Chagrins de « bisounours »…


Bisounours

La Belgique vient d’être durement frappée par l’attentat meurtrier de Zaventem, suivi de peu par l’attentat de la station de Métro de Maelbeek.

Le monde entier a exprimé, à juste titre, sa solidarité avec la douleur de ce peuple sympathique qu’est le peuple belge.

Ces attentats, auxquels, hélas, on pouvait s’attendre ont marqué profondément les esprits.Non seulement en Belgique, mais dans toute l’Europe.

Ils ont ouvert les yeux de ceux qui jusqu’ici s’étaient fabriqué une philosophie de légende: la Belgique qui n’a jamais eu de contentieux colonial avec le Maghreb était à l’écart des dangers courus par la France. On vantait les réussites de ce petit pays en matière d’intégration des Musulmans mieux intégrés qu’en France dans le tissu associatif et politique du pays, en fermant les yeux sur le fait que cette intégration, factice, reposait sur l’acceptation d’un communautarisme qui saute aux yeux de tout étranger de passage à Bruxelles, mais que les Belges ne voyaient plus, tant ils s’y étaient habitués, certains avec résignation….

J’avais évoqué ce sujet dans un article publié sur ce blog en 2008 !!!

https://berdepas.wordpress.com/2008/05/03/84/

Combien de fois ai-je fait observer à mes proches vivant dans cette ville attachante, que nous traversions des quartiers entiers sans voir un seul « Belge de souche » !!! On pourrait certes,- hélas-, faire la même remarque, dans la périphérie de nombreuses villes de France. Mais la densité de « barbus » portant gandoura blanche et cheveux teints au henné, ainsi que de femmes voilées de noir est plus frappante dans un pays de dix millions d’habitants, répartis sur la surface d’une région française,  que dans un pays de 67 millions comme la France.

De mes conversations avec des amis belges, il ressortait clairement que la Belgique jouait avec le feu : l’indulgence des autorités belges confinait à l’aveuglement à l’égard d’un radicalisme qui se développait en silence, dans des quartiers vivant à l’écart et abritant une société fermée à toute pénétration policière autant qu’à tout citoyen belge n’appartenant pas à la communauté musulmane.

Et ceci au nom des « valeurs »bidon qui masquent, comme en France, une absence de volonté de réagir sous prétexte de respect de « la liberté des cultes » et du « multiculturalisme »et au nom de tout un attirail d’interdits dont celui de « stigmatiser » et de combattre les « amalgames islamophobiques », interdits inventés par des « bisounours » qui prolifèrent dans une société qui baigne dans le déni de réalité.

Dans un récent entretien accordé à « la Dernière Heure », un quotidien bruxellois, un Avocat spécialisé dans la défense de terroristes, indiquait que lors du procès de Farid Melouk en 1999, « il plaidait que l’Islam des caves qu’on méprise nous méprisera », et que « l’on paie aujourd’hui d’avoir laissé faire parce que derrière le salafisme des prédicateurs de haine, se trouve un État que la Belgique a voulu préserver pour le pétrole et les ventes d’armes ».

Une lucidité de bon aloi que l’on pourrait appliquer à la France, où Droite et Gauche confondues portent la lourde responsabilité d’un aveuglement tragique face à une islamisation rampante de la société, que contemple d’un œil indifférent ceux qui nourrissent une haine viscérale de tout ce qui évoque les origines judéo-chrétiennes de l’Europe.

Tout cela ne pouvait que déboucher sur la situation actuelle où chacun retient son souffle convaincu que nous ne sommes pas arrivés au bout de nos peines….

Chaque jour nous apporte son lot d’informations sur la pieuvre djihadiste dont les tentacules s’étendent sur toute l’Europe: nous découvrons que les assassins étaient, en général, connus depuis longtemps de toutes les polices, fichés, mais si peu surveillés qu’ils peuvent se déplacer dans tout l’espace Shengen en transportant armes, explosifs, qui circulent de cachettes en cachettes protégés par l’omerta silencieuse qui les entoure dans des quartiers où ils se meuvent en toute quiétude… 

Alors, depuis quelques temps les voix des bisounours se sont faites plus discrètes. Sans doute parce que les naïfs commencent à s’interroger,…un peu tard? Car l’Europe est dans la nasse . Elle est condamnée, enfin, à regarder la réalité en face : il va lui falloir payer le prix du sang pour la pusillanimité de ses dirigeants obsédés par leur avenir politique personnel et indifférents à celui de notre vieux continent.

Pendant ce temps, la colère du peuple européen gronde, en silence. Car le décompte des morts et des blessés victimes d’une idéologie sans scrupules ne fait que commencer.

Une réflexion au sujet de « Chagrins de « bisounours »… »

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