Petits mensonges et grosses cachoteries….


Abruti« Un conciliateur c’est quelqu’un qui nourrit un crocodile en espérant qu’il sera le dernier à être mangé. » ( Winston Churchill ).

Nous vivons une époque où le mensonge d’Etat, et l’hypocrisie de ceux qui ont notre destin et celui de nos enfants en charge, ont pris de telles proportions que même le moins éduqué politiquement des citoyens de notre pays en perçoit la réalité, au point de refuser tout crédit au discours politicien et à son expression médiatique, complice tacite d’une dérive qui s’est généralisée.

Chacun en prend la mesure jour après jour, face à des évènements qui se succèdent et s’accélèrent  au point de nous donner le sentiment d’un chaos généralisé, qui  échappe à l’analyse, à la compréhension, et à la maîtrise de ceux qui nous gouvernent.

Qu’il s’agisse de la situation en Irak, en Syrie, au Yémen, en Libye, dans le Sahel et au coeur de l’Afrique, l’impression qui domine c’est que les gouvernements occidentaux ne savent plus comment maîtriser une situation qui échappe à tout contrôle. Et qu’en outre, aucun leadership ne s’impose dans le camp occidental, pour proposer une « politique arabe » digne de ce nom….

L’afflux massif d’émigrants fuyant des pays en état de décomposition politique avancé a pris, en Europe, des proportions tragiques.

Surtout lorsque l’on sait que la plupart des pays d’Europe sont traversés eux-mêmes par des soubresauts politiques englobés pudiquement sous le terme de « mouvements populistes », dont  nul n’ignore qu’ils trouvent leur origine dans la présence massive de populations immigrées que l’on a pas pu ou pas su intégrer aux sociétés occidentales et qui suscitent, de plus en plus, et partout, des réactions de rejet.

Car la certitude est désormais acquise qu’elles ne s’intégreront jamais.

Or, la réponse que les appareils politiques proposent aux citoyens des pays concernés est faite de faux-fuyants, de non-dits, de mensonges ou de dénis de réalité.

Alors que les questions que chacun se pose sont simples. Elles mériteraient des réponses claires, qui ne viennent pas ou qui, quand elles sont esquissées, sont enrobées d’un discours fumeux et lénifiant.

Quelques exemples:

– On nous explique que ces flux migratoires sont la conséquence de la misère et de l’insécurité qui règnent dans les pays d’origine, et que cette situation est exploitée cyniquement par des organisations mafieuses qui peu à peu, passent sous contrôle des mouvements djihadistes en guerre contre l’Occident. Soit.

On nous explique également que ce trafic qui ressemble de plus en plus à ceux qui, autrefois alimentaient les filières esclavagistes, est extrêmement rémunérateur pour les « passeurs », qui, selon les informations qu’on nous donne, encaissent pour chaque migrant transporté dans des rafiots bons pour la casse, des sommes de l’ordre de 2.000 à 5.000 Euros. Soit.

Mais personne ne nous explique comment des populations, dont on sait qu’elles vivent dans la plupart de leurs pays avec des revenus de l’ordre de 2 à 5 dollars par jour, parviennent-elles à réunir les sommes nécessaires pour payer leur « passage ». On veut bien croire qu’elle y sacrifient toutes leurs « économies », mais faites le calcul pour évaluer le nombre d’années de « sacrifice » que ces sommes représentent…. Vous serez surpris. On est alors tenté de soupçonner que ces « passages » soient financées par des circuits occultes dont on peut sans difficulté imaginer les desseins….

– Autre exemple: alors que chacun considère que l’urgence est de faire cesser ces trafics de chair humaine aux conséquences tragiques, le bon sens inspire une solution simple: il suffirait d’envoyer une petite flotte de vedettes rapides équipées de radars et d’un armement léger, pour patrouiller à la limite des eaux territoriales de la Libye et de la Syrie pour stopper les « rafiots » d’immigrants en les contraignant à faire demi-tour. Une sorte de mini-blocus aux objectifs dissuasifs.

Mais sauf à quelques rares exceptions, cette solution ne semble pas celle qui s’impose à nos dirigeants nationaux et européens qui lui préfèrent la solution coûteuse et inefficace d’un accroissement des moyens de sauvetage des rafiots en détresse, dont on sait qu’elle encouragera, de manière évidente, les passeurs à accentuer leurs trafics, assurés de voir leurs cargaisons humaines secourues et prises en charge par une Europe « bonne fille »….

Qui ose contester cette option légitimée par des considérations « humanitaires » dont les passeurs se gaussent cyniquement ???

– Autre exemple : Les « chercheurs »du CNRS qui défilent, nombreux, sur nos écrans télévisés, nous expliquent doctement que l’État islamique et les groupes djihadistes sont financés par les monarchies du Golfe.

Mais vous n’entendrez jamais l’un de nos dirigeants politiques, de quel que bord qu’il soit, prononcer les noms de ces pays .

Car, tous sont des alliés de l’Occident et tous y investissent par dizaines de milliards de dollars  pour s’approprier nos grandes chaînes hôtelières, nos pépites architecturales, et industrielles.

La fascination qu’exerce cette « manne » financière explique sans doute la « déférence » avec laquelle nos chefs d’Etat traitent ces puissants roitelets.

Or, chacun sait qu’en dépit de ces hypocrisies, Al-Qaïda, Al-Nosra et l’État islamique sont soutenus, armés et financés par de riches familles de Saoudiens. Que les djihadistes qui opèrent en Syrie et sur d’autres fronts anti-chiites sont soutenus par le gouvernement de Riyad. Bref,  que ceux qui financent le terrorisme islamique, partout dans le monde et notamment en Europe sont principalement les Saoudiens et les Koweïtiens que personne n’ose mettre ouvertement en accusation.

Le Président français se rend à Riyad pour y recevoir l’accolade du roi… et un beau chèque !Il en profite pour se rendre ridicule en dansant, drapé dans le drapeau saoudien, avec ses hôtes…

Après quoi l’on nous raconte que la France lutte contre l’État islamique terroriste, mais elle fait la guerre à Bachar el-Assad, qui est pourtant en guerre contre Al-Nosra, Al-Qaïda et Daech. Mais personne n’en dit mot dans la classe politique.

Et nos « journalistes d’investigation » si curieux  en général, sont bien silencieux sur ces paradoxes scandaleux.

En conclusion, on a le sentiment que les hommes politiques occidentaux, puérils et superficiels, qui ne comprennent quasiment rien au monde arabe, sont paralysés par une forme d’angélisme « droit-de-l’hommiste »: ils se révèlent étrangers à la culture, aux mentalités, aux traditions, aux aspirations des populations d’un Orient compliqué, et démontrent jour après jour, qu’ils n’ont qu’une connaissance superficielle de l’islam.

Cette méconnaissance d’un monde extraordinairement compliqué est un handicap sérieux dans un affrontement qui se révèle, jour après jour comme inévitable.

On a, en outre, le sentiment que les « experts », et la multitude de chercheurs du CNRS et des Instituts de recherche en géopolitique qui les conseillent « sont restés des années les fesses collées sur les bancs des universités pour accumuler des titres. Diplômés jusqu’aux oreilles, ils n’ont en réalité aucune connaissance réelle de l’Orient arabe ».

Alors, on s’interroge: pendant combien de temps encore, les mensonges, les non-dits, les discours hypocrites et angéliques pourront-ils masquer notre impuissance face à une réalité pourtant évidente aujourd’hui: si « nous ne faisons pas la guerre à l’Islam », il est clair qu’une fraction du monde musulman lui, nous a déclaré la guerre.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s