigration maîtrisée, non seulement quantitativement, mais qualitativement.

 A une immigration réellement choisie, en quelque sorte ….

Le Quebec ne s’en prive pas. Pourquoi serait-ce un crime contre l’Humanité en France ???

http://www.elwatan.com//actualite/canada-le-quebec-va-diminuer-le-nombre-d-immigrants-maghrebins-17-04-2011-120926_109.php

Citation:

 Juste après l’annonce des nouvelles statistiques de l’immigration au Québec qui donnaient les Marocains et les Algériens en tête des nouveaux arrivants avec 5 654 et 4 442 sur les 53 985 en 2010 , le gouvernement de la province canadienne a annoncé sa nouvelle stratégie d’immigration pour 2012-2015.

Celle-ci, qui sera soumise à consultation publique, est basée, selon la ministre provinciale de l’immigration Kathleen Weil, sur le souci de «
rééquilibrer progressivement la proportion que représente chacun des grands bassins géographiques de provenance de l’immigration pour qu’en 2015 cette proportion soit limitée à un maximum de 30 % pour chacun de ces bassins».

Concrètement, si l’Afrique pourvoie le Québec de près des 37 % des nouveaux immigrants dont une grande majorité de Maghrébins, ce chiffre ne devrait pas dépasser les 30 % dans la nouvelle stratégie. Ceci se traduira par une diminution de l’immigration maghrébine.

La ministre provinciale s’est défendue d’un tel objectif mais a reconnu devant les journalistes que  « le gouvernement veut une plus grande
diversité quant à la provenance des immigrants ».

Dans les faits, les immigrants maghrébins sélectionnés par le gouvernement,  font face à leur arrivée et même après à une quasi-fermeture
du marché du travail pour les emplois en adéquation avec leurs diplômes et expérience. Une situation documentée et connue mais qui dure. Paradoxalement, certains milieux semblent imputer cette situation aux immigrants eux-mêmes.

A noter que le débat sur l’immigration sera relancé en mai prochain à l’occasion d’un symposium consacré à l’interculturalisme au Québec. Une version du multiculturalisme canadien adaptée à la réalité québécoise,pour certains et une politique assimilationniste qui ne s’assume pas, pour d’autres.

Samir Ben

Fin de citation.

Certes, une telle politique ne satisfera jamais ceux qui, rêvent de faire de la France « métissée » une province orientale , fille aînée du Prophète Mohamed, et sous la  sainte protection de ses Imams !!!

Même au Québec, cette option ne rencontre pas l’unanimité, tant les lobbies pro-maghébins et pro-islamiques sont actifs et puissants dans ce pays.

Mais l’option mérite néanmoins d’être examinée dans le cadre des débats pré- éléctoraux qui vont se développer, en France, dans les prochains mois.

L’Islam des Anges….


Pendant que les Français s’interrogent sur l’opportunité de débattre de la question de l’Islam en France,  certains d’entre eux, appartenant généralement à la classe sociale des « bobos-gauchos », vivant généralement dans les « beaux-quartiers », considèrent qu’un tel débat serait la porte ouverte à la manifestation d’un racisme anti-musulman, latent dans notre pays.

 

Leurs convictions imprégnées d’un angélisme qui n’est pas toujours dénué de calculs, leur interdit de s’intéresser au regard porté sur la France du dehors de nos frontières.

Car ce que certains Français refusent de voir, finit par crever les yeux des étrangers qui contemplent avec une certaine inquiétude l’évolution lente de notre pays, gagné par une islamisation rampante dont souffrent ceux qui n’ont pas la chance de vivre dans les « beaux-quartiers », et qui sont contraints de lutter pour survivre dans des « ghettos »qui se développent par la volonté de ceux qui font tout pour chasser leur voisinage quand il refuse de se plier à la Loi des voyous.

Le reportage ci-après diffusé par la chaîne de télévision américaine CBNews est éloquent.

Il suffit de regarder:

http://www.youtube.com/embed/A3YQANdvvbY

Il n’est de pires aveugles que ceux qui ne veulent rien voir….

Sans commentaire….


Sondage du « Quotidien de Référence » Le Monde.

Lors de ses vœux aux grandes religions, Nicolas Sarkozy a dénoncé « un plan d’épuration religieuse » , au Proche Orient à l’encontre des chrétiens. Estimez-vous qu’il s’agit d’un propos …

… exagéré :        38.4 %

… juste :               55.4 %

Sans opinion:    6.2 %
Nombre de votants : 6311
 

Où l’on voit que les Français sont en train d’ouvrir, enfin, les yeux !!!

Angela siffle la fin de « l’angelisme »….


 

Il arrive que l’on découvre chez un éditorialiste de Gauche, parmi les plus estimables, parce que les moins sectaires, des propos d’une rare lucidité.

Cela montre qu’ils sont capables, de temps à autres, de s’écarter des analyses « inspirées » des adeptes de la « bien-pensance », et d’admettre que la réalité pèse d’un poids supérieur à toutes les idéologies.

A titre d’illustration, je propose une devinette. Qui a écrit ceci ???:

Je cite:

« On sait que Lévi-Strauss a observé un jour que Mitterrand avait eu tort de regretter les propos qu’il avait prononcés sur l’existence d’un certain seuil de tolérance. « Ce « seuil existe, disait Lévi-Strauss, il s’agit de le prendre non pas pour une valeur mais pour une réalité ». Et lorsque le différent est trop visible ou trop agressif, il « provoque des « autodéfenses structurales ».

Dans ce domaine, l’important n’est pas qu’Angela Merkel, invite les candidats à la nationalité à pratiquer la langue du pays « d’accueil et à respecter ses lois, mais  qu’elle affirme sans aucun complexe la nécessité de protéger une germanité d’ailleurs européenne contre les assauts supposés des « traditions étrangères.

 Jusque là, en Allemagne comme en France, on chantait les louanges de  la « civilisation nouvelle » qui pouvait naître du brassage, de la mixité, « des mélanges. Au lieu de dénoncer « un sang impur », comme dans notre hymne national, il fallait applaudir l’arrivée d’un « sang nouveau » dans la société.

 On « exaltait, par exemple, le mythe d’une Andalousie du XII° siècle qui, en fait, n’a jamais existé car si l’Islam y était alors tolérant, il restait dominateur et n’acceptait que « d’être « protecteur ».

Mais voici qu’Angela Merkel – née dans cette Allemagne de l’Est où l’on jugeait que la barbarie soviétique était plus atroce que celle des nazis – « juge opportun de rappeler  que l’Allemagne doit rester allemande. Aucun brassage de population ne saurait la faire renoncer à une conception identitaire marquée par « le progrès conçu en Europe et particulièrement en Allemagne. »Fin de citation.

Lire l’éditorial en entier dans :

http://jean-daniel.blogs.nouvelobs.com/archive/2010/09/29/la-patrie-selon-angela.html

J’observe, à ce propos, que rares sont , parmi nos éditorialistes, ceux  qui ont attiré l’attention de leurs lecteurs, sur le « virage » d’Angela Merkel , qui sonne, en Allemagne, « la fin de la récréation » pour les immigrationnistes de tous bords. Ce qui valorise d’autant l’opinion exprimée par l’éditorialiste cité ci-dessus.

Il fallait, en Allemagne, la lucidité, le courage et la force de caractère d’Angela pour décréter « la fin de l’Angélisme » !!!

 Angela Merkel intervenant dans le débat sur l’intégration qui agite actuellement le pays, a déclaré, en réaction aux propos du Président Allemand, que les musulmans devaient respecter la constitution plutôt que la loi islamique s’ils voulaient vivre en Allemagne, .

La chancelière a tenu à réagir aux propos du Président Allemand qui, dans un discours à l’occasion du 20e anniversaire de la réunification avait cru devoir souligner que « l’islam aussi fait partie de l’Allemagne ». 

Merkel, qui est la fille d’un pasteur protestant et dirige un parti majoritairement catholique, a déclaré en outre :
« Bien sûr, il y a aussi des musulmans en Allemagne. Mais il est important (…) que les valeurs représentées par l’islam correspondent à notre constitution », a-t-elle ajouté. « Ce qui s’applique ici, c’est la Constitution, pas la charia. »

Sarkozy-Merkel, même combat ???? 

Europe sans frontière…


 

A lire sur le même thème:http://francoisquinqua.blog.lemonde.fr/

Paroles de Belge:

– Traverser illégalement les frontières. Combien ça coûte ?

– Passer illégalement la frontière Nord Coréenne = 12 ans de travaux forcés.
– Passer illégalement la frontière Iranienne = détention perpétuelle.
– Passer illégalement la frontière Afghane = exécution.
– Passer illégalement la frontière Saoudienne = on n’entendra plus jamais parler de vous.
– Passer illégalement la frontière Vénézuélienne = condamnation comme espion et votre avenir est scellé
– Passer illégalement la frontière Cubaine = moisir indéfiniment dans une prison politique.

-Traverser illégalement la frontière Belge on obtient immédiatement ou presque :

– un permis de conduire où une carte de transports en communs, gratuite.
– le bien-être social via le C.P.A.S
– un logement subventionné
– l’éducation gratuite pour les enfants
– des soins de santé et des médicaments gratuits
– …….Etc………

« Vive la Belgique »!!!!

 Du coup je voudrais y aller !
 Mais ? Suis-je bête ??? J’y habite déjà …
 Et c’est bien pour ça que je n’ai pas droit à tout ça ..

 Ami Belge, saches que le citoyen Français n’est pas mieux loti que toi !!! Et que le citoyen Espagnol a les mêmes réactions que toi .

Cliquez sur « Fronteras »:        Fronteras

     

 

 

Martine et Marianne, retour aux sources ????


Martine Aubry, sortant d’un long silence, a surpris ses propres amis socialistes en donnant à son discours de clôture du Congrès de La Rochelle, des accents « républicains » inattendus.

J’ai cru distinguer dans ses propos, une sorte de retour aux sources de la République et de ses valeurs, trop souvent mises à mal et soumises à des contorsions afin de les faire coïncider avec les préoccupations idéologiques d’un parti qui a du mal à changer d’époque.

Les anciens « trotskystes » qui ne rêvent plus de « révolution prolétarienne », les « universalistes »qui n’aiment pas entendre parler de la Nation, les « tiers-mondistes » mal à l’aise avec la mondialisation, les « égalitaristes » pour qui l’effort, le  mérite et  le sacrifice sont des « gros mots » ,les « angélistes »  pour qui « tout le monde il est beau – tout le monde il est gentil » et pour qui il n’y a pas de » voyous », car ceux-ci « ne sont que les « victimes d’une société dont ils refusent les Lois », et qui finissent par oublier que les vraies victimes, elles, ne croient plus en la Justice de leur pays…..sans parler des « misérabilistes » qui prospèrent partout où sévit la misère.

Tout ce « beau monde » a perdu tout repaire devant le désordre planétaire engendré par la révolution technologique qui broie le prolétariat industriel, et voit son « fonds de commerce » traditionnel fondre irrésistiblement.

Car au grand dam des « tiers-mondistes », ce sont, désormais, les pays émergents qui, avides de progrès offrent, par  leurs capacités, par leur ardeur au travail et par leur assimilation rapide des compétences nécessaires pour évoluer dans  la société post-industrielle, des perspectives infinies aux entreprises qui ne doivent leur survie qu’à la délocalisation de leurs activités. Beaucoup des ces idéologues en plein désarroi ne voient leur salut que dans la reconstitution d’un prolétariat issu des misères engendrées par une immigration sauvage, et peu soucieuse « d’intégration ».


Alors, entendre dans la bouche de la petite mère Aubry que « « rien n’est plus insupportable pour la population et pour les victimes que de voir les auteurs d’un délit se balader, toiser la police, faire figure de héros pour les plus jeunes », est-ce le début d’un commencement de retour à « l’Ordre Républicain » ??? Le début d’un commencement de retour à un réalisme enfin débarrassé de toute connotation idéologique ????

Ceux qui sont restés indissolublement attachés aux pures valeurs et traditions républicaines qui ont fait la grandeur de la France oseront à peine y croire !!!!

Mais pourquoi contrarier »la Martine », si, soulevée par un élan « poétique » elle veut réellement revenir à  » ce « pays que nous aimons tant ». La « France de Voltaire, de Hugo, de Zola, de Camus » ???

A condition que « la France de Zola » qui n’est plus qu’une référence littéraire, soit replacée dans un contexte historique vieux de deux siècles et ne soit plus considérée par l’arrière-garde socialiste comme une référence politique !!!!

Post Scriptum 1 :

Lorsque « la Martine » évoque avec des trémolos dans la voix, « « Les Roms mobilisés pour la guerre d’Algérie (…) pas un républicain n’est allé leur demander leurs papiers »,  je me demande si, elle ne tombe pas, à son tour, dans « l’amalgame »,reproché à la Droite et si elle ne confond pas les « Roms » qui à l’époque de la Guerre d’Algérie n’étaient ni Français ni même Européens, avec les « Gens du Voyage » dont beaucoup sont Français depuis plusieurs générations et à ce titre, ont dû comme tout Français de l’époque en âge de servir, effectuer leur « Service Militaire »……

Post Scriptum 2:

Article 17 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (DDHC) de 1789 : « La propriété [est] un droit inviolable et sacré ».

Sonder l’insondable….


Selon « l’Express.fr », http://www.lexpress.fr/actualite/societe/les-francais-aiment-moins-les-arabes-les-juifs-et-les-homos_895898.html

Les Français aiment moins les arabes, les juifs et les homos

Par AFP, publié le 30/05/2010 à 12:49

Citation:

« Les préjugés des Français à l’égard des étrangers, des juifs ou des homosexuels ont augmentés depuis l’an dernier: c’est la leçon inquiétante d’un sondage dévoilé à l’occasion d’un colloque à Paris. »

Très inquiétant, en effet……

Mais l’Express a-t-il songé à faire effectuer, dans les mêmes conditions que le sondage évoqué ci-dessus, un autre sondage pour savoir si « les arabes, les juifs, et les homos «  ( singulier rapprochement !!!) aiment plus la France et les Français « depuis l’an dernier » ????

 Ce serait, à l’évidence, un excellent sujet de colloque à…. Villiers-le-Bel, par exemple.

A ce propos, je renouvelle une de mes remarques récurrentes : pourquoi donc, tous ces sondages, et toutes ces élucubrations de sociologues de « Café du Commerce » ignorent-ils systématiquement une minorité qui semble susciter l’indifférence des propagateurs de la pensée unique, celle des Asiatiques, de plus en plus nombreux en France et en Europe ????

Sans doute parceque ces Asiatiques qui bossent en silence, n’ont pas le temps de faire parler d’eux ????

Nique qui ???


Ras_le_bol (cliquez sur ce lien, et allez jusqu’au bout !!!) 

Exprimé par un citoyen excédé de toutes ces insultes. Car dans le cas évoqué, c’est la « liberté » littéraire de l’auteur qui s’exprime, et qui est protégée, bien entendu, au nom du « droit à la création »….

Et puis, pourquoi l’insolence serait-elle devenue un « privilège » réservé à quelques uns ???

La sortie de ce livre dont l’auteur est  Saïd Bouamama, sociologue, docteur en socio-économie, né en 1958. Militant engagé depuis de nombreuses années dans « les luttes de l’immigration pour l’égalité réelle des droits en France » fait des vagues. Il est directeur de recherche à l’IFAR située à Villeneuve-d’Ascq (59).

L’un de ces « zintellectuels » maghrebins que la France héberge et nourrit de son sein….

L’insondable identité française


Pour 76% des Français, il existe bien une identité nationale française (sondage)

Selon « lemonde.fr » (AFP – 5.02.2010.-16h33.

https://i1.wp.com/culturecivique.free.fr/image/republique.jpg

Une écrasante majorité de Français (76%) pensent qu’il existe une « identité nationale française » et 74% se disent « fiers » d’être Français, selon un sondage TNS Sofres pour le ministère de l’Immigration présenté vendredi.

L’enquête reprend les questions posées par le ministère dans le cadre du « grand débat sur l’identité nationale » lancé le 2 novembre par le ministre de l’Immigration Eric Besson. Elle a été présentée lors d’une conférence de presse par Brice Teinturier, directeur chez TNS Sofres, et par M. Besson.

A la question « existe-t-il à vos yeux une identité française? », 33% répondent « oui, tout à fait » et 43% « oui, plutôt ». Ils sont 19% à répondre « non pas vraiment » et 4% « non pas du tout ». 1% n’ont pas d’opinion.

36% des personnes interrogées sont « très fiers » d’être Français », 38% sont « assez fiers », 24% « pas spécialement fiers » et 2% « pas fiers du tout ».

Ils sont aussi 29% à se dire « Français uniquement », 42% « Français et citoyen de l’Union européenne », 18% « citoyen du monde », 5% « à la fois Français et d’un autre pays ».

Pour 65%, l’identité française a tendance à « s’affaiblir » en raison de la perte des valeurs (29%), de l’immigration (25%), pour des raisons politiques (18%), de la diversité culturelle et ethnique (18%) et de la religion (6%).

Les résultats de ce sondage sont significatifs, et rassurants, mais ne sont pas surprenants.

A l’écoute de tout le vacarme organisé autour de ce débat, on pouvait, pourtant, se poser quelques questions.

La première question que je me suis posée est la suivante:

– Pour quelles raisons ce débat a-t-il soulevé une telle levée de boucliers et déchaîné une telle violence verbale ???

La réponse se trouve, en partie dans les résultats de ce sondage. Il fait clairement apparaître qu’il existe, en France, une minorité de Français, représentant environ le quart de la population (19% + 4%) qui considèrent qu’il n’y a pas (ou qu’il n’y a plus ???) d’identité française.

On retrouve la même proportion chez nos compatriotes qui « ne sont pas spécialement fiers d’être Français » et même une infime proportion (2%) qui « ne sont pas fiers du tout ».

Dans une proportion identique,  18% de Français semblent « ne plus se sentir français » et appartenir à la « catégorie » des « citoyens du monde », et 5% se sentent « à la fois Français et citoyens d’un autre pays ».

Pour avoir écouté de nombreux débats à la radio, pour avoir regardé plusieurs émissions de télé consacrées à des débats passionnés sur l’opportunité de ce débat, pour avoir relevé une foule de  réactions individuelles, dans la Presse ( Le Monde y a consacré de nombreuses pages ) et sur internet, je comprends mieux, grâce à ce sondage l’angoisse qui a saisi cette fraction minoritaire de la population,- qui a du mal à surmonter une contradiction intérieure troublante -, de se voir exclue , au moins virtuellement, des avantages de la nationalité française, avantages que la République consent , souvent sans exiger de contrepartie, même à ceux de nos concitoyens qui s’en excluent volontairement.

La République ayant pour tradition, l’usage de donner , une large place à l’expression des opinions minoritaires au nom des valeurs démocratiques, cette minorité là s’est emparée de l’opportunité offerte par le « débat sur le débat », pour faire entendre sa voix, le plus souvent à coup de vociférations et d’invectives dont la violence ne fait que trahir la profondeur de l’angoisse.

Car, dans ce pays béni des Dieux, ceux que l’on entend le plus, ce sont ceux qui crient le plus fort, et qui veulent imposer leur point de vue à la majorité silencieuse.

Ainsi, donc, environ un Français sur quatre ne se sent pas profondément enraciné dans une identité qu’il semble rejeter.

Cela pose un vrai problème à la République, et cela suffirait à justifier, ce débat, ne serait-ce que pour comprendre les raisons qui poussent ces Français à demeurer « à la marge », et pour trouver des remèdes afin de les aider à sortir de cette « auto-exclusion ».

– La seconde question que m’ont inspiré les réponses à ce sondage est donc : comment « réintégrer » dans la République ces Français à l’identité mal définie ???

En d’autres termes, comment faire aimer la France, c’est à dire son Histoire, sa Culture, sa Langue, ses valeurs, ses traditions, ses usages, son art de vivre, sa gastronomie, son mode de vie en société, ses paysages, la silhouette de ses villages, à une minorité qui se sent étrangère à tout ce qui constitue le ciment de la Nation ???

Et surtout, cet « apprentissage » des « droits et des devoirs », en même temps que cette connaissance indispensable de ce qu’est la France, dans la profondeur de ses racines, où doit-il s’accomplir, si ce n’est en premier lieu, à l’école, sur les bancs de la République.

Mais cette interrogation en suscite une autre: ceux qui ont en charge de transmettre cette connaissance sont-ils habités par le vrai désir de « faire aimer la France » ??? Et leur parole est-elle en mesure d’être entendue dans le brouhaha de salles de classes dans lesquelles une majorité d’élèves, imprégnée de traditions et de préjugés issus d’un milieu familial, lui-même en mal d’intégration, conteste et même parfois rejette le principe même de cet apprentissage.

Comment imprégner comme nous l’avons été , ces « jeunes » qui se considèrent comme « stigmatisés » dès que l’on aborde l’Histoire à travers Clovis, Bayard ou Charles Martel, et qui considèrent qu’un poème de Lamartine, c’est de la « bouillie pour les chats »….

C’est sans doute parce que les Français sont inquiets de voir se multiplier des signes concordants de refus d’intégration chez de nombreux immigrés, que l’on a assisté à quelques « dérapages » verbaux au cours du débat si souvent incriminé.

Car ce débat a, en quelque sorte, libéré la parole, chez ceux qui depuis longtemps se sentaient enfermés, et prisonniers du silence qui leur était imposé, sous peine de s’entendre traités de toutes sortes de qualificatifs par une minorité qui, pour des raisons obscures, cherche à occulter des réalités qui sautent aux yeux de tous en organisant une opacité hostile autour de tout ce qui touche aux difficultés d’une difficile intégration….

Le débat récurrent sur l’opportunité de développer les outils permettant d’avoir une connaissance statistique des flux d’immigration en même temps que des progrès réalisés en matière d’intégration est tout à fait symbolique de cette attitude de refus de voir, de connaître, et de révéler ces mêmes réalités.

Le voile que l’on tente de jeter sur ces réalités entretient le scepticisme à l’égard des intentions de ceux qui se sont imposés comme les « chantres angéliques  des vertus de l’immigration ». Il ouvre la voie à toutes sortes de fantasmes qui nourrissent l’imaginaire de ceux qui, au contraire, pensent que la France est en train de « perdre son âme » en ouvrant ses portes à tout vent, ce dont « profitent » des populations qui viennent chez nous, non « pas pour travailler », mais pour « s’approprier une part des richesses produites » par « ceux qui travaillent ».

Les « dérapages » dénoncés à l’occasion de ce débat ne sont rien d’autre que l’expression d’une angoisse et des doutes  de certains de nos compatriotes. Et l’on ne voit pas pourquoi cette angoisse et ces doutes ne seraient pas tout aussi respectables que l’angoisse de ceux qui craignent d’être des exclus de la nation.

En outre, ce qui ressort de ce sondage, c’est que le sentiment d’appartenance à l’Europe, en tant que citoyen, n’a pas tué le sentiment d’appartenance à la Nation française. Ces deux sentiments s’additionnent mais ne s’annulent pas.

Pour vivre éloigné de la France, chez son voisin espagnol, je puis témoigner – et je ne serais pas le seul- du fait que pour les Espagnols, il existe une « identité française » à l’égard de laquelle ils éprouvent des sentiments mêlés. Et pour être entouré de Belges, d’Anglais, d’Allemands et de bien d’autres nationaux, je puis certifier que chez chacun d’eux, il existe un sentiment très prononcé d’appartenance à une identité spécifique.

Mais à la différence des Français, cette affaire d’identité ne fait pas débat chez nos voisins.

Ce qui semblerait signifier que le débat républicain, fait partie de l’identité française, et ce qui fait craindre que l’une des valeurs fondamentales de la République soit menacée, c’est qu’en France, le débat contradictoire a disparu des mœurs politiques, et se trouve remplacé, peu à peu , par l’invective outrancière ou par le mépris.

L’identité française est devenue insondable, car même les sondages qui tentent d’apporter un éclairage sur cette notion abstraite, sont devenus suspects aux yeux de ceux qui redoutent d’avoir à maîtriser leurs réflexes d’agressivité à l’égard de ceux qui n’ont pas la même perception qu’eux, et à vaincre leur difficulté de demeurer sur le terrain de l’affrontement des idées.

Des Hooo!!! et débats….


L’incident Peillon continue à faire couler beaucoup d’encre dans la Presse écrite et pas mal de salive à la Télévision et sur les Radios.

Passons sur l’aspect ridicule de cette décision de « snober » un débat qui gêne la Gauche, car il permet, en libérant la parole de la « droite complexée » que l’on ne croyait pas si largement représentée en France, de faire émerger des opinions, jusqu’ici placées sous l’étouffoir du « politiquement correct ».

Drapé dans sa hautaine dignité de socialiste qui ne s’abaisse pas à de tels débats, masquant son embarras derrière des Hooo!!!! accompagnés de pincements de nez, Peillon nous offre l’illustration de ce qui se cache sous cette indignation de pacotille, à savoir une menace que j’ai quelques fois dénoncée dans certains de mes précédents billets.

Cette menace, c’est celle d’une nouvelle forme de « totalitarisme intellectuel » qui consiste à tenter d’imposer le débat sur les questions que l’on a choisi de débattre et de refuser de débattre des questions que l’on décrète indigne d’être débattues.

Ce « totalitarisme » se manifeste sous la forme insidieuse du « terrorisme intellectuel », feignant d’ignorer que le débat fait partie de ce que dans le jargon à la mode, on nomme « les fondamentaux » de la Démocratie.

Le Parti Socialiste qui ne représente plus aujourd’hui qu’une classe de « bobos » cocoonant dans la fonction publique, ne rate pas une occasion de traiter avec dédain l’électorat du Front National beaucoup plus proche de la « classe ouvrière » et qui n’a pas les moyens de vivre dans les « beaux-quartiers ».

Ce parti qui se contente, non sans raison, de réduire l’argumentation politique d’un F.N.  sur le déclin, à un résidu de vichysme aux relents de racisme ou de patriotisme ringard, a rarement accepté d’affronter les dirigeants de ce parti en combat singulier, de peur de ne pouvoir endiguer la verve boulimique et haineuse de Jean-Marie LePen.

L’effacement de celui ci, et l’émergence de sa fille Martine n’ont rien changé aux préjugés des Socialistes : Peillon nous en a administré la preuve l’autre soir, avec une « bravitude » qui fera date.

Curieux comportement de représentants d’un Parti qui s’efforce de donner l’image d’un vrai Parti démocratique, dans lequel, depuis toujours, s’affrontent les courants, les contre-courants, dans d’interminables débats d’idées, qui font de ses militants de fins débatteurs, rompus aux techniques les plus élaborées de la dialectique, telle qu’elle est enseignée dans les sections du Parti et plus souvent encore, dans les organisations syndicales qui évoluent dans sa mouvance.

Ainsi donc,

– dès qu’il s’agit d’aborder des questions que la plupart des Français se posent, en raison de l’impact d’une immigration difficilement contrôlable sur les équilibres de la société française,

– dès que l’on s’interroge sur l’influence d’un islam qui se répand et qui ostensiblement revendique sa place de « minorité visible » dans la nation, et sur la pression exercée par un fraction rigide et agressive des pratiquants de cette religion devenue, dans un pays laïque, la deuxième religion même si tout ceux qui s’en réclament ne sont pas des pratiquants,

– dès qu’il s’agit d’aborder des questions sur la condition de femmes françaises, soumises à des menaces et parfois des agressions inacceptables dans le « pays des Droits de l’Homme »,

– dès que l’on soulève la question de savoir si une Nation comme la France peut continuer longtemps à accepter que les symboles de la République pour lesquels des générations passées se sont sacrifiées, soient bafoués, etc…….le Parti Socialiste, ou du moins la génération actuelle de ses représentants n’a qu’une réponse à apporter:

Circulez, circulez, il n’ y a rien à débattre. Et ceux qui osent débattre de ces questions ne font que soulever un nuage de propos « nauséabonds ».