Djihad.


Islam dominantLa plupart des hebdomadaires rattrapent, aujourd’hui, leur retard, en évoquant le calvaire des Chrétiens d’Irak, après un long demi-silence sur le calvaire des chrétiens, un peu partout, en terre musulmane.

Ne parlons pas du sort des Chrétiens en Afghanistan (en reste-t-il encore ???) au Pakistan, en Indonésie, au Nigeria, en Syrie, en Egypte sous les « Frères Musulmans », mais plus près de nous, en Tunisie, en Lybie et même…en Algérie où le seul fait de posséder une Bible est un délit.

http://www.atlantico.fr/pepites/etat-islamique-en-irak-decapites-crucifies-ou-executes-yezidis-sont-massacres-djihadistes-1698567.html

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/soulages-les-chretiens-d-irak-arrives-a-paris-racontent-leur-calvaire_1564887.html

Il est difficile, pour des européens, qui ont pourtant connu d’autres formes de barbarie, d’imaginer ce que peut-être la barbarie de ces « fous de Dieu » qu’enfante un Islam dévergondé, qui peu à peu s’étend sur la planète, encouragé par une indifférence, voire un déni de réalité des sociétés « occidentales ».

Les Algériens, qui ont été confrontés, après le départ des Français, à dix ans d’une guerre civile atroce en savent quelque chose. Et si je crois que la société algérienne est exposée à de multiples danger en raison de l’incurie de ceux qui la gouvernent depuis près d’un demi-siècle, elle est, par contre, vaccinée contre le danger d’un retour du « Djihadisme » dont la barbarie qu’elle a subi, a laissé des traces profondes dans la mémoire de la plupart des familles.

J’ai décidé de rééditer sur ce blog, un texte qui avait été « modéré » lorsque mes écrits étaient hébergés sur le blog du Journal « Le Monde ». Ce texte, tout le monde pourra se le procurer en visitant le site d’un hebdomadaire…marocain, qui il y a quelques années, publiait les « mémoires » d’un djihadiste du G.I.A., algérien.

La longueur de ce texte m’obligera à le publier en plusieurs parties. Mais ceux qui, non rebutés par l’horreur d’une barbarie sans nom, souhaiteront le lire d’une seule traite, pourront y accéder, en allant à la page 13 sur: http://www.maroc-hebdo.press.ma/Site-Maroc-hebdo/archive/Archives_360/pdf_360/mhi_360.pdf

Car nul ne doit ignorer, ou feindre d’ignorer ce que signifie, pour certains, le « Djihad ».

Je m’excuse, par avance pour cette longue « citation », mais elle vaut le détour et la peine d’y consacrer un peu de temps.

1ère Partie:

« CONFESSIONS MACABRES D’UN CHEF TERRORISTE DU GIA.

« G.I.A. Trois lettres de feu et de sang, inscrites dans l’imaginaire planétaire comme synonyme d’une barbarie sans nom, d’une violence d’un autre âge. Jusqu’à présent, l’opinion internationale a fait leur connaissance à travers les témoignages de leurs victimes miraculées, mais aucun des membres de ces « GIA » n’avait parlé, témoigné, hors Algérie, hors circuits balisés par le pouvoir algérien.

« C’est désormais chose faite avec le témoignage que vient de recueillir Patrick Forestier, grand reporter à Paris-Match. Patrick Forestier appelle « son émir », Kakar. Il nous dit que c’est un homme, sans visage, sans nom, qu’il est âgé d’une trentaine d’années, qu’il a dirigé de 1992 à 1996 un groupe de combattants dans la région d’Oran. Au lieu de faire une critique classique d’un livre explosif, Maroc Hebdo International a choisi de donner à lire à ses lecteurs quelques fragments de vie, de comportements dans l’Algérie voisine, devenue un charnier à ciel ouvert. Le narrateur, terroriste repenti, décrit les conditions de vie dans les maquis algériens, avec les mots crus de la confession qu’il faut lire, palper, pour en saisir le sens profond. »

« Les membres du réseau ne possédaient aucune réflexion politique. Ils étaient obsédés par la mort et attendaient le Paradis. Ils pensaient aux soixante-douze femmes qui, là-haut, allaient leur tendre les bras, car chaque combattant de l’Islam tué pendant la guerre sainte est censé les retrouver. Ils rêvaient tous d’un paradis sans président, sans FLN, sans militaires, où ils posséderaient des châteaux et des terrains immenses, où ils ne seraient soumis à aucune loi, où ils seraient enfin libres.
« Plus on semblait se rapprocher de l’Etat islamique ou du califat et moins ils se sentaient concernés par les problèmes concrets de la gestion du futur Etat. Même Abdelkader Mekki que je considérais pourtant comme mon père n’aspirait qu’à mourir en martyr.
Nous opérions surtout le matin et le soir….
« Derrière Mekki et Abou Oumayr le coordinateur, il y avait Benchiha, le grand émir de la zone 5, qui englobait Oran, Sidi Bel Abbès et Tlemcen. Le courage et la férocité de Benchiba étaient légendaires. Il terrorisait les mécréants, d’Arzew à la frontière marocaine. Peu le connaissaient. On disait qu’il avait soixante ans alors qu’il est né en 1961, un an avant moi. Dans un mariage, j’ai même entendu un convive qui affirmait que l’émir montait un cheval blanc pour attaquer l’ennemi, comme à l’époque du Prophète.

« Férocité.

« Benchiha… a été le premier à s’opposer au FIS à Bel Abbès. Il a même insulté les permanents du bureau. « Pourquoi voulez-vous dialoguer avec l’Etat? S’indignait-il. C’est haram de constituer un parti. Les partis politiques n’existent pas en Islam. La démocratie est une hérésie ».
Son premier haut fait d’armes remonte à début 1993. Au cours d’une embuscade contre un convoi, il avait abattu dix-huit gendarmes. Dix-sept ont été massacré sur le coup; le corps du dernier a été retrouvé deux mois plus tard, un peu plus loin dans les fourrés. Il a récupéré toutes les armes et la gendarmerie de Sig a été fermée pendant plusieurs mois à la suite de cette attaque.
« Benchiha ne faisait pas de cadeau. Sur un faux barrage, il avait arrêté une voiture suspecte qui avait tenté de faire marche arrière. À bord, se trouvaient un père et sa fille. « Va annoncer la mort de ton père », a dit Benchiha à la fille en la renvoyant au volant du véhicule. Il a ensuite ligoté le père et ses hommes l’ont torturé pour qu’il avoue sa profession.
« Pendant quatre jours, le prisonnier est resté attaché à un arbre, sans boire ni manger. Chaque matin, un moudjahidine lui coupait un doigt. Au quatrième, il a parlé. Il était adjudant-chef dans l’armée. Benchiha a conclu qu’il n’était pas intéressant et il l’a achevé avec une scie à métaux.
« Quelques semaines plus tard, alors que l’émir était descendu en ville, il a vu à la télévision un reportage sur la promotion d’une école de police. Le commentateur a annoncé qu’elle porterait le nom d’un colonel, mort en service commandé. Comme il avait gardé les papiers du type qu’il avait torturé, Benchiha découvrit que c’était bien le même homme. L’adjudant était en réalité colonel, un grade très élevé dans l’armée algérienne. Benchiha s’en est voulu de ne pas avoir pu lui extorquer de précieux renseignements. Il n’avait pas été assez dur et s’était juré de ne plus commettre la même erreur.
« Plus tard, il avait récupéré un moudjahidine soupçonné d’être un indicateur infiltré dans un maquis. Ce type avait été démasqué par un clandestin d’Oran qui avait été son voisin pendant vingt ans. L’accusé niait. Il maintenait qu’il était professeur. L’émir de ce maquis continua de l’interroger pendant trois jours. Sans résultat. Le moudjahidine apparaissait de bonne foi. Dans le doute, l’émir décida de le relâcher. Le clandestin d’Oran n’était pas d’accord: « S’il est libre et qu’il retourne chez lui, il va se venger sur toute ma famille ».

« Maquis.

« Benchiha arriva, par hasard, sur ces entrefaites. Le clandestin lui raconta l’histoire. « On va voir », rétorqua le grand émir. Ses hommes embarquèrent le suspect et le torturèrent au couteau. Le « professeur » voyait ses doigts tomber un à un. Il hurlait de douleur en clamant son
innocence.
« Ce fut ensuite le tour des oreilles. Lorsque la lame coupa la première, il s’effondra. Il savait que, s’il ne parlait pas, les Afghans de Benchiha allaient le découper en petits morceaux. Il avoua qu’il état lieutenant, dans la Sécurité militaire. Croyant sauver sa peau, il répondit à quelques questions sur son travail. Puis un moudjahidine l’égorgea.
« Benchiha n’avait pas failli à sa réputation. Il était à la tête d’une véritable armée qui alignait du matériel lourd. L’émir Hocine, qui commandait la zone 4 incluant Mostaganem au nord, Mascara au centre, Saïda et Tiaret au sud, n’osait pas s’opposer à lui lorsqu’il décidait une opération sur son territoire.

« Barrages.

« Une nouvelle donne s’installait peu à peu dans l’Ouest. L’AIS perdait de l’influence, et du terrain, au profit du GIA. Les moudjahidine de l’Armée Islamique du Salut rejoignaient les Groupes Islamistes Armés, jugés plus combatifs. Dans la montagne éclataient des accrochages entre moudjahidine des deux factions. Peu à peu, l’AIS n’eut plus droit de cité à Oran. Mostaganem et Arzew restaient encore sous influence des deux mouvements mais la capitale régionale était passée naturellement sous contrôle du GIA car Benchiha en était devenu l’un des principaux émirs, au même titre que Djaâfar El Afghani dans l’Algérois. Les réseaux urbains avaient glissé à leur tour dans la mouvance du GIA, tout en conservant leur indépendance par rapport à Alger.
« Les actions redoublaient de violence car, désormais, c’était la guerre totale. Les groupes proliféraient, alimentés par des individus réfugiés dans le maquis, qui descendaient de la montagne pour perpétrer des attentats dans le grand Oran. Nos rangs grossissaient avec de nouveaux venus qui provenaient d’horizons disparates.

« Restaient seulement quelques anciens comme Mohamed Benbouali, qui se déplaçait toujours avec un attaché-case contenant un Scorpio, balle engagée dans le canon. Entré dans le mouvement dès 1982 avec Bouyali, cet ancien bijoutier d’un mètre quatre-vingt portait toujours de beaux costumes et ressemblait à un homme d’affaires plutôt qu’à un terroriste. Il était connu pour avoir abattu beaucoup de gendarmes. C’était, en quelque sorte, sa spécialité. Il opérait avec un culot monstre, n’hésitant pas à monter des faux barrages dans Oran, vêtu d’un gilet d’El-Amn-El-Wattani, la protection civile qui donnait confiance aux automobilistes. Personne ne pouvait imaginer que ce sauveteur était en fait un tueur. Un chef de Daïra, une sous-préfecture, eut le malheur de le prendre un jour en stop. » ( Fin provisoire de citation , à suivre ).

Au fur et à mesure de l’avancée dans ce récit, on comprendra mieux (???) les raisons qui ont incité les « modérateurs » du Monde à sanctionner ce texte.

Car à l’heure actuelle, « Le premier qui dira la vérité…. » ( Chanson connue, du Guy Béart, je crois.). Et quoi de plus « stigmatisant » pour l’Islam que de tels aveux !!! Et on comprend que devant une telle cruauté, les « Musulmans modérés », terrorisés, se taisent.  Car ils sont, en général, les premières victimes de cette folie meurtrière.

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