Les « petits pois » se vengent….


Pois

…et n’hésitent plus à s’en prendre aux « poids lourds » de la politique.

La mise en examen de Nicolas Sarkozy a déchaîné les commentaires, et la classe médiatique s’en donne à coeur joie….

Je n’ai, comme tous les Français, aucun moyen de porter un jugement sur la décision de ce Juge d’instruction dont on dit qu’il répond au patronyme de « Gentil »…. La suite nous dira s’il a suffisamment de biscuits dans sa musette pour la justifier et pour en porter la reponsabilité.

Mon propos est inspiré par d’autres considérations que celle de la culpabilté, ou de l’innocence jusqu’ici présumée, de l’ancien Président de la République.

Ce que ce nouvel épisode de la vie politique française illustre, c’est la grave crise que traverse la démocratie française.

Les mises en examen « politiques » se succèdent: Martine Aubry, dont le Juge qui vient de lui signifier sa décision est dessaisi du dossier par la Ministre de la Justice, Christine Lagarde dans « l’affaire Tapie », l’affaire Guérini à Marseille, le cas Cahuzac, et j’en passe, sans parler des affaires de moeurs dans lesquelles DSK, un homme de grand talent, promis aux plus hautes fonctions s’est dévoyé, ou un ancien Ministre moins en vue, Georges Tron, s’est vu accuser de comportements sexuels réprouvés par la Loi, etc….

L’affaire Bettencourt dans laquelle Sarkozy vient d’être mis en examen avec 17 autres personnes achève de stupéfier les Français. 

Car toutes ces « affaires » donnent au peuple, le sentiment d’être affublé d’une classe politique qui mérite de moins en moins sa confiance. Non seulement il est désapointé par le sentiment d’impuissance doublée d’incompétence de ceux qui gouvernent le pays, mais il commence à éprouver de plus en plus de doutes sur sa moralité, et par dessus tout, il a le sentiment que cette génération poltique, dont on ne soulignera jamais assez qu’elle est, majoritairement, celle des « révolutionnaires en peau de lapin » de Mai 1968, n’a que des ambitions personnelles, et très peu le sens des intérêts supérieurs de la nation.

En outre, elle vit dans une sorte de bulle qui l’empêche d’entendre les grondements sourds de la colère du peuple français. 

Car les Français démoralisés par une crise dont ils ne perçoivent pas les perspectives d’issue, assistent à un dévoiement des Institutions, minées par des luttes de pouvoir qui paralysent leur action.

Les médias, épaulés par certains organismes de sondages, sont devenus un quatrième pouvoir qui, selon les circonstances, influent, à travers une opinion sournoisement manipulée, sur les élections voire sur les décisions des pouvoirs législatif ou exécutif.

Le Gouvernement et le Parlement se heurtent au Conseil Constitutionnel, inspirant au Président le souhait de régler son compte à ce Conseil devenu gêneur en réformant les règles de nomination de ses membres, l’appareil judiciaire et les forces de Police sont de plus en plus souvent en conflit sur la manière de combattre la délinquance. Et les Français découvrent avec stupeur que dans des secteurs où cette délinquance tient « le haut du pavé » la Police compte en son sein, des « ripoux »… 

Quand au dernier quinquennat, il a été marqué par les graves frictions entre  le Président de la République et la Magistrature. Les Magistrats traités vulgairement de « petits pois », n’oublieront jamais que Sarkozy a voulu réformer en profondeur l’Administration Judiciaire, s’attaquant à la carte judiciaire, et surtout, au statut du Juge d’Instruction tout puissant…mais qui n’en est pas, pour autant, infaillible, comme l’ont montré certaines affaiires récentes.

Une publicité ancienne proclamait « qu’il faut toujours avoir des petits pois chez soi ». Certes !!! Mais avoir des « petits pois » contre soi peut coûter cher !!! Sarkozy en fait la douloureuse expérience.

Tout cela « fait désordre ».

 La France n’est pas encore une République bananière, certes. Mais elle devient de plus en plus comparable aux démocraties du « Club Med »: l’athmosphère de magouilles qui entoure tous ces « règlements de comptes »politiques font qu’elle n’a plus grand chose à envier, sur le plan du fonctionnement de ses Institutions, à l’Italie ou à l’Espagne, dont on cultivait la détestable habitude de se gausser, à l’époque gaulienne de la « grandeur de la France »….

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