Être conservateur ou ne pas être….


conservateurs

Je suis « Conservateur », et viscéralement, attaché à la  défense de la dignité des gens ordinaires, de ceux qui « bossent »pour réussir ou juste pour s’en sortir, de ceux qui aiment leur pays et leur famille, et même de ceux dont l’agnostique que je suis ne partage pas la Foi, de ceux, enfin, qui ne supportent plus l’arrogance hautaine de certaines « zélites » qui, du haut de leur prétendue intelligence d’un monde qui ne sait plus trop où il va, traitent avec mépris tous ceux qui ne partagent pas leurs besoins récurrents de « faire table rase du passé »….

Je n’ai jamais été un « fan » de la Révolution Française et de son goût immodéré pour les exécutions en Place de Grêve, et j’ai depuis la classe de seconde au Lycée Bugeaud d’Alger, toujours considéré l’exécution de Louis XVI comme un assassinat, quitte à être mis au ban de la classe par un professeur communiste….

Pied Noir et fier de l’être, petit-fils d’immigrants espagnols, italiens maltais…et suisses, je me suis toujours senti, sans doute en raison de l’éducation que j’ai reçue dans mon milieu familial, comme profondément français, culturellement français, et à ce titre héritier d’une histoire de France, dont j’assume, en tant que modeste citoyen, les pages héroïques, comme les pages sombres.

Pour moi, «le patriotisme appartient à l’univers affectif des conservateurs». J’ai pleinement conscience de l’incongruité de cette affirmation à une époque où il est de bon ton de dénigrer ceux qui sont restés « cocardiers », dans un environnement où les « sachants » nous expliquent du haut de leur prétendue « ouverture au monde » que l’avenir appartient à l’abolition des frontières.

Être attaché à son pays, à ses traditions, à sa culture, n’est pas forcément « être xénophobe ».

Ayant grandi en Algérie, parmi les Arabes chez qui j’ai conservé longtemps de nombreux amis d’enfance, – hélas aujourd’hui presque tous disparus -, ayant beaucoup voyagé et m’étant, par nécessité, adapté à de nombreux environnements culturels, je n’ai pas sur « l’Etranger » un regard hostile.

Mes responsabilités professionnelles m’ont amené à travailler longtemps en Algérie, puis, plus tard , au Maroc, en Tunisie, en Iran, au Liban, au Sénégal, en Egypte, en Roumanie, en Argentine, en Uruguay, et même, pendant près de deux ans au Vietnam, et en Russie : j’ai acquis, évidemment, une toute autre perception du monde que celle de ceux qui ne sont jamais sortis de leur trou….

 Partout où j’ai dû vivre, je me suis senti obligé de respecter les Lois et des règles de vie des pays dans lesquels je me trouvais.

Et je ne connais pas un seul des innombrables pays dans lesquels j’ai séjourné, professionnellement ou en tant que touriste, où il eût été possible d’entrer, sans papier, sans visa, ou sans autorisation de séjour….

Nulle part je n’ai rencontré cette attitude absurde de ceux pour qui la France est devenue, sans que les Français ne s’en rendent compte, le « Pays des Droits de l’Autre »par une sorte de détournement pervers de ce qu’elle est depuis la Révolution française, c’est à dire « Le Pays des Droits de l’Homme »…..

Je suis donc un incorrigible « conservateur », et je ne partage pas du tout le point de vue de ceux qui considèrent ce parti pris comme rétrograde.

Tout d’abord, je tiens à préciser que, selon moi, le conservatisme est davantage une attitude qu’une idéologie ou une doctrine politique. Il y a en effet autant de conservateurs différents qu’il y a de systèmes ou de cultures à conserver. Ainsi, beaucoup de « Verts », attachés, légitimement selon moi, à la protection de la Nature dont nous avons hérité,devraient être classés parmi « les Conservateurs »….

J’observe, en outre, que le conservatisme est avant tout défini par ses adversaires, à savoir « les progressistes ». Selon eux, l’Histoire a un sens, elle suit une « marche en avant » devant laquelle il s’agit de s’incliner. Les conservateurs seraient donc ceux qui refusent ce mouvement et qui s’accrochent aux temps anciens, tandis que les réactionnaires vont plus loin encore en souhaitant un renversement du sens de l’Histoire c’est-à-dire un retour en arrière.

Je ne suis donc pas un « réactionnaire », car je ne crois pas à la possibilité des retours en arrière en Histoire…Je crois, au contraire, que par moments, quand l’Histoire bégaie, il n’est pas inutile de s’arrêter et de réfléchir avant d’avancer….

Pour moi, le conservatisme doit être la voix de l’humilité et du respect des générations passées qui ont construit progressivement la société que nous connaissons, qui comporte aussi des bienfaits….

L’homme moderne est trop souvent caractérisé par son arrogance et sa propension à se croire capable de tout réinventer comme si l’Histoire qui le précédait n’était qu’un simple brouillon et comme si « du passé » il fallait toujours « faire table rase ». J’ai acquis la certitude que le progrès les plus significatifs dans les sociétés humaines sont ceux qui se réalisent de manière progressive, dans la durée, et non dans un climat de rupture systématique qui plonge les individus dans un angoissant climat d’insécurité permanent.

Avant de vouloir changer un système, il importe de comprendre son évolution passée qui explique son fonctionnement actuel.

Il n’est donc pas certain que l’attachement à « l’Etat-Nation » qu’est la France, à son Histoire, à ses traditions, à sa culture , de même que l’attachement viscéral à des valeurs telles que « la Famille », la réussite par le travail et si nécessaire, au delà de l’effort, par les sacrifices, soit sur la pente du déclin.

Quoi qu’en pensent tous ces gens qui paradent dans le paysage médiatique qui prêchent une morale misérabiliste et sont de farouches adeptes de la « solidarité » fondée sur l’aumône publique, la spoliation des classes moyennes et l’hyper-enrichissement d’une toute petite caste de privilégiés à laquelle ils appartiennent (ou aspirent à appartenir).

Ils sont très souvent les fervents praticiens d’un commerce très lucratif : la « charity-business » qui les propulse sur toutes les scènes : le grand écran, les chaînes de télévision, la grande presse écrite. Ainsi, la vue de l’image d’un petit enfant mort noyé sur une plage les bouleverse mais leurs indignations sont de courte durée. La page est vite tournée…. Cela les dispense de s’interroger sur le sort de ceux qui périssent sous les roquettes tombées sur de misérables demeures….

Partout les mêmes têtes et la même voix. Le même crédo. La même soupe culturelle. Tous appliquent la même recette : on verse des larmes sur la misère du monde. On prêche l’ouverture à l’autre pour mieux pratiquer le repli sur soi.

Mais attention ! Comme aurait dit Jacques Brel, « Chez ces gens-là, on ne pratique pas le mélange, on le prône, Monsieur !»

Car on cultive « l’entre-soi » de manière exclusive. Les nouvelles admissions dans ce club fermé sont rares. Il faut au préalable montrer patte blanche, c’est-à-dire ânonner avec la meute le credo du progressisme sans boussole.

Trop souvent moqués par les évangélistes du « Progrès », les conservateurs reviennent au cœur de la vie publique au moment où se dissipe le récit enchanté d’un progressisme qui ressemble de plus en plus à une course sans fin vers un avenir devenu totalement imprévisible, tant le monde auquel nous avons abouti, à force de lâchetés, de renoncements et de dénis, est devenu dangereux..

La fuite en avant de nos sociétés sans âme donne le vertige à ceux qui, hostiles au « déconstructivisme », ont encore les pieds sur terre : comme c’est toujours le cas dans les périodes où rode le tragique, le besoin d’enracinement refait surface.

La poussée conservatrice qui traverse en profondeur la France depuis quelques années, en est le témoignage. Cette poussée dépasse et de loin, les frontières de notre pays.

C’est ce qui inquiète les fous de « mondialisation », de « multiculturalisme », de « métissages » en tous genres, ceux qui rêvent de la disparition des « États-nations » au profit d’un monde sans-frontières: ils ne voient pas que cette conception de l’avenir du monde n’est partagée qu’en Europe et que par les « zélites »mondialistes.

Après l’utopie communiste, et ses ravages, jusque dans « les pays frères », les conservateurs dont je suis, ne sont pas près de tomber dans le piège dangereux de ces nouvelles utopies….

2 réflexions au sujet de « Être conservateur ou ne pas être…. »

  1. PhilZ

    Oui moi aussi je suis très conservateur des valeurs humaines simplement. Moi aussi grand voyageur j’apprécie la différence et l’enrichissement culturel du moment que moi et les autres respectent et partagent mes valeurs… oui je suis très conservateur car je refuse les idées de type Soros: http://hildegardvonhessenamrhein.over-blog.com/2017/01/berge-soros-macron-nous-y-voila-l-etau-se-resserre.html
    voir l’effrayante colonne de droite.
    Oui je suis conservateur car si les richesses du monde peuvent être partagées par tous, le respect des frontières de nos histoires respectives et de notre mode de vie et de liberté de pensée sont essentielles pour moi et pour tous les peuples.
    Mais je suis progressiste oui pour la liberté du travail, l’entreprise la réalisation personnelle la valorisation de l’effort, la réussite et le respect fondamental de la valeur de l’argent gagné par le travail. Oui je suis progressiste car je refuse la misère et je préfère un pays aux entreprises florissantes qui distribuent travail et richesse de façon responsable. Oui je suis progressiste pour un rayonnement de nos valeurs culturelles car tant d’homme sur terre ont appris grâce ce rayonnement la liberté de pensée

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  2. François Carmignola

    Mieux que ça ! La nation est un principe fondamental d’organisation des sociétés humaines et structure le monde partout. Alors que les « anthropologues » furent surtout intéressés par les microcosmes isolés géographiquement et qui trop peu nombreux n’ont pas besoin d’état, et que les « sociologues » le furent par les mondes de classes sociales soumis aux manipulations de l’état russe devenu communiste et impérialiste, on trouve encore des « libéraux » qui voudraient soit conforter l’état (fédéral) US soit imaginer un futur état fédéral européen où un belge pourrait enfin avoir un poste important. Bref, le néant, le déni et le mensonge.
    Tenir à sa nation c’est évidemment comprendre le monde et le réel, ce n’est pas être conservateur, c’est être lucide.
    En face, il n’y a le vilain, le malhonnête et l’abruti.

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