Les « chiens » aboient….


 

    Sortie en salle le 11 janvier 2012

La « caravane » passe….

Les « chiens », ce qualificatif méprisant dont François Mitterrand avait fustigé les médias,dans son discours funèbre, à l’occasion des obsèques de Pierre Bérégovoy est remis au goût du jour, à l’occasion de la sortie d’un film qui ne manquera pas de soulever quelques vagues dans le microcosme médiatique.

L’Express évoque la sortie de ce film dans ces termes:

 http://culture.lexpress.fr/film/les-nouveaux-chiens-de-garde_892681

« Les médias se proclament « contre-pouvoir ».

« Pourtant, la grande majorité des journaux, des radios et des chaînes de télévision appartiennent à des groupes industriels ou financiers intimement liés au pouvoir.

« Au sein d’un périmètre idéologique minuscule se multiplient les informations prémâchées, les intervenants permanents, les notoriétés indues, les affrontements factices et les renvois d’ascenseur.

« En 1932, Paul Nizan publiait « Les Chiens de garde » pour dénoncer les philosophes et les écrivains de son époque qui, sous couvert de neutralité intellectuelle, s’imposaient en gardiens de l’ordre établi.

« Aujourd’hui, les chiens de garde, ce sont ces journalistes, éditorialistes et experts médiatiques devenus évangélistes du marché et gardiens de l’ordre social.

« Sur le mode sardonique, « Les Nouveaux chiens de garde » dresse l’état des lieux d’une presse volontiers oublieuse des valeurs de pluralisme, d’indépendance et d’objectivité qu’elle prétend incarner. Avec force et précision, le film pointe la menace croissante d’une information pervertie en marchandise. »

Un film à voir, sans aucun doute. 

Ce sujet , je l’ai fréquemment évoqué dans quelques billets de ce blog.

En regrettant l’abaissement du niveau de la Presse française, plus soucieuse de « coups » médiatiques destinés à gonfler le tirages ou les audiences, que de remplir un rôle utile et nécessaire dans l’information du Public, dans le respect de celui-ci.

J’ai souvent dénoncé ici, la surexploitation des « petites phrases », le manque de profondeur des analyses sur les sujets d’actualité, l’absence d’évocation des grandes questions auxquelles notre société est confrontée, dans un monde qui change, jour après jour, alors qu’aucun effort n’est fait pour nous en montrer les métamorphoses, alors qu’elle affectent de plus en plus notre quotidien.

Le « journalisme d’information » s’efface, jour après jour, pour laisser place au « journalisme d’opinion », qui permet à des « journaleux » du haut de la position que leur confère la possession d’une carte de « JOURNALISTE », de « faire l’opinion », de nous asséner « leur vérité »,de s’ériger en « arbitres » des célébrités, de monter au pinacle des bouffons, et de descendre en flamme ceux qui n’ont pas l’heur de leur plaire.

Le journalisme, qui au début du siècle précédent, s’était illustré, à travers ses grands reporters, ses correspondants de guerre, ses chroniqueurs et ses éditorialistes, est devenu, au fil des années, un refuge pour toutes sortes de « plumitifs », dont l’écriture laborieuse démasque le manque de culture, quand ce n’est pas l’absence de maîtrise de l’orthographe et de la grammaire élémentaires.

La télévision nous découvre de temps à autres quelques spécimens de sa nouvelle génération de « reporters », ébouriffés et mal rasés, dont les commentaires dénués de recul et de maturité sont truffés de « liaisons mal-t-à-propos »….Je ne parle pas des « journaleux » qui confondent un « oxymore », qu’ils prennent pour un insecte, avec un « doryphore »…

Combien de fois me suis-je posé la question: que sont les Lazareff, les Kessel, les Desgraupes, les Dumayet, les Mauriac, les Aron, ou les Camus devenus ????

Camus précisément, sur lequel je reviendrai dans quelques jours, lorsque j’aurai terminé de lire le « gros pavé » que constitue le dernier ouvrage de Michel Onfray, « L’ordre libertaire » ou « la vie philosophique d’Albert Camus ».

Camus qui fut, au cours de son passage dans le journalisme de la Résistance, à « Combat », un défenseur rigoureux de la justice, mais également de l’objectivité et de la morale, dans l’exercice de son métier, autant qu’en politique, en prenant, notamment, à contre-courant du « politiquement correct »(!!!) du moment, la défense de causes perdues …..

La morale. Encore un « gros mot », à notre époque. Un mot que beaucoup de nos journaleux se paient le luxe de tourner en dérision…..Tout en dénonçant le rôle de « l’argent qui pervertit tout » dans notre société.

On aurait trop souvent envie de renvoyer ces aboyeurs à la niche.

« Les nouveaux chiens-de-garde ». Retenez bien le titre de ce film. Les médias ne lui feront sans doute pas « bonne Presse »…

Couleurs du Rajasthan


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Couleurs du Rajasthan, un album de berdepas sur Flickr.

Histoire de vous « changer les idées ». Et de prendre un peu de distance avec un quotidien parfois privé d’espérance….

L’Inde est un « pays émergeant », mais les Indiens du Rajasthan n’ont pas encore émergé de leur océan de misère.

Cela ne les empêche pas de vivre, en acceptant leur condition, et une misère très inégalement répartie.

Mais on peut aussi rencontrer des ilôts de beauté dans un océan de misère…