Terra Nova, bien plus qu’un « think tank »….


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Qui n’a pas été surpris par la violence et le caractère « mondialiste » des réactions qui ont accueilli l’élection de Trump aux États-Unis ???

Les médias ont été unanimes, en Europe, emboîtant le pas aux « majors » de la Presse américaine, entièrement dévouée aux causes défendues âprement par les évangélistes de la « pensée unique », partout sur la planète.

Celui qui n’adhère pas à « la cause », devenue idéologique, d’un mondialisme auquel il ne sert à rien de s’opposer, car comme le diraient les survivants du marxisme « il va dans le sens irréversible de l’Histoire »-, celui qui demeure réfractaire à cette doxa, et qui en dénonce les effets pervers sur les « laissés pour compte » de cette fatalité « heureuse », appartient, dans quel que pays qu’il soit, à la catégorie des « fachos », des « xénophobes », des « rétrogrades », et mieux encore, des crétins…..

A l’ampleur des réactions à l’élection de Trump dans le monde, fait écho la quasi unanimité de la Presse française, qui, – passé l’instant de la sidération qui a suivi l’élection de Trump -, a subi le choc de l’élection de Fillon aux primaires de la Présidentielle française et sa désignation comme favori du résultat final de cette élection, et s’est lancée dans une vraie campagne d’accusations, destinées à détruire l’honorabilité du candidat , sans attendre les décisions de Justice et au moment opportun pour esquiver la sanction du vote populaire .

Une campagne dans laquelle la Justice se nourrit des « révélations » des médias qui se nourrissent eux-mêmes des « fuites » de la procédure judiciaire.

Il est clair que le but de cette campagne est de décrédibiliser celui qui se présente comme le candidat le plus « à droite » de la Droite et du Centre, et dont le « programme de rupture » s’oppose facialement aux velléités d’une Gauche mondialiste, immigrationiste, dont le clientélisme repose sur le soutien aux minorités de tous poils qui désormais tiennent le haut du pavé dans le paysage politique français…. 

Avec un peu de recul, on est en droit de se demander quels sont les ressorts de ce courant protestataire qui, au nom d’une curieuse conception de la Démocratie, refuse d’admettre que ses idées sont minoritaires dans des peuples qui, un peu partout, en Occident, sont fondamentalement en situation de révolte contre leurs « zélites »…

Pour trouver des éléments de réponse, il faut remonter aux origines de courants idéologiques mondialistes en Occident.

Le terme « mondialisme » renvoie à une volonté d’en finir avec l’État-nation comme cadre d’administration politique et de référence identitaire, ce cadre étant devenu trop étroit pour les ambitions et les objectifs de ceux qui veulent aboutir à une sorte de « Gouvernement Mondial ».

L’offensive contre les États-nations est menée sur deux plans.

Par le haut, grâce à la multiplication des structures de concertation, mais aussi de décision et de normalisation de la vie internationale auxquelles les nations sont mises en demeure d’adhérer sous peine d’être « mises au banc » de la vie internationale : je serais bien en peine de les énumérer ici tant elles sont nombreuses !!! Mais les plus « visibles », telles que L’ONU et son Conseil de Sécurité, l’Organisation mondiale du Commerce, l’OTAN, le FMI, et plus près de nous les Institutions de la Communauté européenne, la Cour européenne de Justice, la Cour européenne des Droits de l’Homme, etc… qui ne sont pas forcément les plus menaçantes pour les États-nations.

Car des structures plus discrètes tels que : Richard Coudenhove-Kalergi, Clarence Streit, David Rockefeller, la Fabian Society, le Round table, le Council on Foreign Relations, le groupe Bilderberg ou encore la Commission trilatérale, ne sont pas moins actifs en tant que structures supra-nationales agissant à l’encontre des intérêts des États-nations.

Sans sombrer dans des fantasmes anti-complotistes, ce n’est un mystère pour personne dans les milieux diplomatiques que beaucoup d’idées et d’orientations de fond concernant la vie internationale sont prises au sein de ces comités à partir desquels sont tirées les ficelles qui commandent les dirigeants politiques nationaux qui ne sont, très souvent, que les instruments de politiques décidées ailleurs que dans les instances démocratiques de leurs propres pays.

C’est dans ces structures opaques que sont nées les idées qui inspirent « l’idéologie mondialiste ».

Aux États-Unis, le Parti Démocrate a investi de nombreux lieux d’élaboration des idées mondialistes , qui servent les intérêts des entreprises de taille mondiale. C’est ce qui explique l’obsession de Trump, décidé à ne plus se soumettre à une logique dont il veut s’affranchir en revenant à une conception « bilatérale » des négociations internationales et en affrontant tous les Comités, Associations, ONG en tous genres qui militent en faveur d’une politique « immigrationiste » et d’un multiculturalisme rejeté majoritairement par les peuples.

L’immigrationisme a pour objectif d’étouffer les voix des nationaux, en créant un « bruit » ambiant qui se prête à la neutralisation des réfractaires à cette politique. On le voit bien aux États Unis où l’afflux incontrôlé d’immigrés latinos fait que dans certains états, les natifs sont devenus minoritaires….

D’où la levée de boucliers qui, partie de l’Amérique profonde, s’est propagée à l’ensemble du monde occidental, pour s’opposer à des initiatives politiques devenues suspectes….

Mais « l’idéologie mondialiste » s’est très largement répandue, notamment à travers les Universités américaines d’où se propagent les thèses « relativistes » selon lesquelles les besoins fondamentaux de l’être humain sont au-dessus de toute culture, croyance ou particularisme culturel, et selon lesquelles toutes les cultures se valent et sont susceptibles de métissage….

Le relativisme place au dessus de tout, la légitimité de « référents universels » comme la démocratie, les droits de l’homme, les droits des femmes et les droits de l’enfant, et ceux des homosexuels, la laïcité de la sphère publique, le droit d’association, le droit à l’éducation, l’absence de toute discrimination basée sur les origines, le religion ou le sexe, ou le droit à la propriété.

Dans les mêmes Universités américaines, les thèses « déconstructivistes » du Philosophe français Derrida, ainsi que les thèses libertaires de Foucault, autre philosophe français, amalgamées aux thèses relativistes ci-dessus évoquées, ont engendré l’idée d’un nouvel ordre mondial devenu un nouvel ordre moral qui est censé s’imposer dans tout l’Occident.

Ces thèses n’ont pas tardé à traverser l’Atlantique. Reprises dans de nombreuses enceintes universitaires, elles se propagent également à travers les « Loges », les sociétés de pensées, les clubs de réflexion, et les Think Tanks, parmi lesquels Terra Nova inspirateur des idées d’une gauche « aristocratique », dans lequel le Parti Socialiste français  puise nombre de ses orientations et de ses « valeurs ».

C’est la stratégie de conquête « par le bas ».

Terra Nova est devenue assez vite, bien plus qu’un laboratoire d’idées pour un Parti Socialiste français en panne d’idées nouvelles, comme d’ailleurs la plupart des Partis Sociaux-Démocrates en Europe.

On trouvera ce rapport passionnant sous : http://tnova.fr/

En mai 2011, le think tank progressiste Terra Nova, publiait une note intitulée: «Gauche, quelle majorité électorale pour 2012?» dans laquelle elle présentait la base sociologique sur laquelle la gauche devait selon elle s’appuyer pour être majoritaire.

Les auteurs écrivaient ainsi: «Contrairement à l’électorat historique de la gauche, coalisé par les enjeux socioéconomiques, cette France de demain est avant tout unifiée par ses valeurs culturelles progressistes: elle veut le changement, elle est tolérante, ouverte, solidaire, optimiste, offensive. C’est tout particulièrement vrai pour les diplômés, les jeunes, et surtout, les minorités. Elle s’oppose à un électorat qui défend le présent et le passé contre le changement, qui considère que «la France est de moins en moins la France», «c’était mieux avant, un électorat inquiet de l’avenir, plus pessimiste, plus fermé, plus défensif».

Poursuivant son analyse, Terra Nova préconise la stratégie à adopter par la gauche pour capter l’électorat immigré. Une analyse qui n’a pas pris une ride dans la perspective des  prochaines échéances électorales, présidentielles et législatives.

Le raisonnement se veut imparable. «Les ouvriers votent de moins en moins à gauche», rappellent d’abord les auteurs de l’étude. La tentation du FN, il est vrai, est forte. Dans le même temps, «la France de la diversité est presque intégralement à gauche», écrivent-ils, soulignant «un alignement très fort des Français immigrés et de leurs enfants sur la gauche».

Il faut créer un mouvement violent d’opposition à la réunification de toutes les Droites qui si elles parvenaient à s’entendre, deviendraient largement majoritaires dans le pays.

La préconisation de Terra Nova va plus loin encore: considérant que les réformes sociétales nécessaires ne pourront jamais aboutir si la Gauche française compte s’appuyer sur le monde ouvrier, et que le moment est venu d’opérer un tournant stratégique en matière d’action politique, en s’appuyant désormais sur les minorités religieuses ( l’Islam ), sexuelles ( le mariage pour tous ), ethniques et culturelles pour couvrir la voix des majorités attachées aux valeurs de l’État-nation, et inspirées par les « valeurs traditionnelles » qui reposent sur l’héritage judéo-chrétien…

Ce constat n’est pas que français. Lors d’un colloque réunissant les think tanks de gauche européens et américains en avril en Espagne, les têtes d’œufs de Terra Nova, Olivier Ferrand en tête, se sont aperçues que leurs homologues étrangers partagent peu ou prou leurs préoccupations.
Oliver Ferrand, directeur de Terra Nova depuis décédé, nie absolument abandonner les catégories populaires: « le cœur de la coalition, explique-t-il à Marianne, ce sont les quartiers populaires. Ce sont les jeunes » ….

« Ce que nous abandonnons c’est l’idée du front de classe. Tout simplement parce que les classes sociales, dont la classe ouvrière, ont explosé. Cela se voit dans les votes, qui sont devenus illisibles si l’on réfléchit en terme de classes ». 

Ce rapport, extrêmement riche, s’inspire évidemment des réflexions menées dans les Universités américaines, ce qui explique qu’il véhicule les mêmes idées selon lesquelles, la Gauche « sociale-démocrate » doit s’appuyer désormais sur les minorités pour accéder ou conserver le pouvoir pour couvrir la voix des courants populaires devenus majoritaires dans de nombreux pays européens, courants requalifiés du terme dévalorisant pour ne pas dire méprisant,- voire insultant -, de « populistes ».

On comprend mieux ainsi, pourquoi, en tête des manifestations anti-Trump, défilent les « féministes », les organisations LGBT, certaines organisations noires, ainsi que les organisations d’immigrés. Et l’on voit bien qu’en France les réactions ainsi que la composition des groupes contestataires sont identiques.

On est tenté de chercher, face à la coordination de tous ces mouvements contestataires, s’il y a derrière cela, une ou plusieurs mains invisibles qui tiennent les ficelles. Il est bien difficile d’en trouver la trace. Néanmoins, on peut tout de même se demander à qui profite la démarche décrite ci-dessus.

Pour ma part, j’ai trouvé un élément de réponse en trouvant la trace de ceux qui « patronnent » et financent le Think Tank Terra Nova. On trouvera facilement sur le site de Wikipedia, la liste des personnalités qui « animent » ce Think Tank, On y découvre également la liste de ses « mécènes ». Très instructive.

A lire également l’excellent article paru dans le Figaro Vox :

http://premium.lefigaro.fr/vox/politique/2017/02/10/31001-20170210ARTFIG00247-philippe-beneton-le-monde-occidental-ne-sait-plus-qui-il-est.php

Et celui paru dans l’Obs :Actualités > Bibliobs > Idées > Jean-Claude Michéa : « Les jours tranquilles du capitalisme sont derrière nous »

Terra Nova est financée à 80 % par le mécénat d’entreprise et par la cotisation des adhérents…..Le Canard Enchaîné ne s’est jamais posé la question de savoir s’il n’y aurait pas, quelque part…des risques de « conflits d’intérêts »entre ces Entreprises « généreuses » et le Parti Socialiste au pouvoir ??? Car ces financements sont probablement « légaux », mais sur le plan moral, financer les laboratoire d’idées d’un Parti politique……

Liste des mécènes ayant effectué un don à Terra Nova:

Une réflexion au sujet de « Terra Nova, bien plus qu’un « think tank »…. »

  1. François Carmignola

    Même si vous avez globalement raison, associer la fabian society (clairement socialiste) et le groupe Bilderberg est une erreur. Issu de la volonté de rassembler les politiciens des états européens face à l’empire soviétique qui lui non plus n’aimait pas les nations indépendantes, il est plutôt un club de grands patrons…
    Par delà la volonté de dissoudre les nations, qui est effectivement par ailleurs un tropisme d’un certain libéralisme, il y a derrière la pensée de gauche au sujet de l’immigration une volonté cynique de garder le pouvoir, et d’exploiter électoralement un peuple pauvre (il ne reste plus que l’immigration pour avoir encore besoin de la gauche).

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