Décapités ???


Décapités

Non !!! N’ayez pas peur des mots !!! Egorgés, oui égorgés, comme on égorge les moutons de l’Aïd El Kebir. « La grande fête », en Arabe. Cela vous donne la nausée ??? Alors vous êtes un être normal.

Difficile de ne pas avoir la nausée devant un cadavre baignant dans une énorme flaque de sang, séparé de sa tête, dont les yeux exorbités reflètent la terreur indicible du court instant qui précède le passage de la vie à la mort. On n’oublie jamais ces images.

C’était au cours d’une nuit, fin Avril 1956. Nous étions en poste, sur un « piton » non loin de la frontière algéro-tunisienne, à proximité d’Ouenza, une région sauvage et montagneuse des contreforts des Aurès.

Cette nuit-là, vers une heure du matin le radio me tire de mon sommeil pour me faire part d’un message urgent qui vient d’arriver du PC du bataillon : la ferme isolée qu’en plein jour nous avons l’habitude d’apercevoir au loin, dans la plaine, est attaquée par des « rebelles », à quelques kilomètres de là.

En même temps la sentinelle de garde me dit avoir entendu des coups de feu, dans la direction de la ferme dont on aperçoit, du haut de la tour de garde la tache blanche des bâtiments, qui se détache au loin, dans la nuit…

En quelques secondes l’alerte est donnée. Les hommes, mal réveillés se rassemblent au centre du Poste. Tout en terminant de s’habiller et de boucler leur ceinturon en ajustant leurs cartouchières. Une demi douzaine d’hommes est désignée, en position d’alerte, pour assurer la garde du camp. Le reste, une quinzaine d’hommes embarque dans les deux véhicules: un 4X4 et un 6X6 dont le moteur tourne déjà.

A toute allure nous fonçons, tous feux éteints, dans la nuit cotonneuse de ce début d’automne. Un parfum de thym sauvage et de romarin flotte dans l’air humide. La lune est rousse et se cache à moitié derrière un gros nuage gris.

En quelques minutes nous y sommes et franchissons un portail défoncé avant de nous engager dans une longue allée de cyprès.

Les deux véhicules s’arrêtent à la hauteur d’un bâtiment d’où sortent des bruits de sabots et les hennissements d’un âne ou d’un mulet. Les hommes sautent des deux véhicules et quelques coups de feu partent , vraisemblablement d’un bosquet situé à proximité de l’entrée de l’habitation de la ferme. Nos hommes répondent par quelques rafales, au jugé, et l’un d’entre eux hurle avoir vu des silhouettes partir en s’enfuyant. Abrités derrière les deux véhicules six hommes vont couvrir notre progression jusqu’à l’entrée de l’habitation. Nous approchons, dans un silence de mort.

D’un coup de pied j’ouvre la porte et pénètre dans le couloir. Il y a de la lumière au bout du couloir, dans ce qui sert de salle à manger. Prudemment nous entrons, le souffle court. Pas un bruit. Soudain, un de mes hommes pousse un cri d’horreur : derrière la table gît, au sol, dans une flaque de sang, un homme égorgé, dont les membres tressaillent encore. Je prend son pouls : trop tard. Je n’ose pas regarder son visage figé dans la mort . Je tremble comme une feuille…

Puis , encore un cri d’horreur. Deux hommes sont entrés dans la chambre où gisent une femme à moitié dénudée et une petite fille. Egorgés, baignant dans une marre de sang.

Je sors de la maison , pour vomir. Deux chasseurs m’ont suivi, ils vomissent à leur tour. Aux autres, qui étaient restés à l’extérieur, je dis : « n’entrez pas. C’est horrible !!! ».

Plus rien à faire, nous sommes arrivés trop tard.

Je demande au radio d’envoyer un message au PC pour rendre compte et je place les hommes en position de garde, fusil-mitrailleur en batterie, au cas où « ils » reviendraient sur les lieux, après que nous ayons inspecté l’alentour de la maison. J’ordonne que l’on éteigne les veilleuses des véhicules, et la lumière à l’intérieur de la ferme.

Le radio m’informe du message du PC: sécuriser les lieux, et attendre les renforts de la Compagnie qui sont en route.

Je m’assois sur une pierre, à l’écart, dans l’ombre. Il fait nuit noire, car la lune s’est cachée. Un oiseau de nuit pousse un cri, qui me fait sursauter. Au loin dans la plaine des chiens aboient…

Puis, le visage entre mes mains, je réprime un énorme sanglot. J’ai 23 ans. Pourtant je pleure, comme si j’étais encore un enfant. Un réflexe nerveux, incontrôlable. Des larmes de rage sans doute, mélangée au désarroi d’être arrivé trop tard.

Je n’ai jamais oublié cette nuit atroce. Cette saloperie de guerre nous avait pourtant accoutumés à côtoyer la mort. Mais l’image d’un être égorgé est insoutenable, parcequ’elle est bestiale. Plus de cinquante ans après, ces images hantent encore ma mémoire. Elles réapparaissent, chaque fois que les évènements de l’actualité se chargent de réveiller ces souvenirs douloureux. Elles ont changé à jamais mon regard sur la vie, sur la mort, sur les hommes.

Chaque année, au mois de Mai, un autre mois chargé de souvenirs atroces, nous nous retrouvons, entre Chasseurs survivants, en Savoie. Un rituel car nous nous retrouvons, tous âgés de plus de quatre-vingts ans, dans une ambiance de fraternité chaleureuse. Nous évoquons nos souvenirs, nous parlons de moments de fraternité que nous ne pouvons évoquer qu’entre nous. Je crois que c’est le cas pour tous les soldats, car nul ne peut comprendre ces situations s’il ne les a pas vécues. Nous entretenons la mémoire de ceux qui sont morts, là-bas. Pour rien.

Mais nous ne parlons jamais de cette nuit là.

Nous ne sommes pas que des êtres de chair et de sang. Nous avons aussi une âme, et une conscience. Le vieil homme que je suis devenu continue à s’interroger. Est-il possible d’avoir une âme et d’égorger, même son pire ennemi ???

PS: à lire,

http://www.bvoltaire.fr/jacquesmartinez/herve-gourdel-pas-premier-dernier-dun-long-martyrologe,106013

Cafouillages…


Casanova

A la tête de l’Etat, ça cafouille sec !!!

Il ne se passe pas un jour, sans que la bande de « Pieds Nickelés » qui nous gouverne, nous gratifie d’ un nouvel exploit sidérant. A croire que l’Elysée et le Gouvernement disposent d’une « cellule » spécialisée dans l’initiation de « Couacs » à répétition.

Jugez-en.

Alors que notre Ministre de l’Intérieur, drapé dans ses habits sombres de Maître de Cérémonie Funèbre, nous annonce, l’air martial, que « la France n’a pas peur », que ses services sont fin prêts pour affronter la menace d’un djihad franco-français, et pour parer au retour des « Franco-je ne sais quoi » qui sont partis « là-bas »combattre aux côtés des barbares d’un Islam fou, voici que l’on en apprend une bien bonne : tout le monde a pu entendre, sur nos médias, la voix sympathique d’un proche de Mohamed Merah, qui nous fait part de son étonnement ( !!! ), de n’avoir pas été accueilli avec ses comparses, à l’aéroport, à son retour de Syrie, par les caméras de la Télé, et par un « comité » de policiers pour le placer immédiatement en grade à vue !!!!

On croit rêver. Et on s’interroge: qui sont les responsables de ce « couac » ??? La réponse nous est donnée par notre Ministre de la Défense ( ??? ): les responsables, ce sont les Turcs, qui ont mal fait leur travail…..Ne cherchez pas de responsables chez nous. Ils sont ailleurs. Toujours ailleurs. Cette fois, ce n’est pas Sarkozy qui est coupable, mais c’est « le Grand Turc »…..

Mais rêvons encore .

Ces « Franco-djihadistes », étaient prêts à répondre à une convocation de la Police !!! Aux dernières nouvelles, ils se seraient rendus, d’eux-mêmes, à la Gendarmerie la plus proche !!!

Car ils savent qu’ils ne risquent pas grand chose : quelques heures de garde à vue, et puis quoi, après …. ???? Une libération , en attendant d’être jugés, en tant que « djihadiste présumés », défendus, au titre de l’assistance judiciaire par un Avocat payé par le contribuable français …??? Et condamnés à quoi ??? A quelques années de prison, pendant lesquelles ils endoctrineront de nouveaux « futurs candidats » au djihad ????

Quand comprendra-t-on qu’il n’y a pas d’autre solution, que l’interdiction de retour sur le territoire national de ces énergumènes. A long terme. ( je dis bien à long terme, car nous sommes engagés dans une longue guerre, dont on n’a pas encore pris la mesure, une vraie guerre qui durera très longtemps, car il faudra beaucoup, beaucoup de temps pour éradiquer une idéologie pernicieuse qui fait tache d’huile sur toute la planète ) –

Mais , comme j’entends déjà les objections de ceux qui disent, « s’ils ne rentrent pas en France en passant nos frontières, ils rentreront, grâce à Shenguen, par d’autres frontières européennes, il n’y a donc qu’une seule solution : c’est la déchéance de la Nationalité française et le retrait de leur passeport et de leurs pièces d’identité.

Alors je sais !!! C’est une idée « nauséabonde » puisque Marine Le Pen la défend. Alors, je réponds: je me fiche de ce dit Marine Le Pen, et je ne me détermine pas en fonction de ce qu’elle dit ou de ce qu’elle ne dit pas !!! Je suis libre de mes opinions.

L’autre « Couac » est de taille.

On apprend ce matin que quelques uns de nos Ministres fantoches font savoir que le Gouvernement demande à la Présidence d’Air France, d’abandonner son projet de développement de « Trans Avia Europe ».

Ce conflit social est une caricature de ce que sont les facteurs de blocage de toute évolution dans notre société. Je ne reviens pas sur le caractère indécent de cette grève de pilotes défendant les intérêts purement catégoriels d’une minorité de privilégiés, quittes à mettre en péril la survie même de l’Entreprise.

Mais, là n’est pas mon propos.

Comment peut-on accorder le moindre crédit à un Gouvernement dont le Premier Ministre se répand partout pour déclarer, tel un « amoureux transi », son « amour de l’Entreprise », qui se déclare prêt à réaliser les réformes de structures dont le pays a besoin pour surnager, et qui lâche, à la première escarmouche, le Chef d’une Entreprise qui s’attaque courageusement à un projet d’adaptation vital, face à une concurrence impitoyable, dans le domaine du transport aérien ???

Allons-nous continuer à « cafouiller » ainsi, pendant encore deux ans et demi ???

D’autant que les « bonnes feuilles « de la Presse de ce jour nous apprennent qu’un nouveau « Couac » est en préparation.

Il s’agirait des révélations d’un des « petit marquis » qui grenouillent dans les allées du Pouvoir: celui qui faisait cirer ses pompes à l’Elysée, au coeur de l’antre du « Président Normal » que la France s’est choisi. Je n’ose pas reprendre ici les qualificatifs dont ce « lèche-bottes » repenti affuble son ami Président. Mais tout cela en dit long sur l’état de décomposition avancé qui a gagné le pouvoir.

Les pêcheurs disent : « le poisson pourrit par la tête « ….