Le meilleur des mondes ???


aldous-huxley

Aldous Huxley.

Assistant, depuis quelques jours, comme tous les Français, à l’effondrement (temporaire ou définitif ???) d’une gauche engluée dans une perception utopique du monde qui l’entoure, j’ai eu envie de me replonger, hier soir, dans la lecture d’Aldous Huxley.

J’ai donc ressorti des rayons de ma bibliothèque, dans une vieille édition, son « Meilleur des Mondes », un livre que la Droite devrait systématiquement inscrire au programme des études littéraires, dans le cadre de son projet de reprise en main d’une Education Nationale livrée depuis trop longtemps à une clique de « pédagogistes », qui sont en fait, des idéologues fanatiques, ressemblant, jusqu’à la caricature à des personnages de Huxley : il suffit pour s’en rendre compte, de lire leurs textes abscons, écrits dans un jargon prétentieux qui les aurait classés, au temps de Molière, dans la catégorie des pédants…..

En fait, comment ne pas voir dans ce livre une œuvre prémonitoire, décrivant, dès 1939, les dérives d’une société livrée à des utopistes dangereux….

Le Meilleur des mondes (Brave new world dans la version originale) est un roman de science-fiction, qui met en scène un monde « parfait » ou chaque être appartient à une classe sociale définie, laquelle détermine ses besoins et son avenir. Privés de liberté, les individus adhèrent pourtant à cette vie pour laquelle ils ont été conditionnés dès leur plus jeune âge.

À travers ce roman, Huxley met en garde contre les dérives de la société occidentale, consumériste et individualiste, où la technologie prend de plus en plus de place. Le sujet de la contre-utopie a été également exploité par d’autres écrivains tels que Georges Orwell dans 1984 et La ferme des animaux, que j’ai souvent évoqués sur ce blog.

Huxley nous décrit, en effet , un monde compartimenté en classes sociales auxquelles sont assignés les individus. Les premières sont réservées aux « zintellectuels » et les dernières au « peuple » essentiellement constitué de « travailleurs »pourvus d’une éducation primaire. Ces catégories sont subtilement entretenues à travers une éducation conçue pour maintenir les « primaires » dans une ignorance de tout ce qui leur permettrait d’acquérir les repères nécessaires pour comprendre le monde dans lequel ils vivent et auquel on les a assignés.

Aldous Huxley nous propose en effet,dans ce roman de partager son regard acéré  sur une société où la liberté serait aliénée par la technologie et le conditionnement social.

Le Directeur du Centre d’Incubation et de Conditionnement, une sorte de Najat Belkacem avant l’heure, veille sur des enfants, qui doivent être initiés à l’érotisme dès le plus jeune âge. Les étudiants rencontrent ensuite Mustapha Menier, un des dix administrateurs mondiaux, qui leur rappelle « les bienfaits d’une vie indépendante de toute famille et de tout foyer… « . Cela ne vous rappelle rien ???

Chacun de ses personnages, entre autres Bernard Marx, employé au Bureau de Psychologie, Helmholtz Watson, qui travaille pour le Collège des Ingénieurs en Emotions, et Henry Foster, chercheur pour le Centre d’Incubation et de Conditionnement nous entraine dans un univers fou, mais qui, par certains côtés, nous rapproche curieusement des réalités qui peuplent les rêves des utopistes d’aujourd’hui.

On y retrouve également les thèmes de l’eugénisme, du divertissement et du bonheur sans limites qui nous ramènent à la société « libertaire » post-soixante-huitarde », qui voisinent avec la critique de la société de consommation mondialisée.

Mais Huxley semble avoir douté des réflexes vitaux que réveille un bon sens populaire qui le pousse, au-delà de certaines limites, à se rebeller et à rejeter un modèle de société qui confond « le progrès » avec le refus de toute morale, et le rejet de valeurs sur lesquelles nos sociétés se sont construites depuis des siècles….

En refermant « Le meilleur des Mondes », j’ai pu aller me coucher et m’endormir en espérant ne pas vivre le cauchemar d’un monde livré aux « zélites » en folie…..

Il faut dire que, avant de me coucher, j’avais jeté un rapide coup d’oeil sur le dernier numéro du Point.fr, dans lequel Brice Couturier nous explique que : je le cite  » La séquence historique que nous vivons – depuis le Brexit jusqu’à l’émergence au premier rang du « quatrième homme », François Fillon, lors de la primaire de la droite et du centre, en passant par la victoire de Donald Trump à la présidentielle américaine – était prévisible. Comment expliquer que les présages de ces chambardements politiques soient demeurés invisibles aux observateurs spécialisés ? Que les signaux précurseurs, innombrables, aient échappé à leurs radars ? Cessons d’accabler les sondeurs. Depuis 2008, c’est toute la caste des « sachants » qui est ainsi prise au dépourvu. Journalistes, sociologues, politologues, ils n’avaient rien vu venir. Le tsunami les a surpris et les surprendra encore. »( Fin de citation ).

Bonne nuit !!!

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