La France de la « normalitude », est déjà sous Cannabis….


 

Hollande Président de la République Française…

La France s’ennuie. Je dirai même que, subitement, la France s’endort. Elle a pris goût, en quelques semaines, aux drogues douces.

Le Cannabis est en train de devenir le grand sujet de débat, au sein même de la Gauche. Duflot ( qui donne souvent, à voir son regard, l’impression qu’elle sort d’en prendre) réitère la position des Verts, en faveur de la dépénalisation de l’usage du Cannabis. Rebsamen qui s’était avancé dans la même direction la rappelle à l’ordre pour lui dire que ce n’est pas le moment d’aborder cette question vitale pour l’avenir de la France. Quand au Premier Ministre, à défaut de désavouer sa Ministre, il se réfugie dans un « no comment »faussement habile…

Mais, détrompons-nous. Ce n’est pas le Cannabis qui est en train d’endormir la France. C’est François Hollande.

François Hollande qui, privé par sa victoire, du carburant de son action politique, « l’anti-sarkozisme », est devenu silencieux, incolore, inodore et sans ferveur, se cherche un substitut, en adoptant la posture d’un « anti-sarkozisme comportemental »…..

Puisque Nicolas Sarkozy prenait l’avion lors de ses déplacements, Hollande,  prendra désormais le train, ou la voiture.  Nicolas Sarkozy avait choisi de vivre partiellement à l’Élysée, Hollande couchera chez lui, dans son « trois pièces » du 15e arrondissement de Paris. Nicolas Sarkozy abusait des sondages, Hollande n’en fera pas puisque les sondages ne lui sont plus nécessaires car il sait, les médias le lui répètent jour après jour, que les Français  ( du moins une grosse moitié dentre eux) l’adorent au moins autant qu’ils ont détesté Sarko. Sarkozy avait posé pour la photo officielle dans la bibliothèque de l’Élysée, Hollande pose dans les jardins, les bras ballants.  Sarkozy convoquait les journalistes à l’Élysée pour les grandes interviews présidentielles, Hollande  se rend, en personne, sur les plateaux télé….

Et ainsi de suite…

Cette « normalitude », en attendant de devenir la source d’un ennui profond, est en train d’endormir le pays qui se dit, après tout, puisqu’il suffit de faire le contraire de ce que faisait Sarkozy pour sortir la France du mauvais chemin sur lequel elle chemine depuis si longtemps, « laissons-le faire, on verra bien »…..

Le doux sommeil dans lequel le pays est en train de plonger, est accompagné d’une musique douce, diffusé par le choeur des cireurs de pompes de la Presse extasiée.

Cette Presse qui est prête à toutes les flagorneries, pour peu qu’Il renonce à raboter la niche fiscale, sur laquelle elle demeure si discrète. Car comme dans l’histoire des deux poules (voir mon billet précédent), nos journaleux sont prêts à soutenir tous les sacrifices qui ne manqueront pas, au réveil, d’être imposés aux Français, à condition que l’on ne touche pas à leur niche. Car dans le cas contraire, ils mordent. Sarkozy s’en souviendra.

On assiste ainsi à un invraisemblable concert de louanges flatteurs, dès lors que Hollande bouge un petit doigt, même pour se gratter l’oreille.

Ainsi, qui aurait songé à s’attarder sur la photo officielle d’un président de la République au lendemain de son élection s’il ne s’agissait de François Hollande ??? La photo de Depardon reproduite par l’ensemble de la presse, suscite un nombre impressionnant de commentaires d’un ridicule achevé et dont l’emphase le dispute à la complaisance. La quasi-unanimité des médias s’extasie sur la sobriété de ce portrait et de son modèle, sur le génie du photographe, sur la douce sérénité qui émane du visage du président, sur le charme bucolique du cadre élyséen choisi et j’en passe…

Aucun journaliste n’a perçu, dans cette photo présidentielle, qu’en regardant bien, Hollande avait plutôt un air benoît….pour être poli.

Hollande en capitaine de l’équipe des « Bleus »à « l’Euro »….

La France baigne, ainsi dans cette ambiance de béatitude et d’eau tiède qui plaît tant à la Presse « aux bottes » et qui est la marque du hollandisme.

Cette ambiance semble convenir à une opposition dont la défaite est à peu près certaine et dont le seul but est de limiter la casse en préparant la succession de Nicolas Sarkozy. Rien de tout cela n’est fait pour mobiliser l’électorat. Ça tombe bien, puisque ce n’est pas le but poursuivi…

Et l’on mesure déjà à quel point la « retraite » de Nicolas Sarkozy a un effet anesthésiant sur la vie politique de ce cher et vieux pays : on disait qu’il était « clivant », qu’il « hystérisait » le débat, qu’il installait à coup de provocations, de propos « nauséabonds », un climat de tension ressenti par chaque citoyen… 

On peut dire, que de ce point de vue là, il manque même à ses adversaires, qui en l’absence du « mec à cogner », n’ont plus grand chose à dire, tant est que leur programme était vide, et qu’ils sont condamnés à revenir sur leur vieilles obsessions « sociétales » empreintes du laxisme qui les a toujours caractérisés….

Le réveil sera douloureux…..