In memoriam


 Le temps s’écoule. Les années passent, inexorablement.

La seule manière de remonter le temps, c’est celle qui consiste à faire revivre les souvenirs. Au fur et à mesure de mes avancées dans l’âge de la vieillesse, je sens que mes souvenirs s’estompent, car je répugne à vivre dans le passé.

Et pourtant !!!
Mes enfants, sans doute parce qu’ils sont parvenus à un âge où l’on éprouve la nécessité de savoir d’où l’on vient, me questionnent parfois. « Tu ne nous a jamais raconté de souvenirs de tes parents ou de tes grands parents ». Comment sont-ils arrivés en Algérie ??? Et pourquoi se sont-ils exilés dans ce pays ???

Ils ont raison. Cet exil a pour eux, un parfum de mystère. 

En outre raconter les souvenirs recueillis auprès de l’une ou l’autre de mes deux grands mères c’est aussi remuer des souvenirs parfois douloureux. Car dans la famille, nous n’évoquions que très rarement ce passé, que chacun de nous avait enfoui dans sa mémoire.

Mais évoquer ce temps là, n’est-ce pas une manière de faire revenir nos disparus quelques instants à la vie ????

Les deux grands mères que j’ai la chance d’avoir eues, m’ont, tout au long de mon enfance, nourri de leur passé. A l’époque, je ne prêtais qu’une oreille distraite à leurs discours que je trouvais parfois ennuyeux . Car « les vieux » ont parfois tendance à raconter toujours les mêmes histoires…. 

Malgré cela, j’ai pu enregistrer dans ma mémoire, de nombreuses anecdotes, à travers lesquelles se profilent des silhouettes d’ancêtres que je n’ai pas connu.

Ma Grand-mère maternelle était d’origine italienne: c’est le côté « spaghettis » de la famille.Elle transportait toujours avec elle, quelque chose du folklore napolitain, une conception quasi clanique de la famille, qui dans son système de valeurs était placée au-dessus de tout.Elle adorait la musique et surtout l’Opéra italien. Rien ne pouvait plus la ravir que d’écouter « O Sole mio », joué au violon par mon oncle, accompagné au piano par ma mère.

 Ma Grand-mère paternelle était d’origine espagnole: c’est le côté « paella ». Elle m’adorait car, étant l’aîné des cinq enfants de son fils, j’étais celui par qui passait « la continuité », celui qui devait servir d’exemple à ses frères et soeurs. Pour elle qui était issue de la plus profonde misère, il n’y avait que « le travail » pour s’évader de sa condition. Profondément religieuse,  sa personnalité dégageait une sorte de dignité un peu rigide qui m’impressionnait.

Je me propose, sur ce Blog, de raconter  quelques unes de ces anecdotes, parmi les plus marquantes, ou les plus savoureuses, dont je me souviens encore, ceci afin que ces souvenirs ne se perdent pas et que dans ma famille, autour de mes frères et soeur, de leurs enfants, et bien entendu des miens, on puisse avoir accès à la mémoire de ceux qui nous ont précédé.

2 réflexions au sujet de « In memoriam »

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