Racines…


( Suite ).

Ma grand-mère a sorti son mouchoir. Elle essuie les larmes qui mouillent son visage. Je m’en veux de lui avoir imposé cette plongée dans des souvenirs qui ont hanté sa jeunesse.

Car si elle aime toujours son père qui chantait si bien  » Ô Sole mio », elle adorait sa mère, dont elle s’est occupée jusqu’à sa mort, survenue à 82 ans, ( juste à la veille de ma naissance), dans cette cuisine où je faisais mes devoirs. 

Elle m’a souvent décrit sa mère comme une très jolie femme, secrète et silencieuse, dure à la tâche, qui a élevé ses nombreux enfants avec une autorité discrète mais ferme. Les absences répétées de son époux lui conféraient des responsabilités familiales qu’elle assumait, pleinement.

***

Devant le silence de son « héros » d’époux, Alphonsine est envahie par l’inquiétude et une part de doute.

 Que lui est-il arrivé ???

Il lui est facile de retrouver la trace, sur le petit port de Sorrente, du marinier qui avait transporté Vincent et qui, deux fois par mois effectue le trajet entre Sorrente et Alger, pour y livrer sa cargaison . Le marin lui confirme que Vincent qu’il revoit à chacune de ses escales à Alger, au petit Bar de la Marine, devenu son « quartier général », est bien vivant et que ses affaires sont prospères.

Pourquoi Vincent n’est-il pas revenu, comme il l’avait promis, dés qu’il aurait un peu d’argent ???

En femme courageuse, elle décide d’en avoir le coeur net. Elle négocie avec le marinier, le prix de son passage. Le marin lui fait un bon prix pour elle et ses cinq plus jeunes enfants. A l’occasion de la rotation suivante, elle embarque pour l’Algérie, terre inconnue, sans penser un seul instant qu’elle y prendrait racine, avec ses enfants et un maigre bagage, prête à affronter l’incertain….

La balancelle accoste au port d’Alger, au petit matin, comme à chaque fois.

Alphonsine débarque avec ses enfants. Un marin l’aide à porter son bagage qui contient ce qu’elle avait de précieux, c’est à dire pas grand chose, et lui propose de l’accompagner jusqu’à l’atelier de Vincent. Celui ci, debout chaque matin à quatre heures, est déjà au travail, avant l’arrivée de ses ouvriers.

Le marin frappe un grand coup dans la porte de l’atelier et s’éclipse, discrètement.

La porte s’ouvre et Vincent apparaît, tel qu’Alphonsine l’imaginait. Toujours aussi beau, la barbe bien taillée, élégant dans sa tenue de travail. Alphonsine est toujours aussi belle, malgré les fatigues du voyage. 

Elle a onze ans de moins que lui. Sur les photos jaunies que j’ai pu voir elle paraît plus jeune encore que les 27 ans de son âge. Elle m’est apparue comme une « femme enfant », blonde avec des yeux clairs et un regard qui dégage l’expression d’une forte personnalité.

Ils tombent dans les bras l’un de l’autre et Vincent, en larmes murmure « pardon, pardon, pardon »….

Alphonsine ne dira rien. Silencieusement, elle reprend sa place. Toute sa place.

Nul ne sait comment Vincent a pu se défaire de sa liaison avec la jolie veuve de l’Officier.

Cette histoire faisait partie des « tabous » de la famille. Personne n’osait jamais en parler. Ma mère qui quelques fois évoquait le souvenir de sa grand mère ne parlait que très peu de son père….

Ce que j’ai retenu de ce que ma grand-mère a pu me dire, c’est que, un an après naissait son frère Daniel, mort accidentellement à 14 ans.

Et deux ans après naissait ma grand-mère  » l’AN mil huit cent quatre vingt six, le 3 Avril à six heures du soir, à Alger, Rue Renaud, au domicile de ses père et mère, fille légitime du sieur Vincenzo Consiglio, agé de quarante six ans cordonnier, et de Russo Alphonsine, sa femme agée de trente cinq ans, laquelle a reçu le prénom de Catherine, sur la réquisition et la présentation à nous faite du père de l’enfant….. » ainsi qu’en témoigne l’extrait de naissance que je possède.

 Paix à son âme. 

Cannabis , bis ???


 

Ce n’est pas la première fois que les Socialistes, dont certains brûlent depuis longtemps du désir de légaliser la consommation de cannabis, par la voix de l’un ou l’autre des « bavards » de service, lancent des « ballons d’essai » destinés à sonder l’opinion sur une mesure qui est loin de faire l’unanimité, même dans le camp de la Gauche.

Cela fait partie des deux ou trois « chiffons rouges » qui, avec le vote des immigrés, et le mariage des homos ,sont agités chaque fois que les sondages traduisent le peu de crédit que l’opinion accorde à l’action de ce Gouvernement en perte de vitesse, et dont les médias s’emparent pour en faire « des marronniers »….

Cette fois, l’originalité de la situation procède du fait que ce n’est pas n’importe lequel des « porte-voix » du Parti Socialiste qui s’exprime sur la question. Je précise: « porte-voix » mais pas « porte-parole » du Gouvernement puisque l’auteur de cette « bavure » en forme de bavardage, n’est autre que le ministre de l’Education Nationale, prestement désavoué par le Chef du Gouvernement….

C’est le même Minsistre qui, prenant la « bien-pensance » d’une génération de soixante-huitards attardés à rebours, entend rétablir la Morale, dans les programmes d’éducation de notre jeunesse !!!

Sur le plan de l’incohérence, et du « brouillage de l’image »d’autorité du Chef du Gouvernement, il est difficile de faire mieux.

Je suis tout de même surpris du silence de notre « Ministre du redressement des courbes du chômage » qui ne se s’est pas exprimé sur cette question.

Car il y a, pour « Montebourde », matière à « dodeliner », si la proposition de Peillon venait à être retenue par ce Gouvernement: il deviendrait opportun de lancer, très vite, un ambitieux programme industriel, dans ce domaine « porteur d’avenir », dans le cadre du « programme de relance de l’économie » cher à François Hollande….

En effet, la France, qui dans le domaine de la consommation du cannabis, n’est pas un pays attardé, pourrait lancer un vaste programme de construction de distributeurs automatiques, à installer dans les Lycées et Collèges, jumelant, pour un Euro, l’offre d’une dose de cannabis avec un préservatif et un Coca-Cola….

Je suis certain que ce projet rencontrerait un vrai succès auprès d’une certaine jeunesse…en France, mais aussi en Europe.