Les « bi » dans la diplomatie française


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Najat Vallaud-Belle Kacem, en visite diplomatique au Maroc…

La France est une Nation qui, insensiblement, s’est abâtardie à force de métissage.

Un pays où la « Démocratie » n’est plus qu’un mot creux dont se servent quelques talentueux experts en escroquerie intellectuelle, qui pensent avoir trouvé l’arme absolue pour réduire au silence ceux qui s’acharnent à dénoncer la supercherie des « valeurs ».

La diabolisation, l’anathème, le mépris, l’insulte, tout est bon pour réduire au silence ceux qui abordent des sujets dont on a réussi à faire des « tabous »… Il ne restera plus bien tôt que la prison.On le voit aujourd’hui avec l’affaire Kamel Daoud, accusé d’islamophobie. On l’a vécu avec l’affaire Richard Millet, avec Michel Onfray, cet universitaire de gauche « extrêmedroitisé » par les socialistes, sans parler des Houellebecque , ou Zemmour, traninés dans la boue médiatique pour avoir osé aborder des sujets défendus…

En Démocratie, c’est la voix du plus grand nombre qui compte et qui décide.

Mais dans un nombre croissant de pays dits « démocratiques », la voix du plus grand nombre n’est plus entendue, et quand elle s’exprime elle est condamnée au nom d’une arme accusatoire nouvelle, celle du « populisme ». Car le plus grand nombre aime que l’on appelle un chat, un chat au risque d’écorcher les oreilles de ceux qui sont censés représenter la bien-pensance.

Alors, on feint de s’étonner de la proportion prise par l’abstention dans les consultations électorales !!! Alors que le peuple ne s’exprime plus : il a décidé de se taire, rageusement, car il sait que son opinion qui contrarie la « doxa » ambiante ne sera pas respectée.

L’un des principes fondamentaux en matière de démocratie, c’est « le respect du droit des minorités ». Mais ce principe a fini par être dévoyé, à un point tel qu’aujourd’hui, en France, le pouvoir appartient aux minorités relayées par des médias où peu à peu pénètre « la diversité »….

Les minorités de tout poil et de toutes couleurs, religieuses ou athées, les minorités ethniques, les minorités sexuelles, les minorités issues des différentes couches de l’immigration, ont accaparé le pouvoir de s’exprimer, librement, d’insulter ceux qui n’en font pas partie, ainsi que le pouvoir de contester aux « indigènes » du pays le droit même de revendiquer un pouvoir d’expression. Il s’agit d’un héritage de Mai 1968.

Dans son dernier livre, un brûlot, Michel Onfray  montre du doigt, ceux qui, sous Mitterrand, se sont emparés du droit à la parole et ne l’ont plus lâché, jusqu’à aujourd’hui. Je cite : »  C’est quand Mitterrand laisse tomber ce que j’ai appelé le peuple old-school au profit des marges qui firent la joie de la pensée 68 (les homosexuels et les hermaphrodites, les prisonniers et les fous de Foucault, les schizophrènes et les masochistes de Deleuze et Guattari, sinon les fedayins du seul Deleuze – se souvenir de « Grandeur de Yasser Arafat »-, les métis et les clandestins de Hocquenghem, les amateurs de jeunes garçons de René Schérer) que l’antiracisme crée un peuple de substitution, celui des Blacks, des beurs et des feujs, comme il convient désormais de dire pour éviter : les Noirs, les Maghrébins et les juifs. « ( Le Miroir aux Alouettes. Plon).

Toutes sortes d’interdits limitent désormais la liberté d’expression, – et bientôt celle de penser -, des interdits sur lesquels veillent ces minorités organisées en associations de défense qui instrumentalisent une Justice devenue complaisante…

Parmi les minorités avec lesquelles il va falloir compter désormais, celle des binationaux ne sera pas la moins active car devenue la plus puissante.

Elle interfère déjà dans la vie quotidienne des Français, car elle est présente au plus haut niveau de l’Etat, et discrètement, elle influe sur notre diplomatie qu’elle infléchit vers les pays arabo-musulmans qui possèdent des relais, jusqu’au cœur de l’État.

En voici un exemple, occulté par nos médias, mais qui n’a pas manqué d’éveiller l’attention de l’Algérie où le sujet des binationaux est devenu un sujet hypersensible. Le quotidien « El Watan »s’en inquiète.

http://www.elwatan.com//international/l-empreinte-de-la-france-01-03-2016-315521_112.php

 » Selon des sources diplomatiques, l’idée de signifier au secrétaire général de l’ONU de ne pas se rendre au Maroc ne vient pas que de Rabat. Selon ces mêmes sources, la France a pesé de son poids pour dissuader Ban Ki-moon de visiter le Maroc et les territoires sahraouis occupés.

Le roi du Maroc, Mohammed VI, aurait convaincu le président français, François Hollande, de signifier au représentant onusien le refus de la France de le voir visiter Rabat et El Ayoun, comme cela était prévu.

Pour «convaincre» François Hollande, Mohammed VI s’est déplacé en personne à l’Elysée le 27 février dernier. Selon le site Huffington Post Maghreb, qui cite la MAP «Agence marocaine d’information», le souverain marocain a longuement discuté avec le chef de l’Etat français en tête-à-tête avant d’offrir, le soir-même, un dîner à son hôte.

Lors de ce repas, François Hollande était accompagné de deux ministres franco-marocaines de son gouvernement, à savoir Najet Vallaud-Belkacem (Education), et Audrey Azoulay, la ministre de la Culture et fille du conseiller du roi, André Azoulay.
D’autres «amis» du Maroc, à l’image du directeur de l’Institut du monde arabe, Jacques Lang, étaient également à la table de Mohammed VI. Signe d’une pression marocaine qui ne faiblit pas, le roi du Maroc avait rendu visite, le 17 février, à François Hollande.

Officiellement, les deux hommes et leurs collaborateurs ont parlé de la Libye et de la Cop21. Mais comme à chaque rencontre entre les deux dirigeants, la question du Sahara occidental n’est jamais loin. La France, qui dit pourtant appuyer une solution onusienne au conflit du Sahara occidental, s’est toujours rangée derrière l’offre marocaine d’une large autonomie de ce territoire occupé en 1975 par les forces marocaines. »
Ali Boukhlef

Ainsi, donc, nos Ministres « issus de la diversité »sont appelées à jouer un rôle discret dans nos relations diplomatiques avec les pays dont ils sont issus….

Cela ouvre des perspectives à notre diplomatie, déjà bien orientée en direction de certains pays arabes, la France « fille aînée de l’Église » étant devenue, sans s’en rendre compte la première puissance musulmane d’Europe….

Valeurs

3 réflexions au sujet de « Les « bi » dans la diplomatie française »

  1. François Carmignola

    Vous faites semblant d’oublier que la binationalité est obligatoire pour les descendants de marocains, la pauvre belkacem n’y peut rien.
    Pour Azoulay c’est autre chose: là le conflit d’intérêt transnational tourne à l’inceste ! Personne de dit rien et même vous, vous trouvez cela normal: une même famille conseille les deux souverains français et marocain… Cela n’affecte pas le marocain: l’obéissance des filles est de tradition là bas.

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  2. realitedeguisee1

    Berdepas Bonjour!

    J’adore ce terme, « les bi-nationaux » un term d’hypocrites issu des médias et de ce gouvernement de m – – – — qui en faite veut dire des gens issus du monde arabe et musulman. Que dites-vous des personnes nés en Angleterre ou d’autres pays européens vivant en France en tant que français?
    Cordialement,
    JdG

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