Progressisme et Démocratie.


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L’idéologie « Progressiste » est en crise, et avec elle , la Démocratie, malade d’elle-même.

L’heure est grave lorsque des « Démocrates » autoproclamés redoutent et contestent le vote populaire, sous le prétexte que le peuple n’a pas toujours raison….

Un peu partout, sur la planète, des peuples se rebiffent et portent, démocratiquement au pouvoir des  « populistes »  considérés par les « élites » comme de dangereux « ennemis » de la Démocratie.

Le malaise est profond.

Car le mouvement « progressiste » – qui a pris son essor  aux USA sous les Clinton, tous deux purs produits du « gauchisme » rampant dans les Universités américaines – a connu ses heures les plus fastes sous Obama, pendant la période où les Démocrates régnaient en maîtres de l’Amérique et répandaient notamment en Europe, les « idées nouvelles » issues des chaudrons Universitaires américains …..

L’Obamania subtilement entretenue autour d’un Président qui  a sans conteste admirablement su « incarner » la fonction,  a donné du grain à moudre à tous ceux qui dans le camp  Social -Démocrate entretiennent le fantasme d’une société « ouverte »,  « multiculturelle » et largement métissée : nombreux sont ceux qui voyaient déjà Hillary Clinton succéder à Obama puis, l’adorable Michelle ,l’épouse de ce dernier; succéder à Hillary Clinton. Le soir de la proclamation des résultats de l’élection présidentielle, le champagne était prêt pour fêter la victoire démocrate.

C’est dire à quel point l’élection de Trump a été dure à avaler …..

Car c’est dans ce contexte que sont nées des pratiques telles que la « langue de bois » du « politiquement cotret »  soutenue par une « police de la pensée »  s’exerçant dans la classe politique mais aussi dans les médias, et destinée à museler toute velléité d’exprimer des opinions  contrecarrant celle du courant idéologique dominant.

Ces concepts et ces pratiques ont été repris et banalisés par l’intelligentsia gauchisante française et ont alimenté la réflexion de nombreux cercles de pensée à la source desquels la Gauche et tout particulièrement le Parti Socialiste venaient s’alimenter en « idées nouvelles », et en orientations politiques.

J’ai souvent évoqué sur ce blog, l’influence d’un « Think-tank », Terra Nova, ( on voit poindre dans cet intitulé, le concept du « Monde Nouveau »cher aux « Marcheurs ») dont les recommandations ont fortement influencé les Parti Socialiste français.

Pour simplifier le contenu d’un riche document disponible sur internet, sur le site de Terra Nova, je n’évoquerai ici que l’idée qui, à mon sens, a conduit le Parti Socialiste et avec lui la Gauche intellectuelle française au naufrage.

L’idée est la suivante : « la Social Démocratie n’a plus rien à attendre du mouvement ouvrier. Celui-ci, attiré par le discours identitaire, nationaliste, protectionniste répandu à Droite, se détourne de la Gauche, déçu par des années d’échecs et de promesses non tenues »

La Social Démocratie , selon les prescriptions de ce Think-Tank influent doit désormais s’appuyer sur le vote des « minorités » don t la voix doit recouvrir celle du peuple  dont les échos doivent être réduits à un discours « politiquement correct » vigilant.

Ceci explique le déferlement de campagnes d’opinion qui depuis quelques années ont mobilisé- pour ne pas dire » monopolisé » les médias en faveur des minorités traitées selon la technique de la segmentation empruntée au « marketing » par catégorie:: immigrées, minorités ethniques, homosexuelles, LGBT, féministes, les victimes de la pédophilie latente dans l’Église etc…, , appuyées par celles de la publicité sur nos écrans qui tend à « déviriliser » le comportement masculin.

Malgré les efforts démesurés des médias cette conception de la société et de ce « monde nouveau », n’a pas eu l’emprise attendue sur l’électorat qui regarde avec un scepticisme ironique les Gay Prides et autres manifestations  d’une agitation qui ne traverse que des milieux extrêmement restreints., ceux que l’on a pris l’habitude de nommer « les élites », pour les uns, les « bobos » pour les autres….

Les doutes suscités par les espoirs d’une mondialisation qui, en Occident du moins, ne profite qu’aux riches et aux classes sociales les plus « branchées »ont fini de détourner les classes populaires d’un discours « progressiste »beaucoup trop bienveillant à l’égard des vagues d’immigration dont le déferlement est encouragé par les fanatiques d’une Europe sans frontières, , et par la perspective d’un eldorado   pour peuples opprimés ou affamés.

Partout, en Europe, les mêmes causes produisent les mêmes effets. Le Danemark, la Suède, la Pologne, l’Autriche, la Hongrie  la Slovaquie, l’Italie, bientôt rejoins par l’Allemagne, voient émerger, tout comme en France  de forts courants populaires qui traduisent une volonté d’un retour à des frontières protégées , à une immigration contrôlée, à un retour du respect de la souveraineté populaire, à un rétablissement de l’autorité des États et au retour à l’ordre, et enfin, à plus de retenue dans l’étalement de mœurs  considérées comme choquantes par ceux qui restent attachés à une conception traditionnelle de la vie en société. 

Car la Démocratie c’est, évidemment, le respect des minorités,,Mais  c’est aussi le droit, pour la majorité de refuser que se « valeurs » soient piétinées, et que sa voix soient étouffée….

De tout cela, les peuples ont pris conscience, n’en déplaise aux élites, qui détestent « le parler cash »qui ignore le bisounourcisme du  » politiquement correct ». Les « progressistes »s refusent de voir que chaque recul de l’État, dans le domaine de l’éducation, ou dans celui de la sécurité s’accompagne d’une avancée du populisme.

Car le discours politiquement correct s’accommode fort bien du déni de réalité;  le bon sens populaire ne s’accommode pas d’un « progrès » qui aboutit, en matière d’éducation, par exemple, de la présence de policiers dans les école pour cacher un malaise bien plus profond.Et ceux qui dénoncent le déclin de notre système éducatif dévoyé par des idéologues « progressistes »ne sont pas forcément des « fachos »….

La morgue d’une technocratie omnipotente, délocalisée. qui, depuis  New York ou  Bruxelles, mais qui a ses antennes à Paris, – Macron s’en fait volontiers le porte parole – imposant des mesures impopulaires au nom de l’expertise, d’une prétendue modernité, et de fantasmes utopiques a ouvert la voie à des gouvernants tonitruants, mais attentifs aux voix qui montent du peuple, et inspirés par le courant  conservateur qui grossit partout, dans un monde en perte de repères.

S’il perd les prochaines élections, , le parti démocrate qui  n’a pas non plus remporté les élections de mi-mandat. ce sera, selon beaucoup d’observateurs, à cause d’au trop grand nombre de candidats «arc-en-ciel» qui n’ont pas su sortir d’une logique communautaire pour s’adresser à l’ensemble de leurs électeurs.

De Washington à Varsovie en passant par Budapest, M. Trump, M. Orbán et M. Jarosław Kaczyński  semblent avoir compris  le parti qu’ils pouvaient tirer du déclin  d’une idéologie  et de la perte d’audience de ceux qui ne respectent la Démocratie que lorsque elle leur donne raison et qui ne sont prêts à débattre qu’avec ceux qui sont d’accord avec eux….

Le macronisme   aura du mal à faire entendre sa voix dans une Europe qui perd confiance en elle-même car elle ne sait plus où elle va, ayant oublié d’où elle vient….. 

 

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