Les « Nuits debout » sont propices aux rêves….


Debout

Y compris les rêves les plus fous.

Ceux qui ont décidé de consacrer leurs nuits à occuper, debout, la Place de la République à Paris représentent à mes yeux, les résidus d’une espèce que l’on croyait en voie de disparition, en même temps que s’annonçait la fin des utopies.

Il s’agit, selon moi, de l’un des derniers avatars de l’utopie « post-soixante-huitarde » entretenue jusqu’ici par les survivants d’une époque où les bancs de la Sorbonne étaient devenus le lieu où s’exprimait un babillage anobli par le « jeunisme » qui s’est emparé, depuis, d’une société sur le déclin, parce que vieillissante.

Tout comme en Mai 1968 à la Sorbonne et sur les places publiques, ceux que l’on voit, place de la République, luttant contre les insomnies, ce ne sont pas les « prolétaires », et encore moins la jeunesse qui souffre parce qu’elle galère à la recherche d’un emploi et d’un accès à la dignité par le travail.

C’est ce que la « novlangue » appelle un « mouvement citoyen » qui s’exprime, immobile, entre deux joints, dans le nuit parisienne.

Car, ce qui hante les nuits d’une Place devenue le rendez-vous des foules en quête de symboles, c’est une jeunesse « shootée » au cannabis, et instrumentalisée par les éternels vendeurs de rêves, ces « généreux » qui le sont d’autant plus qu’ils n’ont rien à donner que leur verbiage immature, ces « humanistes de bazar, ces « révolutionnaires »en carton-pâte, ces « progressistes » des beaux-quartiers, venus dénoncer la précarité, la discrimination, la stigmatisation, et prêcher la générosité et la considération envers les « minorités »de tout poil, avec ou sans-papiers, de couleur, de préférence, car « le Blanc » c’est salissant quand il n’est pas déjà trop sale….

Se mêlent à cette foule en quête d’un retour aux utopies, des minorités nouvelles, celles  qui ne rencontrent plus d’écho favorable dans une société qui ne les comprend pas. Ainsi, blablatent, noyés dans une foule bigarrée, sous le regard attendri et bienveillant de quelques spécimen de la »Gauche pétard », des couples homosexuels des deux sexes, des transgenres, des végétariens et des végétaliens pacifistes, des militants de la lutte contre la souffrance animale, des écolos-bobos partisans de la « décroissance »et d’un refus obstiné de la mondialisation…

Tout une jeunesse qui semble avoir renoncé depuis longtemps à se demander ce qu’elle peut faire pour son pays, et qui ne se pose qu’une seule question : qu’est-ce que son pays peut encore faire pour elle ???

Un pays exsangue, qui s’enfonce dans les déficits creusés par ses « dépenses sociales »et qui croule sous le poids de sa dette, et qui tourne le dos à l’effort nécessaire au redressement consenti depuis longtemps par ses voisins européens…

Mon propos, j’en ai pleine conscience, n’est pas très « correct, politiquement »…

Car j’aborde là, une fois de plus, des questions taboues. Le « jeunisme » est né, précisément, en même temps que le « politiquement correct »  dans les campus américains marqués par l’héritage des soixante-huitards.

Car comme l’exprime fort bien le Canadien Mathieu Bock-Coté dans un article paru dans le Figaro, « (*Le Multiculturalisme comme religion politique, de Mathieu Bock-Côté, éditions du Cerf, 368 p., 24€, en librairie le 15 avril.) « le politiquement correct se présente ainsi comme une forme de discipline morale de la parole publique dans une société reconnaissant par exemple le droit de ne pas être offensé, le droit aussi de ne pas voir transgressés ses symboles identitaires les plus fondamentaux. On pourrait parler d’une reformulation postmoderne de la censure.

Il faut ainsi assurer une surveillance rigoureuse aussi bien des discours militants que de l’humour, pour s’assurer qu’ils n’expriment aucune contestation de la nouvelle orthodoxie de la reconnaissance. On réduira plus souvent qu’autrement la contestation à autant de propos haineux, cette catégorie en venant à s’étendre progressivement à toute défense significative des valeurs traditionnelles ou nationales.

Article à lire sous

:http://premium.lefigaro.fr/vox/societe/2016/04/11/31003-20160411ARTFIG00031-le-multiculturalisme-tue-toute-identite-commune-enracinee-dans-une-histoire.php

2 réflexions au sujet de « Les « Nuits debout » sont propices aux rêves…. »

  1. berdepas Auteur de l’article

    @Anne-Marie : Sans rêves, pas d’idéal, pas de désir, pas de projets … J’en suis bien d’accord. Le rêve est mentalement sain. Sauf quand il se transforme en cauchemar…

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  2. Anne-Marie M.

    Mais heureusement, cher Berdepas, que nous avons les nuits pour rêver, et même les jours… Vous ne pouvez nier que le rêve et la passion font avancer l’humanité. Sans rêves, pas d’idéal, pas de désir, pas de projet… pas d’implication personnelle, pas d’espoir… Rien que « la dure réalité à étreindre », comme disait l’autre? et si elle devenait un peu moins dure, rien qu’un peu? pas bien baisante, la réalité, comme aurait dit Céline, ce grand pessimiste, et misanthrope… en ajoutant trois petits points. Bien sincèrement. amm51.

    Date: Mon, 11 Apr 2016 16:29:41 +0000 To: amm51@live.fr

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