Si vis pacem, para bellum…


Minarets

Le carnage de la Promenade des Anglais, à Nice heurte les consciences.

Le chagrin des familles qui pleurent leurs proches fauchés par un camion de 19 tonnes utilisé par un musulman devenu subitement un « fou de Dieu »est innommable et la compassion de tout un peuple ne suffira pas à en sécher les larmes.

Mais une fois de plus – une fois de trop ???- lorsque les montagnes de fleurs déposées en témoignage de deuil et de solidarité se seront fanées, une fois que les bougies blanches se seront éteintes, il faudra bien revenir aux questions de fond, celles que se posent ceux qui tentent de garder leur lucidité et leur sang froid pour faire face à une situation de guerre qui, pour ceux de ma génération ressemble sous bien des aspects à un conflit que l’on s’efforçait d’effacer des mémoires…..

Car les esprits englués dans un inguérissable « déni des réalités » sont chaque fois en retard sur l’événement. Nous ne nous en sortirons pas en repoussant indéfiniment les décisions qui nous permettraient de vaincre dans un conflit auquel l’irénisme de nos dirigeants n’a pas su nous préparer…

La guerre qui nous est déclarée est atypique. L’ennemi est partout: « il est chez lui » et il dispose d’innombrables complicités, actives ou tacites, il n’est reconnaissable à aucun uniforme, il a le choix des armes à utiliser pour tuer, et il n’a même pas besoin d’en recevoir l’ordre, car l’initiative lui en appartient: il choisit le jour et l’heure pour faire le maximum de victimes.

http://www.atlantico.fr/decryptage/comment-france-est-devenue-principale-usine-occidentale-produire-terroristes-theorie-americaine-qui-derange-gilles-kepel-carnage-2766924.html/page/0/1

Car ce qui est préoccupant avec ce nouvel attentat perpétré à Nice, c’est cet usage terriblement efficace et meurtrier d’un instrument low-tech de notre société moderne. Si cette attaque a été planifiée pour répondre aux recommandations de l’État islamique de frapper l’Occident avec tout ce qui est à portée de main, alors cet événement aura des répercussions inédites en matière de protection des espaces publics.

Je relisais, il y a quelques jours quelques passages d’un livre de Ferhat Abbas(1), l’un des dirigeants de la révolte algérienne parmi les moins féroces et les plus lucides. Cela m’a remis en mémoire des aspects de la lutte des Algériens pour la reconquête de leur territoire.

Abbas écrit, page 182   , ceci, je cite:

« …. il est exact que pour défendre notre droit à l’égalité avec les Français d’Algérie, j’ai écrit que la  patrie territoriale » était une notion étrangère à l’islam. Et par voie de conséquence à J’Algérie musulmane. Chacun de nous connaît le mot de Danton: On n’emporte pas la terre de la patrie à la semelle de ses souliers.

 En Islam. cette patrie territoriale n’existe pas. Dans le monde musulman. on emporte la terre de sa patrie à la semelle de ses souliers … parce que cette patrie est spiritualité. culture et civilisation. Elle n’a point de frontière et ne reconnaît ni race ni territoire. partout où le muezzin appelle les croyants à la prière, le musulman est chez lui. A l’époque de la grandeur de l’islam. un musulman pouvait se rendre de Cordoue à Bagdad sans autre passeport que sa foi

Le prophète condamne la référence au territoire. en nous disant : Apprenez vos généalogies et ne dites pas comme les Nazaréens, qui, lorsqu’on leur demande d’où ils sont. répondent de tel village. Où est sa patrie au sens territorial du terme? Elle n’est nulle part et partout. Elle se situe là où est Ef-Ouma El Islamia. » ( Fin de citation )

Vous avez bien lu : partout où le muezzin appelle les croyants à la prière, le musulman est chez lui !!!

Dans la culture arabo-musulmane, et dans l’esprit de chaque musulman, là où s’élève le minaret d’une mosquée, là où retentit l’appel d’un muezzin, il est chez lui !!! C’est dire avec quelle ironie, sur les réseaux sociaux, les musulmans d’Europe accueillent les cris des « patriotes » hurlant « on est chez nous » !!!! C’est dire à quel point « le ver est installé dans le fruit » !!! Et cela permet de mieux comprendre le sens du combat patient des musulmans pour édifier partout où ils le peuvent, des mosquées qui deviennent de symboles de territorialité !!!

Comme le déclare le philosophe Pascal Bruckner au Figaro , nous sommes confrontés, je cite :  » à une guerre dont le mot ne recouvre pas le concept. Il n’y a ni armée régulière, ni tranchées, ni mouvement de troupes. Juste des pioupious en armes, de façon un peu dérisoire, dans nos rues ou devant nos monuments. L’ennemi est immergé dans la population et la ligne de front est partout. Dans la rue, dans le train, dans les avions. C’est une sorte d’infection de l’espace quotidien. Une guerre d’un type nouveau qui ne correspond en rien à celles qui hantent notre mémoire, 1914-1918 ou 1939-1945.( Vous remarquerez que, pudiquement, Bruckner saute par dessus la Guerre d’Algérie…)

Nous repoussons indéfiniment les décisions qui nous permettraient de gagner ce conflit. Pourtant, nous sommes prévenus. Le directeur de la DGSI disait il y a deux jours que, une fois Raqqa et Mossoul tombées, les djihadistes vont essaimer en métastase partout. La bête de proie à l’agonie va tuer autant de gens que possible. La prochaine étape, expliquait-il, ce seront les voitures piégées dans nos villes… »( Fin de citation ).

C’est dire à quel point sont dérisoires nos manifestations et défilés de « Bisounours »devant l’adversité qui nous fait face. Comment ne pas adhérer au propos de Pascal Bruckner quand il ironise sur la compassion, l’émotion, les fleurs, les tweets larmoyants…  » Nous sommes désarmés face à la tragédie qui nous frappe et nous refusons de prendre la mesure de la haine que ces gens nous vouent. Nous leur trouvons des excuses en refusant de faire du djihadiste un être responsable de ses actes, à part entière. Nous refusons de voir que l’islamisme radical est l’une des figures de la barbarie comme l’a été jadis le nazisme. Et cette barbarie est sans excuses, sans pourquoi. Il faut la détruire ou être détruits par elle. »( Fin de citation ).

Dans le combat qui s’annonce, il n’est pas absurde de dire, « ce sera eux ou nous »….

Source: :

http://premium.lefigaro.fr/vox/societe/2016/07/15/31003-20160715ARTFIG00196-pascal-bruckner-mener-la-guerre-a-l-interieur-de-facon-preventive.php

(1)Ferhat Abbas. » L’Indépendance confisquée ».

2 réflexions au sujet de « Si vis pacem, para bellum… »

  1. michel43

    se sera Nous ;;ou EUX ? Lesquelles ? les FRANCO….de L ».Afrique du NORD ,ceux de L.Afrique NOIR ? ceux qui sont REVENUE ,en FRANCE ,après avoir combattue ,la BAS..Nos dirigeants ,sont des laches ,tout comme notre JUSTICE et OUI. .que faisait en FRANCE ,ce TUNISIEN ,que la justice a condamner ,plusieurs fois ? Normalement, il aurait du être EXPULSER… QUI dans se pays ,ose Montrer du doigt ,les coupables de se désastre ,qui sont BUCH BLAIR SARKOZY ,QUI ose poser cette QUESTIONS ;Pourquoi ,les RICHES pays du GOLFE ,ne veulent pas de LEURS FRERES chez EUX ? Pourquoi, le tribunal international ,juge certains responsables NOIRS ,pas de BLANC ,qui on fait pire ? au trains ou nous allons ,si les politiciens de tout bords ,continue a baisser, leurs pantalons , se sera ,;sois une guerre civile ou une femme PRESIDENTE a bon entendeur ;SALUT

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