A propos berdepas

Directeur Général de Banque, en retraite, mais toujours actif...intellectuellement!!!

Populisme. Comment l’Europe en est-elle arrivée là ???


Populisme

« Dans son acception générale d’aujourd’hui le mot populisme désigne une approche politique qui oppose le peuple aux élites politiques, économiques ou médiatiques. Le sentiment d’exclusion du pouvoir, même élu démocratiquement, est à la base de cette attitude qui touche aussi bien des sensibilités droite que de gauche. »

Les prochaines élections européennes se présentent mal pour ceux qui avaient encore quelque espoir de voir se concrétiser le rêve d’une Europe de la culture, de la fraternité entre les peuples, des projets concrets et ambitieux comme Ariane et Airbus, une Europe forte de ses capacités d’innovation, de la mise en commun de ses « savoirs-faire »,du rayonnement de sa diplomatie, s’appuyant sur des Nations unies et solidaires, sur une capacité industrielle et militaire, aux frontières défendues, et s’affirmant dans le monde tout en respectant l’identité et les racines profondes de chacun des peuples qui la constitue.

Les forces « progressistes »autoproclamées, – qui même si elles s’en défendent – ne font que s’inspirer de la turbulence des idées qui agitent périodiquement  les Universités américaines et que propagent les « zélites » washingtoniennes, car elles servent leurs intérêts et surtout leur ambition de régner sur le monde, ces « forces » auraient choisi, aux USA, d’engager, un combat « à mort » avec ceux qu’avec mépris, elles qualifient de « populistes », dont Trump serait devenu, jusqu’à la caricature, le symbole détesté…..

Le « macronisme » ne serait-il que le dernier avatar de ce « progressisme » béat et inquiétant ??? Inquiétant car il ne respecte la Démocratie que lorsqu’elle se plie à ses volontés: dans le cas contraire ceux qui ont voté seraient donc suspects de « populisme », cette lèpre qui menacerait l’Europe toute entière, si on en croit Jupiter.

Inquiétant car, comment ne pas s’interroger ???

Quel avenir peut-on espérer pour l’Union européenne, à l’heure où la France européiste de Macron fait face au retour des nations, au Sud et à l’Est, mais aussi en Allemagne ?

L’espoir de notre vibrionnant Président, de s’appuyer sur « le couple franco-allemand » pour donner une nouvelle impulsion au projet européen, en le remettant « en marche », de concert avec Mme Merkel, vers « encore plus d’Europe », c’est-à-dire « plus d’intégration européenne » et plus de pouvoirs donnés à des Institutions bruxelloises hors-sol, – qui avec le temps, ont perdu tout crédit dans l’imaginaire des peuples européens pour n’avoir su anticiper aucune des crises aux quelles l’Europe a été confrontée -, cet espoir-là semble s’éloigner car il ne correspond plus à celui d’un nombre croissant de pays où les peuples ont – démocratiquement – fait savoir qu’ils entendaient faire entendre , enfin, leur voix dans les décisions sur l’Europe.

Le « débat », qui n’a jamais eu lieu, sur l’immigration de masse, car « escamoté » par nos « zélites »,  aura servi de révélateur….

Il est clair, aux yeux de ceux qui sont aujourd’hui qualifiés, avec condescendance, « d’eurosceptiques, » que la génération qui depuis vingt ans et plus, tient les manettes de ce grand projet a trahi les espérances de ceux qui avaient une conception de l’Europe héritée de la période gaullienne.

A cette époque,  la France a dû se battre pour donner consistance la politique agricole commune, qui devait bénéficier prioritairement à l’agriculture française.

Ce bénéfice était alors considéré comme la juste   contrepartie des grands bénéfices que l’Allemagne allait tirer quant à elle et pour son industrie de la création du Marché commun.

Sur le plan géopolitique, il s’agissait certes de faire face à la menace venant de l’Est, mais également d’affirmer l’indépendance géostratégique de l’Europe vis-à-vis des Etats-Unis, omniprésents dans les affaires européennes de l’époque.

L’idée gaullienne d’«Europe européenne» était donc le contraire du désir d’effacement qui peu à peu a prévalu, sous l’impulsion de ceux qui ont cru, naïvement, que « la fin de l’Histoire » les dispensait de faire l’effort d’armement nécessaire pour avoir une politique de défense réellement européenne.

Ce désir d’effacement a placé l’Europe sous la dépendance militaire des Etats-Unis, entraînant sa dépendance diplomatique qui se traduit par une paralysie et une impuissance qui s’est révélée cruellement à l’occasion des conflits du Moyen-Orient où l’Europe ne fait plus que de la figuration.

La volonté de de Gaulle n’était évidemment pas d’inféoder la France à l’Allemagne, mais au contraire d’enrôler nos voisins dans un projet commun d’«Europe puissance» que la RFA n’ambitionnait pas plus que cela.

Or, le déclin économique de la France, la faiblesse de ses dirigeants ont fait que c’est exactement le contraire qui s’est produit, la France s’étant, en quelque sorte installée dans la posture de « vassale » d’une Allemagne qui désormais fait la pluie et le beau temps en Europe.

Le « couple franco-allemand », cette illusion entretenue par nos dirigeants n’a jamais réellement existé, la France ayant été le plus souvent « à la remorque » de l’Allemagne.

Or, l’Allemagne de Mme Merkel est plus « souverainiste » qu’il n’y parait.

Or, hormis les nôtres, – qui cultivent depuis toujours, une foi quasi religieuse en  » l’universalité de leurs valeurs » – tous les dirigeants du monde sont «souverainistes». Merkel l’est à l’évidence, m’a toujours été et le sera encore plus demain, sous la poussée d’un électorat vieillissant.  Quant au chancelier qui la remplacera à la fin de son mandat, il le sera probablement plus encore.

On assiste donc actuellement en Europe au retour des nations et l’Allemagne ne fait pas exception, où s’affirme une droite plus conservatrice et moins européiste qu’auparavant. Actuellement, cette droite se fait essentiellement entendre sur la question migratoire. Mais on imagine sans peine que si un pays de la zone euro – l’Italie par exemple – devait tenter de desserrer l’étau de l’austérité, elle ferait valoir à grand bruit son refus de «payer pour le Sud».

C’est dire à quel point les « illusions » européennes de Macron ne sont pas seulement vaines, mais sont dangereuses, car elles renferment le danger d’une irrémédiable explosion de l’Europe entre nations du Sud, contre celles du Nord et nations de l’Est contre celles de l’Ouest !!! Le tout sous le regard ambigu et attentif d’un Poutine en éveil…..

Comment en est-on arrivé là ??? Oui, comment ???

Par l’accumulation de dénis, de mensonges, de mépris et de suffisance à l’égard des peuples qui n’a pas altéré la clairvoyance de ces derniers : ils feront entendre leur voix au printemps prochain.

Il faudra s’habituer au « populisme », en Europe, n’en déplaise à Jupiter !!!

Et pas seulement en Europe, comme le souligne , dans un éditorial, le Figaro:  » une vague mondiale est en train de se former, quand elle n’a pas déjà déferlé. Des États-Unis aux Philippines, du Brésil à l’Italie, des mouvements dits «populistes» semblent tout balayer. Et l’on finit par voir des Trump tropicaux ou continentaux un peu partout… Les situations sont plus diverses qu’il n’y paraît, mais il y a des points communs: un sentiment de trahison des élites, d’insécurité culturelle, de décrochage des classes moyennes, une peur des dégâts collatéraux de la mondialisation, de l’immigration massive et du non-contrôle des frontières ».

Amen..

Post-Scriptum : http://premium.lefigaro.fr/vox/monde/2018/10/12/31002-20181012ARTFIG00003-stop-au-politiquement-correct-quand-les-derives-americaines-menacent-la-france.php

« Liberté, liberté chérie », …..


Liberté

N’assiste-t-on pas au lent suicide de nos Démocraties, minées, de l’intérieur, par ceux qui s’en sont proclamés les « ardents défenseurs » ???

A l’heure où en Europe, le fossé se creuse entre deux conceptions de notre avenir européen, il est inquiétant de voir se multiplier les signes d’une dérive dangereuse du débat public, où dans une Démocratie digne de ce nom, la parole doit être libre, et la contradiction tolérée.

Les exemples d’une forme sournoise d’intolérance se multiplient, en effet…,

Je ne m’attarderai pas sur la dictature, de plus en plus présente dans le discours politique, et dans les médias , d’un « politiquement correct », qui stérilise tous les échanges tant sont devenus nombreux les sujets qui ne peuvent plus être abordés, sans que celui qui s’y aventure, soit soumis à un flot d’invectives, d’insultes , voire de menaces destinées à le réduire au silence .

Il est, en effet, devenu dangereux de s’exprimer sur des sujets tels que la poussée de l’Islam et dans sa foulée, de l’Islamisme, d’évoquer le sentiment de dépossession exprimé par un nombre croissant de Français qui ne reconnaissent plus leur pays, de suggérer que la poussée migratoire entraine dans son cortège une insécurité croissante dans certaines parties du territoire, de suggérer que nos prisons sont pleines de ces ‘nouveaux arrivants » qui entendent nous soumettre à leurs pulsions de « prédateurs »….

Sans parler de  l’emprise croissante des interdits sur nombre de sujets sociétaux, dès que l’on aborde des questions se rapportant à   l’homosexualité et  » le mariage pour tous »,, la PMA et la GPA, le féminisme, les LGBT, le racisme, ou le véganisme,…et j’en passe.Autant de sujets qui témoignent du processus, en cours, de déconstruction de notre société millénaire, en voie de décomposition avancée….

http://www.lepoint.fr/politique/joachim-son-forget-je-ne-vais-pas-vous-faire-le-coup-de-morano-et-de-son-amie-noire-25-09-2018-2254028_20.php

« L’Immigration « est devenue  égalementun sujet sulfureux sur lequel des esprits avisés mais bourrés d’arrières-pensées projettent un voile obscur destiné à enfumer leurs concitoyens en n’acceptant de traiter ce sujet qu’à travers un prisme déformant, exclusif et culpabilisant , celui  de « l’humanitaire », reprenant ainsi les termes d’un discours banalisé par des ONG dont on se demande qui en « tire les ficelles »….

Or, nul ne peut contester à un pays le droit de contrôler en toute souveraineté son immigration. Il n’y a là aucune question morale, juste un problème  de droit au service d’une politique nationale. L’immigré est l’étranger qu’un État accepte d’accueillir sur son sol pendant une durée déterminée, à la condition qu’il se conforme aux règles d’entrée et de séjour qui lui sont signifiées. Lorsqu’il se trouve en situation irrégulière, il n’a vocation ni à entrer ni à demeurer sur le territoire de cet État.

Cette règle est vraie dans n’importe quel pays organisé de la planète, et le serait pour quel que soit l’Européen ou le groupe d’Européens qui souhaiterait s’établir dans un pays à quel que continent qu’il appartienne….sauf en Europe où il suffit de traverser une frontière…. !!!!

Nos « Démocrates » en peau de lapin, sont prêts, au nom de ce qu’ils appellent « leurs convictions » et leurs « valeurs » à utiliser les moyens de chantage les plus éculés, ceux en vigueur dans les pays totalitaires, pour faire taire les voix qui s’élèvent et abordent ces sujets « tabous » sous un angle qui prive leurs interlocuteurs de toute capacité à argumenter, devant des faits que chacun peut constater….

Ostraciser, diaboliser afin de ne pas avoir à argumenter. Sans se soucier du fait que ces méthodes renforcent ceux qui les subissent dans leurs frustrations, mais aussi, dans leurs convictions et leur volonté de se battre.

Je n’ai jamais été un ardent défenseur des thèses du Front National devenu le « Rassemblement National !!! J’en partage certaines analyses, mais pas les conclusions et encore moins les solutions qu’il préconise.

Mais j’ai toujours considéré que ce n’est pas en refusant de débattre que l’on parviendra à faire taire les voix de ceux qui considèrent, à tort ou à raison, le Parti de Mme Le Pen comme un refuge contre l’aveuglement et la surdité de ceux qui s’y opposent et contre les préjugés qui les accablent.

D’ailleurs, ceux qui tapent sur Mme LePen mais épargnent ce qui la rend possible font très exactement partie de ce qui la rend possible»

La diabolisation « du père » et ensuite « de la fille » n’a jamais fait perdre la moindre voix au parti d’Extrême-droite.

Bien pire, quand la Justice – qui juge de moins en moins « au nom du peuple français », et de plus en plus au nom de partis pris idéologique, s’en mêle, en se proposant de psychiatriser le cas de Mme Le Pen, sous le prétexte – légal !!! – d’avoir diffusé des images d’horreurs commises par Daech pour en dénoncer les atrocités, alors que la Loi a été conçue pour dissuader d’en faire la promotion et celle de Daech en même temps, chez des esprits faibles ou chez des jeunes !!!

La manière dont les Partis d’opposition sont traités en France, doit faire sourire Poutine, à qui nos démocrates moralisateurs sont si prompts à donner des leçons !!!

Les poussées de fièvre médiatique que suscite le Journaliste et polémiste Eric Zemmour, sont un autre exemple de la dérive de nos médias habitués à pratiquer l’autocensure devenue une seconde nature.

Car Zemmour dérange.

Car même s’il se trompe parfois, même si ses thèses sont parfois approximatives, même si ses propos sont souvent excessifs, il a le mérite d’aborder courageusement des sujets qui sont devenus des tabous du discours « hypocritement correct », convenu, et pratiqué par des médias moralisateurs, dont le léger penchant totalitaire, a tendance à s’aggraver. .Zemmour nous oblige à réfléchir en dehors des limites fixées par la police de la pensée.

Or, aucun polémiste, – et dieu sait si le paysage littéraire et journalistique français en compte de médiocres-, n’est traité par nos médias « aux ordres », comme l’est Zemmour !!! Or, on ale droit de détester Zemmour, mais on n’a pas le droit de le priver du droit de s’exprimer quitte à le soumettre aux rigueurs de la Loi !!! Ce dont certains ne se privent pas !!!!

Je_ne_partage_pas_

Il est impensable, à mes yeux, que dans une Démocratie digne de ce nom on en vienne à interdire d’antenne, et de toute diffusion,  les propos d’un journaliste sous prétexte qu’ils n’entrent pas dans la norme policée du discours ambiant.

Ceux qui, comme moi, regardent, au second degré, certains débats télévisés ne peuvent pas ne pas être frappés par le « trucage » de ces débats: il suffit, en fonction du sujet traité de jeter un coup d’œil sur la composition du tour de table pour deviner, par avance, quelles sera la tonalité et quelles seront les conclusions du débat.

J’ai assisté récemment sur France 5 à une émission intitulée « C’est dans l’air », où il était question de Trump, avec six intervenants, tous « à charge » , dont une représentante assumée du Parti Démocrate, et pas un seul représentant du Parti Républicain: inutile d’insister sur le fait que ces émissions ressemblent plus à des émissions de propagande qu’à des émissions conçues pour élever le niveau de réflexion des citoyens !!!!

Et lorsqu’une émission, reléguée le plus souvent à une heure d’écoute très tardive, ose s’écarter des sentiers battus en abordant des sujets « sulfureux », ou en donnant la parole à des intervenants connus pour être des esprits libres, malheur à son présentateur !!!

Un exemple significatif ; celui de Frédéric Taddéi qui fut l’emblématique meneur entre 2006 et 2016 , sur France 3, de l’émission  » Ce soir ou jamais », où les échanges étaient le plus souvent salués pour leur profondeur de vue et pour l’indépendance d’esprit de ses intervenants. Un compliment qui vaut aussi pour son émission de radio sur «Europe 1 Social Club»..

Souvenons-nous. À la tête de «Ce soir (ou jamais!)», l’ex-chroniqueur de «Nulle part ailleurs» (Canal+) est accusé d’inviter Dieudonné, Tariq Ramadan ou Marc-Édouard Nabe, en leur opposant d’excellents débateurs pour leur apporter la contradiction. Même tollé avec Mathieu Kassovitz, qui conteste la version officielle des attentats du 11 Septembre.

En 2013, le journaliste Patrick Cohen, unr vedette du PAF, connue pour son sectarisme intellectuel, enfonce le clou en évoquant la présence de «cerveaux malades» sur le plateau.On frôle déjà la « psychiatrisasion » !!!

En dépit de nombreuses attaques Taddeï n’a  jamais  pensé à infléchir sa ligne. Qu’on se le dise: oui, le débat doit vivre. Et qu’on le sache: non, son émission n’a jamais subi la moindre condamnation judiciaire. Et Dieu sait si, en embuscade, nombreux étaient ceux qui mouraient d’envie de le faire condamner !!!

Taddéi a choisi de s’exiler !!! Devinez où ???Sur la chaîne RT, version francophone de la télévision publique russe RT,. Taddéi, pour s’exprimer librement a choisi de se « réfugier » chez Poutine !!!! Un comble !!!

Ce que j’écris là, eeut choquer quelques « belles âmes ».

Je suis pourtant en bonne compagnie, lorsque Michel Onfray, ce philosophe « de gauche », qui vient d’être écarté sans explication de France-Culture s’exprime dans le Figaro : « il n’hésite plus à élargir le spectre de la menace qui pèserait selon lui sur la vie publique. «La lutte contre les idées du FN qui avait motivé la création de l’Université Populaire en 2002, doit désormais être élargie à tous ceux qui mettent en péril la liberté de conscience, de pensée et d’expression. Ils sont bien plus nombreux qu’à l’époque. Plus nombreux et d’autant plus dangereux qu’ils sont désormais au pouvoir», écrit-il ainsi sur son site, visant Emmanuel Macron, qu’il n’épargne pas de ses commentaires politico-philosophiques depuis l’élection présidentielle de 2017′.

On entend de plus en plus de ces démocrates en peau de lapin qui dénigrent la « vox populi ». Qui clament haut et fort que « le peuple n’a pas toujours raison »… Selon eux, seules « les élites » détiennent la vérité et connaissent le chemin vers le progrès…

Des élites qui supportent de moins en moins la contradiction, et deviennent incapables de débattre autrement qu’en couvrant d’ invectives, d’insultes pleines de mépris,ceux qui ne pensent pas comme eux,, et qui au nom de leurs prétendues valeurs de tolérance, ne tolèrent rien qui ne soit dans la ligne « politiquement correct » qu’ils tentent d’imposer !

Attention, car le « totalitarisme », ça commence toujours comme ça…

On est démocrate tant que le peuple « vote bien « . Le jour où le peuple ne suit plus on est prêt, comme le suggérait Berthold Brect dans un tract célèbre dans l’Allemagne communiste : « il faut dissoudre le peuple » !

Brecht

Dissoudre le Peuple ??? Et si c’était l’étouffement de sa voix en le submergeant sous une immigration de masse, complaisamment entretenue…..???

On aura tout vu, durant ce quinquennat et ses précédents !!! Et si l’inimaginable était devenu intentionnel ???

Tous ces exemples, et je pourrais en fournir d’autres, sont des symptômes d’une Démocratie malade d’elle même et d’une classe politique égarée sur le chemin des « bons sentiments »et qui cherche à égarer des citoyens  qui, de moins en moins dupes, sont aujourd’hui en éveil….

Une Démocratie où les donneurs de leçons de morale sont ceux qui en piétinent le plus  les règles, et méprisent par dessus tout la « vox populi », sous le prétexte élitiste que « le peuple n’a pas toujours raison » »……

Le régimes totalitaires commencent toujours comme ça….

PS : http://premium.lefigaro.fr/vox/societe/2017/09/29/31003-20170929ARTFIG00344-michel-onfray-michel-houellebecq-a-diagnostique-l-effondrement-spirituel-de-notre-epoque.php

http://premium.lefigaro.fr/vox/politique/2017/04/23/31001-20170423ARTFIG00255-michel-onfray-rien-de-ce-qui-a-rendu-marine-le-pen-possible-n-a-ete-combattu.php

Parallélismes


Progressisme

 

Il est étonnant de constater à quel point les sociétés occidentales obéissent à des pulsions identiques, de part et d’autres de l’Atlantique.
Mais est-ce un hasard si les mouvements de l’opinion et leur traduction sur la scène politique comportent de telles analogies si l’on compare l’évolution du paysage politique aux États-Unis et en Europe ???

En effet, chacun sait que la plupart des courants de pensée – qui autrefois prenaient naissance en Europe, et souvent sur les bords de la Seine, grâce à la richesse en esprits brillants qui y foisonnaient, – émergent depuis quelques décennies, dans les Universités américaines pour atteindre une Europe que sa décadence intellectuelle a rendue perméable aux élucubrations les plus diverses.

C’est dans les Universités américaines que sont nées des théories aussi déconcertantes que la « Théorie du Genre », ou les thèses sulfureuses sur « la diversité »qui viennent à l’appui du caractère prétendument inéluctable des « phénomènes » de la mondialisation, ou des « migrations de masse », et j’en passe….

La Social-démocratie, éternellement avide d’idées neuves lui permettant d’afficher sa vocation à défendre ce qu’elle considère comme des « avancées » de l’Humanité s’est souvent offerte en porte-voix de ces théories, les intégrant dans sa programmation politique.

L’exemple le plus réent et le plus significatif est celui de la mode lancée, aux USA, du « name and shame », qui consiste à dénoncer sur les réseaux sociaux et sur les médias tous ceux qui sont « suspect » de violences sexuelles sur des femme/ Jamais ur des Homme…..

C’est le cas des thèses, reprises en France et diffusées par le Think-tank Terra Nova, selon lesquelles, le progrès de la société passe, pour les Socio-Démocrates par un renoncement à s’appuyer sur la « classe ouvrière » pour bousculer les conservatismes, en s’adressant désormais aux « minorités » féministes, homosexuelles, raciales, et autres…

On sait de quels ravages ces théories ont affecté les Universités Américaines où le « politiquement correct » exerce, sur la vie intellectuelle, une pression stérilisante.

Ces idées ont peu à peu conquis les « zélites » françaises et même européennes et ont fait le miel d’une bobocratie dominante et éloignée des réalités populaires.

De tout cela, nous avons pu constater, au cours des années écoulées, les effets ravageurs sur la cohésion de la société française. Le divorce entre le monde du travail et celui des élites intellectuelles n’est pas sans relation avec le désarroi de la Gauche française et la quasi disparition du Parti Socialiste français.

Par contagion, on peut dire que ce divorce a abouti, dans la société française, comme dans la société américaine, à la création d’un fossé devenu un gouffre, qui sépare désormais, en Europe comme aux États-Unis,  les « zélites » et le peuple.

Tous les analystes s’accordent, en effet, pour dire que c’est ce divorce qui a abouti à l’irruption de Trump à la tête des États-Unis . Et ce, au grand dam des « zélites » qui ne parviennent pas à digérer ce sursaut de la Démocratie et qui, depuis le lendemain de cette élection ont eu recours, avec la complicité des médias « aux ordres », à toutes les campagnes de dénigrement, toutes les conspirations, toutes les ressources de la « diabolisation » possibles, pour tenter de déstabiliser celui qui a été démocratiquement et constitutionnellement élu.

Tout y est passé, y compris la tentative de faire passer Trump pour un espion à la solde de Poutine. Et, comme cela ne marche pas, ils y ajoutent désormais le soupçon de maladie psychiatrique….

La dernière tentative en date ; http://premium.lefigaro.fr/international/2018/09/22/01003-20180922ARTFIG00014-nouvelle-polemique-explosive-sur-la-capacite-de-donald-trump-a-gouverner.php

Je cite : « Selon des révélations du New York Times, s’appuyant sur des témoins présents et des notes rédigées par les participants, l’Attorney General adjoint aurait envisagé au printemps 2017 d’enregistrer secrètement ses conversations avec le président et suggéré que d’autres responsables, notamment du FBI, en fassent autant. Pire, il aurait proposé de recenser les membres du gouvernement susceptibles de se rallier à une procédure de destitution de Donald Trump en vertu du 25e Amendement de la Constitution.

Adopté quatre ans après l’assassinat de John F. Kennedy, celui-ci permet au vice-président et à une majorité du cabinet de prendre acte que le locataire du Bureau Ovale «n’est pas capable d’assumer les prérogatives et les responsabilités de sa fonction». Il a déjà été activé sous Nixon et de manière temporaire sous les Bush, père et fils, durant des interventions chirurgicales. »

Tout aura été tenté pour éliminer ce « trublion » venu bousculer l’oligarchie « bobocratique » de Washington, confortablement installée dans ses certitudes d’être au pouvoir et pour longtemps….

Car « la Gauche américaine » et tout comme elle « la Gauche Française », ont tout oublié de ce qu’ont été les méthodes totalitaires si longtemps dénoncées par l’Occident, sauf celle qui permettent d’éliminer un « ennemi du régime » par les méthodes les plus basses pouvant aller de l’instrumentalisation d’une Justice politisée, jusqu’à la « psychiatrisation » des adversaires politiques : Mme Le Pen vient d’en faire l’expérience….

Il semblerait que, partout, en Europe, le « progressisme »s’enlise dans les mots creux, et montre une fébrilité inquiète qui le pousse à tous les excès de langage, pour tenter d’endiguer ce qu’il a affublé du qualificatif méprisant, et pourtant bien significatif, de « populisme ».

« En même temps », un vent rebelle souffle et déplume les beaux discours sur le « toujours plus d’Europe » pour faire face à la mondialisation, sans jamais dire de quelle Europe ils parlent : des rodomontades aux quelles aucun citoyen avisé n’accorde désormais le moindre crédit.

Les impostures n’ont pas résisté à la rigueur des faits  : elles sont mises à nu. Le mur  édifié voilà un demi-siècle par les « zélites »  pour préserver leur pouvoir, est à deux doigts de s’effondrer . La dictature du « politiquement correct » ne parvient plus à endiguer la montée des discours critiques sur une société en voie de « déconstruction ». Ce mur-là est symbolique. Mais il est comparable à celui de Berlin, qui tomba en 1989 sous le poids des mensonges officiels et de l’exaspération populaire.

Une révolution semblable est aujourd’hui à l’œuvre, mue par un semblable besoin de vérité et de démocratie. Dans ce mouvement qui se généralise en Europe, le progressisme « autoproclamé » n’apparait plus que comme une posture fragilisée.

On comprend mieux ainsi, la fébrilité agressive d’un Macron qui se voyait déjà comme « le refondateur » d’une Europe technocratique en lambeaux !!!!

Comme le fait remarquer le philosophe Marcel Gauchet (L’Opinion , lundi): «Notre problème fondamental, c’est que les gens qui nous gouvernent ne comprennent pas la société dans laquelle ils vivent.»

La rupture pourrait être brutale, entre deux mondes qui ne se comprennent plus et ne se parlent plus….

Les élections européennes de 2019 pourraient être l’occasion d’un affrontement entre ces deux mondes dont l’un a cru pouvoir ignorer l’autre tout en se parant des plumes de la Démocratie, des prétendues « convictions » qu’elle porte et des « valeurs » qu’elle fait mine de défendre…

Des « valeurs » dont certains ont la naïveté de croire qu’elles sont « Universelles » alors qu’elles sont méprisées et combattues » par ceux-la même qui veulent la fin de « l’Europe des peuples enracinés « et des Nations.

PS : http://premium.lefigaro.fr/vox/societe/2018/09/28/31003-20180928ARTFIG00344-christophe-guilluy-l-insecurite-culturelle-des-classes-moyennes-traverse-tout-l-occident.php

 

Affaire Audin: le tour de force !!!


Algérie

Paroles, paroles, paroles ….

 

Macron vient de reconnaître « la responsabilité de l’Etat » dans la mort mystérieuse du Communiste Audin, mort attribuée, sans qu’il soit possible de le prouver, mais avec de fortes présomptions, aux Parachutistes de Général Massu.

Cette « reconnaissance » procède d’une volonté d’apaisement des mémoires, ce qui, en soi, n’est pas condamnable, soixante ans après….même si on peut s’interroger sur l’opportunité de rouvrir les blessures toujours béantes et inguérissables que portent ceux qui ont vécu ces années noires.

Elle eût été estimable, si elle n’était pas suspecte de minables petits calculs politiques, et entachée d’un parti pris qui ne manquera pas de réveiller des colères jusqu’ici difficilement contenues.

En effet, s’il est juste de concevoir que la responsabilité de l’État a été engagée dans des actes commis en son nom dont ont été victimes ceux qui ont combattu la France, au cours de cette guerre atroce, il est injuste d’ignorer, dans cette « reconnaissance », ceux qui ont combattu aux côtés de la France, tels que les dizaines de milliers de harkis désarmés sur ordre du même État, par l’Armée française, et livrés aux pires tortures avant de connaître la mort dans des conditions souvent ignobles.

De même, il serait légitime de concevoir que la responsabilité de l’Etat français a été formellement engagée lorsque, après la signature des Accords d’Evian, et après la date du 19 Mars 1962 considérée comme la date de fin des hostilités, – accords qui garantissaient, sur le papier, aux Pieds Noirs une protection des personnes et des biens – des centaines de Français, ont été, notamment à Oran, mais aussi dans toute l’Algérie,  victimes de rafles suivies de viols, de tortures, d’exécutions, ou de disparitions dans des conditions sans doute analogues à celles du malheureux Audin, alors même que l’ignoble Général Katz commandant les forces françaises encore présentes sur le sol algérien, avait donné l’ordre aux troupes française de ne pas intervenir.

Mais le vrai tour de force des médias « aux ordres », c’est d’être parvenus, à travers « l’affaire Audin », réveillée par Macron, à culpabiliser l’Armée et par ricochet, la Droite prompte à la soutenir, sans jamais rappeler que cette période tragique de la Guerre d’Algérie s’est déroulée à une époque où le Socialiste Guy Mollet dirigeait le Gouvernement, que son Ministre de l’intérieur se nommait François Mitterrand       ( « L’Algérie, c’est la France » !!! ) et que le Gouverneur de l’Algérie, aux immenses pouvoirs de pro-Consul, était Robert Lacoste.

Lacoste, un socialiste bon teint, dépassé par le nombre et la violence des attentats commis par le FLN contre la population civile algéroise, qui s’est, en quelque sorte, « déchargé » sur l’Armée de la tâche de rétablir l’ordre dans un Alger mis à feu et à sang par des attentats aveugles et terriblement meurtriers conçus pour « terroriser » ses habitants.

Ce même Lacoste a couvert de son silence les méthodes de l’Armée…des méthodes qu’il est facile de condamner aujourd’hui par ceux qui n’ont pas vécu cette époque, et dont nul n’aura le courage de reconnaître l’efficacité….

L’autre tour de force consiste, pour nos médias « vertueux », à faire du cas Audin un exemple de la sauvagerie des méthodes de l’Armée française,  en passant sous silence le rôle criminel de beaucoup de communistes français devenus au nom d’une idéologie qui pour eux, trouvait sa source à Moscou dont il a fallu attendre la chute du mur de Berlin pour qu’il soit mis fin à la « colonisation » des « pays frères »….

Or on ne peut pas évoquer le triste sort de Audin, sans rappeler que les Communistes, à Alger, étaient devenus des « traîtres » présumés depuis la désertion du Lieutenant Maillot, avec un chargement d’armes qui ont servi, dans la fameuse embuscade de Palestro à décimer une section entière de jeunes du contingent fraîchement débarqués en Algérie. Et que des jeunes femmes communistes étaient des poseuses de bombes à l’origine de la mort de dizaines d’innocents. 

L’une d’entre elles,- c’est un exemple parmi d’autres –  Daniele Minne, fille et belle-fille d’activistes communistes condamnés à mort,  est une militante du Front de libération nationale, une porteuse de valise et une poseuse de bombes pour le compte du FLN4 à Alger durant la guerre d’Algérie.

Rappel : Le samedi , Danièle qui est encore mineure (17 ans) participe à un triple attentat du FLN dans trois brasseries de la rue Michelet située dans le quartier européen. Elle pose sa bombe dans le bar Otomatic à Alger, tandis que ses complices déposent d’autres engins explosifs au Coq-Hardi et à La Cafeteria.

Le bilan de ces attentats est de « quatre femmes tuées, 37 blessés hospitalisés dont 21 femmes, dont 2 dans un état alarmant » selon Le Journal d’Alger.

Attentas

Condamnée le 4 décembre 1957 à sept ans de prison, incarcérée à la prison de Barberousse, transférée en suite en France, elle est libérée en avril 1962 à Rennes et amnistiée en application des Accords d’Évian.

 Bénéficiaire de l’amnistie générale de 1962. Installée en Algérie, après l’indépendance, elle devient le premier professeur d’histoire de nationalité algérienne. Mariée durant la guerre à Khellil Amrane, tué peu avant le cessez-le-feu, elle épouse en secondes noces le frère de Khellil Amrane, Rabah Amrane. Elle porte en prénom son nom de guerre, Djamila.

Paradoxe, durant les années 1990, « fuyant la violence en Algérie » ( !!! ), elle enseigne l’Histoire de la décolonisation en France, à l’Université Toulouse II-Le Mirail ; elle est membre du Groupe de recherche sur l’histoire immédiate ….

On imagine sans peine ce qu’a pu être son « enseignement » !!!

C’est dire la mansuétude, – pour ne pas parler de complaisance -, dont ont bénéficié, de la part de ceux qui gouvernaient la France, ceux qui l’avaient combattue et qui avaient du sang de Français sur les mains.

Beaucoup de dirigeants algériens, anciens combattants et tueurs de FLN coulent aujourd’hui des jours heureux en France, certains dans de luxueux appartements de l’Avenue Foch à Paris, enrichis par une « Révolution » dont le peuple algérien n’a reçu que les miettes et vivent pauvrement dans un pays riche, avec la bénédiction des « Grandes Consciences Françaises »…..

Post-scriptum : Qui était Audin ??? Maurice Audin, en poste à l’Université d’Alger, membre du Parti communiste algérien, interdit en raison de ses liens avec les terroristes du FLN, qui se range, lors de la Bataille d’Alger, aux côtés des indépendantistes contre son propre pays et qui ira même jusqu’à héberger et soigner à son domicile Hadjadj, le poseur de bombe du casino de la Corniche, responsable de la mort de 8 civils français (et 92 blessés)..

Cela aussi, nos vertueux médias auraient pu le rappeler à la mémoire de ceux qui l’ont perdue….

« Gauloiseries » sur l’Europe de Macron.


Carte E-D

Il n’est pas de Progrès dans le reniement des racines et des traditions.

Je fais sans doute partie de « l’autre France insoumise » !!! Celle qui n’a pas apprécié le « trait d’humour » de Macron sur les « Gaulois réfractaires ».

Même si comme tout jeune écolier j’ai appris que j’avais des ancêtres Gaulois, je n’y ai jamais cru un seul instant.

Réfractaire, oui, sans conteste !!! Réfractaire à une certaine vision de ce qu’ils nomment le « progressisme »et qui n’est qu’une tentative, velléitaire, de raboter tout ce qui, dans la société française, refuse de s’aligner et se soumettre aux oukases d’une prétendue élite qui sait tout sur tout sans avoir jamais rien appris, ni de l’Histoire ni des malheurs passés.

Le Pied Noir que je suis, et dont je n’ai jamais renié les origines, – ce, malgré les innombrables clichés méprisants véhicules sur cette petite communauté -, ce Pied Noir dans lequel ne coule pas une goutte de sang ‘gaulois », qui a connu la tragédie de l’exil des « rapatriés » jetés à la mer avec une famille et deux jeunes enfants, et quelques valises, ce Pied Noir-là, n’en a pas  pour autant conçu une quelconque rancune à l’égard de la France. Tout juste une grande déception et un soupçon de détachement à l’égard d’une certaine catégorie de Français…

Les Pieds Noirs savent mieux que quiconque, que lorsqu’on a tout perdu, il ne reste plus pour retrouver l’espoir, que « la Patrie » que l’on porte, malgré les déceptions, et l’amertume, dans son cœur.

«La France, c’était la vie ; l’Algérie, la nostalgie. La France, la grande nation ; l’Algérie, la petite patrie», résume fort bien Zemmour, ce compatriote tellement décrié par des « Français de souche » qui n’ont pas, comme lui, l’amour de la France accrochés à leurs semelles de chaussures ….

A ce propos, ( petite parenthèse ), Zemmour vient d’écrire un livre, – « Destin Français « – qui, comme le précédent, rencontrera, je le lui souhaite, un succès d’édition comparable au précédent, un livre qui en dit long sur ce qu’est « l’identité » chez beaucoup de ces français qui , comme moi, n’ont aucune ascendance gauloise, et qui, néanmoins se sentent farouchement Français,…en Europe.

Aussi détesté qu’il soit par certains, le point de vue de Zemmour sur la question de l’identité française ne manquera pas de passionner bien des Français. Dans le Figaro, l’éditorialiste Alexandre Devecchio observe que comme Michel Onfray l’a noté dans FigaroVox avec son sens de la formule habituel: «Invité en bout de table, pour le dîner de cons, Eric Zemmour a retourné la situation et montré à toute la tablée que le con, ça n’était pas lui…»

« Gaulois « ??? Je ne le suis donc pas plus que Zemmour !!! Et sur ce plan, je ne me sens certainement pas solitaire au sein du Peuple français.

Revenons à notre sujet !!! Réfractaire ??? Je le suis, sans aucun doute !!!

Réfractaire à cette forme de mépris pour la volonté populaire profondément attachée à son « identité » ( pardon pour ce gros mot ), qui dénote, chez Macron, le dessein d’une marche forcée vers l’Europe, avec toujours plus d’Europe, sans jamais dire vers quelle Europe !!!

Car, Emmanuel Macron, cramponné à ses postures « progressistes  » ne semble voir dans le patriotisme qu’une forme ringarde d’attachement à l’idée démodée de Nation, et de repli sur soi.

Je lui suggère, en ces temps de doutes, de relire Ernest Renan. Et notamment, la  merveilleuse définition qu’il donne  de la Nation «Une Nation est une âme, un principe spirituel (…) L’une est dans le passé, l’autre dans le présent. L’une est la possession en commun d’un riche legs de souvenirs, l’autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis».

Passionné de la riche Histoire de France, amoureux de tant d’auteurs qui font partie de mon univers intellectuel, et qui appartiennent au patrimoine culturel accessible à tout Français, pourvu qu’il en ait l’appétit ou la curiosité, j’ai reçu, grâce aux maîtres qui m’ont enseigné, et aux quels je dois beaucoup de ce que je suis devenu, ma petite part de ce riche héritage. Et j’en suis fier.

Car les héritages culturels, sont souvent transmis par de grandes figures intellectuelles du passé, n’en déplaise à ceux qui souhaiteraient en effacer la trace, pour complaire à d’autres qui ne rêvent, secrètement, que de nous imposer la leur.

Ce qui semble avoir échappé aux « progressistes », c’est que «l’enracinement, c’est-à-dire l’inscription dans une histoire et un lieu, est une nécessité anthropologique.»

Ils n’ont pas compris, me semble-t-il, que l’Europe ne se fera pas contre les peuples.

Macron  espère former un bloc dont le noyau dur serait constitué de lui-même et de Mme Merkel, pour lutter contre l’influence de ce qu’il définit avec une pointe de mépris, comme des « populistes ». C’est-à-dire « la lèpre » de ceux qui ne sont pas prêts à s’opposer à la volonté populaire des citoyens qui les ont élus, pour les conduire, tel un troupeau de veaux, vers cette Europe soumise, au nom de l’acceptation d’un « multiculturalisme » et d’un « vivre ensemble’ fantasmés par des élites bourgeoises en mal d’exotisme, à la recherche d’une « bonne conscience »qui ne leur coûte pas très cher….

L’Universitaire Chantal Delsol s’exprimait récemment, dans le Figaro à propos du terme « populiste » utilisé désormais en « élément de langage » par les « bonnes consciences » françaises pour désigner ceux qui refusent de plier devant le diktat de Bruxelles à propos de la « crise migratoire »:

« Chantal DELSOL – Gardez à «populistes» ses guillemets. Car c’est un adjectif par lequel on injurie ses adversaires, ce n’est pas un substantif qui aurait une signification objective. Aucun gouvernement ne se dit «populiste», seuls ses adversaires le nomment tel. Ainsi à la limite, le mot renseigne davantage sur celui qui le prononce que sur celui qui l’endosse. En tout cas, ce mot de combat désigne une guerre idéologique: celle que se livrent d’une part les courants progressistes universalistes, cosmopolites, libéraux-libertariens et, d’autre part, les courants demandeurs d’enracinement et d’identité. Au fond, c’est le dernier en date des combats entre les modernes et les anti-modernes. Il y en a eu d’autres. Il y en aura d’autres. » ( Fin de citation ).

http://premium.lefigaro.fr/vox/monde/2018/09/06/31002-20180906ARTFIG00389-chantal-delsol-populiste-c-est-un-adjectif-pour-injurier-ses-adversaires.php

Macron se trompe lourdement et risque de conduire l’Europe à une impasse, et à réduire le projet européen, – à supposer qu’il réussisse -, à un face à face entre la France et l’Allemagne, la France se soumettant à une forme de « vassalisation » devant une Allemagne forte de sa domination économique.

Comme le démontre l’essayiste Nicolas Baverez dans le Figaro, Macron joue un jeu dangereux avec l’Europe !!!

Je cite :

« Les élections européennes de mai 2019 n’ont ainsi pas de précédent par leur enjeu, puisqu’elles pourraient déboucher sur la désintégration de l’Union en cas de majorité des partis populistes au Parlement, comme par la dynamique politique qui les sous-tend. Pour les Vingt-Sept, elles se présentent comme un référendum sur l’Union autour de la question de l’immigration. Pour la France, elles se présentent comme un référendum sur Emmanuel Macron, qui a lié son destin et son projet à la refondation de l’Europe lors de l’élection présidentielle de 2017.

Or, ce scrutin décisif s’engage sur la base d’une opposition à la fois artificielle et suicidaire entre progressistes et nationalistes. La notion de progressiste renvoie aux compagnons de route de l’URSS stalinienne dans les années 1950, qui n’offrent ni un modèle de lucidité politique, ni un remède à la crise de la démocratie, ni une solution aux dysfonctionnements actuels de l’Union.

A contrario, il ne fait guère de doute que les électeurs entendront sous le nationalisme la défense des nations, de leur identité et de leurs frontières, soit précisément la réponse à leurs attentes. Forcer les citoyens à choisir entre l’Europe et les nations, c’est dresser l’acte de décès de l’Union.

La démarche s’inscrit dans la litanie des manœuvres cherchant à instrumentaliser l’Europe à des fins de politique intérieure qui se sont systématiquement retournées contre leurs promoteurs. L’objectif consiste à diviser et affaiblir ce qui reste de droite de gouvernement en France. Le résultat sera de renforcer la vague populiste en Europe tout en soulignant l’isolement d’Emmanuel Macron dans notre pays comme en Europe. »

Car la marge de manœuvre politique de Mme Merkel s’est considérablement réduite. L’opinion publique en Allemagne rejette, de plus en plus, les politiques de solidarité en Europe, l’avancée vers le fédéralisme, et l’immigration de masse. Assise sur un magot qu’elle a constitué à l’ombre de l’OTAN et du parapluie américain, et grâce à un Euro dont elle maîtrise le cours et favorise son commerce extérieur, l’Allemagne ne fera aucun cadeau à la France.

Macron n’a pas pris la mesure du durcissement de l’opinion, outre-Rhin , qui rejette désormais, pour les raisons évoquées ci-dessus, l’idée d’une mutualisation des risques avec les autres pays européens (rejet d’un budget de la zone euro, de l’émission d’Eurobonds, d’approfondissement de l’Union des capitaux ou de l’Union bancaire…).

Un rejet qui condamne les avancées vers le fédéralisme dans la zone euro !!! Auquel s’ajoute un rejet croissant de l’immigration, qui s’accompagne d’une dangereuse montée de l’extrême droite, pourtant prévisible dès le lendemain de la folle invitation de Mme Merkel aux réfugiés de venir, en masse en Allemagne. Une initiative solitaire prise par la Chancelière au mépris de toute consultation de ses partenaires européens, et sans souci de la réaction populaire que cette initiative susciterait….

Une initiative dont Macron avait applaudi la « générosité », au lieu d’en dénoncer l’absence de vision quand aux conséquences prévisibles dont l’Allemagne, à son tour, paie le prix….

(http://www.lepoint.fr/monde/migrants-le-jour-ou-l-europe-a-bascule-07-09-2018-2249342_24.php )

Les élections de Matteo Salvini et de Viktor Orban, pour ne citer que les plus récents, ne sont que les symptômes d’une aspiration démocratique profonde des peuples européens, de leur exaspération et de leur rejet absolu, de toute immigration exogène et massive.

Même les peuples scandinaves se réveillent !!! L’Europe du Nord n’échappe pas à la vague « populiste » !!! Croyez-vous que cela ferait réfléchir nos « progressistes » en peau de lapin ??? Pas du tout !!!

En Suède, on prédit la forte poussée d’un parti d’extrême droite aux élections de ce week-end. Au Danemark et en Norvège, des formations nationalistes ont fait de spectaculaires percées, s’imposant dans le paysage gouvernemental. Tous ces partis ont prospéré sur le même terreau: le refus de l’immigration de masse. 

Le Discours de la Sorbonne du 26 septembre 2017, acte fondateur de la politique européenne de Macron, semble déjà très loin .

Il apparaît clairement que depuis quelque temps déjà les difficultés à refonder le projet européen – même avec ses partenaires les plus proches, bousculés politiquement au sein même de leurs pays respectifs -, lui sautent au visage.

Car, au fur et à mesure du réveil des Peuples, les partis eurosceptiques gagnent du terrain partout, engrangent des voix et font fructifier leur capital politique de façon fulgurante auprès d’un grand nombre d’électeurs. Et les tirs de barrage des « extrémistes européens » n’y changent rien malgré le discrédit sémantique dont ils affublent les termes de «nationalisme», «populisme», et le fameux «repli sur soi» brandis à tout bout de champ.

La réalité politique de cette Europe, de plus en plus fracturée, affronte brutalement le retour des peuples à la démocratie.

Et la technocratie bruxelloise semble en avoir perdu la main, en même temps que son arrogance et ses certitudes.

Les « Gaulois » attendent patiemment les prochaines élections européennes pour faire entendre leur voix et faire savoir que l’alternative n’est pas entre une Europe du « Grand Bazar », et une Europe du « repli sur soi », mais entre une Europe des marchands et une Europe des Nations, des Peuples, des « savoirs-faire », des cultures enracinées, tournant le dos à des métissages hasardeux et exotiques….

Il serait temps qu’enfin, des voix s’élèvent, dans toute l’Europe, pour proclamer que le choix n’est pas, comme le prétend imprudemment Macron, entre les « progressistes » autoproclamés, et l’ Extrême-Droite populiste, mais qu’il existe une voie médiane : celle d’une politique européenne réformiste et réellement démocratique et d’une Europe respectueuse des identités nationales,  attentive au respect des volontés populaires et de la diversité des peuples qui en font la richesse. En clair : une Europe fière de sa CIVILISATION !!!

Cette conception « clivante » du destin de l’Europe ne sert que ceux qui y voient l’opportunité de déstabiliser une construction fragilisée par des années d’errements.

Comme l’écrivent, dans le dernier numéro du « Monde Diplomatique, Serge Halimi & Pierre Rimbert :

« Ramener obstinément la vie politique des décennies qui viennent à l’affrontement entre démocratie et populisme, ouverture et souverainisme n’apportera aucun soulagement à cette fraction croissante des catégories populaires désabusée d’une « démocratie » qui l’a abandonnée et d’une gauche qui s’est métamorphosée en parti de la bourgeoisie diplômée. Dix ans après l’éclatement de la crise financière, le combat victorieux contre l’« ordre brutal et dangereux » qui se dessine réclame tout autre chose. Et, d’abord, le développement d’une force politique capable de combattre simultanément les « technocrates éclairés » comme les « milliardaires enragés ». Refusant ainsi le rôle de force d’appoint de l’un des deux blocs qui, chacun à sa façon, mettent l’humanité en danger. »

Ce que souhaitent les européens sincères, c’est une Europe soucieuse de protéger les peuples qui en ont construit le rayonnement et la prospérité au prix du sacrifice des générations qui les ont précédés. Car l’El Dorado européen n’a pas fini d’exciter des convoitises !!!

Mais cette Europe là, c’est le contraire de l’Europe technocratique actuelle qui trahit, jour après jour, l’idéal de ses « Pères fondateurs » !!!

( 1 ).-Chantal Delsol ou Chantal Millon-Delsol, née le à Paris, est une philosophe et écrivaine française.Elle fonde l’Institut Hannah Arendt en 1993 et devient membre de l’Académie des Sciences morales et politiques en 2007. Catholique, « libérale-conservatrice », fédéraliste, et en faveur du principe de subsidiarité fondé sur celui de la singularité, elle est éditorialiste au Figaro et à Valeurs actuelles, et directrice de collection aux éditions de La Table Ronde.

Europe, qui paiera la fracture ???


Macron dur

Qu’ils viennent me chercher….S’ils me cherchent, ils me trouveront.

 

La question de l’immigration, a longtemps été traitée avec légèreté par les « zélites »passées expertes dans l’art de « fanfaronner », parées de bons sentiments, pour masquer, soit d’inavouables calculs, soit une bonne dose de lâcheté, dans l’évitement d’un écueil qui, sur le chemin de la construction de l’Europe risque de devenir fatal.

Les derniers développements politiques, dans toute l’Europe, montrent que se répand le refus d’adhérer à un projet européen qui, peu à peu, s’est éloigné,- sans que l’on s’en explique devant les peuples – des objectifs des « pères fondateurs » de ce beau rêve.

Au moment de la signature des accords de Shengen, conçus pour ouvrir le droit aux citoyens et capitaux européens de circuler sans entrave dans toute l’Europe, il n’a jamais été question de transformer nos frontières en passoires ouvertes à « toute la misère du monde ».

Les Peuples ont cru comprendre alors, que la construction de l’Europe les rendrait plus forts pour se protéger contre les menaces extérieures et nous engageait sur la voie d’une communauté de destins. Or, c’est exactement le contraire qui est en train d’advenir !!!

De même, il n’a jamais été question, – à l’origine de la création des « Fonds de Restructuration » destinés à aider les pays récemment entrés dans notre communauté à rattraper leur retard de développement sur les pays fondateurs -, d’imposer, en contrepartie, aux pays bénéficiaires, l’acceptation de quotas définis par la Commission Européenne, de migrants qui franchissent, toujours plus nombreux, la traversée de la Méditerranée.

A moins d’être atteint de crétinisme, comment ne pas comprendre les frustrations et la colère de ceux qui, en Europe, considèrent qu’il y a là, un véritable détournement des finalités de la Construction Européenne, – sans aucune consultation populaire -, au nom du respect de valeurs, prétendument « universelles », qui ne sont partagées que par ceux qui en sont les promoteurs, et dont l’instrumentalisation est mise au service d’une obscure volonté de casser les identités nationales, pour assoir une autorité technocratique qui entend régner sans partage sur toute l’Europe.

Une colère qu’aggrave le sentiment d’insécurité culturelle, l’angoisse identitaire, la montée en puissance de l’islam radical, qui s’étend peu à peu comme une tache d’huile sur toute l’Europe.

Nous allons le vérifier, selon toute vraisemblance, en Suède, à l’occasion des élections législatives qui s’y tiennent dans dix jours.  Car la question migratoire que les « populistes » ont mise en haut de leur agenda est majeure et prioritaire pour les peuples européens – et pas seulement dans les pays où ces mêmes « populistes » sont au pouvoir.

La question identitaire est désormais prégnante partout en Occident, que cela plaise ou non à certains. Ce sera le grand sujet des élections européennes de mai 2019.

On comprend donc, le raidissement de la position de certains pays, réfractaires à toutes les idées véhiculées par une élite européenne, qui s’est autoproclamée « progressiste », tendant à faire de l’Europe la Patrie du Multiculturalisme, l’auberge espagnole de tous les exotismes, et la terre bénie de tous les métissages en commençant par le métissage culturel, vieux fantasme des amateurs d’exotisme au coin de la rue.

Des pays comme la Hongrie, l’Autriche, la Tchéquie, la Slovénie, la Pologne, ne se sentent nullement débiteurs d’une Afrique qui met en avant le passé de colonisateurs de certains pays, pour légitimer, au nom du partage des richesses, une immigration économique qui est au cœur du différent qui expose l’Europe à une fracture historique.

J’ajoute que les pays appartenant à l’ancienne « Autriche-Hongrie » ont affronté pendant plusieurs siècles, la menace musulmane constituée par les avancées de l’Empire Ottoman. Les peuples concernés portent le souvenir de batailles meurtrières, dans leur mémoire collective, et ne sont pas prêts à accepter de cohabiter avec des gens venus d’ailleurs, avec des traditions et des cultures moyen- âgeuses face aux quelles ils n’entendent pas renoncer.

J’ajoute qu’ils ont eu, il n’y a pas si longtemps, à leur porte, l’exemple détestable de ce qui s’est passé lors de l’éclatement de l’ancienne Yougoslavie, avec l’affrontement sanglant entre Chrétiens Orthodoxes  et Musulmans , les Européens « progressistes » n’ayant pas contribué en favorisant le séparatisme musulman à apaiser les relations entre des communautés agrippées à leur identité religieuse qui a transformé la Bosnie en repaire de djihadistes.

L’Europe se prépare donc à des élections européennes qui risquent d’être décisives quand à l’avenir de ce continent.

Macron vient, avec beaucoup d’imprudence, d’en fixer les enjeux. Il nous prépare à un affrontement dangereux. L’orgueil de sa petite personne ne le porte pas à la recherche d’un compromis avec les pays qui, en Europe, accepteraient l’idée d’une immigration voulue, organisée, contrôlée, respectant les seuils acceptables par les peuples qui en redoutent ou en subissent déjà les effets.

 » Macron fait fausse route en disant que l’Europe se divise entre ceux qui sont contre et ceux qui sont pour. Dire cela revient à dire qu’il n’y a pas de possibilités de changement, pas de rapport de force. Donc, si on est contre la Commission Juncker, on est contre l’Europe. C’est une erreur de jugement. Chaque élection ne peut tourner au référendum. Ce n’est pas novateur et c’est même dangereux. C’est ce qu’a fait Renzi en Italie… on a eu Salvini. La haine de l’Europe est la revanche de la politique. »( Le philosophe Rafaêl Gluksman dans « le Point » )

Macron veut nous entraîner dans un combat idéologique, dont il n’est pas certain qu’il sortira vainqueur, et que l’Europe réduite à une France sous protectorat allemand en sortira renforcée.

Avec une certaine insolence et sur un ton provocateur, il veut faire de cette élection un affrontement entre les « progressistes » autoproclamés et les « populistes » considérés comme de rétrogrades identitaires, dont le crime serait le refus de se laisser imposer, par une minorité considérée comme « élitiste », une vision de l’Europe totalement détachée des volontés populaires.

De toute évidence, Macron isolé dans son Palais de l’Élysée, entouré de ses courtisans, ne perçoit pas la montée de la colère contenue d’un Peuple européen, qui a compris que ce qui menace le plus son avenir, c’est l’arrogance de ceux qui tendent la main à un communautarisme musulman, et qui sont prêts à sacrifier l’identité nationale à des ambitions suspectes.

Il ne voit pas, aveuglé par ses certitudes, la montée des dangers qui guettent la Démocratie, non seulement dans les pays du groupe de Visegrad, mais aussi, en Italie, en Pologne, en Suède,au Danemark et peut-être, demain, en Allemagne et en France….

Tout cela fait beaucoup de monde, à convaincre, …ou à affronter !!!

Et si tout cela se termine mal, qui paiera la fracture ???

https://www.nouvelobs.com/monde/20180829.OBS1511/macron-opposant-principal-du-front-orban-salvini-l-affrontement-en-3-actes.html#xtor=EPR-2-%5BObsActu17h%5D-20180829

Quand soudain, les « Valeurs » se sont inversées…..


Riches à Gauche

Issu d’une famille modeste, – je n’ai jamais eu honte de l’assumer – ayant grandi dans un des quartiers les plus « populaires » d’Alger, – à deux pas de la rue où Albert Camus a grandi -, je suis de ceux qui ne supportent pas que l’on puisse mépriser « le petit peuple ».

Fort de l’éducation reçue dans ma famille, fondée sur le travail, la rigueur et les sacrifices personnels,  puis pourvu d’une capacité d’adaptation intellectuelle que je dois à des Enseignants d’une espèce disparue, que je n’ai jamais cessé de vénérer, j’ai pu, après un exode familial forcé, faire une longue carrière professionnelle.

Une carrière qui m’a permis de pénétrer les milieux sociaux les plus divers, et notamment, d’apprendre à connaître, dans ses profondeurs, puis à apprécier cette France rurale, enracinée, qui aujourd’hui se sent méprisée, et enfin à découvrir, au sein de l’Etat-Major d’une grande institution financière, le microcosme que constitue « l’élite » arrogante, venue des Cabinets Ministériels, issue des promotions des meilleures écoles de la République, dont j’ai appris à apprécier l’agilité intellectuelle, mais aussi, à observer les codes, les pratiques, les comportements de meutes, et les postures de « petits Marquis » de la République.

Pardonnez-moi cette longue introduction, destinée à amener mon sujet.

J’ai, durant ma longue vie, rencontré, fréquenté, observé, estimé ou affronté parfois, des gens de tous milieux sociaux. L’éducation que j’ai reçue, a fait que je me suis toujours senti « à l’aise » dans tous ces milieux.

Et j’ai, plus d’une fois été hanté par une question , (je le suis encore aujourd’hui) : comment peut-on « être de Gauche », quand on appartient à l’élite bourgeoise friquée, qui ne voyage qu’en « Classe Affaires », ne fréquente que les Restaurants gastronomiques, ne s’habille que chez les meilleurs tailleurs de Paris, ou à défaut qu’avec des vêtements de marque, et ne conçoit de rouler que dans certaines marques de voitures  ???

La réponse à cette question, je ne l’ai jamais trouvée, même en lisant assidûment « le Monde » ou « le NouvelObs », ou les « Inrockuptibles »… qui sont, selon mes observations, les véhicules de toute pensée au sein de la « Gauche Caviar « !!!

https://berdepas.com/2017/02/12/terra-nova-bien-plus-quun-think-tank/

https://berdepas.com/2008/10/31/la-pedaledans-le-caviar/

Or, je viens de refermer un livre qui m’apporte, enfin, un éclairage lumineux.

Le livre de l’Américain Thomas Frank « Pourquoi les riches votent à gauche » permet de comprendre ce qu’est devenue la gauche, au fil des années, par une lente transformation de ses valeurs traditionnelles, au point de trahir les aspirations du « Peuple de Gauche »qu’elle a toujours fait mine de défendre ….

Cet auteur nous montre que le phénomène n’est pas propre à la France. Il a pris naissance depuis plusieurs années, aux États Unis, comme la plupart des courants de pensée qui aujourd’hui, traversent les sociétés européennes, dont, parmi d’autres, le courant « Politiquement correct » qui est le plus souvent mis en avant.

Dans « Pourquoi les riches votent à gauche », Thomas Frank répond, enfin, à la question que je me pose depuis toujours : comment des Partis qui prétendaient défendre les intérêts des catégories populaires et des classes moyennes sont-ils devenus, à partir des années 80, les porte-parole des catégories sinon privilégiées, du moins fort éloignées de la sociologie du Peuple qu’ils prétendent défendre ?

Car ce que dit Thomas Frank du Parti Démocrate américain pourrait être généralisé à tous les partis sociaux-démocrates européens, et notamment au PS français. À compter des années 90, les catégories populaires ont commencé à déserter ces formations.

Thomas Frank nous décrit les causes politiques de cette mutation.

Si, aux États-Unis, le Parti Démocrate avait toujours attiré les intellectuels, il va, au début des années 90, devenir le porte-parole de la «classe professionnelle». Comme le PS français, le Parti Démocrate va se muer en parti des « zélites », avec un fort pourcentage de cadres et d’adhérents issus des grandes universités. Ces nouveaux bataillons du parti partagent un postulat: les études supérieures qu’ils ont accomplies leur confèrent le droit d’imposer à la société américaine leur vision du monde et leurs choix !!!

Évoluant dans les secteurs de la nouvelle économie ou dans des secteurs protégés de la concurrence mondiale, les élites progressistes considèrent, dès cette époque, qu’il y a d’un côté le « Vieux Monde « ( industrie d’extraction, agriculture ) et de l’autre le « Nouveau Monde », celui des nouvelles technologies, de la Finance et des avancées sociétales. D’un côté, un monde rétrograde et fermé car peuplé de « ringards » non-diplômés, condamné à tomber dans les oubliettes de l’Histoire ; de l’autre, le monde ouvert et branché des diplômés.

D’un côté, ceux qui croient détenir les clés de l’intelligence parce que  » Diplômés » et de l’autre, …. les autres….

Ce type de comportement a été lumineusement illustré par Hillary Clinton lorsqu’elle traita les électeurs de Trump de «ramassis de minables» lors de la campagne présidentielle américaine : elle ne faisait qu’exprimer cette vision clivante et élitiste du monde. Cela lui a probablement coûté très cher, lors de cette élection.

De même, le mépris à peine voilé des élites socialistes envers la France périphérique, peuplée de «beaufs et de racistes» ne doit pas étonner, il est la conséquence de cette représentation de la société.

Pour ces « zélites », le vieux monde est aussi celui des vieilles lunes auxquelles sont rattachées les religions. Ainsi, le catholicisme, qui cumule l’ancienneté et une morale jugée «outdated», est devenu la cible de ces nouvelles élites.

Très souvent, s’agissant de spiritualité, – à en croire les articles que diffuse la Presse « progressiste » – une certaine élite adhère à une sorte de « New Age » héritage nostalgique des « post-soixante-huitards ». Une sorte de bouddhisme bricolé, parfois mâtiné de véganisme ou de « droit-de-l’hommisme », et peu exigeant au plan de la « morale »sexuelle est devenu la religion de substitution pour nombre de dirigeants de la nouvelle économie : le cas de Steve Jobs en témoigne.

Thomas Frank développe également un point très intéressant : selon lui, la fusion, au début des années 2000, des élites intellectuelles et économiques a été un tournant dominant dans l’évolution des sociétés occidentales.

Aux Etats Unis, désormais, les nouveaux capitalistes, à de rares exceptions près, soutiennent en masse le Parti Démocrate. Si nos « journaleux » avaient une once de curiosité, ils feraient, en France, les mêmes constats. Or, le progressisme de certains essayistes à la mode est très proche de celui des élites progressistes américaines.

Note : Il suffit, pour le vérifier de s’informer les Grandes Entreprises qui financent le « Think tank » préféré du Parti Socialiste, « Terra Nova » à l’origine d’une préconisation incitant le Parti Socialiste à se détourner de la Classe Ouvrière et à reporter son attention sur les « minorités », ethniques, sexuelles, les féministes, les Cadres, etc…. J’ai dans le passé abondamment traité ce sujet sur ce blog :

https://berdepas.com/2017/02/12/terra-nova-bien-plus-quun-think-tank/

Cette vision d’un monde nomade où le salut de chacun dépend de sa faculté à s’adapter et à capter, mieux que les autres, les opportunités disponibles est au cœur de l’idéologie progressiste.

Dans cette vision, il n’y a plus de place pour la quiétude et l’enracinement. La valeur de l’individu est mesurée à l’aune de sa propension à bouger et à changer de métier. Le nouveau monde est un monde de gens qui gagnent, en avançant au rythme des « Premiers de Cordée ». Un monde qui méprise les « identitaires »de tous bords….

C’est ce qui explique, aujourd’hui, la cassure entre la société des « somewhere« , c’est-à-dure de ceux qui sont enracinés quelque part, dans un lieu ou une culture et les « anywhere«  aptes à se mouvoir et à tirer opportunément parti de tous les environnements.

Le statut du « perdant » dans la vision progressiste du monde est celui d’un individu qui n’a pas su saisir sa chance et qui a résisté à l’injonction du changement. Ou de l’individu cramponné à ses racines, à sa culture, à ses traditions, à « son identité » !!!

Son « identité !!! Ce mot que les progressistes détestent !!! Et pourtant, les progressistes vont devoir regarder dans les yeux cet autre Européen, qui ne veut pas l’être selon les termes posés par Bruxelles, qui refuse l’altérité, qui ignore Erasmus et qui se dit prêt à mourir pour son pays. Car cet européen là, existe et n’est pas prêt à rendre les armes !!!

Cela explique le paradoxe qui veut que les gouvernements de gauche – pour qui l’identité est un concept creux et ont les culte de « l’altérité » – soient souvent plus impitoyables avec les perdants identitaires de la mondialisation que ceux de droite.

Pour Frank Thomas, le «yes we can» tant loué d’Obama n’est pas, comme on l’a cru souvent, seulement injonction volontariste visant à fixer une nouvelle frontière mais une obligation qui ne se discute pas.

Si vous ne pouvez pas, c’est que vous êtes un incapable, donc un perdant, et que vous ne méritez pas de faire partie du nouveau monde.

La montée en puissance des partis populistes découle largement de cette mutation de la gauche et le succès de Trump résulte indéniablement de la prise en compte de cette réalité. Et dans tout l’Occident, irrigué par les idées américaines, la montée en puissance des partis populistes découle largement de cette mutation de la gauche. 

À contre-courant  de l’élite du Parti Républicain qui pensait que tout se joue dans le domaine du combat culturel, et autour de la « morale chrétienne »,Trump avait compris qu’il fallait aussi réinvestir le domaine économique avec des propositions susceptibles d’intéresser les «rétros», telles que la réindustrialisation des États-Unis. D’où son discours en direction des agriculteurs, mais aussi des mineurs, ou des ouvriers de l’industrie automobile américaine, sinistrée par la « mondialisation ». D’où son succès auprès des bataillons de « laissés pour compte » de l »Amérique profonde, qui suscite l’incompréhension des classes privilégiées.

Thomas Frank nous explique aussi que les éléments-clefs mis en avant par les Démocrates centristes qui représentent l’élite d’aujourd’hui sont la méritocratie, l’expertise, le consensus, le multilatéralisme.

Ce genre de discours délaisse complètement les thèmes démocrates traditionnels qui s’adressaient aux travailleurs, aux syndicats, aux habitants des zones rurales, qui promettaient de défendre les Américains moyens contre les intérêts monopolistiques ; en bref, défendre le « petit peuple ».

Selon Thomas Frank, c’est ce changement chez les Démocrates qui pousse l’électorat populaire dans les bras des Républicains. Ce changement a commencé avec Bill Clinton, dont le mandat a été marqué par la signature de l’ALENA, le plus grand accord de libre-échange de l’histoire des États-Unis. Il aura un effet destructeur sur l’industrie du Midwest.

Selon Thomas Frank, c’est aussi sous Bill Clinton que la loi Glass-Steagall, qui régulait Wall Street depuis 1933, a été abrogée. Cette politique, à l’opposé de ce que défendaient les Démocrates depuis Franklin D. Roosevelt, était justifiée par des arguments rationnels : c’est-à-dire sur l’avis d’économistes et de banquiers, de techniciens de la politique et de l’économie.

Ainsi, le secrétaire du Trésor de 1995 à 1999, Robert Rubin, était un ancien membre du conseil d’administration de Goldman Sachs. Avoir un diplôme d’une université de l’Ivy League est une condition sine qua non pour être accepté au sein de cette élite, de même que croire dur comme fer à la loi du marché, à la dérégulation et au libre-échange. Et ce n’est pas un hasard si bon nombre de politiciens sociaus-démocrates ont fait leurs classes dans la Banque d’Affaires internationale.

La présidence de Barack Obama n’échappa pas à cette tendance. Les Démocrates se trouvaient, en 2008, dans une situation parfaite pour réformer l’économie en profondeur : ils contrôlaient le Congrès et la crise financière appelait à punir les responsables.

Mais plutôt que d’appliquer les lois anti-trusts et d’imposer des politiques de régulation à Wall Street, ils n’ont mis en place que de timides réformes. Selon Thomas Frank, cela s’explique par le fait que l’agenda démocrate était fixé par la « classe professionnelle » qu’il décrit, qui voit les régulations d’un mauvais œil et préfère appliquer les recommandations d’économistes : la présidence Obama a marqué l’avènement de la technocratie aux États-Unis et du pouvoir des Banques d’Affaires.

Pour les élites démocrates, les banquiers de Wall Street sont des personnes tout à fait recommandables : elles possèdent un diplôme prestigieux, donc elles savent ce qu’elles font, et se comportent de manière rationnelle. Ils constituent « l’oligarchie des sachants »…..

On comprend, à la lecture de Thomas Frank, que bien avant l’élection de Trump, tous les éléments étaient donc déjà présents pour sa victoire. De fait, c’est bien l’Amérique qui a cru en Obama qui a élu Trump.

L’Iowa, État agricole du Midwest, avait été gagné par Obama en 2008 avec neuf points d’avance ; en 2016, Trump l’a remporté avec une marge de dix points. Difficile d’accuser des personnes qui ont voté deux fois pour Obama d’avoir voté Trump par racisme ; et ce sont précisément ces électeurs qui ont voté pour Obama puis pour Trump qui lui ont permis de remporter l’élection, en gagnant des États qui n’avaient pas été remportés par les Républicains depuis 1988 comme le Wisconsin, le Michigan et la Pennsylvanie.

Mais plutôt que de remettre en question leur stratégie, dont ils sont persuadés qu’elle est la seule rationnelle, les élites Démocrates, comme le montre Thomas Frank, préfèrent analyser ce backlash comme une expression bêtement raciste.

Quand Hillary Clinton se vante d’avoir gagné des districts représentant les deux-tiers du PIB étasunien avant de qualifier ses électeurs d’« optimistes, divers, dynamiques, allant vers l’avant », en opposition à ceux de Trump décrits comme simplement « racistes et misogynes », elle représente parfaitement la vision qu’a l’élite démocrate de la situation électorale du moment.

Incapables de remettre en question leur vision technocratique de la politique, ils préfèrent analyser en termes manichéens tout ce qui ne va pas dans leur sens : les électeurs de Trump doivent être racistes et l’élection n’a pu qu’être truquée par la Russie !!!

A la lecture de Thomas Frank, on comprend tout !!!

On comprend qu’à la fin des années 1960, la concurrence internationale et la peur du déclassement transforment un populisme de gauche ( rooseveltien, conquérant, égalitaire ) en un « populisme » de droite faisant son miel de la crainte de millions d’ouvriers et d’employés d’être rattrapés par plus déshérités qu’eux.Les « déshérités » étant de plus en plus ceux que l’immigration massive a jeté en pâture aux exploiteurs de la misère.

« C’est alors que la question de l’insécurité liée à l’immigration surgit. Elle va « caractériser l’identité de la gauche, perçue comme laxiste, soumise, efféminée, « intellectuelle, et prolétariser celle de la droite, jugée plus déterminée, plus virile, « moins « naïve ».

« Cette métamorphose s’accomplit à mesure que l’inflation resurgit, que les usines « ferment et que l' »élite », jadis associée aux grandes familles de l’industrie et de la « banque, devient identifiée à la « nouvelle gauche » surdiplômée, friande « d’innovations sociales, et à une grande tolérance au plan sexuel et racial.

« Les médias conservateurs n’ont donc plus qu’à se déchaîner contre une oligarchie « radical-chic » protégée d’une insécurité qu’elle conteste avec l’insouciance de ceux « que cette violence épargne. Au reste, n’est-elle pas entretenue dans ses « aveuglements par une ménagerie de juges laxistes, de « journaleux », d’intellectuels « jargonnants et autres boucs émissaires rêvés du ressentiment populaire ? « Progressistes en limousine » là-bas ; « gauche caviar » chez nous.( 1 )

C’est à ces bouleversements sociologiques que la jeune Droite Républicaine, en France, doit réfléchir en approfondissant sa réflexion sur un monde en perte de repères et qui, – je l’ai souvent dénoncé sur ce blog -, n’a jamais compris pourquoi ceux qui étaient élus sur un programme de gauche, en France, faisaient ensuite une politique libérale, et ceux qui avaient été élus sur un programme de droite, s’empressaient une fois élus, de faire une politique de clins d’œils à la gauche !!!

Au mépris de leur électorat et des citoyens de bon sens qui les avaient élus !!!

Les racines du populisme qui monte, en Occident, s’alimentent de ce mépris. Il est inutile d’aller les chercher ailleurs !!!

Dans le bouillonnement intellectuel contemporain, la droite Républicaine française a tous les ingrédients pour élaborer une vision alternative qui réveillerait l’esprit de conquête de notre économie tout en préservant les trésors de notre civilisation, de notre culture, de nos traditions, en régénérant son discours politique à la lumière des évolutions évoquées dans ce billet !!!!

( 1 ) – . Extrait de la préface au second livre de Thomas Frank:  » Pourquoi les pauvres votent à droite ».