Race blanche….


Nadine-Morano

Je ne pouvais me dérober à un commentaire du « buzz » politico-médiatique qui a succédé à la phrase malencontreusement prononcée par Nadine Morano, au cours de l’émission télévisée « On n’est pas couché ».

Car, cette phrase manifestement inspirée par celle attribuée au Général de Gaulle et « restituée » par Alain Pierrefitte, son « mémorialiste », figure en exergue de ce blog depuis longtemps. Et je l’assume.

De Gaulle, dont je ne suis pas un « inconditionnel », – on aura compris pourquoi – a prononcé cette phrase pendant la Guerre d’Algérie.

https://berdepas.wordpress.com/2014/09/22/cetait-de-gaulle1-aussi/

Contrairement à ce que prétendent (hypocritement) les « Gaullistes », ou du moins, ceux qui se prévalent de la défense de la mémoire et de l’héritage du Général, cette phrase, à laquelle se réfère Mme Morano, n’est pas du tout utilisée « hors-contexte », pour reprendre l’expression utilisée par la meute de ceux qui se sont précipités sur cette pauvre femme, pour tenter -en vain – de l’accabler, pour avoir tenu des propos « racistes ».

De Gaulle, par cette phrase répondait, vertement, aux partisans d’une « Algérie française » qui militaient en faveur d’une « intégration » du peuple algérien à la France. Une idée combattue comme une hérésie, par ceux qui refusaient la perspective de devoir « intégrer » à la Nation française, les 9 millions d’Algériens, arabes, musulmans, que de Gaulle comparait au vinaigre qui ne pourrait jamais se mélanger à l’huile dans une bouteille….

On comprend que les « Gaullistes »soient embarrassés par le rappel de cette période qu’ils voudraient bien effacer de la mémoire des Français afin de n’y conserver que les moments prestigieux de « l’oeuvre du Général »….

En effet comment expliquer, sans hypocrisie, aux Français, qu’il était alors absurde d’envisager d’intégrer à la Nation française, ces 9 millions d’Algériens, qui à une écrasante majorité, à l’époque, en auraient été fiers, alors qu’aujourd’hui, on évalue le nombre de Musulmans vivant en France, à environ 7 millions, et qu’on nous explique qu’ils ne posent aucun problème d’intégration. Et que si problème il y a, il ne vient pas d’eux, mais de ceux de ces Français « xénophobes » qui ne font pas assez d’efforts pour les accepter….

Cette hypocrisie enrobe tout le débat qui s’est créé autour de la phrase de Mme Morano. Elle explique la violence inouïe des condamnations, y compris dans sa propre famille politique…

La phrase, maladroitement reprise par celle-ci, ne dit absolument pas que la France est un pays européen de race blanche et de culture judéo-chrétienne, ou du moins, si elle le suggère, c’est pour faire référence à son Histoire. Or de Gaulle dit aussi :

« Il ne faut pas se payer de mots ! C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. »

Il y a peu de Français de bon sens qui, aujourd’hui encore, puissent être en désaccord avec cette affirmation.

Car les Français de bon sens savent que depuis toujours, le Congo ou le Sénégal sont des pays de race noire, et que le Cambodge ou le Viet-Nam sont des pays de race jaune….Et que les pays européens dont fait partie la France sont des pays de race blanche….

Les autres Français, ceux qui ne veulent pas entendre cette phrase, sont ceux qui, déjà, intellectuellement, ou par calcul électoral à court terme, ont accepté l’idée que « la France blanche », de tradition et de culture « judéo-chrétienne », devienne à terme, minoritaire dans notre pays.

C’est le refus – vaguement honteux, car non-assumé – de cette évidence, qui explique la violence de la réaction qu’a subie Mme Morano, qui ne fait qu’exprimer, maladroitement ce que ressentent et ce que pensent une majorité de Français de bon sens…

Quand à la prise de position de Sarkozy à l’égard de celle qui fut l’une de ses plus fidèles militantes, il suffit pour la juger, de regarder et surtout d’écouter cette vidéo où s’étale toute sa duplicité et sa lâcheté.

https://youtu.be/RdAtOmBHZVU

Avec cette pénible affaire, Sarkozy a définitivement perdu le peu d’estime que j’avais conservé pour lui.

Nicolas Sarkozy, c’est désormais pour moi, un « petit bonhomme »: il n’est pas de la « race des chefs ». Car un vrai chef n’abandonne jamais un de ses soldats blessé au combat !!!