Affaire Audin: le tour de force !!!


Algérie

Paroles, paroles, paroles ….

 

Macron vient de reconnaître « la responsabilité de l’Etat » dans la mort mystérieuse du Communiste Audin, mort attribuée, sans qu’il soit possible de le prouver, mais avec de fortes présomptions, aux Parachutistes de Général Massu.

Cette « reconnaissance » procède d’une volonté d’apaisement des mémoires, ce qui, en soi, n’est pas condamnable, soixante ans après….même si on peut s’interroger sur l’opportunité de rouvrir les blessures toujours béantes et inguérissables que portent ceux qui ont vécu ces années noires.

Elle eût été estimable, si elle n’était pas suspecte de minables petits calculs politiques, et entachée d’un parti pris qui ne manquera pas de réveiller des colères jusqu’ici difficilement contenues.

En effet, s’il est juste de concevoir que la responsabilité de l’État a été engagée dans des actes commis en son nom dont ont été victimes ceux qui ont combattu la France, au cours de cette guerre atroce, il est injuste d’ignorer, dans cette « reconnaissance », ceux qui ont combattu aux côtés de la France, tels que les dizaines de milliers de harkis désarmés sur ordre du même État, par l’Armée française, et livrés aux pires tortures avant de connaître la mort dans des conditions souvent ignobles.

De même, il serait légitime de concevoir que la responsabilité de l’Etat français a été formellement engagée lorsque, après la signature des Accords d’Evian, et après la date du 19 Mars 1962 considérée comme la date de fin des hostilités, – accords qui garantissaient, sur le papier, aux Pieds Noirs une protection des personnes et des biens – des centaines de Français, ont été, notamment à Oran, mais aussi dans toute l’Algérie,  victimes de rafles suivies de viols, de tortures, d’exécutions, ou de disparitions dans des conditions sans doute analogues à celles du malheureux Audin, alors même que l’ignoble Général Katz commandant les forces françaises encore présentes sur le sol algérien, avait donné l’ordre aux troupes française de ne pas intervenir.

Mais le vrai tour de force des médias « aux ordres », c’est d’être parvenus, à travers « l’affaire Audin », réveillée par Macron, à culpabiliser l’Armée et par ricochet, la Droite prompte à la soutenir, sans jamais rappeler que cette période tragique de la Guerre d’Algérie s’est déroulée à une époque où le Socialiste Guy Mollet dirigeait le Gouvernement, que son Ministre de l’intérieur se nommait François Mitterrand       ( « L’Algérie, c’est la France » !!! ) et que le Gouverneur de l’Algérie, aux immenses pouvoirs de pro-Consul, était Robert Lacoste.

Lacoste, un socialiste bon teint, dépassé par le nombre et la violence des attentats commis par le FLN contre la population civile algéroise, qui s’est, en quelque sorte, « déchargé » sur l’Armée de la tâche de rétablir l’ordre dans un Alger mis à feu et à sang par des attentats aveugles et terriblement meurtriers conçus pour « terroriser » ses habitants.

Ce même Lacoste a couvert de son silence les méthodes de l’Armée…des méthodes qu’il est facile de condamner aujourd’hui par ceux qui n’ont pas vécu cette époque, et dont nul n’aura le courage de reconnaître l’efficacité….

L’autre tour de force consiste, pour nos médias « vertueux », à faire du cas Audin un exemple de la sauvagerie des méthodes de l’Armée française,  en passant sous silence le rôle criminel de beaucoup de communistes français devenus au nom d’une idéologie qui pour eux, trouvait sa source à Moscou dont il a fallu attendre la chute du mur de Berlin pour qu’il soit mis fin à la « colonisation » des « pays frères »….

Or on ne peut pas évoquer le triste sort de Audin, sans rappeler que les Communistes, à Alger, étaient devenus des « traîtres » présumés depuis la désertion du Lieutenant Maillot, avec un chargement d’armes qui ont servi, dans la fameuse embuscade de Palestro à décimer une section entière de jeunes du contingent fraîchement débarqués en Algérie. Et que des jeunes femmes communistes étaient des poseuses de bombes à l’origine de la mort de dizaines d’innocents. 

L’une d’entre elles,- c’est un exemple parmi d’autres –  Daniele Minne, fille et belle-fille d’activistes communistes condamnés à mort,  est une militante du Front de libération nationale, une porteuse de valise et une poseuse de bombes pour le compte du FLN4 à Alger durant la guerre d’Algérie.

Rappel : Le samedi , Danièle qui est encore mineure (17 ans) participe à un triple attentat du FLN dans trois brasseries de la rue Michelet située dans le quartier européen. Elle pose sa bombe dans le bar Otomatic à Alger, tandis que ses complices déposent d’autres engins explosifs au Coq-Hardi et à La Cafeteria.

Le bilan de ces attentats est de « quatre femmes tuées, 37 blessés hospitalisés dont 21 femmes, dont 2 dans un état alarmant » selon Le Journal d’Alger.

Attentas

Condamnée le 4 décembre 1957 à sept ans de prison, incarcérée à la prison de Barberousse, transférée en suite en France, elle est libérée en avril 1962 à Rennes et amnistiée en application des Accords d’Évian.

 Bénéficiaire de l’amnistie générale de 1962. Installée en Algérie, après l’indépendance, elle devient le premier professeur d’histoire de nationalité algérienne. Mariée durant la guerre à Khellil Amrane, tué peu avant le cessez-le-feu, elle épouse en secondes noces le frère de Khellil Amrane, Rabah Amrane. Elle porte en prénom son nom de guerre, Djamila.

Paradoxe, durant les années 1990, « fuyant la violence en Algérie » ( !!! ), elle enseigne l’Histoire de la décolonisation en France, à l’Université Toulouse II-Le Mirail ; elle est membre du Groupe de recherche sur l’histoire immédiate ….

On imagine sans peine ce qu’a pu être son « enseignement » !!!

C’est dire la mansuétude, – pour ne pas parler de complaisance -, dont ont bénéficié, de la part de ceux qui gouvernaient la France, ceux qui l’avaient combattue et qui avaient du sang de Français sur les mains.

Beaucoup de dirigeants algériens, anciens combattants et tueurs de FLN coulent aujourd’hui des jours heureux en France, certains dans de luxueux appartements de l’Avenue Foch à Paris, enrichis par une « Révolution » dont le peuple algérien n’a reçu que les miettes et vivent pauvrement dans un pays riche, avec la bénédiction des « Grandes Consciences Françaises »…..

Post-scriptum : Qui était Audin ??? Maurice Audin, en poste à l’Université d’Alger, membre du Parti communiste algérien, interdit en raison de ses liens avec les terroristes du FLN, qui se range, lors de la Bataille d’Alger, aux côtés des indépendantistes contre son propre pays et qui ira même jusqu’à héberger et soigner à son domicile Hadjadj, le poseur de bombe du casino de la Corniche, responsable de la mort de 8 civils français (et 92 blessés)..

Cela aussi, nos vertueux médias auraient pu le rappeler à la mémoire de ceux qui l’ont perdue….

2 réflexions au sujet de « Affaire Audin: le tour de force !!! »

  1. Un point: le docteur Hadjadj n’est pas le poseur de bombe de la Corniche, mais un militant du PCA arrêté juste après l’attentat et qui aurait semble-t-il dénoncé Audin (sous la torture ou la menace de). Audin avait hébergé Paul Caballero, le chef du PCA. La corniche est un attentat organisé par Saadi. Le FLN…

    Quoiqu’il en soit, que l’on reproche à la France des faits amnistiés d’une part, déjà anciens d’autre part, et cela sans évoquer les morts de personnes non militantes et qui n’ont ni souhaité ni aidé ces crimes abominables est une ignominie. Audin ne mérite rien de particulier et prétendre le contraire est ridicule. Serait ce que parcequ’ européen, la bavure dont il fut victime serait plus grave que les crimes infâmes dont se vantent encore les assassins contempteurs de nos crimes contre l’humanité? Macron enfile les perles !

    Mieux, moi qui allié à une famille de pieds noirs ait passé assez de temps à dénoncer avec difficulté l’inutile colonisation de l’Algérie puis sa nécessaire et inévitable indépendance, je ne regrette absolument pas les justes traitements subis par les ignobles assassins de civils à Alger en 1957. Bravo à Massu et Aussaresses d’avoir découpé en tranches, mort ou vifs, tous ces salopards.
    Il a fallu encore 6 mois après l’attentat du casino qui eut lieu en Juin (Yacef Saadi ne fut arrêté qu’en Septembre) pour que la bataille d’Alger (1000 civils morts et blessés) se termine… Il y aurait eu 3000 autres « bavures ». Ses responsables objectifs sont les dirigeants FLN qui organisèrent la terreur et personne d’autre.

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  2. Et que nous réserve comme réaction les futurs actes de terrorisme ? C’est facile de réhabiliter ceux qui étaient des criminels quand on ne connaît pas le passé ou que l’on veut séduire un électorat. C’est d’autant plus facile quand on connaît pas comment fonctionne ni la France, ni l’armée.

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