Il n’y a pas eu « Trumperie »….


trump

Qu’on se le dise: l’élection de Trump est le fruit amer des huit années de présidence Obama dont l’unanimisme médiatique – encore lui – frétillant du plaisir de voir, enfin, un Président de couleur à la tête de la Première puissance mondiale, a masqué la vérité sur le bilan de la gestion d’Obama. Celui-ci laisse derrière lui une Amérique aujourd’hui fracturée, appauvrie, endettée, affaiblie, parce qu’ayant perdu confiance ne elle-même et ayant perdu la confiance de ses alliés….. 

Mais qui aurait osé dire la vérité sur Obama? La crainte de se voir accusé de « racisme »rend prudent dans le petit monde des journaleux….

L’élection de Trump, quoi qu’en dise une classe médiatique dépitée, n’est, pourtant, une surprise que pour ceux qui, jusqu’à la dernière minute, sont resté sourds à la voix des petits blancs: « les pitoyables »selon Hillary Clinton.

Cf.: https://berdepas.com/2016/03/02/une-election-ca-trump-ca-peut-trumper-enormement/

Leur vote renvoie à leurs études, les « zélites »de Washington, professionnels de la politique claquemurés dans leurs buildings de verre et observant la populace de loin, en se bouchant le nez, pour chasser les odeurs « nauséabondes ». La caste croyait régner sur un pays anesthésié. Elle avait avec elle les médias, les « zintellectuels », le show-biz, la Silicon Valley, Wall Street, l’Union européenne et tout ce que l’Occident compte « d’experts » en politologie. Comment pouvait-elle être battue par ce rustre, ce plouc, ce milliardaire « parvenu », contesté jusqu’au sein de son propre Parti ???

L’énergie qu’ils ont dépensée, jusqu’à la dernière minute pour tenter de « diaboliser » Trump, avait de la peine à masquer  une haine sourde, une suffisance « bien élevée », que suggérait un discours de mépris à l’égard des « petits blancs », – qui m’a rappelé celui qui désignait les Pieds Noirs pendant la guerre d’Algérie -, et qui transparaît dans un vocabulaire révélateur, dans lequel reviennent sans cesse les termes de « nauséabonds », « rance », prononcés en se pinçant le nez, dès qu’il est question de « populisme »…..

Avec la même énergie, il s’agissait de minimiser les frasques de la famille Clinton, leurs liaisons dangereuses avec le Qatar, avec les milieux financiers, avec le complexe militaro-industriel toujours prêt à entrer en guerre, quitte à se fabriquer des « ennemis »à affronter….

Le tout, en utilisant l’arme absolue du chantage au chaos, qui pourtant avait montré ses limites à l’occasion du Brexit !!! Vous voulez le milliardaire Trump ??? Vous aurez la vulgarité, le racisme, le sexisme, la xénophobie, le repli sur soi de l’Amérique, la chasse aux immigrés en situation irrégulière, etc…. Avec Clinton, vous aurez la poursuite d’un Obamacare ruineux,certes, mais aussi un multiculturalisme assumé, et surtout, le miracle de « l’ouverture à l’autre »et du « vivre ensemble », avec comme horizon, une mondialisation qui écrase les faibles et enrichit le forts. C’est ça, la « Gauche américaine » !!!

Ce qu’espéraient les thuriféraires de la candidature d’Hillary Clinton, c’est la poursuite du mensonge d’un « libéralisme »échappant à tout contrôle, en laissant croire que le libre-échange total était « gagnant-gagnant »pour tous, et en occultant le fait que la course aux moins-disants, social, fiscal, environnemental, se traduisait par un gigantesque transfert de richesses. Au profit, c’est vrai, d’une partie des populations des pays émergents ( on pense bien sûr à la Chine ). Mais aussi au profit de cette petite fraction d’élite mondialisée des pays occidentaux et surtout au profit des multinationales, de la finance, des marchés. Bref, de tous ceux qui pouvaient profiter au maximum des flux commerciaux et financiers.

Ils espéraient pouvoir continuer à ignorer les perdants, de plus en plus nombreux dans le Tiers-Monde et les bataillons de classes moyennes paupérisées en Occident.

Ce sont eux qui se réveillent aujourd’hui, en utilisant le seul moyen pacifique qui leur reste encore: le bulletin de vote.

Nos « zélites » et les « experts » qui les conseillent, n’ont pas su prévoir le renversement qui pointe son nez, un peu partout dans le monde:un excès de régulation avait entraîné un mouvement de dérégulation, à la fin des années 70. Un excès de dérégulation génère aujourd’hui un besoin de régulation.

On sent bien que le monde est dans l’attente d’un nouveau modèle. Celui qui prévaut depuis une quarantaine d’années est à bout de souffle. Comme sont à bout de souffle les vieilles recettes destinées à « noyer le poisson », telles que le « social-libéralisme »enfant adultérin de la « sociale-démocratie »et du « libéralisme » de papa…ou les solutions ambiguës à la Macron….

Il n’y a donc pas eu « Trumperie » des « zélites ». Les « zélites » se sont trompées elles-mêmes, par aveuglement et par excès d’une auto-satisfaction hautaine….

Il ne leur reste plus, comme espoir, que la perspective, sinon d’un échec de Trump, mais d’un adoucissement de sa politique….

Ce n’est probablement pas en multipliant, comme c’est le cas aujourd’hui, les défilés protestataires plus ou moins « téléguidés », avec leur cortège de casseurs, leurs « internationale de l’anarchisme », leurs « no-borders », et toute cette fange écolo-gaucho-protestataire qui promène sa rage destructrice, partout où, quelque part, dans le monde, se profile une perspective de mettre à bas une société dans laquelle ils ne trouvent pas leur place…..