Quand « les extrêmes » se touchent….


 Extrait du Kybalion:

Kybalion« Le froid peut bruler comme le chaud. De même on a vu souvent la haine se changer en amour ou le contraire. Les extrêmes se touchent et se confondent. »

Et quand les extrêmes « se touchent », ça peut faire mal…..

Le malheureux Clément Méric vient d’en faire la fatale expérience.

Cette tragique, mais banale histoire de bagarre entre jeunes, intoxiqués par les idées utopiques et révolutionnaires qui ont cours, autant à l’extrême-droite qu’à l’extrême-gauche est révélatrice du malaise qui s’est emparé d’une fraction de la Société française.

Il y a une proportion importante de citoyens français qui considèrent, à tort ou à raison, que le jeu démocratique est totalement faussé, en raison de l’emprise, sur l’opinion, d’une oligarchie qui , tout en ânonnant son refrain sur le combat à mener contre toute forme d’exclusion, a réussi à marginaliser et à ostraciser  des courants d’opinion qui ne trouvent plus aucun moyen de s’exprimer par les voies normales, et légales, à travers les grands médias ou dans les Institutions de la République.

La négation de ces courants d’opinion entraîne  un « repli sur soi »de catégories entières de la population, dont les frustrations s’expriment à travers un abstentionnisme croissant, lors des élections nationales.

A droite, ce sentiment « d’exclusion », – pour reprendre le vocabulaire à la mode chez les ayatollahs de la « pensée correcte »- , s’est exprimé notamment lors des manifestations contre le « mariage pour tous » qui a cristallisé une fracture profonde. 

Un mur sépare désormais ceux qui veulent défendre ce qu’ils considèrent comme des valeurs essentielles à la préservation du modèle de société que leurs ancêtres leur ont légué, et qu’aucun discours « progressiste » ne saurait escamoter, et ceux qui, pour répondre au mal-être de toutes sortes de catégories marginales de citoyens, sont prêts à imposer à tous les autres,- au nom d’une conception du progrès qu’ils sont les seuls à « partager »- , le renoncement à des convictions ancrées au plus profond de leur être.

Le nombre et la force de conviction de ceux qui se sont exprimés lors de ces défilés, que le pouvoir en place a eu le tort de traiter avec une sorte de morgue arrogante,  a déstabilisé la Droite dite « parlementaire » qui redoute, désormais, le danger de se voir dépasser par un courant populaire qu’elle ne maîtrise plus.

Cette même arrogance a réveillé chez ceux que l’on a rassemblés sous le vocable de « groupuscules »,- qui sont extrêmement minoritaires – une colère sourde, qui s’est exprimée dans des débordements excessifs, mais qui restent bien en-deça des débordements auxquels les Français sont habitués quand ce sont « les jeunes sauvageons » de nos banlieues qui « expriment leurs frustrations »…..

A gauche, la victoire de Hollande à l’élection présidentielle, a fait naître, en raison des « promesses » ambigües du candidat, des espoirs démesurés quand aux perspectives de changements radicaux, qui, pour certains, vont jusqu’à la remise en question de l’existence même de la Vème République.

Elle a encouragé des crispations qui agitent de plus en plus d’autres « groupuscules », dont on feint d’ignorer l’existence, imbibés d’un marxisme ringard, et bien pis encore d’un trotskysme romantique, et qui ne rêvent que d’abattre nos Institutions jugées incompatibles avec l’idéologie qu’ils cultivent à l’intérieur du microcosme à l’intérieur duquel ils s’agitent. 

Cette conjugaison de « fractures » est révélatrice de l’échec d’un Président enfermé dans sa « normalitude », et aveuglé par un entourage, que dis-je, une « camarilla » de courtisans choisis parmi les plus « arrivistes » de ses « camarades » de la promotion Voltaire (qui doit se retourner dans sa tombe !!!) , tous plus sectaires les uns que les autres . 

Les mêmes qui jugeaient qu’il fallait, – avant qu’il ne soit trop tard -, se « débarrasser » d’un Sarkozy jugé beaucoup trop « clivant » pour la société française, ont beaucoup de mal à ouvrir les yeux sur les dangers que la fracture actuelle de la Nation fait courir à son avenir.

Celui qui « rêvait » de rassembler les Français, a beaucoup de mal à devenir le « Président de tous les Français ». Il arrive à peine à demeurer le Président de tous les Socialistes. Et il n’est déjà plus le Président de toute la Gauche.

Pour revenir à la tragédie qui a coûté la vie au jeune Clément Méric, on a frôlé, dans cette lamentable affaire, l’hystérie du fameux « syndrome de Carpentras », tant on a vu les politiciens de tous bords se précipiter pour tenter, dans une agitation pathétique, chacun pour leur compte, de récupérer l’évènement.

On a tenté de nous faire croire que ce jeune homme était une sorte d’agneau innocent, victime de la sauvagerie barbare de quelques nazillons. C’est ce qui a alimenté le phénomène de consternation générale et vaguement consensuelle.

En fait, si on en croit « Libération », peu suspect d’antipathie pour l’extrême gauche, que je cite : 

« Clément Méric était membre du mouvement Action antifasciste Paris-Banlieue qui fonde son action sur un principe : ne pas laisser la rue à l’extrême droite. Ce qui se traduit régulièrement par des bastons éclairs en marge de rassemblements d’extrême droite. «Cette partie des antifas aime se battre, ils se cognent environ une fois par mois», confie Thomas, 22 ans, membre des Skins Sharp, l’une des multiples mouvances des redskins (des skinheads de gauche). Selon Thomas, «avec une petite centaine de membres à tout casser, Action antifasciste Paris-Banlieue est le groupe qui compte le plus de militants à Paris, avec beaucoup d’anciens de la tribune Auteuil du Parc des princes». »( Fin de citation).

http://www.liberation.fr/politiques/2013/06/06/les-antifascistes-des-survivants-des-annees-90_909009 

On apprend, en outre, à condition de tendre l’oreille aux interprétations contradictoires de ce « fait-divers », dans les médias, que ce jeune homme avait provoqué ses « agresseurs » avec une violence verbale qui ne pouvait que susciter la colère de ces derniers.

C’était donc un « agneau », avec des dents de loup….

Certes cela n’exonère pas  de leurs responsabilités ceux qui l’ont frappé avec une violence ayant entraîné la mort:  ils auront à en répondre devant la Justice.

Mais ces précisions permettent de poser un bémol, sur le discours de ceux qui tentent d’agiter le danger que représenterait l’extrême-droite pour la société française, pour masquer d’autres dangers tout aussi préoccupants pour l’unité de la Nation….

Car l’envie de frapper et de se battre crée entre les « extrêmismes » des liens
 qui les unissent dans la haine.

Et quand les extrêmes se touchent, on vient de le voir, cela peut faire très mal.

  

Une réflexion au sujet de « Quand « les extrêmes » se touchent…. »

  1. llopis andré

    Les commentaires,radio, télévision,journaux,expliquent qu’il n’y a qu’un seul coupable,et notre gouvernement remets le couvercle dessus,Cette façon de voir les choses ne peut être que néfaste à une démocratie.Et crée je le pense un sentiment d’injustice losque l’on voit l’extrème gauche magnifester,alors que des faits plus graves sont resté sous silence.

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s