DSK, le complot ???


La thèse d’un DSK « victime » d’un complot n’agite pas seulement les milieux proches de la bourgeoisie socialiste française, qui ne parvient pas à se résoudre à la « défaillance » fatale de celui qui, selon toute vraisemblance, était promis à un destin quasi planétaire.

On s’interroge également, dans certains milieux, à l’étranger,- et notamment en Espagne -, où un économiste distingué n’hésite pas à formuler une hypothèse basée sur les positions prises par DSK et par le FMI sur les responsabilités du dollar dans le prolongement de la crise mondiale actuelle.

Antonio Moreno développe sur son blog les thèses du FMI au regard de la situation monétaire internationale, et l’on peut comprendre que ces thèses aient pu sérieusement contrarier certains milieux financiers américains.

Ceux qui pratiquent l’Espagnol pourront en prendre connaissance directement sur son blog à l’adresse:

 http://www.elblogsalmon.com/entorno/que-oculta-la-detencion-de-dominique-strauss-kahn.

Pour les autres, j’en propose ici une traduction non littérale, mais qui permet de comprendre l’argumentation de cet économiste.

« Dans le meilleur style des films de Román Polansky, Dominique Strauss-Kahn a été arrêté à New York et obligé de descendre de l’avion qui le transportait à Berlin où il devait tranquilliser Angela Merkel pour la convaincre que le sauvetage de la Grèce ne serait pas préjudiciable à l’Allemagne, et que l’euro serait maintenu ferme et robuste étant donné la crise actuelle du dollar. Cependant, accusé de viol et d’agression à l’hôtel où il logeait, Strauss-Kahn n’a pas pu se rendre au rendez-vous avec la chancelière et est passé d’une suite à 3.000 dollars la nuit dans un hôtel de Manhattan, à une froide cellule dans une prison d’Harlem où arrivent tous les accusés de délits sexuels.

Qu’est-ce que Strauss-Kahn faisait à New York, si le siège du FMI est à Washington D.C. ? C’est une question qui pour le moment ne semble intéresser personne, ni celle de connaître les plans et réunions secrètes entre la Réserve Fédérale des États-Unis de New York et le directeur du FMI concernant le recyclage de la dette des États-Unis, dette qui hier a atteint son plafond 14,3 billions de dollars, ces deux questions sont ignorées.

Le traitement spécial que devrait avoir cette dette, conformément au plan de DSK, obligeait les États-Unis à déployer un effort énorme et à se départir de son rôle hégémonique dans le système financier international.

Dominique Strauss-Kahn a été la première autorité d’une institution avec siège à Washington D.C. à proposer que le dollar ne soit plus la devise mondiale, et à faire valoir la nécessité de posséder une devise mondiale qui n’appartienne à aucun pays et à récupérer ainsi son rôle dans l’esprit du « Bancor ».

 Pour DSK il était évident que le dollar est le problème qui complique la reprise économique mondiale, c’est une devise en voie d’extinction produite par l’endettement excessif de la première économie de la planète.

Rappelons que la dette publique des États-Unis a commencé à avoir une vertigineuse escalade dans les années 80, et que malgré son ralentissement dans les années 90, a augmenté dramatiquement de 5,7 billions de dollars en janvier 2001 à 10,7 billions de dollars à la fin de 2008 (presque le double), et à 14,3 billions de dollars en avril 2011, quand la dette publique a atteint 98% du P.I.B. du pays.

Les 3,6 billions de dollars ajoutés à la dette nationale des États-Unis depuis fin 2008, est plus du double de la valeur de marché de toute la fabrication du secteur privé en 2009 (1,56 billion dollars), plus de trois fois la valeur de marché des dépenses des professionnels, scientifiques et services techniques de cette année (1,1 billion de dollars), et presque cinq fois le montant dépensé dans des biens non durables (722 mille millions dollars).

 Les seuls intérêts payés sur la dette fédérale dans les premiers six mois du dernier exercice (octobre 2010-avril 2011), s’élèvent à mille millions de dollars, chiffre qui équivaut à plus de 40% de la valeur totale de marché de l’ensemble de la dépense du secteur privé de la construction en 2009 (578.000 millions de dollars).

À ce cauchemar d’une dette incontrôlée, les États-Unis ajoutent celui d’être le plus gros consommateur de pétrole du monde, et avec le brut à une valeur de 95 dollars le baril, sa dépense s’élève à 600.000 millions de dollars annuels et il ne peut y faire face qu’avec du papier dollar.

De là l’importance stratégique des pétrodollars, car s’ils venaient à être supprimés, la banqueroute des États-Unis arriverait bien avant. Une partie de ces possibilités sont analysés dans El origen del caos financiero y del desempleo global, y Del desorden financiero a la quiebra de Estados Unidos. Strauss-Kahn a travaillé à la démonétisation sélective du dollar des États-Unis et son objectif cherchait à faire du dollar une monnaie à usage interne aux États-Unis, abandonné la nouvelle monnaie de réserve à un taux de change très favorable au dollar interne, mais grevant les fourchettes externes du dollar. De cette manière les dettes en dollars déprécieraient, en favorisant les dettes en dollars des citoyens et des corporations américaines.

L’inflation déviée de ceci aiderait à masquer l’amortissement de la dette, et le temps ferait le reste. Le prix pour les États-Unis serait de « partager » l’hégémonie monétaire avec d’autres devises. »

DSK aurait-il rêvé de mettre fin à « l’hégémonie » américaine dans le domaine monétaire mondial ??? Aurait-il « payé » pour avoir commis un tel « crime » ???

D’autres thèses son émises par d’influents économistes tels que le Professeur Michel Chosudowsky , Professeur à la Faculté de Sciences Sociales de l’Université d’Otawa.

Michel Chossudovsky qui a enseigné dans diverses autres universités, a été conseiller économique pour divers gouvernements de pays en voie de développement et a été consultant pour des organisations internationales, dont le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), l’Organisation internationale du travail (OIT) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS). En 1999, il est devenu conseiller de la Transnational Foundation for Peace and Future Research.

Sa thèse est exposée sur le site du Centre de Recherches sur le Globalisation:

http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=24866

Il serait trop long de la développer en détail ici. Mais les lecteurs pourront se reporter à son texte intégral, en consultant le site ci-dessus ( en Anglais).

En deux mots, notre DSK serait tombé dans un piège dressé par la CIA, car il serait devenu « encombrant » par ses prises de position en conflit avec les objectifs de ceux qui « tiennent les ficelles » de la finance internationale….

Je cite:

« Strauss-Kahn is a member of elite groups who meet behind closed doors. He belongs to the Bildeberger.

Categorized a sone of the world’s most influential persons, he is an academic and politician rather than abanker.

In contrast to his predecessors at the IMF, he has no direct affiliation to a banking or financial institution.

But at the same time he is the fall guy.

 His « gaffe »was to confront the Washington-Wall-Street Consensus and push forreforms within the IMF, which challenged America’s overriding role within the organization. »

DSK membre du Bildeberger ??? Pour en savoir plus, jettez un oeil sur cette vidéo:

http://www.dailymotion.com/video/x8bwet_le-groupe-bilderberg-a-la-televisio_news

 Troublant tout cela…..

Mais, mon point de vue n’en est pas ébranlé pour autant.

Quand un homme est investi de lourdes responsabilités, justifiées par son talent personnel, ses compétences, sa dimension politique, il doit vivre chaque instant de sa vie en étant « pénétré »… de sa mission.

Ce qui ne l’autorise pas,- pour autant que l’accusation qui pèse sur lui soit fondée -, à « pénétrer », en les « troussant », les « domestiques », même lorsqu’elles sont noires et sexy !!!

Car même lorsqu’il sort « à poil » de sa douche et même si sa femme de chambre éveille en lui des pulsions malsaines, il doit pouvoir maîtriser ses bas-instincts.

Dans le cas contraire, il n’est pas apte à exercer de hautes responsabilités, et encore moins, d’être le Président de tous les Français. 

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