Le silence des « agneaux »….


L’ensemble de la classe politique, ainsi que tous les médias, ont salué abondamment la condamnation « historique » de Jacques Chirac, comme une victoire de la Démocratie et de la Justice. Certes !!!!

Mais je n’ai guère entendu de commentaires, – ou en tout cas, s’il y en eu sur nos antennes, ils ont été extrêmement sobres et discrets -, à propos de la condamnation concomitante d’un ancien Premier Ministre, pour des motifs identiques à ceux de Chirac.

Sans doute parce que ce Premier Ministre est un Socialiste appartenant à la catégorie des « éléphants », dont le nom restera associé, dans l’Histoire à la spectaculaire pirouette politique de son mentor, François Mitterrand, en 1982 alors que l’application des promesses du candidat de la « Force Tranquille » avait amené la France au bord du gouffre…avant qu’un vaste programme de nationalisations ne lui fasse faire un « grand bond en avant »!!!

Ainsi donc, selon   le site du Figaro, la condamnation de l’ancien Premier ministre Pierre Mauroy et de l’adjointe au maire de Paris Lyne Cohen-Solal a été confirmée en appel, jeudi dernier, par la 6e chambre correctionnel de la Cour d’appel de Douai (Nord).

Il me semble pourtant que la condamnation d’un ancien Premier Ministre de la pointure de Pierre Mauroy, est tout aussi « historique » que celle de Chirac. Car j’ignore personnellement combien de Premiers Ministres de la République ont été condamnés en correctionnelle, mais il ne doit pas y en avoir des masses….

 Rappelons que le 4 février 2011, Pierre Mauroy avait été condamné pour abus de confiance dans l’affaire de l’emploi fictif à la communauté urbaine de Lille de Lyne Cohen-Solal. L’ancien Premier ministre socialiste était poursuivi pour des faits datant de 1992. A l’époque, Lyne Cohen-Solal, fidèle collaboratrice de Pierre Mauroy, avait été embauchée comme attachée de presse à la communauté urbaine de Lille, présidée à l’époque par le même Pierre Mauroy. Or, elle occupait en même temps le poste de rédactrice en chef d’un hebdomadaire socialiste, à Paris.

 Ils avaient été condamnés solidairement  à 20.000 euros d’amende avec sursis et l’ancien directeur de cabinet, Bernard Masset à 10.000 euros avec sursis. Tous trois avaient également obligés de rembourser 19.654 euros à la communauté urbaine de Lille au titre des salaires indûment perçus pour le poste d’attaché de presse.

Ce jeudi, les magistrats de la Cour d’appel de Douai ont été plus sévères que les juges du tribunal correctionnel, souligne Le Figaro. Ils ont assorti les condamnations prononcées à des intérêts à verser sur les sommes dues, calculés à compter du jugement de première instance. Et ils ont majoré l’indemnisation de la partie civile pour les frais de procédure.

Si la Justice, en la matière, s’est montrée équitable en traitant Chirac et Mauroy de la même manière, peut-on en dire autant de la « Corporation Médiatique » ????? 

 

 

4 réflexions au sujet de « Le silence des « agneaux »…. »

  1. berdepas Auteur de l’article

    Ah , Mauroy n’était pas le « concepteur » du système ????
    Mais je ne parle pas des sanctions dont les tribunaux sont seuls juges. Je parle de la différence de « traitement médiatique ». C’est fou cette rapidité avec laquelle on passe sur les turpitudes de Gauche sur lesquelles les médias font « le service minimum », alors que celles de la Droite font les « Unes » pendant des semaines, et sont exploitées jusqu’à plus soif …..
    Et pouvez-vous m’expliquer pourquoi il y avait « scandale du fait des les errements de Juppé, alors que pour Chevènement, et Delphine Batho, pour ne citer que ces deux cas, il y a juste quelques petits entrefilets de presse, ici ou là ????

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  2. Jacques

    Bien entendu que M. Juppé avait eu sa « ration sur le plan médiatique » puisque Premier Ministre en exercice et frappé par les scandales, il avait commencé par nier ceux-ci, se déclarant « droit dans ses bottes ».
    Ce qui ne me paraît pas être le cas de M. Mauroy.

    M. Chirac a été condamné pour 21 emplois fictifs.
    Ce qui ne me paraît pas être le cas de M. Mauroy.

    Le jugement condamnant M. Chirac stipule qu’il a été «  »le concepteur, l’auteur et le bénéficiaire » d’un système d’emplois fictifs.
    Ce qui ne me paraît pas être le cas de M. Mauroy.

    Il n’y a donc pas deux Justices.
    Les délits étant différents, les sanctions ne sont donc pas identiques.

    jf.

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  3. berdepas Auteur de l’article

    Y aurait-il deux Justices et des sanctions différentes pour un même délit ???? Quand à Juppé si ma memoire ets bonne, il avait eu sa ration sur le plan médiatique, non ????

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  4. Jacques

    Vu que le jugement est un jugement d’appel.
    Vu que le premier jugement, en date du 4 février 2011, avait reçu la couverture médiatique qu’il convenait,
    Vu que la condamnation est une peine d’amende de 20 000 euros pour l’ancien Premier Ministre ainsi que son ancienne adjointe,
    Vu que ni l’un ni l’autre ne sont d’anciens Présidents de la République,
    Vu que ni l’un ni l’autre n’ont été condamnés à une peine de prison,

    Il apparaît normal que le jugement de la Cour d’Appel de Douai n’ait pas reçu la même couverture médiatique que celle, concomitante, de la condamnation de M. Chirac.

    jf.

    PS: il me semble que l’ancien Premier Ministre UMP, Alain Juppé a lui aussi fait l’objet d’une condamnation à la prison, assortie d’une peine d’ inégibilité ce qui ne paraît pas être le cas de M. Mauroy ni de Mme Cohen-Solal.

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