Amalgames, et islamophobies…..


AudibleSous le prétexte d’interdire les « amalgames », nouveau substantif utilisé comme bouclier, par les « islamistes », pour « clouer le bec » de ceux qui refusent d’accepter le mythe d’un « islam modéré », sous prétexte qu’il y aurait des « musulmans modérés », – ce que personne ne conteste -, il faudrait feindre d’ignorer des actes ignobles, qui témoignent d’une « sous-culture » de barbares. Et accepter , sans broncher, la perspective d’une islamisation, même partielle de la France ????

Car il suffit d’une minorité de fanatiques, – dont la mort est une voie d’accès à un « paradis » devenu une sorte de « Terre Promise » pour ceux qui donneront leur vie pour que vienne le règne d’Allah -, pour faire basculer une société fragilisée, et qui doute d’elle-même, traversée par des courants contradictoires, une société où le relativisme, et le déclin des valeurs aveugle ceux qui ont pour mission d’éclairer le peuple.

On m’accusera d’amalgame, sans doute.

Mais l’accusation d’amalgame n’est pas une invention nouvelle. C’est un concept dont se sont abondamment servi les régimes totalitaires, qui ne tolèrent aucune « déviation » de la pensée….

On veut nous imposer l’idée que l’Islam est une religion comme les autres et que notre « laïcité » parviendra à la dissoudre pacifiquement dans notre société. Comme si le conflit avec l’Islam ne concernait que notre société occidentale. Il suffit d’étaler une carte du monde et d’entourer en rouge, tous les points du globe où existent de conflits meurtriers pour constater que partout l’Islam en est la cause : l’Islam s’oppose à l’Hindouisme, au Bouddhisme, au Confucianisme, en Inde, en Chine,en Malaisie, en Indonésie, …et j’en passe.

Pire encore, et plus près de nous, comme je l’ai évoqué dans un récent billet, l’Islam est en guerre avec elle-même, car le combat entre Sunnites et Chiites, quasi millénaire, ne fait que recommencer au Moyen Orient….

Pourtant…. Bien avant nous, des esprits éclairés ont osé défier l’idée que l’on tente de nous imposer, selon laquelle l’Islam serait parfaitement compatible avec nos moeurs et notre culture. En voici quelques échantillons:

Ibn Warraq
« Attention aux amalgames ! » entend-on ressasser sur tous les tons dans les milieux bien pensants de toute origine et de toute confession… A écouter ces belles âmes, l’islamisme ne serait qu’une dérive qui n’aurait « rien à voir », mais alors, on vous l’assure, rien de rien, avec « le véritable islam », lequel serait, en son tréfonds, une idyllique religion de paix, de fraternité et de tolérance… Pourtant, n’est-il pas curieux que ce ne soit qu’à propos de cette religion que l’on juge bon d’ajouter l’adjectif « modéré » pour tenter d’accréditer l’idée qu’à côté « d’une petite minorité » de quelques excités fanatiques, « assurément non représentatifs », « l’immense majorité » du milliard de musulmans dans le monde « d’ailleurs divisés en rites divers et variés », serait composé de « paisibles citoyens » qui penseraient « leur spiritualité » et pratiqueraient « leur foi » avec la même sérénité que « tous les autres croyants » ? La vérité, braves gens, est quelque peu différente : s’il existe, bel et bien, et Allah merci ! des « musulmans modérés », nos frères en humanité, l’islam en tant que tel n’est pas une religion modérée : il suffit de lire le Coran, truffé de menaces et d’imprécations en tout genre, pour s’en convaincre!
• Ibn Warraq,  Le vrai visage de l’islam, aux éditions Kyrollos, 2004, p.171, M.Alcader.
• Ibn Warraq serait né en Inde dans une famille musulmane. Il aurait grandi et aurait été éduqué au Pakistan. Ibn Warraq est un pseudonyme, qui fait référence au penseur et philosophe Warraq (Ibn Warraq, c’est-à-dire fils d’al-Warraq, philosophe ayant vécu au IXe siècle, laïc et universaliste).

Abdelwahab Meddeb:
L’islamisme est, certes, la maladie de l’islam, mais les germes sont dans le texte lui-même.
Abdelwahab Meddeb, 23 septembre 2006, paru Libération.

Ernest Renan:
L’islamisme ne peut exister que comme religion officielle; quand on le réduira à l’état de religion libre et individuelle, il périra. L’islamisme n’est pas seulement une religion d’État, comme l’a été le catholicisme en France, sous Louis XIV, comme il l’est encore en Espagne, c’est la religion excluant l’État… Là est la guerre éternelle, la guerre qui ne cessera que quand le dernier fils d’Ismaël sera mort de misère ou aura été relégué par la terreur au fond du désert. L’Islam est la plus complète négation de l’Europe; l’Islam est le fanatisme, comme l’Espagne du temps de Philippe II et l’Italie du temps de Pie V l’ont à peine connu; L’Islam est le dédain de la science, la suppression de la société civile; c’est l’épouvantable simplicité de l’esprit sémitique, rétrécissant le cerveau humain, le fermant à toute idée délicate, à tout sentiment fin, à tout recherche rationnelle, pour le mettre en face d’une éternelle tautologie : Dieu est Dieu…
• De la part des peuples sémitiques dans l’histoire de la civilisation: discours d’ouverture du cours de langues hébraïque, chaldaïque et syriaque, au Collège de France, Ernest Renan, éd. M. Lévy frères, 1862, p. 27-28

Alexis de Tocqueville :
J’ai beaucoup étudié le Coran à cause surtout de notre position vis-à-vis des populations musulmanes en Algérie et dans tout l’Orient. Je vous avoue que je suis sorti de cette étude avec la conviction qu’il y avait eu dans le monde, à tout prendre, peu de religions aussi funestes aux hommes que celle de Mahomet. Elle est, à mon sens, la principale cause de la décadence aujourd’hui si visible du monde musulman et quoique moins absurde que le polythéisme antique, ses tendances sociales et politiques étant, à mon avis, infiniment plus à redouter, je la regarde relativement au paganisme lui-même comme une décadence plutôt que comme un progrès.
• Alexis de Tocqueville, 22 octobre 1843, dans Œuvres, papiers et correspondances d’Alexis de Tocqueville, paru chez Gallimard, 1962, t.2, p.25, Jean-Paul Mayer.

Chateaubriand (1768-1848):

« Tous les germes de la destruction sociale sont dans la religion de Mahomet »

André Malraux :

« C’est le grand phénomène de notre époque que la violence de la poussée islamique. Sous-estimée par la plupart de nos contemporains, cette montée de l’islam est analogiquement comparable aux débuts du communisme du temps de Lénine. Les conséquences de ce phénomène sont encore imprévisibles. A l’origine de la révolution marxiste, on croyait pouvoir endiguer le courant par des solutions partielles. Ni le christianisme, ni les organisations patronales ou ouvrières n’ont trouvé la réponse. De même aujourd’hui, le monde occidental ne semble guère préparé à affronter le problème de l’islam. En théorie, la solution paraît d’ailleurs extrêmement difficile. Peut-être serait-elle possible en pratique si, pour nous borner à l’aspect français de la question, celle-ci était pensée et appliquée par un véritable homme d’Etat. Les données actuelles du problème portent à croire que des formes variées de dictature musulmane vont s’établir successivement à travers le monde arabe. Quand je dis « musulmane », je pense moins aux structures religieuses qu’aux structures temporelles découlant de la doctrine de Mahomet. Dès maintenant, le sultan du Maroc est dépassé et Bourguiba ne conservera le pouvoir qu’en devenant une sorte de dictateur. Peut-être des solutions partielles auraient-elles suffi à endiguer le courant de l’islam, si elles avaient été appliquées à temps… Actuellement, il est trop tard ! Les « misérables » ont d’ailleurs peu à perdre. Ils préféreront conserver leur misère à l’intérieur d’une communauté musulmane. Leur sort sans doute restera inchangé. Nous avons d’eux une conception trop occidentale. Aux bienfaits que nous prétendons pouvoir leur apporter, ils préféreront l’avenir de leur race. L’Afrique noire ne restera pas longtemps insensible à ce processus. Tout ce que nous pouvons faire, c’est prendre conscience de la gravité du phénomène et tenter d’en retarder l’évolution. »
• André Malraux, 3 juin 1956, dans Dossier : Un siècle religieux

Et plus près de nous, à lire cette citation d’un philosophe musulman contemporain, lucide, objective et cruelle à l’égard des déviations de l’Islam : un vrai cri de colère.

« Cher monde musulman, je suis un de tes fils éloignés qui te regarde du dehors et de loin – de ce pays de France où tant de tes enfants vivent aujourd’hui. Je te regarde avec mes yeux sévères de philosophe nourri depuis son enfance par le taçawwuf (soufisme) et par la pensée occidentale. Je te regarde donc à partir de ma position de barzakh, d’isthme entre les deux mers de l’Orient et de l’Occident !

Et qu’est-ce que je vois ? Qu’est-ce que je vois mieux que d’autres, sans doute parce que justement je te regarde de loin, avec le recul de la distance ? Je te vois, toi, dans un état de misère et de souffrance qui me rend infiniment triste, mais qui rend encore plus sévère mon jugement de philosophe ! Car je te vois en train d’enfanter un monstre qui prétend se nommer Etat islamique et auquel certains préfèrent donner un nom de démon : Daesh. Mais le pire est que je te vois te perdre – perdre ton temps et ton honneur – dans le refus de reconnaître que ce monstre est né de toi, de tes errances, de tes contradictions, de ton écartèlement entre passé et présent, de ton incapacité trop durable à trouver ta place dans la civilisation humaine.

Que dis-tu en effet face à ce monstre ? Tu cries : « Ce n’est pas moi ! », « Ce n’est pas l’islam ! » Tu refuses que les crimes de ce monstre soient commis en ton nom (#NotInMyName). Tu t’insurges que le monstre usurpe ton identité, et bien sûr tu as raison de le faire. Il est indispensable qu’à la face du monde tu proclames ainsi, haut et fort, que l’islam dénonce la barbarie. Mais c’est tout à fait insuffisant ! Car tu te réfugies dans le réflexe de l’autodéfense sans assumer aussi et surtout la responsabilité de l’autocritique. Tu te contentes de t’indigner alors que ce moment aurait été une occasion historique de te remettre en question ! Et tu accuses au lieu de prendre ta propre responsabilité : « Arrêtez, vous, les Occidentaux, et vous, tous les ennemis de l’islam, de nous associer à ce monstre ! Le terrorisme, ce n’est pas l’islam, le vrai islam, le bon islam qui ne veut pas dire la guerre mais la paix ! »

(http://www.marianne.net/Lettre-ouverte-au-monde-musulman_a241765.html)

J’aurais pu allonger ma liste de citations émanant d’esprits que l’on ne peut accuser, ni de stupidité, ni de xénophobie pathologique. Ce sont tout simplement des intelligences qui se sont penchées sérieusement sur le contenu du Coran, sur les interprétations diverses et contradictoires de son message, et qui ont étudié les sociétés musulmanes, dans leurs moeurs, leurs modes de vie, leur Histoire et leurs traditions.

Leur jugement a une toute autre valeur que celui de nos censeurs contemporains, dont on peut suspecter l’aveuglement, et parfois l’indépendance de jugement, tant ils subissent, avec mollesse, la pression de courants idéologiques divers dont les ficelles sont tirées depuis le Golfe Persique….

Alors, au nom d’une liberté d’expression pour laquelle des millions de Français sont descendus dans la rue, rien ne nous empêchera de continuer à dénoncer ici une évidence qui finira bien par avoir raison du « déni de réalité » de ceux dont la responsabilité est, hélas, de nous éclairer.

4 réflexions au sujet de « Amalgames, et islamophobies….. »

  1. berdepas Auteur de l’article

    @François : Entièrement d’accord avec vous. Le fait religieux doit être du domaine du privé et de l’intime. Toute dérive par rapport à ce principe est porteuse de danger pour la liberté de conscience.

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  2. francoiscarmignola

    Totalement d’accord avec le constat. Le religieux musulman n’a aucun intérêt et sa disparition sera un grand bonheur pour l’humanité.
    L’occident « chrétien » s’est illustré par sa lutte sans merci contre l’obscurantisme et le fanatisme catholique. Il doit s’engager maintenant dans la lutte contre l’islam.
    Une laïcité dure doit être mise en oeuvre. La chose sera difficile en ce qu’il faut que cette laïcité soit elle même non religieuse. En fait ce sera tant mieux, cela nous permettra de nous débarrasser aussi de la gauche.
    En gros, il faut établir que l’intérêt de l’Etat est qu’il n’y ait pas de manifestation publique du religieux, car celui ci, porteur de conflit, ne doit et ne peut qu’être strictement de l’ordre de la privée.

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