A propos berdepas

Directeur Général de Banque, en retraite, mais toujours actif...intellectuellement!!!

Souveraineté et immigration.( Suite ).


Europe

 » … l’idée que l’avenir du monde tient au dépassement des nations a totalement échoué, et même réveillé son contraire. Les peuples résistent à l’acharnement des élites à dissoudre leur souveraineté et leur identité. Il y a une forte demande pour une mondialisation moins nivelante et pour une Europe plus respectueuse des intérêts de chaque pays et des cultures nationales. ».( Figaro Vox, 26/7/2018 )

Cette phrase tirée d’un entretien accordé au Figaro par Hubert Védrine, fin connaisseur des « affaires du monde », – que je respecte depuis toujours -, résume fort bien le fond de ma pensée sur la question de l’immigration.

Il est de bon ton, dans le petit monde des « sachants »de faire passer pour des imbéciles tout ceux qui, comme moi, considèrent qu’il n’y a pas d’avenir pour un monde sans frontières, ouvert, et sans contrôle, à tous les phénomènes migratoires, et ce, au nom d’une prétendue générosité et d’une conception délétère des Droits Humains.

Les courants migratoires ont toujours existé et constituent une sorte de « respiration » pour les peuples : une soupape d’échappement pour ceux qui se trouvent à l’étroit dans leur pays de naissance, et un enrichissement économique et culturel pour les pays d’accueil, ainsi qu’un stimulant pour leur démographie.

Je ne suis pas assez stupide pour ne pas en être convaincu. Sauf que les courants migratoires ont besoin d’être maîtrisés, et ne peuvent se concevoir sans le consensus souverain des peuples d’accueil: aucun peuple civilisé n’acceptera jamais que l’on s’installe chez lui, contre son gré, en s’appropriant son espace, en lui imposant des mœurs et des coutumes qui ne sont pas les siennes, en refusant ses règles élémentaires de vie commune.

 Tout comme Hubert Védrine, je pense que l’idée «d’ouverture totale», d’un monde sans frontières, est irresponsable, et conduit à l’explosion des sociétés occidentales.

Il faut, entre ces deux extrêmes, « gérer les flux ». C’est une question de bon sens, et de dosage, avant d’être une question de valeurs. Certes, c’est compliqué à mettre en œuvre, mais il faut dépasser les affrontements binaires et pseudo-moraux en cherchant des solutions concrètes.

Les « solutions concrètes » passent par un respect de la souveraineté populaire des États, et par une régulation maîtrisée, tenant compte à la fois des besoins et des capacités d’intégration des pays d’accueil : c’est une question de pur bon sens, et de quantités avant d’être une question de « valeurs ».

Ceux qui mettent en avant leur prétendues valeurs pour prêcher en faveur d’une ouverture illimitée des frontières, suscitent la colère des citoyens de bon sens et poussent à des affrontements « binaires »dont le seul résultat est de faire monter les extrêmes et d’encourager « la lèpre » populiste.

Le « phénomène identitaire » que les crétins traitent avec mépris n’est rien d’autre qu’un réflexe grandissant de défense contre la négation de l’identité des peuples.

( http://premium.lefigaro.fr/international/2018/08/10/01003-20180810ARTFIG00047-amazonie-les-kayapos-choisissent-l-arme-de-la-culture.php )

Mais l’arrogance et l’agressivité de ceux qui se posent en gardiens de « valeurs » qu’ils se sont fabriquées – et qui leur permettent de jouer les « généreux » et de se fabriquer une bonne conscience pour pas cher, – est telle qu’aucun dialogue constructif n’est possible, tous ceux qui combattent cette forme de délire « immigrationniste »étant considérés comme des « fachos » !!!

L’excellent livre de Stephen Smith,  » La ruée vers l’Europe », ( Grasset ), – que j’ai déjà évoqué dans un précédent billet – devrait pourtant les inciter à réfléchir.

Ce fin connaisseur de l’Afrique, dans une étude extrêmement fouillée et documentée des données démographiques et des perspectives de développement économique du continent africain, démonte péremptoirement la Légende qui veut  que ce soit la misère qui pousse les jeunes africains à s’engager sur les routes qui mènent en Europe. Bien au contraire et paradoxalement, c’est un début d’amélioration de leur niveau de vie qui leur permet, enfin, de réunir les fonds nécessaires à la rémunération des passeurs et au financement d’un long voyage plein de dangers et d’incertitudes.

Conclusion : plus l’Afrique sortira de la misère, plus il y aura de candidats à l’émigration.

L’Union Européenne compte aujourd’hui 510 millions d’habitants vieillissants, quand l’Afrique en compte 1,25 milliards, dont quarante pour cent ont moins de quinze ans. En 2050, 450 millions d’Européens feront face à 2,5 milliards d’Africains. D’ici à 2100, trois personnes sur quatre venant au monde naîtront au sud du Sahara !!! On voit que ce formidable défi exige de la part de nos responsables politiques, autre chose que des postures d’angélisme humaniste….

L’idéalisme des « zélites » cosmopolites, qui défendent l’idée d’un État-providence sans frontières constitue une illusion ruineuse et dangereuse pour la paix sociale dans les pays européens. La génération des « anywhere » trouvera sur sa route celle des « somewhere », attachée à ses racines, à sa culture, à son Histoire, et à ses valeurs qui ne sont pas moins glorieuses que celles des « généreux irresponsables ».

Le livre de David Goodhart « The road to somewhere » décrivant la fracture politique qui traverse la plupart des démocraties libérales entre une élite intégrée et très mobile « les anywhere », et les « somewhere » représentant des populations plus ancrées, aussi bien dans leurs valeurs que dans leur territoire, décrit fort bien le scenario de la rupture qui se profile dans les sociétés occidentales.

Déjà les premières fissures apparaissent en Europe, au point d’en menacer la survie. Les mêmes fissures se profilent en France, et les prochaines élections européennes risquent d’être le révélateur du fossé profond qui sépare deux conceptions du destin des nations européennes.

Car l’Europe n’ira plus très loin, si ses Institutions continuent à pratiquer un ersatz de « Démocratie sans le Peuple ». On est passé outre le refus du peuple lors du référendum sur la Constitution européenne. On ne refera pas « le même coup » aux peuples européens !!!!

Les « zélites » haïssent le peuple prétend Michel Houellebecq dans un excellent article de « Valeurs Actuelles ». Il n’a pas tort, mais que les « zélites » prennent garde. Le peuple pourrait bien se réveiller !!!

https://www.valeursactuelles.com/societe/michel-houellebecq-les-elites-haissent-le-peuple-67809

On ne pourra pas continuer encore longtemps à piétiner la souveraineté populaire en Europe, au nom d’obscures motivations, tout en se prévalant d’être un modèle de société démocratique habilité à faire la leçon, en permanence, au monde entier .

J’ajoute que le « bon sens populaire » n’est pas dupe: il y a un « projet » derrière le laxisme affiché d’une puissance nucléaire dont les armées combattent pour défendre l’intégrité de pays lointains et qui n’est pas capable de sécuriser les frontières de son propre pays !!!

 

Songes d’une Nuit d’été….


rivage méditerranéen

Aussi loin que ma mémoire se souvienne, je n’ai jamais pu imaginer de vraies vacances d’été ailleurs que sur les bords de la Méditerranée.

Ma jeunesse, jusqu’à l’âge de trente ans – j’ai quitté l’Algérie en Janvier 1963 – ressemble, en tous points, à celle que décrit Albert Camus dans plusieurs de ses œuvres, la plus significative étant pour moi, depuis toujours, celle tirée de « Noces », dans laquelle il décrit « l’Été à Alger ».

Des circonstances heureuses m’ayant permis de poursuivre ma carrière à Ajaccio, en Corse, pendant près de cinq ans, le lien qui unit mon destin à la Méditerranée ne s’est pas rompu.

Puis, nommé en France métropolitaine, j’ai fait en sorte de conserver un point de chute en Espagne, non loin du lieu où avaient vécu mes arrières grands-parents espagnols.

Je pourrais écrire , paraphrasant Camus, que « J’ai grandi dans la mer et la pauvreté m’a été fastueuse, puis, j’ai perdu la mer, tous les luxes alors, m’ont  paru gris, la misère intolérable ».

Loin de la Méditerranée, pour des raisons de carrière, j’ai patienté.

J’ai supporté la grisaille, avec le sourire, me sentant le plus souvent étranger à tout ces gens avec lesquels je n’avais rien en commun.

Dans les années soixante, il n’était pas facile d’appartenir à ce petit peuple d’exilés, de déracinés qui, la rage au cœur entendait conquérir sa place, non plus au soleil, mais dans les brumes humides, entouré de ces gens dont l’égoïsme et l’absence de chaleur humaine m’étonnait à peine, et dont les outrages ne m’atteignaient guère: ils étaient le plus souvent dus à des préjugés que leur inculquait un Parti intellectuel de dégénérés marxisants qui, à cette époque encore, dominait le monde des idées.

Le « couteau entre les dents », j’ai affronté, animé d’un puissant désir de revanche, des Énarques semblables à certains de ces petits marquis qui nous gouvernent aujourd’hui.

Seul, et « sans réseaux », je me suis heurté à de petites combines dont seuls les médiocres ont le secret, trainant le lourd fardeau d’une réputation qui voulait que les Pieds Noirs étaient des fainéants habitués à  « faire suer le burnous aux autres »…..J’ai surmonté ces obstacles par un travail acharné.

Mais sur ma route, j’ai rencontré, aussi, des personnages d’exception, qui ont marqué ma vie et ont profondément influé sur mon destin. Je leur dois une fidèle reconnaissance.

 Rien ne m’a jamais détourné de mon projet: celui d’atteindre les sommets. Mais rien, non plus, ne m’a empêché de rêver.

Car, durant toutes ces années, je n’ai jamais cessé de rêver.

Les plus beaux chênes de la forêt d’Orléans ne m’ont jamais fait oublier la beauté majestueuse des oliviers séculaires de ma jeunesse de méditerranéen.

Je n’ai jamais cessé de rêver aux plages désertes, bordées de maquis odorants où les pins, le thym et le romarin disputent leur rayon de soleil à l’héliotrope et aux absinthes odorantes entre lesquelles se glisse un lézard furtif….

Et de revoir en songe ces levers de soleil triomphants sur une mer d’un bleu étincelant.

Et d’entendre au loin les cloches d’un troupeau de chèvres et la musique arabe d’un berger soufflant dans sa flûte de roseau comme un personnage sorti d’un poème de Virgile….

Au soir de ma vie, j’aime toujours autant admirer , au cœur de l’été, la jeunesse insouciante qui s’ébroue sur la plage. Mais j’aime tout autant le silence relatif de la plage déserte, à peine rompu par le murmure rythmé de la vague qui vient mourir sur le sable….

Et au bord de la nuit, de retour à la maison, m’enivrer du parfum des jasmins, du « galan de noche » et de la lavande en fleurs…..

 

Cassiopée.


Cassiopée

Hier soir, éprouvé par une journée caniculaire, je me  laissais flotter, pendant un long moment, dans la piscine, comme chaque soir, avant d’aller au lit….

Au-delà de minuit, la luminosité de la ville voisine s’atténue, et, enveloppé par la nuit, je contemplais le ciel étoilé de l’été, à la recherche de la planète Mars, dont on nous avait dit, tout au long du jour, qu’elle serait plus lumineuse, car exceptionnellement proche de notre planète.

Déçu par la pâleur de la lumière rougeâtre de Mars, je portai mon regard sur une constellation plus lumineuse et c’est le W de Cassiopée qui, captant mon attention a ouvert le champ de mes rêveries : car je ne connais pas de plus grand plaisir que celui de rêver en divagant, et en se laissant flotter dans la piscine, accroché à une « frite », en regardant la voute céleste.

Il m’arrive très souvent de me dire, tel Blaise Pascal dans ses Pensées que  » «le silence éternel de ces espaces infinis m’effraie», et d’éprouver en regardant les étoiles, le vertige de l’Infini….

Hier soir, la fraîcheur bienfaisante de ce bain nocturne a soudain réveillé ma mémoire et me sont revenus à l’esprit de vieux souvenirs de l’époque où j’étudiais le grec en classe de seconde au Lycée Bugeaud d’Alger.

J’ai toujours été passionné par la mythologie grecque et je me souviens encore de la légende de Cassiopée. 

Dans la mythologie grecque, Cassiopée épouse de Céphée, roi d’Éthiopie, prétendit un jour que sa fille Andromède était plus belle que les Néréides, nymphes de la mer pourvues d’une beauté incroyable. Outrées par cette insolence, les nymphes demandèrent à Poséidon, dieu de la mer, de les venger de cette insulte. Mais pour punir l’orgueil de la reine Cassiopée les Dieux décidèrent de la condamner à tourner autour du Pôle, tête en bas.

Cassiopée est ainsi devenue l’une des constellations les plus remarquables de la Voie lactée.

Dans un éclair de mémoire, je revois la silhouette voutée de notre professeur de Latin-Grec et son visage émacié orné d’une petite barbiche poivre et sel….

Il me revient alors que Mr Lahile, notre excellent professeur, m’avait sévèrement puni pour avoir remis un « travail bâclé »sur la traduction d’un texte où il était question de  » l’Allégorie de la Caverne » de Platon, que bien plus tard je redécouvrirai dans toute sa signification symbolique.

L’allégorie de la caverne est une des plus fameuses allégories exposée par Platon, dans le « Livre VII de La République ».

Elle met en scène, au fond d’un caverne, des hommes enchaînés qui tournent le dos à l’entrée, et ne voient donc que leurs ombres et l’ombre des objets présents derrière eux dans la caverne. Ces hommes croient connaître la vérité du monde (ils croient que les ombres sont des objets), quand ils vivent dans l’erreur, car ils n’ont jamais vu la lumière du jour.

Ceci symbolise l’Humanité, qui n’a pas connaissance de la Lumière Divine et de la Vérité. Les hommes ne connaissent des choses que leur ombre.

Si l’un d’entre eux venait à se libérer de ses chaînes et à accéder au grand jour, il serait ébloui par le contraste entre le monde qu’il supposait et le monde réel. Il en souffrirait.  Refusant la Vérité du monde réel, il ne parviendrait pas à percevoir ce que l’on veut lui montrer.

Alors, cèderait-il à la tentation de revenir à sa perception antérieure ?

En persistant, il s’accoutumerait à la lumière et il pourrait voir le monde dans sa réalité. Prenant conscience de sa condition antérieure, ce n’est qu’en se faisant violence qu’il retournerait auprès de ses semblables. Mais ceux-ci, incapables d’imaginer ce qui lui est arrivé, le recevraient très mal et refuseraient de le croire.

Dans cette allégorie, Platon explique donc, par une métaphore, la pénible accession des hommes à la connaissance de la réalité, ainsi que la non moins difficile transmission de cette connaissance.

Platon veut nous montrer également que les hommes ne peuvent accéder à la connaissance par la seule faculté de leurs sens.

En d’autres termes, Platon veut nous enseigner qu’il faut se défier des apparences….souvent illusoires.

A une époque où le déni de réalité devient pratique courante, cette leçon de Platon, mal apprise pendant ma jeunesse m’entraine sur un terrain de réflexion accidenté et mes idées se bousculent, entre deux clapotis d’eau fraîche, sous le ciel étoilé !!!

Il est temps que j’aille rejoindre mon épouse qui dort déjà d’un sommeil profond….

L’imprécateur.


Au début des années 70, un certain René-Victor Pilhes sortait un livre, intitulé  » L’Imprécateur », qui eut un spectaculaire retentissement dans le Landerneau littéraire, et provoqua quelques remous dans le monde des Entreprises, dont certaines se sont senties concernées par le sujet évoqué dans ce livre.

Je crois même me souvenir qu’il avait obtenu le « Prix Fémina »….

J’ai, par hasard, exhumé ce livre, enfoui derrière une rangée de livres plus récents dans ma bibliothèque et je l’ai feuilleté, retrouvant avec  surprise et émotion, – plus de 40 ans plus tard -, les commentaires et annotations que j’ai coutume d’inscrire pendant mes lectures, en marge, sur les pages ayant retenu mon attention.

A cette époque, j’étais en activité et occupais de lourdes fonctions dans un groupe bancaire de premier plan, et le sujet de ce livre ne pouvait pas me laisser indifférent…

L’auteur évoque, en effet, le cas d’une entreprise fictive, la « Rosserys & Mitchell », parmi les plus grandes entreprises du monde .

De mystérieux événements surviennent dans sa filiale française… Rapidement, la simple perturbation laisse place à la panique dans l’esprit des dirigeants, des principaux cadres et du personnel, car un « imprécateur » rôde, et dénonce le mépris glacial des dirigeants de la multinationale pour son personnel et par la même occasion met en lumière les mille petits travers, faiblesses, et magouilles des acteurs de cette entreprise, jusque là dissimulés par ce que les dirigeants avaient mis en place : une sorte d’Omerta, sous couvert de « protection de l’image de marque » de la maison, et d’une forme de « patriotisme « , véhiculés par la « culture d’Entreprise », qui imposait que l’on s’en tienne à  un discours « politiquement correct », sous peine de passer pour un « traître à l’Entreprise »qui pouvait coûter cher, en termes de carrière.

En refermant ce livre, j’ai éprouvé un sentiment bizarre : rien n’a changé, car dans les sociétés actuelles, dont la « Roserys & Mitchell »serait une sorte de microcosme, il n’est pas facile d’être un imprécateur et d’évoquer des sujets qui, – sous la pression des forces « politiquement correctes », agissent notamment à travers des médias « aux ordres » – sont considérés comme des « Tabous »dangereux .

J’en ai, personnellement fait plus d’une fois l’expérience.

Ainsi, dans le monde où nous vivons, alors même que l’on n’éprouve aucune sympathie pour le personnage de Poutine, il n’est pas facile de faire partager l’idée que Poutine a hérité d’un empire soviétique en pleine décomposition, et qu’il a redonné à la Russie, asservie et éprouvée par plus d’un demi-siècle d’un Communisme criminel, une place – que pourtant on lui conteste – dans le concert des nations. Et que Poutine aura sa place dans l’Histoire de la Russie, et que nous avons tort de traiter par le mépris ce grand peuple qui possède tant d’affinités culturelles avec notre Europe, bien plus que n’en ont bien des peuples auxquels nous ouvrons largement nos portes, notamment lorsqu’ils fuient des dirigeants que nous traitons avec une soumission et des égards qu’ils ne méritent pas, et dont les méthodes de gouvernement sont infiniment plus critiquables que celles de Poutine…..

J’observe que ceux qui tiennent sur Poutine les propos les plus féroces, – sur le personnage lui-même, comme sur ses méthodes -, sont souvent ceux qui furent les plus discrets sur la période stalinienne, ses goulags et les menaces qu’elle fit peser sur l’Occident ….et qui ne seraient pas loin d’adopter des méthodes comparables, en « version soft »….

J’ai bien conscience du fait que ce que j’écris là, est loin d’être « politiquement correct » et peut s’assimiler chez certains, à une sorte « d’imprécation » !!!

De même, lorsque j’évoque le cas de Trump et de ses rapports à l’Occident.

J’ai parfaitement conscience du fait que le personnage de Trump n’inspire aucune sympathie. Mais il est le Président démocratiquement élu d’une grande nation à laquelle nous sommes loin d’être en mesure de donner des leçons de Démocratie.

Ce qui dérange notre petit monde « politiquement correct » qui baigne dans son autosatisfaction, c’est que Trump avec ses méthodes de gardien de vaches texan, renverse une table où les convives européens se bâfrent, selon lui, sur le dos de l’Amérique. Trump est convaincu de ce que ses alliés profitent de la générosité américaine pour se comporter en « passagers clandestins » et financer leurs systèmes sociaux sous couvert du parapluie militaire américain. Ils achètent, en quelque sorte, selon lui, leur « paix sociale » avec le fric des américains….

L’exemple le plus flagrant est celui de l’Allemagne dont la prospérité n’est pas due seulement à sa rigueur et à ses grandes aptitudes économiques : son refus des sacrifices budgétaires nécessaires à l’entretien d’une armée compétitive participe largement à son « respect des équilibres budgétaires » exigé par Bruxelles !!!

Trump ne peut pas être plus clair : « D’un point de vue commercial, ils profitent vraiment de nous », a-t-il répété, s’en prenant plus particulièrement à l’Allemagne, comme il l’a déjà fait auparavant. « Comme l’Allemagne a un accord sur un gazoduc avec la Russie, ils vont payer des milliards et des milliards de dollars par an pour l’énergie, et je dis que ce n’est pas bien, ce n’est pas juste. » « Vous êtes supposés vous battre pour quelqu’un et cette personne donne des milliards de dollars à une autre dont vous devez, en fait, vous prémunir, je pense que c’est ridicule ».( Cité par « le Point.fr » ).

A-t-il vraiment tort ???

En outre, j’ajoute que Trump est fidèle à une ligne « isolationniste » qui est celle qui a toujours inspiré le Parti Républicain. Il rejette la conception démocrate selon laquelle les relations internationales devraient reposer sur un « multilatéralisme » qui permet au petites nations de parler d’égal à égal avec les grandes.

Ceux qui l’ignorent ne se sont jamais beaucoup intéressés à l’Histoire des États-Unis….

 Trump, lui, ne croit qu’aux « rapports de forces »et entend bien s’en servir pour défendre les « intérêts du Peuple américain ». Ce dont son électorat lui est reconnaissant.

Le fait d’énoncer cela est, en soi, une imprécation !!!

Ceux qui me trouvent complaisant à l’égard de Trump devraient se poser une question : Donald Trump est-il un accident de l’histoire, élu sur un concours de circonstances, ou est-il la manifestation de forces plus profondes qui traversent l’Amérique, et qui, d’ailleurs, ont leur équivalent en Europe ???

La vulgarité et la personnalité brutale de Trump, choque dans une Europe en voie de « dévirilisation » !!! Son parcours d’homme d’affaires enrichi, passé par la télé réalité, ainsi que son inexpérience gouvernementale, lui permettent de jeter un regard neuf et sans complaisance sur les « zélites » de Washington, et en font à coup sûr un animal politique sans précédent dans l’histoire américaine. Une sorte de »corps étranger » au sein de la camarilla de « gens bien élevés » du G7, qui avait déjà éliminé Poutine de ses agapes et ses bavardages.

Mais son impopularité orchestrée comme savent le faire les médias inféodés aux « zélites » doit être relativisée. Car le soutien fidèle de sa base électorale lui reste acquis malgré les tombereaux de critiques et d’attaques qui se déversent sur lui, y compris en Europe, où « l’intelligentsia »habituée à manier la « diabolisation »de tous ceux qui se trouvent en travers de sa route, et ne partagent pas ses « hautes convictions », n’est toujours pas guérie de son « Obamania » puis, de la défaite d’Hillary Clinton.

Une défaite qui est, en fait, la défaite par procuration de l’impressionnant complexe militaro-industriel qui vit depuis plus d’un demi-siècle, de la rente que constitue l’OTAN qui entretient une menace qui n’existe plus que dans l’imaginaire de quelques crétins, qui n’ont pas encore compris que, pour l’Occident, la menace ne vient plus de l’Est mais du Sud….

http://www.lepoint.fr/editos-du-point/michel-colomes/le-meilleur-allie-de-l-otan-c-est-poutine-11-07-2018-2235241_55.php

Traiter Donald Trump comme une aberration historique qui serait suivie bientôt par un retour à « la normale » serait une erreur majeure de la part des Européens, qui n’ont pas encore compris que le nouvel état du monde nécessite la mise à jour de leur logiciel diplomatique, et qu’un début d’accord entre Trump et Poutine le rendrait complètement obsolète.

 Cet « optimisme » serait aggravé  par la nouvelle donne politique aux États Unis, où  le Parti Démocrate, profondément divisé et durablement décrédibilisé peine à faire émerger de nouvelles personnalités. Concentré sur la diabolisation de Trump, le message politique de ce Parti n’est plus audible .

Car, sous Trump, l’économie américaine se porte bien, et le Dow Jones n’a jamais été aussi haut, alors que le chômage n’a jamais été aussi bas. De nombreux États américains, qui se considéraient comme sacrifiés sous Obama, reprennent confiance en leur avenir.

La réélection de Trump en 2020 n’est donc pas du tout à exclure ; mais l’enjeu va bien au-delà.

Tout d’abord, l’Amérique traverse une période de questionnement profond sur son leadership international et les objectifs de sa politique étrangère, conséquence tardive de la fin de la Guerre Froide qui l’a privée d’adversaire clair et donc de continuité stratégique.

Ce questionnement n’épargne pas l’OTAN, ce qui explique les récents « échanges musclés » avec les Européens sur ce sujet.

Ce qui surprend, c’est la « surprise » des européens qui auraient dû s’attendre, depuis longtemps, à une telle remise en question : Obama l’avait déjà clairement laissé entendre quand il était au pouvoir : l’avenir de l’Amérique, c’est de se tourner vers l’Asie et ses immenses potentialités, et non vers une Europe sur le déclin, dont le navire prend l’eau de toute part….

Les Européens doivent donc se préparer, durablement, à une Amérique distante voire hostile. L’Europe doit admettre que son modèle de multilatéralisme et de coopération internationale a du plomb dans l’aile !!! Il n’y a que les européens qui n’ont jamais voyagé dans le monde, pour croire que « les Valeurs » qu’ils revendiquent sont « Universelles » !!! La montée des « populismes » en Occident devrait inciter à la réflexion, bien plus qu’à l’invective …..

Cette remise en question implique un retour à un ordre mondial plus cohérent, en cessant de faire semblant de croire que l’ONU puisse continuer à jouer le rôle d’un « arbitre impartial » des différents entre Nations et veiller au respect de nos sacro-saints « Droits de l’Homme », surtout quand on sait que la Commission en charge de ces questions sensibles, majoritairement représentée par des Africains dont on sait l’immense respect pour ces « valeurs », a été longtemps présidée par un Prince du Golfe…..

Cette remise en question implique également la nécessité de réviser, à l’échelle européenne, nos politiques de Défense, de protection de nos frontières, et de la sécurité de nos concitoyens menacée durablement par un terrorisme devenu endémique :  la crise syrienne, avec ses conséquences sur l’Union Européenne confrontée à une arrivée massive de réfugiés, et l’émergence d’un islamisme conquérant, aurait dû servir de réveil stratégique. Or, la posture européenne s’est essentiellement limitée, jusqu’ici, à espérer, par le déni, échapper aux nouveaux dangers qui menacent nos sociétés et à compter sur la protection américaine hors des frontières de l’Europe.

La France, et plus encore l’Union européenne, restent attachées à une vision irénique du monde, celle des fameux « dividendes de la paix », qui a anesthésié les esprits depuis 1989. L’Union européenne, par construction, est incapable de penser la conflictualité. Son ADN est celui du commerce, du droit, des rapports internationaux de coopération. L’Union européenne n’a pas d’ennemis : elle n’a que des partenaires commerciaux – du moins le croit-elle.

L’Union européenne a pour ambition d’être au monde ce que le Liban est à la méditerranée : un docile continent de commerçants qui ne menace personne, mais qui sera sans cesse menacé. Elle ne conçoit pas qu’elle puisse devenir une proie, dont les richesses et le passé conquérant suscitent des désirs de conquête, voire de revanches…

Elle le découvrira bientôt, à son détriment.

Dans ce contexte, l’attitude de Donald Trump est salutaire, car elle a le mérite de secouer les consciences endormies par un demi-siècle de discours lénifiants.

L’Europe est  au pied du mur ; et Trump n’hésitera pas à exploiter les faiblesses et les divisions européennes. Tout cela est « choquant » pour les chroniqueurs « bisounours », et surtout pour ceux qui ont en main les destinées de ce Continent.

Ils trouveront , une fois de plus, que mon propos éloigné des discours « mean stream » est un propos « d’imprécateur. »

 

TrumpAu risque de « faire de la peine » aux « angélistes »….

Mais j’assume !!!

La virilité en crise….


Homo, de plus en plus « sapiens » et de moins en moins « virilus »….

Homo

FIGAROVOX/TRIBUNE de ce jour.

« Pour Arnaud Benedetti, l’épisode «Je ne suis pas un homme» ayant fait le tour des réseaux sociaux est l’expression absurde et tragicomique de la fin de course d’un certain conformisme idéologique.


« Arnaud Benedetti est professeur associé à l’Université Paris-Sorbonne. Il vient de publier Le coup de com’ permanent (éd. du Cerf, 2018) dans lequel il détaille avec lucidité les stratégies de communication d’Emmanuel Macron.

https://youtu.be/47osJWlxWzM


« Virale, la vidéo d’un responsable Inter-LGBT refusant d’être assimilé à sa masculinité fonctionne comme une formidable métaphore d’une fin d’époque. Sur le fond, la séquence dans sa drôlerie involontaire nous raconte l’effondrement d’une théorie dont le moteur poussé jusqu’à bout de chevaux engage son véhicule dans une spectaculaire sortie de route.

Cette théorie n’est pas tant dans ses fondements celle du genre, pavillon désormais épouvantail de bien des revendications sociétales, que celle des tenants de la fameuse «construction sociale de la réalité», du titre éponyme de l’ouvrage désormais classique paru voici plus d’un demi-siècle sous la plume de Peter L. Berger et Thomas Luckmann, deux sociologues de la connaissance pour lesquels les stéréotypes, entre autres, contribuent au façonnage du monde, des identités, de tout ce qui relève à un degré ou un autre de ce que Durkheim appelait le «fait social».

Cette thèse «constructiviste» qui voit in fine dans le regard des autres un puissant vecteur d’ordonnancement des sociétés fonctionnera très vite comme la boîte de Pandore de tous les apôtres de la déconstruction. Ces derniers verront dans l’analyse de Berger et Luckmann, non sans la surinterpréter voire la détourner, la porte étroite intellectuelle pour saper, subvertir, démonter les principes d’un «vieux monde» abhorré auquel ils veulent s’opposer et échapper. À partir du moment où ce sont les représentations sociales qui fondent le réel, il suffit de démonter celles-ci pour changer la société.

Les soixante-huitards feront leur miel de ce parti pris! Ils dénonceront alors les mœurs de leurs pères à leurs yeux «aliénantes», «réactionnaires», «petite bourgeoises», autant de greniers poussiéreux dont ils rêveront de se débarrasser, accrochés qu’ils seront à leur imaginaire postadolescent nourri tout à la fois de Rimbaud et de Marcuse.

Au fur et à mesure des décennies, cette révolte libertaire s’est fait dogme, catéchisme, inquisition. Elle a alimenté un nouveau bréviaire, celui du «politiquement correct» qui, de manière inégale mais continue, a conditionné à son tour les réflexes de nombre des élites politiques, économiques, culturelles des sociétés occidentales, avec plus ou moins d’intensité selon les pays, mais avec cette même injonction à reconnaître pour inévitablement inéluctable la force irrésistiblement «progressiste» du sociétal, de ses groupes de pression et de ses revendications.

La «contre-société» s’est muée en carcan sémantique d’abord, en sommation historiographique ensuite, en mise en demeure normative… Elle est devenue de facto le pouvoir. On ne compte plus les effets de cette nouvelle idéologie dominante sur le vocabulaire, les mémoires, les lois. Les dictionnaires, les livres d’histoire, les législations sont littéralement révisés pour faire stricto sensu droit aux exigences de cet agrégat de minorités rassemblées dans la même volonté d’imposer leur doxa à l’ensemble de l’espace public.

Ainsi les mentions «père» et «mère» disparaissent au profit des neutralités lexicales «parent 1» et «parent 2» ; ainsi Jacques Chirac et Dominique de Villepin ne célèbrent pas Austerlitz en 2005 pour ne pas heurter les quelques activistes de la répression mémorielle et de l’anachronisme historique ; ainsi le législateur se fait traqueur de toutes les phobies réelles ou … supposées!

Tout se passe comme si un aggiornamento « sociétalement » libertaire, inclusif, communautaire délimitait les termes du dicible et de l’indicible, du permis et de l’interdit, de l’acceptable et de l’inacceptable, du correct et de l’incorrect. La com’ et la publicité, dont le visionnaire Jacques Ellul avait compris la fonction éminemment propagandiste au service de l’hubris technicienne, ont balisé le terrain au quotidien, conditionnant, imprégnant, infusant une certaine idée de la mise au pas du verbe et de ses aspérités, du passé et de son irréductible altérité, de l’homme et de son aspiration au sacré.

L’emballement sociétal se radicalise à proportion que des résistances commencent à se faire jour, y compris parmi certains tenants prudents du «politiquement correct» .

Cette radicalisation a ses icônes politiques dont la mairie de Paris, en France, constitue à sa façon le foyer. Elle s’incarne avec virulence dans l’obsession de la chasse symbolique au «mâle blanc cinquantenaire» , victime propitiatoire désignée de toutes les élites du postmodernisme.

Elle se naufrage dans un excès de dénégation dont l’extrait de l’échange entre Daniel Schneidermann, producteur de l’émission d’Arrêts sur images et son interlocuteur autoproclamé «non-binaire (sic)» constitue en soi une expression anthologique de l’absurde, non pas d’un absurde existentiel, mais d’un absurde sociétal, stade ultime de l’infantilisme du politiquement correct qui achève ainsi sa course dans une tragi-comédie…. » ( Fin de citation ).

PS : Je me suis contenté de reproduire in extenso, cet article paru dans le Figaro Vox, car il reflète, grâce au talent de son auteur, l’opinion de ceux qui, considérés comme des « conservateurs » ringards, regardent, comme moi, ces « progrès » de la Société avec un mélange de suspicion et d’inquiétude.

Il n’y a pas qu’en France ou en Europe que ces « dérives sociétales » provoquent des réactions mitigée,- c’est le moins que l’on puisse dire -, car aux États -Unis, « l’intelligentsia »jusqu’ici dominante est aussi en crise….

« Ce militantisme émotionnel, fondé sur le fantasme d’une société malfaisante dissimulant des structures de domination visant au contrôle et à l’oppression des dominés, a contribué à une bipolarisation aiguë du champ politique. Un telle situation isole de plus en plus ces militants de toute référence commune à leurs concitoyens qui ne se reconnaissent pas dans le portrait monstrueux que l’on fait d’eux. »

Post-Scriptum: Lire aussi, sur le même sujet :

http://www.lepoint.fr/invites-du-point/aux-etats-unis-la-gauche-contre-elle-meme-09-07-2018-2234344_420.php

http://premium.lefigaro.fr/vox/societe/2018/06/27/31003-20180627ARTFIG00259-crise-de-la-masculinite-ce-nouveau-phenomene-qui-traverse-l-occident.php

L’Europe des lâchetés.


Immigration

Deux ouvrages récents mettent en lumière l’incroyable lâcheté et l’inconscience de tout une génération politique, en Europe, face au problème du risque d’invasion migratoire. ( 1 )

Il n’est pas surprenant que ces deux livres appelés , tous deux, à un succès de librairie exceptionnel, ait été écrits par deux Anglais.

On peut gloser à l’infini sur les causes et surtout sur les conséquences du Brexit, mais on ne peut guère échapper à un constat: l’Angleterre, dans ses profondeurs, a pris conscience, bien avant le reste du Continent européen, du danger de se voir submergée , au nom de la libre circulation des personnes en Europe, par un flux d’immigration impossible à maîtriser, sauf à se réfugier derrière son insularité en coupant les ponts avec l’Europe et en laissant à la France, le soin de gérer pour elle les bataillons de « migrants » stoppés au bord de la Manche….

« L’Europe vieillit et se dépeuple. L’Afrique déborde de jeunesse et de vitalité.

Le principe des « vases communicants » fait qu’une migration de masse va se produire, vers une Europe qui fait figure d’Eldorado, face à des populations qui, depuis la « décolonisation » qui devait leur ouvrir les portes de la liberté et de la prospérité ne leur a apporté que la guerre, la misère et les frustrations de gouvernances incompétentes et corrompues.

L’ampleur de ce courant d’immigration, ainsi que les conditions d’impréparation de l’Europe face à l’un des plus grands défis du xxie  siècle, ne fait que commencer à produire ses effets.
L’Union européenne compte aujourd’hui 510 millions d’habitants vieillissants  ; l’Afrique 1,25 milliard, dont quarante pour cent ont moins de quinze ans. En 2050, 450 millions d’Européens feront face à 2,5 milliards d’Africains. D’ici à 2100, trois personnes sur quatre venant au monde naîtront au sud du Sahara !!! » ( Stephan Smith )

D’autre part, et dans la douleur, l’Afrique   « émerge »  »économiquement. Elle représente pour les « marchands » porteurs de l’idéologie mondialiste, un immense réservoir de futurs consommateurs.

En sortant de la pauvreté absolue, l’Afrique se met « en marche »,elle aussi !!!.

Et, paradoxalement, le développement déracine  : il donne à un plus grand nombre les moyens de partir. Si les Africains suivent l’exemple des phénomènes migratoires qui se produisent dans d’autres parties du monde en développement, l’Europe comptera dans trente ans entre 150 et 200 millions d’Afro-Européens, contre 9 millions à l’heure actuelle.
Il est clair qu’une pression migratoire de cette ampleur soumettra l’Europe à une épreuve sans précédent, au risque de consommer la déchirure entre ses « élites cosmopolites » et « mondialistes et ses « populistes nativistes » et identitaires.

« L’Europe-providence » et sans frontières est une illusion dangereuse.

Et pourtant, vouloir faire de la Méditerranée la douve d’une «  forteresse Europe  » en érigeant autour du continent de l’opulence et de la sécurité sociale des remparts – des grillages, un mur d’argent, une rançon versée aux États policiers en première ligne pour endiguer le flot – finira par corrompre les valeurs européennes, tout autant qu’un repli purement identitaire qui s’accommoderait mal des valeurs humanistes du « Droitdel’hommisme ».
L’égoïsme nationaliste et l’angélisme humaniste sont aussi dangereux l’un que l’autre, pour l’Europe. Mais laisser les ONG – « mondialistes » et « open-borders » financées en sous-main par Sorros, décider du destin de l’Europe paraît tout aussi dangereux .

 Douglas Murray , tirant la leçon de l’épisode récent de ‘ l’Acquarius »observe qu’il est remarquable de voir se perpétuer cette même folie qu’il décrit dans son livre « l’Étrange suicide de l’Europe »,

Douglas Smith

« Sur notre continent, personne ne semble vouloir apprendre quelque leçon que ce soit ou penser autrement que dans le court terme. Qui peut croire vraiment qu’une fois que l’Espagne aura accueilli les quelque 600 personnes de l’Aquarius, le problème sera résolu? Qu’il n’y aura personne pour observer ce qui se passe et décider d’en faire autant en suivant le même chemin que l’Aquarius?

En réalité, quelle est notre politique? Que quelqu’un qui monte sur un bateau peut faire route vers l’Europe et y entrer sans formalité ? Que quelqu’un arrivé ainsi en Europe a le droit d’y rester? Manifestement, c’est là notre « politique » actuelle. Et elle est intenable. » !!!

Stephen Smith, lui, dans son livre intitulé « la ruée vers l’Europe », en tant que spécialiste de ce continent qui est , selon lui, déjà mondialisé, en fait la matrice de l’avenir où viennent aussi se télescoper une pauvreté persistante, des conflits armés et meurtriers, la montée d’un extrémisme religieux sorti du Moyen äge, les défis sanitaires, urbains, économiques, aggravés par l’affrontement entre les générations.Car en Afrique, comme partout, la sagesse des vieux n’a plus de prise sur la Jeunesse….

Mais la ruée vers l’Europe est-elle inéluctable ?

Partant de cette « loi des grands nombres » démographique, Smith répond par l’affirmative. Mais, tout en s’écartant des afro-pessimistes, il ne tombe pas dans l’optimisme béat des tenants de « l’Afrique qui gagne » . Pour lui, dans le cadre d’une telle explosion de population, c’est le développement économique de l’Afrique qui, paradoxalement,  va nourrir cette levée en masse, de ceux qui partent alors qu’ils constituent le sel même de ce continent.

Sur ce sujet complexe, qu’il traite du point de vue africain, il prend donc à rebrousse-poil certaines idées reçues, envisageant plusieurs scénarios, dont il évalue la probabilité et les conséquences.

Au final, il signe un ouvrage indispensable pour bien comprendre l’un des enjeux majeurs des prochaines décennies.

Ainsi, Stephan Smith combat l’idée selon laquelle la pression migratoire est la seule solution au vieillissement d’une population européenne qui inquiète les générations actuelles qui se demande « qui paiera leurs retraites  » ???

Il montre qu’il existe d’autre variables d’ajustement pour résoudre ce problème, que celui de la démographie.

Car, en cherchant à maintenir au même niveau la proportion des actifs et des dépendants, c’est-à-dire le ratio de dépendance, elle devrait accueillir chaque année 13 millions de nouveaux venus, ce qui, de toute évidence, est au-dessus des capacités d’absorption de l’Europe, et engendrerait de tragiques réactions de la part de ceux qui ne supporteraient pas cette forme « d’envahissement ».

En 2050, les trois quarts de la population européenne seraient alors des Africains ou des enfants d’Africains – « des chiffres de toute évidence politiquement inacceptables dans tous les pays européens », précisent les auteurs d’un rapport publié par les Démographes de l’ONU, explorant aussi des variables d’ajustement autres que l’immigration, comme par exemple l’âge de la retraite.

Dans cette hypothèse vraisemblable, l’Europe aurait cessé d’être l’Europe et la France ne serait plus la France, sauf pour quelques « hurluberlus » en mal de fantasmes et d’exotisme .

Si vous ajoutez à cette spectaculaire transformation, celles résultant des bouleversements climatiques, on peut être convaincu que nos enfants et petits enfants ne vivront plus dans l’Europe que nous avons connue….

Mais selon les calculs, des démographes de l’ONU, en combinant le plafonnement à 30 000 nouveaux arrivants par an avec un relèvement du départ à la retraite à 69 ans, la France pourrait , en revenant à une politique nataliste dynamique, stabiliser son ratio de dépendance à 3 actifs pour 1 retraité, soit à peu près à mi-chemin entre ce qu’il était en 1995 (4,3) et ce qu’il serait en 2050, en l’absence de mesures correctives.

Stephan Smith prend donc à contre-pied, tous les « immigrationnistes » qui veulent nous convaincre de la fatalité d’une submersion du continent européen et qui ont, d’ores et déjà baissé les bras devant cette menace tout comme ils ont déjà baissé les bras devant la menace islamique.

Il est encore temps de revenir à la raison.

Le remède n’est pas dans la fuite en avant devant un danger réel et parfaitement identifié et évalué.

L’Europe doit s’entendre, si elle en est encore capable, pour mettre en œuvre une politique active et réaliste, s’écartant des billevesées des apôtres du « multiculturalisme » et du « métissage » à marche forcée, mais s’appuyant sur une maîtrise réelle de ses frontières extérieures, et un contrôle strict des flux migratoires à base de quotas, limitant à notre réelle capacité d’absorption et d’intégration, dans des conditions  humaines,  des populations entrées sur notre territoire. Ce qui revient à appliquer les méthodes qu’ont pratiquées tous les pays d’immigration, depuis deux siècle…

Elle doit, en même temps, s’entendre, pour mettre en œuvre, rapidement, une politique de développement des pays africains les plus soumis à la pression démographique, alors même que ces pays sont soumis à une exploitation systématique de leurs richesses naturelles par la Chine, dont personne n’a le courage de dénoncer la politique de colonisation rampante sur le Continent africain.

On comprend qu’une telle politique ne s’accommode pas des « états d’âme » de ceux qui cherchent à se donner le beau rôle et à se fabriquer une « bonne conscience » dont ils ne paieront pas le prix. Elle nécessite un courage qu’aucun,   parmi les générations politiques actuelles qui dirigent l’Europe, ne semble capable d’assumer.

Ils feignent tous d’ignorer que le prix de leurs lâchetés, ce sont les générations futures qui le paieront….

( 1 ).- Douglas Murray. « L’Étrange suicide de l’Europe ». Éditions Toucan.

–  Stephen Smith  »La Ruée vers l’Europe  »,  (Grasset, 272 pages, 19,50 euros).

 

L’Europe, l’Europe, l’Europe…..


L'autre Europe.

Un jour , hostiles à l’Europe « multiculturelle » fantasmée par d’arrogants technocrates, ces pays se tourneront vers la Russie de Poutine !!!

 

Il m’est arrivé, plus d’une fois, d’ironiser, ici même, sur ceux qui, pour paraphraser le Général, « sautent comme des cabris sur leur chaise en invoquant « l’Europe, l’Europe, l’Europe » !!!

Je fais partie de ceux que la doxa journalistique classe parmi les « eurosceptiques », ce qui illustre la capacité de ceux qui véhiculent « l’opinion dominante », à inventer des qualificatifs pour tenter de chasser hors du jeu et hors du débat démocratique, tous ceux qui ne pensent pas comme eux….

Et pourtant, je ne suis pas, loin s’en faut, – et en tant que simple citoyen – un adversaire du « Projet européen’.

Je sais fort bien que dans un monde où se profilent des dangers et des risques d’affrontement à l’échelle des continents, l’Europe constitue un horizon indépassable pour tous ceux qui croient à la hauteur des valeurs, et à la mission civilisatrice de pays que tout a séparés dans le passé, mais dont la survie est conditionnée par la mise en commun des capacité créatrices, du potentiel et des forces qui ont fait que ce continent , ravagé par une guerre atroce, soit redevenu, gr)ace aux sacrifices et aux efforts des générations d’après-guerre, le plus riche de la planète.

J’ai déjà eu l’occasion de m’en expliquer, dans de précédents billets. Ma conception de l’Europe a toujours été influencée, – oserais-je dire « dictée » – par la fidélité et le respect que je voue au souvenir de Philippe Seguin.

Nul doute que l’histoire politique française – parmi les écrits et les discours prononcés par ce personnage hors-normes, cette force de la nature prématurément disparue, dans le cadre des nombreuses fonctions publiques qu’il a exercées – retiendra son fameux discours du 5 mai 1992 devant l’Assemblée Nationale.

Pendant près d’une nuit entière, «jusqu’à l’aube», en un combat ressemblant étrangement à celui du récit consacré à la courageuse, mais malheureuse chèvre, Philippe Séguin lutta pied à pied pour convaincre les députés des risques politiques, sociaux et économiques découlant de transferts de souveraineté massifs (notamment la monnaie) au profit d’une Europe proto-fédérale que nous promettait l’adoption du traité de Maastricht.

Avant de rendre les armes non pas devant la cruauté d’un quelconque loup de passage mais devant le résultat d’un suffrage référendaire acquis d’extrême justesse (51% pour la ratification du traité en septembre 1992) sur la base de convictions, parfois sincères, mais aussi de peurs et de fantasmes agités comme aujourd’hui , dès lors qu’est évoqué le sujet européen. 

Il faut absolument relire attentivement ce fabuleux discours ( 1 ): il contient toutes les mises en garde contre les dangers qui menaçaient, dés cette époque, le projet européen, peu à peu détourné de ses ambitions, – celles qui avaient enthousiasmé notre jeunesse -, par un pouvoir purement technocratique, dont il était clair, dès le début, qu’il tiendrait pour nul et sans intérêt, ce que la volonté populaire tentait d’exprimer, une première fois en rejetant le projet de Constitution européenne, et ensuite en boudant par une abstention massive, les élections qui suivirent.

On a tenté de faire l’Europe, contre les peuples.

Mais les peuples ont une mémoire, et savent attendre l’heure de prendre leur revanche !!!

Je conseille chaleureusement la relecture attentive de ce discours qui restera dans l’Histoire : on y trouvera l’évocation par Philippe Séguin de tous les dangers qui menacent aujourd’hui ce projet, les manœuvres et arguments utilisés pour tordre le bras aux électeurs et mettre les peuples devant le fait fédéral accompli : ce sont toujours les mêmes mais, – lueur d’espoir -, les solutions alternatives proposées sont également toujours d’actualité.

l’Europe, construite dans l’ambiguïté d’un fédéralisme que Philippe Séguin avait prophétisé dès 1992, est en train d’agoniser sous le poids de ses contradictions.

Faite pour organiser la convergence, la zone euro a, de plus, creusé le ressentiment entre débiteurs et créditeurs, entre le Nord et le Sud de l’Europe. Seule l’Allemagne a tiré bénéfice de la zone Euro, et s’est créé une position dominante sur le plan économique, à l’abri du parapluie américain, en s’exonérant de tout effort militaire, et en protégeant son industrie à une époque où la mode, en France, était de prôner la désindutrialisation et l’externalisation des usines pour concentrer les activités sur « l’expertise et les services »…. Le plus bel exemple de cette abhération stratégique ayant été illustré par le Groupe Alcatel….

La libre circulation au sein de l’espace Schengen a, sur fond de crise migratoire, fait exploser la solidarité européenne et provoqué le Brexit et la poussée des mouvements contestataires dans les pays dits du bloc de Visegrad.

Détournée de ses objectifs, cette « libre circulation » – initialement conçue pour permettre aux citoyens européens de circuler et de s’installer librement dans l’espace européen pour y créer des richesse -, est scandaleusement mise à profit par l’immigration qui, attirée par « l’Eldorado » européen, circule désormais, sans contrôle, dans cette espace qui, technocratiquement, c’est-à-dire sans consultation de la volonté populaire, a décidé de ne pas défendre ses frontières.

Emmanuel Macron, au logiciel daté des années 70, s’est isolé dans cette Europe, avec un discours grandiloquent déconnecté de la réalité.

Son discours ressemble en tous points, à «l’option du guépard», à l’instar du film éponyme: «Tout changer pour que rien ne change». Il consiste, s’appuyant sur un diagnostic pessimiste, – qui lui permet d’exorciser de manière cathartique les remords d’une Droite qui s’est souvent trompée et n’a jamais été capable de porter les valeurs sur lesquelles elle avait été élue, de continuer à proposer exactement les mêmes solutions politiques que celles de ses prédécesseurs.

En résumé, ce discours consiste à tenter de nous faire croire que l’Europe ne fonctionne plus, et que la solution c’est qu’il faut « plus d’Europe » !!! «plus d’harmonisation fiscale, pour créer un nouveau fonds d’intervention, pour une augmentation du budget communautaire pour accroître les pouvoirs de l’oligarchie bruxelloise, pour une nouvelle étape dans « l’intégration » européenne et l’affaiblissement des États, enfin, pour une Europe de la Défense dont on nous berce depuis trente ans et qui n’a jamais connu le commencement d’un début de réalisation,  etc.etc…»

Mais à aucun moment, il n’est question de « plus de démocratie », plus de mise en valeur du riche réservoir de culture, des capacités d’innovation et du savoir faire industriel, de l »Europe, plus de mesures sociales destinées à favoriser le renouveau de la natalité sur le continent, plutôt que de distribuer des aides à des populations qui ne s’intègreront jamais à une société européenne dont elle ne partage en rien les mœurs.

Bien au contraire, nos Eurocrates ne nous bassinent qu’avec les fantasmes d’une Europe multiculturelle dans laquelle les peuples européens devraient – comme si c’était une fatalité – renoncer à leur identité, pour laisser le champ libre à des traditions, des cultures, des mœurs des modalités de « vivre ensemble » qui ne sont pas les nôtres.

Cette fuite en avant est un faux-semblant. Elle ne veut pas voir que le projet européen est encalminé et risque d’emporter les Nations qui composent l’Europe dans sa chute.

Il ne suffit plus de sauter comme des cabris en criant l’Europe, l’Europe, l’Europe !!!

L’Europe est devenue un mythe, un concept sans contenu aux yeux de ceux qui, sans désemparer, posent la même question : l’Europe, oui !!! Mais quelle Europe ???

Celle des « marchands » qui n’y voient qu’un « marché » dont les citoyens sont les « consommateurs », celles des « eurocrates » ivres de pouvoir et qui ne songeant qu’à élargir ses frontières et sont prêts à les supprimer ???

Celle des fanatiques du « multiculturalisme »à la recherche d’une culture vaguement métissée, qu’ils n’ont pas trouvée dans le riche héritage de ce continent ???

Celle de « no-berders » dont des ONG irresponsables devant les peuples, sont devenues les supports et prônent un monde sans frontières dans lequel tout appartient à tout le monde, y compris à ceux qui n’ont jamais rien inventé, ni produit ???

Ou celle de ceux qui souhaiteraient que cette Europe protège ses propres intérêts et ceux de ses citoyens, en même temps qu’elle préserve son identité et ses valeurs séculaires qui n’ont que très peu à voir avec « les valeurs » bidon que se sont fabriquées une génération empêtrée dans de naïves illusions, à la recherche d’une « bonne conscience » qui ne lui coûte guère !!!

Lorsqu’on voit que malgré la PAC, la France a régressé dans son potentiel agricole, et qu’elle est en passe de devenir importatrice nette dans quelques décennies, qu’au nom de « l’ouverture à la concurrence » des pans entiers de notre industrie faute d’avoir eu l’autorisation de Bruxelles de fusionner avec des concurrents, sont peu à peu passés sous contrôle étranger, lorsqu’on voit l’aboutissement d’une folle absence de politique de l’immigration, et j’en passe…il y a lieu de s’inquiéter pour la suite.

L’Europe d’aujourd’hui, victime de l’inconscience, de l’aveuglement d’une technocratie arrogante est au bord de la rupture. Les pays dits « du bloc de Visegrad » qui portent dans leur patrimoine historique le souvenir des batailles menée pour endiguer la menace ottomane, ne cèderont rien devant les rodomontades des extrémistes d’une « Europe multiculturelle » ouverte à tous les vents. 

Le risque est grand à terme, que cette Europe dont nous rêvions, jeunes, se réduise à une Europe croupion, et à un face à face entre une France devenue vassale de l’Allemagne….

Pendant que les Pays du bloc de Visegrad se tourneront peu à peu vers la Russie de Poutine qui lui tend les bras….

Post-Scriptum : (1) – https://www.senat.fr/evenement/revision/seguin05051992.html

Juste un petit extrait :  » Une fois ouverte la discussion sur le texte qui nous est soumis, le piège sera refermé. Nous serons prisonniers d’une logique dont nous ne pourrons plus nous dégager.

Le traité, nous le savons tous, n’est pas amendable. Le Président de la République a été particulièrement clair à ce sujet le 1er  mai : nulle réserve portant sur le cœur même du traité ne pourrait être opposable aux cocontractants. Quant à la voie de la modification du texte constitutionnel, elle me parait en l’état sans issue.

Du fait de la dérive vers la suprématie du droit commu­nautaire, nous ne disposerons d’aucune garantie en cas de contradiction entre le traité et Ia Constitution, D’ailleurs, l’obligation de débattre à nouveau de la monnaie unique ne pourrait figurer ni dans l’un ni dans l’autre, et serait de nul effet. De nul effet aussi l’obligation pour le Gouvernement français de s’expliquer devant l’Assemblée avant d’aller se lier les mains à Bruxelles. Quelle en serait la sanction?

Quant au principe de la subsidiarité, en rappelant sa nature subjective, je crois en avoir d’avance limité la portée. D’ailleurs, tous les règlements et de nombreuses directives s’appliquent sans passer devant le Parlement et, pour tous ces textes, la saisine du Conseil constitutionnel est impossible.

Quant à la maîtrise de notre politique en matière de visas, si elle pouvait être prévue dans la Constitution, elle demeure­rait absente du traité. Alors, comment les juges interprêteraient-ils cette contradiction ?

Quant au droit de vote des étrangers, je n’en parle même plus puisque j’ai déjà eu l’occasion de démontrer qu’on confondait probablement en la matière l’accessoire et l’essen­tiel.

Il n’y a donc, je le crains, aucune garantie à attendre d’un quelconque amendement du projet de loi. Il y a encore moins d assurance à attendre de l’usure du temps. Ce serait d’ailleurs une bien curieuse démarche que de nous en remettre à la survenance d’hypothétiques catastrophes dans les années à venir pour nous sortir d’un piège dans lequel nous nous serions nous-mêmes enfermés. »