L’Impasse des illusions perdues…


avoir un bon copain…

Dans mon précédent billet, j’avais commis, dans ma naïveté, l’erreur de considérer, en me fondant sur les informations vues et entendues, que Jean-François Copé avait été élu « d’une courte tête »à la Présidence de l’UMP.

Aujourd’hui, je n’en suis plus tellement sûr !!!Ou si Copé sort vainqueur de cette mascarade, il ne sera vainqueur  que « par chaos » !!!

Le spectacle de vaudeville grotesque auquel la « Droite Parlementaire(!!!) » française nous convie, dépasse tout ce que les plus farfelus d’entre nous auraient pu imaginer.

Quand on pense que la France est installée, vue de « l’étranger », dans la posture d’une Nation donneuse de leçons de démocratie à la terre entière, et quand on voit ce qui se passe dans les deux plus grands Partis censés représenter le peuple français, il y a de quoi mourir de honte à défaut de mourir de rire !!!

La situation inextricable dans laquelle Copé et Fillon se sont embourbés, s’explique par le fait que l’un et l’autre, se voyaient déjà dans la position du favori à la candidature présidentielle, et étaient déjà en train de jouer « le coup d’après ».

Copé « tenait » l’appareil du Parti. Fillon, grisé par des sondages et par la faveur des commentateurs, se considérait déjà, comme le vainqueur, sans avoir à trop forcer son talent. Chacun d’eux comptait déjà les oeufs, alors qu’ils étaient encore dans le cul de la poule !!!

La violence du choc qui les oppose est à la mesure de leur déception, et de celle des « écuries » présidentielles qui s’étaient déjà constituées, dans leur entourage. 

Saura-t-on, un jour lequel des deux aura été le plus tricheur dans cette partie de bonneteau ???

Les magouilles qui ont entâché les élections destinées à désigner les instances dirigeantes du Parti Socialiste et celles de l’UMP discréditent, et pour longtemps, la classe politique actuelle, ce dont profiteront, comme toujours en pareil cas, « les extrêmes »: tout se passe comme si tout était fait pour inviter les Français à penser que la vérité se trouve du côté de ceux qui, enfermés dans une « diabolisation »systématique, ne parviennent pas à faire entendre leur voix.

Le phénomène n’est pas propre à la France. Partout en Europe, on constate une poussée des extrêmes, et en particulier de l’extrême-droite.

Ce qui se passe, actuellement à l’UMP, est de nature à favoriser ce glissement, et à valider le discours du « tous pourris ».

Les conséquences de cette situation sont imprévisibles, car nul ne sait jusqu’où nous conduira cette « lutte des places », au sein d’une classe politique indigne, vautrée dans une médiocrité carriériste dont la France se passerait bien , dans la période critique qu’elle traverse.