La crise de la Bastille….


Bastille

Il y a quelques années, je m’étais fendu d’un billet iconoclaste, prenant à rebrousse-poil, la légende révolutionnaire, qui, pour ceux qui comme moi se passionnaient, – non sans quelques réticences -, pour cette page symbolique de notre Histoire, avait fait de la prise de la Bastille le point de départ de la sanglante aventure révolutionnaire dont la France subit, encore aujourd’hui, les effets retardateurs….

J’avais intitulé ce billet « La Brise de la Pastille ». On le retrouvera sur ce blog à l’adresse: 

https://berdepas.wordpress.com/2009/02/16/la-brise-de-la-pastille/

Je ne résiste pas, aujourd’hui à la tentation de renouveler mon forfait, tant les circonstances, dans une actualité qui remet la Bastille au cœur du Roman révolutionnaire Français, se prêtent à tout esprit doté d’une once d’humour, à la caricature de ceux qui gouvernent (???) ce pauvre pays à la dérive.

Ainsi donc, le Syndicalisme révolutionnaire dont la France est affublée, vient de remporter une victoire symbolique qui, à son tour, trouvera, j’en suis sûr, sa place dans la légende révolutionnaire de notre époque.

Après des semaines de négociations rompues, d’échanges de propos définitifs immédiatement suivis de renversements de décisions, après un échange de tombereaux d’accusations et d’insultes entre « sociaux-traîtres » des deux bouts de l’omelette socialiste, l’homme aux moustaches staliniennes qui est à la manœuvre à la tête des armées révolutionnaires, – ou du moins ce qui en reste – , vient de remporter un victoire qui rappelle celle des glorieux vainqueurs de la Prise de la Bastille contre l’aristocratie de  Pieds Nickelés qui gouverne la France aujourd’hui .

Cette victoire, fruit des « sacrifices et des luttes populaires »est, en quelque sorte,  si on en croit les médias,  celle du taureau castillan Martinez, sur le matador catalan Valls,  abandonné en rase campagne, depuis que le Ribouldingue qui occupe l’Elysée s’est retiré dans ses appartements, laissant son Filochard de Premier Ministre toréer, droit dans ses bottes et le dos au mur, indifférent au sacrifice politique de celui qui en tant que « Sinistre de l’Intérieur » tentait, dans le rôle du « picador » de service, à affaiblir le taureau….

Grâce à cette victoire les hordes révolutionnaires syndicales – ou du moins ce qui en reste – ont obtenu le droit de faire symboliquement,  un kilomètre six cent à pied autour de la Place de la Bastille, à condition de ne pas dégrader les lieux….

Gageons que cet épisode de notre Histoire inspirera les historiens du futur, qui y puiseront l’inspiration pour rédiger une nouvelle « Histoire de France pour les Nuls » !!! 

2 réflexions au sujet de « La crise de la Bastille…. »

  1. berdepas Auteur de l’article

    @François : la France étant devenue une sorte « d’Auberge espagnole », qui accueille généreusement, il n’est pas surprenant qu’un jour ou l’autre les voyageurs s’empare de la place de l’aubergiste. Souvenez vous de la fable du chien et de loup évoquée dans un de mes précédents billets…..

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  2. François Carmignola

    Dans une ville gérée par une espagnole, un syndicaliste espagnol défie un premier ministre espagnol et son coach, qui s’appelle hollande. Jamais le pays n’est effectivement descendu plus bas.

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