Festivons, festivons….


BienAlors que médias et élites se concentraient sur la crise en Grèce ces dernières semaines, les dérapages de la nuit du 14 juillet et la menace d’attentats terroristes passaient aux oubliettes. Read more at:        http://www.atlantico.fr/decryptage/et-pendant-temps-france-brule-t-elle-dans-indifference-generale-thierry-get-xavier-raufer-2240737.html#YQtujh34J7m3svMU.99

C’était prévisible. Mon allusion d’hier à Philippe Muray et à « Festivus, Festivus », son petit chef-d’oeuvre de dérision littéraire, m’a donné envie de feuilleter, une fois de plus cet ouvrage, dans son édition de 2008, publiée chez Flammarion, dans la collection « Champs, essais », ainsi que « L’Empire du Bien », un essai au vitriol…

« Festivus, Festivus », est construit autour d’une conversation avec Elisabeth Lévy, dont on sait les talents de polémiste portant un regard aigu et critique sur notre société à la dérive.

C’est plus fort que moi.

Chaque fois que je vois s’ébrouer dans notre société festive et libertaire, tous ces parangons du « nouveau vivre-ensemble », éperdus d’insouciance, et libérés de toute entrave depuis la proclamation bénie d’une société où « il est interdit d’interdire », je ne puis m’empêcher de replonger dans la lecture de ce bouquin, annoté, page après page, des mes observations personnelles, voire de mes « exclamations » quand le passage provoque mon hilarité quelques fois amère, tant l’écriture de Muray, qui manie avec subtilité, le paradoxe, ou l’ironie jubilatoire, suscite chez moi, des fous-rires bienfaisants….

Ainsi, à la page 76 de « Festivus, Festivus », où Elisabeth Lévy rapporte que selon « le Directeur du Guide du Routard », soixante-dix pour cent des libraires étant des femmes, celles-ci devraient en quelque sorte refuser de vendre « Plateforme » de Michel Houellebecq, au prétexte que ce livre est « avilissant ». De même que , dans une librairie « branchée » de Paris, il est impossible de se procurer le livre de Renaud Camus, « Corbeaux », dans lequel celui ci relate « l’Affaire Renaud Camus ». On sait que Renaud Camus dénonce, avec un talent littéraire reconnu, le « Grand remplacement » du peuple français par des peuples venus d’ailleurs…. Le libraire questionné répond : « je ne vends pas ce genre de livres » !!!! Curieuse conception de la tolérance, au pays de la « liberté de pensée » et de la démocratie….

Les libraires font ainsi partie, avec les journaleux, du vaste réseau de censure qui règne sur le monde littéraire français, animé par des « rejetons du soixante-huitisme », prompts à mettre en accusation, voire à poursuivre pénalement tout ceux qui ne pensent pas comme eux….

Pour Murray, ils participent désormais «  à toutes les expéditions plumitives fomentées sans cesse, et pour diverses raisons, plus vertueuses-venimeuses les unes que les autres, contre tel ou tel écrivain un peu hérétique, par rapport, disons, aux diktats des calotins sociaux du Monde et de Télérama, dont la vision pieuse et cafarde a détrempé à peu près tout ce qui reste de la littérature et de la pensée. Depuis que les libraires donnent publiquement leur avis , ils ne sont plus libraires mais « garde-chiourme ». (Fin de citation ).

La dernière « expédition plumitive » de l’hebdomadaire « L’Obs », s’en prend aux écrivains blancs, hétérosexuels qui selon le plumitif auteur de l’article seraient privilégiés par rapport à leurs concurrents noirs. Le temps serait donc venu de boycotter les écrivains blancs, pour les punir d’attirer plus de lecteurs que leurs collègues noirs !!!!

http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20150708.OBS2305/faut-il-arreter-de-lire-les-livres-ecrits-par-des-hommes-blancs.html?xtref=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com#https://www.facebook.com

Comme on le voit, on touche le fond de la stupidité prétentieuse d’une certaine classe intellectuelle !!!

Certaines émissions prétendument « littéraires » apparemment destinées à susciter la curiosité et le goût d’ouvrir des livres, et qui, en réalité n’ont d’autre but que de canaliser les goûts, et orienter les lecteurs vers « ce qu’il faut lire » pour être « dans le vent », et surtout  pour détourner le lecteur de ce qu’il faudrait lire pour préserver son esprit critique et sa capacité de jugement personnel….

Le monde du Livre s’associe ainsi, à son tour, à l’énorme farce médiatique que nous inflige le « couple obscène médias-politiciens » – selon le mot du sociologue Michel Wierviorka. La France est anesthésiée par une classe médiatico-politique qui s’évertue à détourner l’opinion des réalités aux quelles notre pays est désormais confronté.

La fureur déclenchée dans le « microcosme »par le succès littéraire rencontré, – malgré un déferlement de la critique chargée du « conservatoire de la bienpensance » -, par la parution des livres de Zemmour et de Houellebecq est significative : ces deux auteurs ne font que tendre à notre société, un miroir dans lequel elle refuse de se voir.

Notre société plongée dans un coma profond se détourne du « réel »auquel elle oppose un déni hargneux.

Elle se complait dans une sorte de rêve entretenu sournoisement par une classe politico-médiatique, en lévitation.  La fête continue. Il faut que la fête continue !!! Festivons !!! A tout prix.

Nous sommes condamnés à vivre sous « l’Empire du Bien ». Un livre qu’il faut avoir lu, pour apprendre à ouvrir les yeux sur ce que nous réserve la « société progressiste » dans laquelle nous vivons.

’Empire du Bien reprend sans trop les changer pas mal de traits de l’ancienne utopie, la bureaucratie, la délation, l’adoration de la jeunesse à en avoir la chair de poule, l’immatérialisation de toute pensée, l’effacement de l’esprit critique, le dressage obscène des masses, l’anéantissement de l’Histoire sous ses réactualisations forcées, l’appel kitsch au sentiment contre la raison, la haine du passé, l’uniformisation des modes de vie. »

Ceux qui restent éveillés vivent un cauchemar.

Philippe Muray nous en décrit quelques bribes, dans son style burlesque et inimitable . Une fête de l’absurde qui se déroule sous nos yeux, sur le modèle d’une vaste gay-pride ( je le cite) : « Un bataillon d’agents de développement du patrimoine ouvre la marche, suivi presque aussitôt par un peloton d’accompagnateurs de détenus. Puis arrivent, en rangs serrés, des compagnies d’agents de gestion locative, d’agents polyvalents, d’agents d’ambiance, d’adjoints de sécurité, de coordinateurs petite enfance, d’agents d’entretien des espaces naturels, d’agents de médiation, d’aides-éducateurs en temps périscolaire, d’agents d’accueil des victimes et j’en passe. […] Il s’agit du rassemblement imaginaire de tous les nouveaux « emplois jeunes » de Martine Aubry, […] une sorte de Halloween à l’échelle nationale, une Love Parade en plein Paris, une Job Pride, pourquoi pas ? »

Et, page 240 de Festivus, Festivus, :  » L’opinion d’en haut se fout pas mal de l’opinion d’en bas. C’est elle qui a la parole, et elle a déterminé souverainement un certain nombre d’urgences parmi lesquelles, en effet, l’éradication de la différence des sexes figure à une place de choix. …..

Le féminisme outré, le militantisme gay obsessionnel et divers autres communautarismes déchaînés sont les réservoirs inépuisables d’où jaillissent de nouveaux moines fanatiques qui, s’ils ont un anneau dans le nez, des piercings partout et des roulettes aux pieds, n’en sont pas moins les exacts descendants des insatiables Tartuffes simoniaques de l’Inquisition espagnole ».( Fin de citation )

Telles sont les « forces intellectuelles » qui, tenant le haut du pavé de la pensée, préparent notre société à l’émergence, de « l’Homme Nouveau », parfaitement « formaté », que l’on peut admirer dans les séquences publicitaires de la télévision, un brin efféminé, toujours un peu gland,un brillant à l’oreille, le torse épilé, mais pourvu d’une barbe de quelques jours, l’anti-macho, à peine propre sur lui, mais correct, du moins politiquement. Amateur de glisse et de patin-à-roulettes que l’on voit, parfois le Dimanche, traversant Paris en files indiennes, se « réappropriant » la Capitale chère à l’Andalouse….Et sur les plages, il étale son penchant pour l’adoration de soi : la mode des « selfies » illustre le narcissisme d’une certaine jeunesse qui n’adore plus rien qu’elle-même, tatouée,  alcoolisée, droguée, elle ne rêve que de finir sa vie « en boîte » , dans l’hystérie des danses collectives, noyée dans des torrents de décibels…

« Plus rien ni plus personne n’est différent de rien ni de personne, sous l’effet de la déferlante hyperfestive, et ce ne sont jamais, pour dire le vrai, que des effondrements de frontières dont se réjouit Homo festivus, avec l’exubérance que l’on sait, chaque fois qu’il descend dans la rue : la destruction de la très vieille loi oedipienne (dont la défaite ouvre enfin une voie royale au matriarcat), l’effacement de la fonction paternelle, la disparition du passé, le triomphe de la vision infantile du monde, la réduction à néant de la différence sexuelle, l’évanouissement de l’univers concret et de ses divisions obsolètes (intérieur/extérieur, public/privé, intime/social)sont ses profondes et vraies raisons de faire la fête. » ( Fin de citation ).

Telle est l’ambiance festive dans laquelle nous baignons, avec une sorte d’insouciance immature, entretenue  par les faiseurs d’opinion sous la dépendance intellectuelle desquels on souhaiterait nous maintenir, en condamnant au silence tous ceux qui ne marchent pas dans la combine….

Mais, est-ce bien cette France-là que le peuple veut ????

Danse autour du « Veau d’Or »….


FestivusÉpisode de l’Exode (Ex. 32) du peuple hébreu de l’Égypte vers la « terre promise ».« Aussitôt, tous se défirent des pendants d’or qui étaient à leurs oreilles et les apportèrent à Aaron.  Celui-ci les reçut de leurs mains, façonna l’or au burin et en coula la statue d’un veau. Alors le peuple s’écria: – Voici ton dieu, Israël, qui t’a fait sortir d’Egypte!  Voyant cela, Aaron construisit un autel devant le veau; puis il annonça à haute voix: – Demain il y aura fête en l’honneur de l’Eternel. « See more at: http://mythologica.fr/biblique/veau.htm#sthash.mOD9gE3M.dpuf

Pendant que, ces derniers jours, Hollande, tout à ses préoccupations de « sauveur de la Grèce », tel le faux héros d’une antique tragédie grecque , s’enfonçait, lentement mais sûrement dans la duplicité et le mensonge sur la réalité du rôle qu’il prétendait avoir joué dans un marché de dupes qui, au fil des jours prochains,  étalera ses « effets secondaires »ravageurs sous nos yeux…..

Pendant que le peuple de France, en ce jour de Fête de la République, fasciné par le charme et « l’audace »d’un Président cynique (1), mais satisfait de lui-même, se rendait au « bal des Pompiers » de Paris, avant d’aller voir la Tour Eiffel « s’envoyer en l’air », et de se pâmer devant le feu d’artifice magistral qui a permis aux contribuables de voir, avec ravissement, partir leurs impôts en fumée, dans une ambiance « festive » qui aurait ravi Philippe Murray au point d’inspirer un chapitre additif à son petit chef d’oeuvre de dérision « Festivus Festivus », ou servir de thème à l’oeuvre célèbre d’Alexandre Ivanov:                                         

                                                           « Danse devant le Veau d’Or »….

Alexandr IvanovPendant ce temps-là, d’autres « feux » s’allumaient ici et là dans la « France profonde », dans une sorte d’indifférence générale, tant les Français, blasés comme les veaux chers à de Gaulle, et habitués à des « incivilités » dont le bruit n’est toujours pas parvenu dans les « beaux-quartiers » de Paris, s’en battent les flancs….

On pouvait lire, ce soir là, dans le « Quotidien de référence » de la « bobocratie parisienne que, sur le site pétrochimique de l’Etang de Berre, un troisième dispositif de mise à feu avait été découvert, ce qui laisse de moins en moins de place à l’hypothèse de l’action d’un « déséquilibré ayant agi seul », et dont on ignore les « motivations »…..

Dans le même numéro de ce quotidien, on pouvait lire, ( mais pas en première page,
évidemment, car il ne faut pas faire de publicité aux « auteurs d’incivilités » ), que, je cite :

« La nuit de lundi 13 à mardi 14 juillet a été agitée pour les forces de l’ordre en Ile-de-France et dans l’agglomération lyonnaise. Plus de 200 personnes ont été mises en garde à vue dans la région parisienne, suite à des incidents et des violences en marge des festivités du 14-Juillet, a-t-on appris de sources judiciaires.

La Seine-Saint-Denis a particulièrement été concernée. A La Courneuve, « une médiathèque, l’école de la deuxième chance ( !!! ) et un commerce alimentaire ont été incendiés » dans la nuit, a détaillé une source judiciaire. A Neuilly-Plaisance, une voiture de la police municipale a également brûlé, et les locaux de la police municipale y ont été « assiégés par une centaine d’individus », selon Grégory Goupil, secrétaire régional adjoint du syndicat Alliance. »

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2015/07/14/l-ile-de-france-et-la-banlieue-lyonnaise-en-proie-a-des-violences-urbaines-en-marge-du-14 juillet_4683007_1653578.html#tKZXtVJg9uq7m7hs.99

Rien que ça ??? Que né ni !!! En cherchant bien, un peu plus loin, on trouve que, je cite:

« …. les incidents ne se sont pas cantonnés à l’Ile-de-France. Après déjà deux nuits de violences dans l’Est lyonnais, les festivités anticipées du 14-Juillet dans la deuxième agglomération de France ont débordé dans la nuit de lundi à mardi, conduisant à huit interpellations.

La nuit a été marquée par des « incendies de véhicules, dégradations d’abribus », des « feux de broussailles qui, en cette période, nous le savons, peuvent avoir des conséquences dramatiques », tandis que des « forces de sécurité et de police » étaient « prises pour cible », a détaillé la maire communiste de la ville, Michèle Picard, qui a condamné « très fermement » ces actes.

Des embuscades ont été tendues aux forces de l’ordre qui patrouillaient, tandis que des voitures et des poubelles étaient brûlées. « Chaque année, c’est pareil, le 14-Juillet, c’est le défoulement général », a commenté une source policière. Quelque 300 policiers avaient été mobilisés pour l’occasion.

Le nombre de voitures incendiées n’a pas été précisé, mais, selon les pompiers, la nuit a été « assez animée » avec des « incivilités en hausse ( !!! ), notamment dans l’Est lyonnais par rapport à l’an dernier ». Ces nouvelles violences ont eu lieu après un week-end où policiers et pompiers avaient déjà été la cible de jets de projectiles et de tirs de mortiers d’artifice à Vaulx-en-Velin. »

Feux d'artifices

Un peu plus tard, dans la soirée, on apprenait que , grâce à l’action de notre Police, si souvent décriée, et encore plus souvent caillassée, la France avait échappé à plusieurs attentats terroristes « contre des installations militaires »pourtant hautement protégées.

Il se pourrait bien qu’au fil du temps, la « Danse devant le Veau d’Or » se transforme peu à peu, pendant que les Français n’y voient que du feu, en « Danse sur un Volcan »….

Mais, pardonnez-moi : je n’aurais pas dû troubler la fête par des considérations  exagérément pessimistes, alors que l’heure est à la fête populaire, et que « la France est un Grand Pays »!!! C’est Valls qui vient de le proférer devant des Députés, médusés devant l’enflure déclamatoire de son discours sur la Dette Grecque ….. Un discours dont la flamme aurait pu carboniser la crème catalane au goût amer, dont lui seul possède la recette….

(1).- L’Histoire retiendra que ce Président là aura contribué à imposer à la Grèce, un train de mesures qui, si elles avaient été envisagées en France, n’auraient pas manqué de soulever « les masses populaires », et auraient été condamnées sévèrement par les « frondeurs » tétanisés qui les ont approuvées à l’Assemblée Nationale, après un discours « homérique » de Manuel Valls, son Premier Ministre. La Grèce se voit ainsi sommée d’accepter « démocratiquement »:

  • une réforme de la TVA ;
  • une réforme fiscale ;
  • des mesures pour améliorer la « durabilité » du système des retraites en vue d’une plus vaste réforme de ce dernier ;
  • la garantie de l’indépendance de l’Elstat, l’organisme des statistiques grec ;
  • le respect plein et entier des dispositions de différents traités européens, en particulier en mettant en place des mesures des coupes quasi automatiques dans les dépenses en cas d’excès budgétaire.

De plus, avant le 22 juillet, les Grecs devront :

Enfin, à terme, Athènes devra renforcer ses propositions de réformes, présentées juste avant le week-end de négociations, pour mieux prendre en compte la « forte dégradation de son économie ». Cela implique :

  • une réforme des retraites ;
  • une réforme du marché intérieur suivant les recommandations de l’OCDE (incluant par exemple une législation sur l’ouverture des commerces le dimanche, sur les périodes de soldes, les pharmacies, les boulangeries, etc.) ;
  • la privatisation du réseau de transports électrique ;
  • une réforme du marché du travail ;
  • un renforcement du secteur financier.

(En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/07/13/crise-grecque-un-accord-unanime-trouve_4681077_3234.html#POUQcEy2tehHrZyU.99)

Autant de mesures qu’avec cynisme, Hollande qualifierait d’insupportables , en France…..Pour qui nous prend-il ????

La Cage aux « Phobes ».


Lion

« Je suis frappé depuis quelques années par l’opération de médicalisation systématique dont sont l’objet tous ceux qui ne pensent pas dans la juste ligne : on les taxe de phobie. Et personne n’ose seulement délégitimer cette expression en la problématisant (c’est-à-dire en disant ce que se devrait de dire à tout propos un intellectuel : qu’est ce que, au fait, ça signifie ?). Il y a maintenant des phobes pour tout, des homophobes, des gynophobes (encore appelés machistes ou sexistes), des europhobes, etc. Une phobie, c’est une névrose : est-ce qu’on va discuter, débattre, avec un névrosé au dernier degré ? Non, on va l’envoyer se faire soigner, on va le fourrer à l’asile, on va le mettre en cage. Dans la cage aux phobes. »

Philippe MURAY, Exorcismes spirituels III, Les Belles Lettres 2002, p. 267.

Philippe Murray, un auteur auquel je suis fidèle, hélas disparu trop tôt, – ce qui nous prive du regard goguenard qu’il portait sur une société atteinte de délire collectif -, avait eu ce mot ironique sur les travers de ceux qui vivent dans l’obsession des « phobies » qui sont devenues le « mal du siècle » qui tarode les « belles âmes »:  « Nous nous sommes enfermés dans la cage aux « phobes » : islamophobes, xénophobes, europhobes, homophobes…. » disait-il.

Les évènements de ces derniers jours, lorsque deux icônes de la gauche médiatique, Aymeric Caron et Caroline Fourest, s’entretuent autour des suites de l’effet Charlie, dans une déferlante d’injures et d’accusation, alors que l’élan de concorde nationale, la mesquinerie et le narcissisme  rétablissent leur emprise sur la France médiatique, les altercations échangées par des « zintellectuels » de la Gôche bien-pensante sur le thème de « plus islamophile que moi, tu meurs », les noms d’oiseaux dont sont parés ceux qui refusent d’adopter un « prêt-à-penser » conçu pour des gabarits intellectuels qu’une conception égalitaire de l’intelligence condamne à n’avoir que des « idées courtes », tout ce maelström aux relents de totalitarisme intellectuel, m’a plongé dans un profond malaise identitaire.

J’ai évoqué cette question douloureuse dans un billet déjà ancien:                                                 https://berdepas.wordpress.com/2013/04/21/phobies/

Aujourd’hui, j’en suis à me demander si je reste fréquentable par mes amis, et si, dans ma famille, je conserve un soupçon de considération, tant je me sens prisonnier, et enfermé dans « la Cage aux Phobes » raillée avec talent par Philippe Murray.

En effet, :

– Depuis que j’ai découvert que ma mère avait mis au monde, en ma personne, un enfant mâle, blanc, aux cheveux blonds, je n’ose plus me regarder dans une glace, car dans le climat ambiant, j’ai le sentiment d’être vu comme un « raciste présumé ».

– Ne votant pas à Gauche, et ce, depuis que j’ai une carte d’électeur, je crains d’être bientôt « fiché » dans le cadre des Lois nouvelles sur la protection de la République, et de devenir une cible pour les « écoutes » destinées à mettre sous surveillance, ceux qui sont soupçonnés d’appartenir à  un « groupuscule d’Extrême-Droite ».

– Je suis hétérosexuel, ce qui, compte tenu de mes gènes, fait de moi un mâle blanc, sexiste et homophobe, un « genre » de plus en plus déprécié…

– N’ayant jamais été syndiqué, je suis potentiellement , un « ennemi de la classe ouvrière », et le suppôt d’un Patronat rétrograde et exploiteur.

– Etant agnostique, je suis considéré par mes « frères musulmans », au mieux, comme un mécréant, au pire comme « un chien d’infidèle »…

– Etant réfractaire à toute forme de prêt-à-penser, et refusant d’accorder un crédit aveugle à l’opinion diffusée par les médias traditionnels, je suis considéré comme un dangereux « réactionnaire ».

– Etant de ceux qui n’éprouvent aucun sentiment de « repentance » pour le passé colonial de la France dont je ne me sens en rien coupable, je suis considéré comme un « nostalgique »du colonialisme doublé d’un raciste incurable.

– Bien qu’aucune goutte de sang français ne coule dans mes veines, je suis, viscéralement attaché à mon identité de Français, à ma culture, à la langue française que m’ont enseigné des « maîtres » que je vénère, et aux traditions familiales héritées de mes grand-mères et entretenues par mes parents, ce qui fait de moi, selon les critères à la mode, un « xénophobe ».

– Je suis de ceux qui considèrent que la place des voyous est en prison, et que la prison est la sanction qu’inflige la société à ceux qui en méprisent les règles, je fais donc partie de ceux qui sont atteints d’un « délire sécuritaire », et qu’il serait prudent d’enfermer.

– Je suis de ceux qui considèrent que l’effort, le travail, les sacrifices et le mérite doivent être récompensés, et que les fainéants n’ont que ce qu’ils méritent, ce qui fait de moi un être « anti-social », attaché à « l’héritage dynastique » de valeurs bourgeoises, indifférent à la condition de ceux que la société, coupable, a « défavorisés ».

– En outre, et pour aggraver mon cas, je déteste ceux qui font les généreux avec l’argent qu’ils prennent dans la poche des autres, qui, pour l’immigration, ont les yeux de Chimène , mais qui vivent dans les beaux quartiers, envoient leurs enfants dans des écoles privées pour leur éviter le contact avec ceux qui sont issus de cette immigration dont ils considèrent qu’elle est « une richesse pour la France ».

– Enfin, je déteste cette Europe de technocrates, gouvernée par tous ceux que leur propre pays, où ils ont apporté la preuve de leur incompétence, ont sournoisement « exfiltrés », pour les caser. Une Europe dépassée par les défis auxquels elle est exposée et qui est incapable de concevoir un projet cohérent pour les générations futures, ce qui fait de moi un affreux « europhobe ».

Enfermé, ainsi, dans « la Cage aux Phobes », je survis, donc, espérant conserver encore quelques amis fidèles et indulgents, ainsi que l’affection des miens, qui savent qu’hélas, compte tenu de mon âge, il y a peu d’espoir pour que je change un jour prochain.

Mais je ne me sens pas seul dans la « Cage aux Phobes » : je suis en compagnie de nombre de mes semblables, enracinés dans la Nation, ses paysages et sa culture, et qui refusent d’appartenir à la nouvelle espèce humaine, – « l’Homme Nouveau » cher à Huxley – sortie de l’imagination fantasque de quelques « zintellectuels » de Göche. Cette « utopie anthropologico-politique » dont la « théorie du Genre » , qui – comme chacun sait – « n’existe pas », est une illustration dont le but est de supprimer, en niant leur existence même, tous ceux qui sont enfermes dans la « Cage aux Phobes »……

« Femmes, je vous aime »…..


 FemmeLa Femme, c’est le gros problème des Musulmans.

La Femme occupe une place très importante dans le Coran.

Quand elle incarne « la mère », elle fait très souvent l’objet d’une réelle vénération. La pire insulte que l’on puisse adresser à un Musulman, celle qui peut déclencher sa fureur, c’est celle qui vise sa mère.

Quand elle incarne la féminité pure, l’amante, la maîtresse, l’objet du désir de l’homme, c’est là qu’elle devient problème. En même temps qu’elle devient objet. La chose que l’on possède, que l’on a peur de perdre et que l’on enferme, par précaution, dans son identité, à travers des interdits, des devoirs, des obligations vestimentaires, destinées à l’empêcher de séduire, sauf celui qui en a la possession légitime.

Au nom d’Allah, et de prétendues prescriptions du Coran, la femme musulmane se verra imposer des règles de vie et des contraintes destinées à l’infantiliser et qui peuvent confiner à l’absurde.

Je dédie la vidéo qui suit, aux pauvres femmes qui, attirées par une certaine forme d’expression de l’Islam, risquent de tomber dans le piège qui se refermera sur elles, et qui les condamnera à se soumettre à un homme tel que celui qui s’exprime ici, qui n’est pas qu’une caricature d’une réalité, hélas, beaucoup trop souvent vécue au nom d’une religion qui redoute, par dessus tout, leur « libération ».

http://player.vimeo.com/video/119672801

On est tenté de sourire. Et pourtant…..

Brouillon de Culture…


Bovary« La culture, c’est ce qui reste quand on a tout oublié. » Émile Henriot (1889-1961)

« La culture ne s’hérite pas, elle se conquiert. » André Malraux (1901-1976)

« Il n’y a pas d’hommes cultivés, il n’y a que des hommes qui se cultivent. » Ferdinand Foch (1851-1929)

« La culture est ce qui reste quand on ne sait rien faire. » Françoise Sagan (1935-2004)

La vraie culture apprend à être modeste et à ne pas se prendre trop au sérieux : Socrate disait déjà, en substance,   » Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien »….( ou pas grand chose !!!).
C’est pour cela que, si les pédants sont ennuyeux, les gens cultivés sont souvent intéressants, surtout quand ils ont de l’humour et l’art de tourner en dérision les choses les plus sérieuses.
J’ai adoré cette tranche d’humour d’un acteur de talent, Jean Rochefort, qui en quelques minutes, nous offre un résumé hilarant de Madame Bovary, non pas dans la langue de Flaubert, mais dans celle de nos banlieues.
Je dédie ce morceau d’anthologie à tous les esthètes, amoureux de la « culture des banlieues », enrichie par le « métissage » et  la « diversité » !!!
C’est ainsi que, demain, seront « revisités » nos grands auteurs, par une jeunesse « formée » dans les écoles de la République par des enseignants au rabais, pour qui les concours sont devenus trop difficiles, une jeunesse qui « réinvente » la langue française en traduisant les oeuvres les plus subtiles dans une « novlangue » qu’ils seront, demain, les seuls à comprendre.
Mais s’exprimer dans une langue que seuls quelques uns comprennent, n’est-ce pas la définition même d’un « nouvel élitisme »???
Alors saluons ces nouvelles « zélites », celles qui transmettront aux générations « métissées » futures, une culture qu’elles pourront acquérir, sans trop d’efforts, en feuilletant des ouvrages adaptés aux « nouvelles pédagogies »: « La culture pour les nuls » est ainsi appelé à devenir un ouvrage de référence pour des générations d’illettrés.
Et remercions Jean Rochefort de nous offrir, avec l’humour froid que nous lui connaissons, un savoureux échantillon de cette « culture », à travers le résumé d’une oeuvre éternelle : Gustave Flaubert peut dormir tranquille. Sa postérité et celle de son oeuvre sont assurées…
Culture

Au Loup !!!


LoupsQuand j’étais petit, à l’école primaire, au « Cours élémentaire et moyen », j’avais un livre de Lectures. Car certains jours, en classe, – souvent dans l’après-midi -, nous avions « lecture ». Un exercice que nous préférions à celui de « la Dictée », car moins stressant, et beaucoup plus divertissant…

Ce livre, que je possède encore, ma mère l’avait recouverte d’un papier bleu sur lequel elle avait collé une étiquette, sur laquelle, de sa belle écriture, elle avait marqué : « Livre de Lecture », puis mes « nom et prénom ». C’est ainsi qu’il est inscrit dans ma mémoire.

Certains chapitres de ce livre sont restés, eux aussi, gravés pour toujours dans ma mémoire.

Il y avait l’histoire ridicule de « Gribouille », ce petit garçon qui, dès les premières gouttes de pluie, se jetait dans la rivière pour ne pas être mouillé !!!

Il y avait l’histoire émouvante de ce petit garçon pauvre, qui faisait chaque jour, plusieurs kilomètres, seul dans la campagne, par tous les temps, pour se rendre à l’école, et qui, le soir, faisait ses devoirs en s’éclairant à la bougie dans la pièce unique où vivait toute sa famille….

Enfin, il y avait l’histoire tragique de ce petit garçon qui, avec quelques camarades, avait inventé un jeu qui affolait tout le village, en criant « au loup, au loup, au loup !!! », alors que le loup imaginaire n’avait jusque-là, jamais existé.

Jusqu’au jour où, alors qu’il s’amusait à dénicher des oiseaux avec un camarade, à la périphérie du village, il aperçoit une meute de loups. Des vrais loups, qui sortant du bois voisin s’approchaient du village en trottinant. Une fois de plus il donne l’alerte en criant, une fois de plus, « au loup, au loup, au loup !!! ».

Mais les villageois, habitués à cette farce, n’y prêtent aucune attention, et continuent à vaquer à leurs occupations en négligeant de se protéger en rentrant chez eux.

Le résultat qui affecta beaucoup nos sensibilités enfantine, fut que l’enfant fut dévoré ainsi que son petit camarade et quelques uns des imprudents du village assaillis par le meute, avant même d’avoir compris que, cette fois-là, ce n’était pas une farce.

La panique qui s’est emparée des socialistes au pouvoir, et qui s’exprime par la voix d’un Manuel Valls qui, – le regard noir, les mâchoires serrées, et le menton en avant, dans une posture de « petit Caudillo » qu’il affectionne -, crie sur tous les toits qu’il craint que « son »(!!!) pays ne se fracasse contre le Front National.

Valls mauvaisAinsi donc, après avoir pendant des années, joué,  pour obéir à de sordides calculs politiciens, à faire peur au Français, avec le spectre d’un Le Pen diabolisé pour ses écarts sémantiques provocateurs, et après avoir abusé de ce petit jeu, en espérant que la victime en serait la Droite dite « républicaine », voilà que nos socialistes affolés, entrevoient la perspective d’être, eux-mêmes,  dévorés électoralement, par une meute d’électeurs furieux de la surdité de la classe politique au pouvoir, insensible à leurs appels à l’aide. 

Car, ces électeurs ont compris que la Gauche a tourné le dos aux classes populaires, et n’a d’yeux que pour les « immigrés musulmans » pour lesquels  Valls et sa clique ont désormais « les yeux de Chimène »…

Il y a longtemps que beaucoup d’entre eux ruminent en silence leur vengeance. L’échéance électorale qui approche risque d’être le moment choisi par ceux qui ont envie de montrer aux yeux du monde, qu’ils existent encore….

A plumes et à poil….


hollande-chapkaEn écoutant la radio, ce matin, confortablement installé, au lit, sous ma couette en plumes l’idée m’est venue de prendre la plume, ( c’est un euphémisme ), pour traiter d’un sujet qui, en d’autres temps moins sinistres, aurait fait « poiler » mes lecteurs.

En ces temps où, à l’UMP,  le surréalisme des combats de coqs pour la conquête de « chapeaux à plumes » agite nos médias, on découvre que l’un de nos Syndicats qui ont le plus « oeuvré » en faveur de la compétitivité de nos Entreprises traverse une crise de leadership : de toute évidence, et quelle que soit l’issue de la polémique en cours, Le Paon ( ça ne s’invente pas !!! ), va laisser quelques plumes dans le conflit qui l’oppose à « sa base », à la suite des révélations du « Canard Enchaîné » dont les chroniqueurs semblent avoir trempé leur plume dans le venin. Ces révélations montrent que l’on peut être un Syndicaliste vénal et avoir des goûts de riches, tout en demeurant attaché à la défense des pauvres, ces pauvres qui, selon la vulgate syndicale, sont « plumés » par un patronat sans scrupules .

Tout ça ne fait pas « poiler » la Gauche.

J’en connais pourtant, dont le poil va se dresser ce matin, apprenant que notre Président Normal, au cours d’une tournée de visites protocolaires et commerciales, a reçu, comme présent de bienvenue au Kazakhstan, une chapka et un manteau, en poil de loup des steppes, de la main de l’un de ces Dictateurs qui hérissent le poil des évêques du « Droit-de-l’Hommisme »qui nous ont habitués à beaucoup plus d’intransigeance, en d’autres temps….

Il faut dire que cette superbe pelisse permettra à Normal 1er d’affronter les grands froids à Moscou, où il risque de recevoir un accueil glacial d’un autre « dictateur » que notre diplomatie a tendance à traiter avec hauteur et dédain au nom du même « Droit-de-l’Hommisme »mais dont les critères d’appréciation sont désormais à géométrie variable.

Car à vrai dire on ne voit pas trop ce qui différencie les méthodes de gouvernance de Noursoultan Nazarbaïev, et celles de Poutine, et pourquoi l’un aurait droit à plus de considération que l’autre…..Peut-être peut on considérer que Nazabaïev est « un poil » plus dictateur que Poutine. Mais, ça se discute…..

On imagine sans peine que Poutine doit être « de mauvais poil » en accueillant Normal 1er qui, avec courage va lui annoncer sa décision de ne pas livrer les « Mistral » objets de sa discorde avec Moscou. A moins qu’en dernière minute, et « pile-poil », un compromis intervienne entre l’ours Poutine et le coq gaulois déguisé en ours polaire qui descendra de son Sarko-One à l’aéroport de Moscou.

A vrai dire, on a plutôt le sentiment que le combat entre entre l’ours et le coq est aussi inégal que celui qui opposerait un poids lourd et un poids plume sur le ring diplomatique. Mais ne nous y trompons pas : dans certaines circonstances un Kilo de plumes peut peser bien plus qu’un Kilo de poils. Alors, attendons pour voir….

HollandeAllemagneane-rireLe rire n’est pas que « le propre de l’homme ». Les ânes rient aussi….

La barbarie du Canard.


Le Canard enchaîné ne pouvait pas laisser passer une telle occasion de cancaner. Non !!! Que dis-je, de ricaner !!!

J’en connais qui risquent de goûter du Canard jusqu’au réveillon de Noël. Espérons néanmoins que « la trêve des confiseurs » leur sera clémente. Mais jusque là, rien ne leur sera épargné !!!

Il est certain que Hollande doit-être, à cette heure, dans ses petits souliers….

Ce qui me paraît encore plus certain, c’est que le petit François Fillon aura eu le temps, d’ici là, de réfléchir à la liste de Jouyets qu’il enverra au Père Noël… A moins que , d’ici là, le Père Fouettard, furieux, ne décide de le priver de Jouyets, car nul ne sait comment cette « affaire » de déjeuner amical, – qui m’a fait irrésistiblement penser au « Diner de Cons » – se terminera.

Car au sein de l’UMP, la « rumeur court déjà : François Fillon ( doit-on dire François Fillon ou François Félon, désormais ???), est-il totalement innocent dans la tentative de couler Sarkozy ??? Cette histoire de paiement des pénalités dûes au dépassement des dépenses de campagne, qui démarre, au plan judiciaire, juste quelques jours après « le déjeuner », laisse planer un doute….

CanardPlus sérieusement, on peut affirmer que la procédure judiciaire dont Fillon menace Jouyet, risque d’éclabousser pas mal de monde, non seulement à l’Elysée, mais au sein de l’UMP.

Tout cela laissera des traces, et l’on sait que dans pareil climat le doute n’épargnera pas celui qui derrière sa silhouette de petit Notaire de province ambitieux mais pas téméraire, cache un taiseux qui remâche ses colères et ses rancunes en silence, un caractère ombrageux dont on surprend parfois le regard sournois de celui qui attend l’heure de la vengeance.

On dit parfois que « la vengeance est un plat qui se mange froid ». Etait elle au menu du « déjeuner de cons » chez « Le Doyen », à deux pas de l’Elysée ???

Les Temps sont difficiiiiles….


Ferré

http://youtu.be/WHlQMURf5O8

« Ma femme veut jouer le président
Elle dit que c’est très plébixcitant
Pour lui montrer que je suis un homme
Je dois lui dire: – Par référendum!
Les temps sont difficiles!
Le matin c’est oui le soir c’est non
Elle tient par compte des abstentions
Ni oui ni non ça fait coup nul???
Voila mon scrutin je garde mes scrupules
Les temps sont difficiles! »

Le matin c’est oui, le soir c’est non
Elle tient pas compte des abstentions
Ni oui ni non, ça fait coup nul
Voilà mon scrutin, je garde mes scrupules
Les temps sont difficiles!

(Léo Ferré)

On l’a bien compris. « Les Temps sont toujours aussi dificiiiiles »!!!

Facile

Réduire le déficit budgétaire de la France à 3% du PIB,                                                                          « C’est pas facile ».                                                                                                                                                  Renverser la courbe du chômage,                                                                                                                       « C’est pas facile ».                                                                                                                                                  Redresser la balance du commerce extérieur,                                                                                                   « C’est pas facile ».                                                                                                                                                  Rétablir la compétitivité des Entreprises,                                                                                                          « C’est pas facile ».                                                                                                                                                  Redonner de l’espoir aux Français,                                                                                                                     « C’est pas facile ».                                                                                                                                                  Rendre aux « sans-dents » l’envie de mordre la vie à pleine dents,                                                                   « C’est pas facile ».                                                                                                                                                  Retrouver, pour la France, une place digne de son rang ,                                                                                « C’est pas facile ».                                                                                                                                                  Retrouver un niveau de popularité,                                                                                                              qui permette d’être entendu quand on parle aux Français,                                                                            « C’est pas facile ».

Mais,

Revenir en politique, après deux ans d’absence, et après un échec,                                                     « C’est difficile ».                                                                                                                                                     Affronter, dans son propre camp, des adversaires ambitieux, dans un bruit de casseroles,                        « C’est difficile ».                                                                                                                                                     Retrouver sur sa route, les médias et les sondeurs déjà mobilisés pour miner son parcours,             « C’est difficile ».                                                                                                                                                     Convaincre qu’on a changé, et qu’on tiendra, cette fois, les promesses qu’on n’a pas tenues hier,           « C’est difficile »                                                                                                                                                    Trouver les mots qui font oublier que « demain on rasera gratis »                                                                   « C’est difficile ».                                                                                                                                                   Les Temps, en effet, sont toujours aussi difficiles…..                                                      

Synthèse….priez pour la France !!!


Hollande bideHollande en vacances, préparant ses dossiers pour la rentrée…

Synthèse : Opération intellectuelle par laquelle on réunit en un tout cohérent, structuré et homogène divers éléments disparates de connaissance, concernant un domaine particulier.( Larousse ).

François Hollande, qui, on en est certain aujourd’hui, est déjà entré dans l’Histoire, en scooter et casqué, se demande, jour après jour comment ne pas « rater sa sortie »….

Dans sa solitude élyséenne, on l’imagine priant, une fois de plus, et sollicitant la protection de celle qui, depuis toujours l’a accompagné dans son ascension : la Synthèse…

Ce virtuose de la « Synthèse », qui, au prix de mille combinaisons, d’alliances temporaires et de retournements d’alliances, de fidélités calculées et souvent suspectes, de trahisons sournoises, de gros et petits mensonges a pu pendant des années, se maintenir à la tête de son Parti, le voici confronté à une situation qui lui échappe et qui échappe à toute tentative de compromis.

Son sens inouï de la « Sainte Synthèse », et la « foi » confiante qu’il a placé en cette protection divine, lui avait pourtant permis de supplanter ses « camarades » à l’occasion de « primaires » dont les affrontements contenaient, en germe, les éléments d’une situation politique dramatique à laquelle la France est aujourd’hui confrontée.

Car, les uns après les autres, les masques sont tombés. Après deux ans et demi de présidence socialiste, la France n’a plus d’illusions.

Ont déjà sombré dans l’oubli, les engagements, les promesses, et les espoirs puérils suscités par ce Président, pendant une campagne électorale où il a bénéficié de facteurs multiples et contradictoires :                                                                                                                                                -L’acharnement des médias à abattre son prédécesseur, la trahison du Centre de Bayrou et celle d’une partie de la Droite, le « dérapage » de son concurrent le plus sérieux dans une chambre d’hôtel de New-York…                                                                                                                                

– La constitution d’un agrégat politique constitué d’un Parti Socialiste issu de la « Synthèse » entre un courant social démocrate tendance libérale, et un courant socialiste tendance Guy Mollet, renforcé par les « forces supplétives » des Verts d’Europe-Ecologie ralliés à sa bannière en vertu d’un pacte léonin arraché pour de pures raisons électoralistes à Martine Aubry,  et complété par une extrême gauche agitée par Mélenchon.

-La peur noire de la « France molle » devant les perspectives du retour au pouvoir d’une Droite, enfin« décomplexée »,

– Tous ces éléments lui ont ouvert une porte étroite qui, grâce à une anaphore célèbre et de folles promesses de dernière minute, lui ont permis de devenir le « Président Normal » que la France attendait.

Et pourtant !!! Comment a-t-on pu nourrir autant d’illusions sur le personnage de Hollande avant qu’il ne soit élu ???

Je ne reprendrai pas ici la longue litanie des jugements féroces portés sur sa personne, par ses proches, par ses « amis », par ses « camarades » du Parti, et par ceux qui ont soutenu, par pur calcul sa candidature aux plus hautes fonctions de l’Etat.

La « Synthèse », entre tous ces éléments contradictoires est peu à peu devenue impossible.

Le navire France (« fluctuat nec mergitur ») flotte encore. Mais il s’enfonce lentement, et déjà, les premiers rats ont quitté le navire, menaçant la courte majorité dont Hollande dispose au Parlement: après les « frondeurs » du Parti Socialiste, après les « Radicaux de Gauche », après les « Verts » de Mme Duflot, on prend ses distances avec ce « bateau ivre » qu’est devenue la majorité présidentielle.

Un Président humilié par les sondages, contesté dans les rangs de sa « majorité », combattu par ses propres Ministres dans sa politique économique, un Président qui n’a plus aucun crédit en Europe et dont le dialogue avec notre principal partenaire, l’Allemagne, est rompu, un Président aux abois qui, de commémoration en commémoration lance des appels désespérés au rassemblement des Français après les avoir divisés comme jamais avec des « réformes sociétales » destinées à satisfaire l’agitation de minorités, un Président qui prend l’eau, sous une pluie battante, les lunettes embuées, sans même la protection du parapluie d’un entourage d’incapables, prononce un discours insignifiant à l’Ile de Sein, alors qu’à Paris, la France, qui n’est plus gouvernée depuis longtemps, se cherche un « Gouvernement de Synthèse ».

Alors, pieusement, les mains jointes on implore. « Sainte Thèse »priez pour lui. Et surtout priez pour la France…..

Car, voyez-vous, ce qui est grave, ce n’est pas tant que la France n’a plus de Gouvernement. Parmi nos voisins, il y a des pays qui vivent fort bien sans gouvernement, depuis des mois…

Non, ce qui est grave, c’est que la France n’a plus de politique, plus aucun cap, et de moins en moins d’espoir de trouver un chemin de sortie de crise.