Radio Cohn-Bendit…


Cohn-Bendit

Ceux qui,- comme c’était mon cas jusqu’ici -, écoutent Europe 1 chaque matin, ne peuvent pas ne pas s’étonner d’entendre chaque matin, -questionné avec complaisance par un Thomas Sotto cireur de pompes avec plus ou moins de zèle selon la couleur des chaussures -, l’incontournable Cohn-Bendit venir nous délivrer son analyse de l’actualité politique….

Les Français qui écoutent cette station de radio très proche de la mouvance « bobocratique », sont donc invités, au lever du jour, à appréhender l’actualité à travers le prisme de « l’humeur de Dany » dont les orientations politiques sont bien connues…

Ce choix éditorial est surprenant.

On ne voit pas très bien, en effet, à quel titre cet ancien agitateur qui doit sa célébrité à quelques « exploits » pendant la « Révolution de Mai 1968 », aurait une légitimité pour commenter chaque matin la vie politique française, si ce n’est en raison de sa binationalité de franco-allemand (encore un !!!), et de la sympathie qu’il inspire, de ce fait, à une certaine bobocratie parisienne.

Sa « carrière » politique n’en fait pas un cas exemplaire parmi les politiciens de nôtre époque. Un petit tour sur Wikipedia permet d’en faire un rappel synthétique:

« Né en France de parents allemands antinazis, il opte pour la nationalité allemande en 1959. Militant libertaire, il fait ses études supérieures en France, à l’université de Paris, faculté de Nanterre. Durant le mouvement de mai 1968, dont il est l’un des leaders, surnommé « Dany le Rouge », le gouvernement utilise le fait qu’il n’est pas français pour l’expulser en Allemagne. Durant les années 1980, il s’insère dans la vie politique allemande comme élu du parti écologiste Les Verts à Francfort-sur-le-Main. À partir des années 1990, il participe aussi à la vie politique en France avec les partis écologistes qui s’y sont succédé. Tête de liste en Île-de-France lors des élections européennes de 2009, il recueille 20,86 % des suffrages dans cette région et 16,28 % au niveau national, soit le plus haut score atteint par un parti écologiste en France.

Favorable à la mise en place d’une Europe fédérale, il est député européen depuis 1994 et coprésident du groupe Verts/ALE au Parlement européen depuis 20022. En septembre 2010, il cofonde le Groupe Spinelli, initiative visant à renforcer la tendance fédéraliste au Parlement européen3.

Daniel Cohn-Bendit dit aujourd’hui être favorable au capitalisme et à « une écologie qui prenne acte de l’économie de marché pour mieux la réguler »4. Membre des Verts allemands depuis 1984, il a déclaré dans L’Humanité à l’occasion de la campagne pour les élections européennes de 1999 prôner un « réformisme écologico-social lié à une tradition libertaire qui est effectivement non étatique ». Il a revendiqué à cette même occasion l’étiquette de « libéral-libertaire ». Daniel Cohn-Bendit quitte le Parlement européen le mercredi 16 avril 2014, après 20 ans de participation active. À 69 ans, il ne se représente pas aux élections européennes de 2014.

Le 22 mai 2015, Daniel Cohn-Bendit, bien qu’ayant fait dans le passé un arrêté d’expulsion en Allemagne, a obtenu, sans peine, la nationalité française. » (Fin de citation).

Rien de tout cela ne justifie qu’on lui donne la parole, chaque matin, pour délivrer tantôt des satisfécits, tantôt des « cartons rouges » au personnel politique français Président, Premier Ministre et leaders de l’opposition compris….

Amateur de football il délivre également des cartons tantôt jaunes, tantôt rouges, à des joueurs, à des équipes, et même à des dirigeants de ce sport, tel un arbitre se plaçant au dessus du lot des commentateurs bavards de ce sport tant critiqué, car trop souvent critiquable….

Rien de tout cela non plus ne justifie que l’humeur de Dany ne vienne écorcher nos oreilles, chaque matin, ne serait-ce que quelques minutes. Rien de tout cela, si ce n’est qu’il bénéficie de ses « entrées » dans cette station de radio au nom de quelques vieilles amitiés soixante-huitardes….

Car n’oublions pas que Europe 1 est Présidée par Denis Olivennes qui, dans sa jeunesse, fut membre d’un groupuscule d’extrême gauche proche de la LCR (Ligue communiste révolutionnaire), dans ce qu’on appelle les comités rouges. Il devient plus tard membre du CERES, classé à l’aile gauche du Parti socialiste, avant de se rapprocher de Laurent Fabius.

Ce qui ne l’empêche pas d’appartenir aujourd’hui à la classe « bobocratique », cette « gauche caviar » si influente dans tous les milieux qui dirigent notre pays…

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