Impressions…


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Heureusement, il y a autre chose que le métro, à Paris….

La Gare d’Orsay, par exemple, d’où les trains ne partent plus depuis longtemps…Je ne séjourne jamais à Paris, sans aller y faire un tour, pour voir  une fois de plus, la Galerie des Impressionnistes dont je connais le parcours par coeur….

La fabuleuse collection du Musée, l’une des plus riches du monde, je crois, s’est encore enrichie, grâce à de nouvelles donations.

« Les riches » servent donc à quelque chose ???

Pour accéder à l’ascenseur qui vous élève jusqu’au cinquième étage, on doit traverser l’allée centrale du Musée où sont exposées d’admirables sculptures, oeuvres des plus grands noms de cet art qui nous révèle des nus, des bustes, et des éphèbes plus vrais que nature… 

Devant le « Déjeuner sur l’herbe », c’est la foule des grands jours. Je m’approche. A côté de moi, un vieux couple échange quelques mots:

-l’Homme : extraordinaire ce Monet !!! Quel talent !!!

-la Femme, à voix basse: tais-toi, allons. Ce n’est pas Monet !!! C’est Manet !!!

-l’Homme : et bien, c’est ce j’avais dit, non ???

Elle hausse les épaules. Et nous nous retrouvons devant « le merle noir dans un paysage de neige ».

-la Femme: tu crois que c’est un merle ??? On dirait un corbeau.

Le mari hausse les épaules en levant les yeux au ciel.

L’art suscite toujours des discussions passionnées.

Une jeune femme dit à son compagnon, tu crois que Pissaro était un Italien ??? Lui: c’était un immigré, mais il était bien intégré, lui…

J’ai toujours un faible pour Sisley. J’aime la douceur paisible de ses paysages autour de Paris.

Revoir les Impressionnistes, au Musée d’Orsay, c’est faire un retour sur un passé qui s’éloigne : celui des bords de la Marne ou l’on pique-niquait (quelle drôle d’expression,non ???), où l’on dansait dans des guinguettes au son de l’accordéon, en buvant un « p’tit vin blanc », « le soir sous les tonnelles »….

En descendant du cinquième étage où sont exposés ces chefs-d’oeuvres, nous faisons un petit détour chez « Courbet », histoire de voir si « Les Origines du Monde » ont retrouvé leur tête…. Il n’y a pas foule pour venir admirer « la chose » , dépouillée de son mystère…et toujours sans tête. Les femmes passent sans un regard sur ce tableau, et les hommes jettent sur lui un regard furtif, comme génés par la crudité de l’image.

Rien que pour cela, rien que  pour les beautés sublimes de l’Impressionnisme « à la Française », et pour les réactions qu’il suscite dans la foule des amateurs parisiens, Paris et le Musée d’Orsay valent le détour….

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