Taubira


Esclavage

Madame Taubira s’était signalée à mon attention à l’occasion de la publication d’un ouvrage dont elle est l’auteur, et qui traite d’une histoire « simplifiée » de l’esclavage.

J’avais dénoncé, alors, dans un billet qui lui était consacré, sa conception de l’Histoire, qui, pour autant qu’elle ait « un sens », avait à ses yeux, un « sens unique ».

Son sectarisme, et sa verve aussi haineuse que talentueuse, s’étalent dans cet ouvrage où, en expliquant à sa fille la traite négrière , – dont il n’est pas question de nier ici, les ravages qu’elle fit en Afrique -, elle omet lourdement d’évoquer la responsabilité des Africains eux-mêmes dans le commerce des esclaves, celles des Arabes, celle des Touaregs qui ont tiré de larges bénéfices de ce négoce honteux.

De même qu’elle omet totalement d’aborder la condition des esclaves blancs, victimes de la piraterie des Arabes et des Ottomans, en Méditerranée et jusque sur les côtes atlantiques de l’Europe….Elle s’en explique d’une manière surprenante, dans un entretien accordé à l’hebdomadaire l’Express qui témoigne de sa curieuse conception de l’Histoire….

 Taubira l'Express

En regardant, à l’occasion des débats, à l’Assemblée Nationale, ses échanges avec l’opposition, – qui lui reproche l’ambiguité de sa démarche pour promouvoir le « mariage pour tous » et la « protection juridiques des enfants nés à l’étranger, d’une mère porteuse »-, je n’ai pu m’empêcher de ressentir, dans le discours de cette femme, le mélange de talent, de force de caractère, et…de sectarisme haineux que j’avais ressenti à la lecture de son livre.

Taubira

On sent que cette femme a une revanche à prendre et qu’en prenant la parole, au sein de l’Assemblée, elle cache avec difficulté son envie de mordre derrière une rage sectaire et contenue qui surprend chez celle à qui Hollande, qui aurait souhaité apparaître comme un « Président rassembleur », a confié le Ministère de la Justice, un Ministère qui devrait normalement échoir à une personnalité moins « clivante », douée d’un sens de la mesure, de la modération et de l’équilibre qui fait outrageusement défaut à Taubira.

Cette femme donne parfois l’impression de poursuivre un combat »anti-esclavagiste »d’un autre âge, au nom d’une conception de la « modernité » sociétale qui est loin d’être partagée par les Français qui ne se sentent pas concernés par les états d’âme des homosexuels en mal de « parentalité »….

Dans mon précédent billet, je suggérais que son talent et sa combativité trouveraient, aujourd’hui encore, un terrain immense pour s’exprimer, en Afrique sahélienne, où l’esclavage est loin d’avoir disparu, dans l’indifférence pudique des « belles âmes »…..