L’Hiver


Penon

Ce soir, au coucher du soleil, finira le premier jour de l’hiver…..

L’automne fut clément sous le ciel d’Espagne et les rigueurs de l’hiver ne sont pas une menace ici.

Mais même lorsque l’hiver est doux, l’hiver reste l’hiver.

La nature a fait le ménage et les arbres feuillus ont retrouvé le vert de leur couleur naturelle car les feuilles ont été dépouillées de leur poussière de l’été par les pluies d’orage. 

Les orangers et les citronniers se parent des couleurs de leurs fruits parvenus enfin à maturité.

Cueillir une orange, sous l’arbre même, l’éplucher et en déguster les tranches en laissant leur jus débordant dégouliner de chaque côté des lèvres, c’est un plaisir simple. Comme un retour aux sources de la vie…

Les goëlans ne se risquent plus à pêcher en mer, lorsque la Méditerranée  revêt ses couleurs menaçantes et quand l’orage gronde, au large; le ciel gris ici, noir là-bas, se reflète dans les vagues tumultueuses qui deviennent vert de gris au bord de la plage, et d’un bleu sombre au large.

Alors, les goëlans tournent en rond dans le ciel en poussant des cris étranges…

Mais dès le lendemain, le ciel retrouve sa couleur d’un bleu profond, et la côte se détache plus nettement qu’en été, sous la lumière rasante et douce de l’hiver.

Alors tout rentre dans l’ordre: les oiseaux de mer partent à la rencontre des chalutiers qui rentrent au port, à la tombée du soir, et le bergeronnettes, sautillantes, autour de la moindre flaque d’eau, viennent étancher leur soif, dans un rayon de soleil…..

Au port, les pêcheurs, un temps immobilisés par la tempête, en ont profité pour réparer leur filets étendus sur le quai, parmi lesquels quelques mouettes, venues picorer des restes de poissons et de coquillages restés prisonniers des filets.

Dans l’arrière-pays, on cueille les olives, et dans les plantations d’oliviers, résonnent les voix de cueilleurs qui secouent les branches chargées d’olives qui tombent au sol recouvert de toiles destinées à recueillir les fruits ….

De temps à autres, dans la montagne, résonne une détonation : la chasse est ouverte, et si les chiens aboient, c’est pour marquer leur joie de retrouver la trace d’un gibier pour lequel l’hiver est une saison sinistre….

Pour nous, c’est la saison des longues promenades le long des plages désertes, en respirant l’odeur iodée des embruns qui gonflent nos poumons d’un air sain et vivifiant et en écoutant le murmure de la vague qui, venant de si loin, vient mourir sur le sable, et nous apporte un message de paix sereine.

Il est réconfortant, en ces instants précieux, de sentir dans le creux de sa main la chaleur de la main de la douce compagne qui sait partager, en silence, ces instants de bonheur serein.

C’est aussi la saison des ciels changeants selon l’inclination du soleil.

Au fur et à mesure de sa descente sur l’horizon, celui-ci projette ses rayons lumineux qui virent lentement du jaune clair à l’orange, puis au rouge profond lorsque le soleil s’apprête à disparaître : ces ciels d’aquarelle qu’il m’est arrivé de peindre en reproduisant leurs couleurs réelle, que mes amis, surpris contemplent avec un scepticisme poli, tant ces couleurs leur paraissent artificielles…..

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L’âge m’a rendu plus sensible au temps qui passe : chaque saison nouvelle s’écoule implacablement, comme le sable coule dans le sablier de la vie. J’ai appris à goûter chaque instant et à m’émerveiller de ces choses simples et naturelles qui font la beauté du monde.

Me revient alors en mémoire ce que me disait mon père: « apprends à vivre et à goûter chaque minute de ta vie comme si c’était la dernière »…..

Mr « Petite blague »….


Hollande dubitatif

Normal 1er, est connu, dans le microcosme socialo-politique, pour sa propension à émettre de ces « petites blagues »qui  ont contribué à façonner sa réputation de joyeux luron au sein d’un Parti Socialiste boudeur qui attendait impatiemment « l’alternance », et l’heure d’accéder aux ors des Palais de la République……

Depuis que Hollande est devenu un « Président Normal »,la réputation de son talent s’étend désormais au-delà de nos frontières. Mais on ne peut pas dire que ce talent soit également apprécié partout.

Ainsi, – la Presse française a bien tardé à nous en rapporter les échos – sa dernière blague sur l’Algérie a été « moyennement » appréciée à Alger, comme en témoigne cet article récent du quotidien « El Watan ».

http://www.elwatan.com//actualite/la-blague-de-mauvais-gout-de-francois-hollande-21-12-2013-239364_109.php

Le président français félicite Manuel Valls pour être revenu «sain et sauf» d’Algérie…

la blague de mauvais goût de François Hollande

le 21.12.13 | 10h00

Une plaisanterie de mauvais goût, des insinuations pathétiques, et un nouveau coup de froid à l’horizon dans les relations censées être «normalisées» depuis la visite de François Hollande en Algérie, en décembre 2012.

« Décidément, il n’est pas encore révolu le temps des petites phrases assassines, échanges véhéments de propos incendiaires qui mettent sous haute tension les relations entre les deux capitales. En dépit de la très pragmatique Déclaration d’Alger (signée en 2012), la «communauté de destin», les impairs diplomatiques pullulant condamnent les rapports algéro-français à la loi du chaud et froid. Après le fameux discours du président Sarkozy à Dakar où il était question de l’«homme africain qui n’est pas rentré dans l’histoire», François Hollande réitère presque la même chose. Avec le rire en plus.

A l’Elysée, lundi 16 décembre au soir, après un banquet arrosé en l’honneur des 70 ans du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), le président François Hollande a laissé entrevoir quelques-unes de ses facettes d’humoriste qui étaient jusque-là méconnues au «président normal». Alors que Jean-Marc Ayrault, son Premier ministre ferraillait encore à Alger où il était arrivé dans la matinée pour une visite de deux jours, visite assortie de la signature d’une vingtaine d’accords potentiellement bénéfiques, le président français s’en donnait à cœur joie de cet humour grinçant le racisme et sentant les stéréotypes sortis tout droit de la remise du centenaire de la colonisation (dit de la conquête) ou de l’Exposition universelle (et des indigènes) de Paris de 1889. »

Lors de son discours à l’Elysée, et au détour d’une de ces petites digressions malheureuses qui ruinent de grands desseins, Hollande annoncera – sans transition justifiée – la visite prochaine de Manuel Valls en Algérie. Le ministre de l’Intérieur français lui rappellera qu’il revenait justement d’Algérie. Réplique au vol : «Il en revient sain et sauf», relance tout sourire, le président français. «C’est déjà beaucoup !», ajoutait-il sous les rires des convives et journalistes amusés. D’humeur joyeuse et arrosée, le banquet parisien fera l’effet d’une douche froide en terre algérienne, dont le peuple est renvoyé, sans autre forme de procès, à sa condition de colonisé, de sauvage à civiliser, d’indigène de la République, dénué aussi bien de cortex cérébral que d’humour. »( Fin de citation ).

Chacun sait à quel point les Algériens, dont l’humour, en général, ne manque pas de sel quand il s’agit de se gausser de la France, sont susceptibles et sensibles à toute marque de condescendance de l’ancien « colonisateur ».

La blague, imprudente, est d’autant plus mal ressentie qu’elle a été prononcée au cours d’un banquet, sans doute trop arrosé, en l’honneur du Conseil Représentatif des Institutions Juives de France….

Une petite blague aux conséquences diplomatiques qui peuvent annuler d’un trait de plume, les « avancées » réalisées dans l’amélioration des relations entre les deux pays lors du dernier voyage « triomphal » de Normal 1er en Algérie….

http://www.elwatan.com//actualite/derapage-verbal-de-francois-hollande-alger-s-indigne-22-12-2013-239481_109.php

Normal 1er : Un Grand Chef de Guerre, un petit Président et un tout petit diplomate….