Le naufrage.


Certains habitués parmi les lecteurs de mon blog ont sans doute, parfois, le sentiment que « j’en rajoute » et que je force le trait, à propos des problèmes engendrés par l’incohérence de notre politique d’immigration. 

Et pourtant, la plupart des faits que j’évoque, que je commente ou sur lesquels j’ironise dans mes billets sont tirés de la lecture de la Presse, ou extraits d’émissions de radio ou de télévision largement diffusés, donc accessibles à chacun.

Leur invraisemblance apparente n’est que le reflet du caractère surprenant d’une réalité souvent occultée, pour des raisons parfois obscures et parfois peu avouables, car elles mettraient en évidence l’échec de toutes les initiatives qui depuis plusieurs décades ont tenté de donner à notre modèle d’intégration, un contenu et une réalité crédibles.

Le Haut Conseil à l’intégration vient de publier un rapport sur l’école. Surprenant, diriez-vous ??? Non. Juste stupéfiant.

J’en reprends ci-dessous quelques extraits. Je m’abstiendrai de tout commentaire. Les faits évoqués parlent d’eux-mêmes.

Angélistes, s’abstenir !!!!

Extraits du récent rapport du HCI —Haut Conseil à l’intégration — sur l’école.

page 6:

L’école donne des signes de souffrance. Elle est aujourd’hui le lieu de revendications nouvelles qui ressortent de l’expression du communautarisme, d’une identité religieuse, voire du rejet de la culture et des valeurs de la République française.

page 27+33:

Certains interlocuteurs craignent même que certains ELCO deviennent des « catéchismes islamiques »Les ELCO (enseignement des langues et cultures d’origine) : transmission d’un héritage ou frein à l’intégration ? Susceptibles de renforcer les références communautaires, les ELCO peuvent conduire au communautarisme alors que la République qui doit être enseignée ne peut pas être un conglomérat de groupes.

page 66:

«La victimisation des élèves par les parents, les victimisations racistes et les menaces de saisine de la Halde «musèlent les discours» nous précise-t-on. Les enseignants disent se sentir « seuls » face aux problèmes qu’ils rencontrent. Ces difficultés se croisent souvent avec une islamisation des quartiers et provoquent au sein de l’’école des tensions et pressions communautaires fortes qu’elle peine à endiguer.

page 99:

« Des enseignants se voient systématiquement opposés un refus de parents musulmans à l’étude par leurs enfants de la christianisation.

 Les mouvements migratoires, conséquences des Croisades sont remis en cause au prétexte que les Chevaliers n’ont pas existé ou que dans le meilleur des cas, ils n’ont jamais atteint le Proche-Orient ! »

La montée des fondamentalismes et du communautarisme ouvre la porte à des contestations de cours de plus en plus nombreuses. Ainsi, il n’est plus rare que, dès l’école primaire, des parties du programme soient refusées : alors que le programme d’histoire en CM1 prévoit expressément « les Gaulois, la romanisation de la Gaule et la christianisation du monde gallo-romain », au même titre que l’étude « des conflits et échanges en méditerranée au Moyen Âge : les Croisades, la découverte d’une autre civilisation, l’islam », des enseignants se voient systématiquement opposés un refus de parents musulmans à l’étude par leurs enfants de la christianisation.

Ainsi, la pression religieuse s’invite au sein des cours et dans la contestation ou l’évitement de certains contenus d’enseignement. Ainsi, les cours de gymnastique et de piscine sont-ils évités par des jeunes filles qui ne peuvent être en mixité avec les garçons.

Ces dispenses d’enseignement, parfois justifiées par des dérogations médicales «de complaisance», pose le problème du vivre ensemble entre filles et garçons.

Il arrive parfois que des enseignants, désemparés devant le peu d’élèves à la piscine lors du ramadan, cherchent auprès de l’imam le plus proche la justification religieuse à pouvoir suivre les cours dispensés. Par une volonté de bien faire, ces enseignants contreviennent au principe de laïcité et inscrivent la religion comme ayant force de loi.

page 100:

Ces dernières années sont marquées par une affirmation de l’appartenance religieuse dans les comportements des élèves. Face à cela, les enseignants et les équipes éducatives ne savent pas quelle attitude choisir : certains font semblant de ne pas voir le problème, d’autres justifient ces comportements par la victimisation de ces élèves, d’autres encore cherchent un fondement religieux pour légitimer leur cours…

page 101:

Trois questions provoquent des situations de tension dans certains établissements :
– l’enseignement du fait religieux ;
– la Shoah ;
– le Proche-Orient (le problème israélo-palestinien).

page 102:

 L’enseignement du fait religieux est souvent assimilé à du catéchisme. Certains parents y voient des tentatives d’évangélisation. Plusieurs incidents sont liés à la visite de lieux de culte ou mémoriaux (refus de visiter des églises ou des mosquées, refus de visiter les cimetières de Verdun…).

Des revendications religieuses se font jour : demande de pause pour la rupture du jeûne lors du Ramadan, rupture du jeûne de professeurs musulmans avec leurs élèves dans un collège du Nord de Paris, refus de représentation de figures humaines en cours de dessin…)

L’antisémitisme est souvent exprimé anonymement et peut se manifester lors des cours consacrés à l’enseignement de la Shoah : plaisanteries déplacées, refus de voir des films comme Nuit et Brouillard. Les tensions viennent souvent d’élèves qui s’affirment musulmans.

L’antiaméricanisme est souvent lié à l’antisémitisme. La vision du monde qui semble s’opérer est binaire : d’un côté, les opprimés, victimes de l’impérialisme des Occidentaux, et ce, depuis les temps les plus reculés, et de l’autre, les oppresseurs, les Européens et Américains blancs, pilleurs des pays du Tiers-Monde.

La question de l’esclavage est un bon exemple de cette vision du monde : si la traite négrière transatlantatique est connue de tous, il est plus difficile d’aborder la question de la traite interne à l’Afrique ainsi que celle de l’Afrique du Nord et du Moyen- Orient. Cette vision fantasmée sert d’explication à l’histoire du monde et de justification aux échecs personnels. (…)

Le programme d’histoire introduit en classe de 5e pallie cette faiblesse. Sur certains territoires, ce vague héritage du tiers-mondisme trouve parfois des échos au sein même du corps enseignant, quelques uns de ses membres confortant les élèves dans un statut de victime, d’autant plus quand ils sont habitants des quartiers. Cette vision de l’histoire peut parfois servir de justification aux rapports sociaux : les habitants des cités, souvent immigrés, sont les opprimés d’hier, concentrés dans des ghettos, rejetés de la vie économique et de la réussite, tandis qu’au-dehors, les Français, assimilés aux Blancs, se partagent les richesses.

page 103:

 Les programmes d’histoire, associé à l’éducation civique et à la géographie, sont conçus comme intégrateurs (…) Les enseignants sont en ce sens les vecteurs de l’intégration citoyenne de leurs élèves – ils sont les héritiers des «hussards de la République»- : donner aux élèves le sentiment de faire partie d’un même peuple, unis par des principes fondamentaux, quand bien même leurs origines ethniques, leurs convictions politiques et religieuses sont dissemblables.

Certains enseignants demandent en urgence des formations solides en éducation civique et sur le sujet de l’enseignement du fait religieux et de la laïcité, l’importance de la mixité, l’égalité garçons/filles, les dérives sectaires

page 104:

«Les manifestations observées en milieu scolaire, individuelles et le plus souvent collectives, revêtent des formes parfois licites (comme la participation au jeûne rituel ou le refus d’aliments non consacrés, ou encore le marquage vestimentaire des parents), parfois illicites (comme l’absentéisme collectif, ou le refus ou la contestation d’activités et de contenus d’enseignement), ou au caractère parfois plus difficile à apprécier (comme certaines revendications d’adaptation à la vie scolaire ou des contestations politico-religieuses).»

Dans certains établissements des quartiers où la mixité sociale et ethnique est absente, les élèves se définissent par leur religion et leurs origines nationales, bien que Français. Nos auditions font ressortir de manière brutale un état des choses exprimé souvent à demi-mots, par peur de la stigmatisation de certaines populations.

Certains établissements sont traversés par des conflits intercommunautaires : ainsi en est-il par exemple à Marseille entre Comoriens et Mahorais, ou entre Kurdes et Turcs.

Dans ces «établissements-ghettos» les élèves sont prisonniers d’une assignation identitaire et religieuse. Il devient alors difficile pour les équipes éducatives de résister aux pressions religieuses.

Il nous a été signalé que, dans certains quartiers de la politique de la ville, les cantines sont peu fréquentées bien qu’existe une prise en charge des repas pour les familles défavorisées. Ainsi, dans plusieurs collèges des communes visitées par le HCI, la majorité des élèves de l’établissement ne fréquentent pas la restauration scolaire pour des raisons principalement religieuses, alors que des plats de substitution sans porc sont prévus.

page 105:

La demande de menus halals est forte, et cette demande concerne aussi, dès le plus jeune âge, les crèches collectives. Dans certaines villes, des pétitions de demandes de repas halals, ou parfois casher, circulent, parfois soutenues par des fédérations de parents d’élèves, comme au Tremblay-en-France ou à Lyon.

Le principe de laïcité républicaine, qui doit prévaloir aussi dans les cantines scolaires, service public non obligatoire et néanmoins lieux d’éducation, vise à ne pas discriminer les élèves en raison de leurs origines ou de leur appartenance religieuse.

La République ne reconnaît ni ne subventionne aucun culte, or, faut-il le rappeler ici, le produit «à label religieux» est soumis à une taxe, redevance ou dîme prélevée par une association rituelle.

Le principe de laïcité peut apparaître, pour certains, comme une atteinte à la liberté de culte faite aux musulmans. Il est pourtant le nécessaire édifice des principes de liberté et d’égalité : l’élève est un citoyen libre, qui n’est pas soumis «par nature» à une religion.

L’école ne peut donc en ce sens participer de l’éducation religieuse des élèves, ou se conformer à des principes qu’elle ne reconnaît pas. On assiste par ailleurs à un glissement dangereux vers une «surdétermination ethnique».

Pour dire bref, l’enfant de type maghrébin est aussitôt considéré comme musulman, au détriment même du principe de liberté de culte, c’est-à-dire non seulement de pouvoir exercer son culte, mais aussi et avant tout de pouvoir choisir ou non d’avoir un culte.

page 106:

Lors de périodes religieuses comme le ramadan, les élèves sont soumis à la pression communautaire et doivent suivre le groupe sous peine d’en être exclus : les railleries, les moqueries, les insultes sont le lot de ceux qui n’affichent pas leur pratique.

Si la loi du 15 mars 2004 encadrant le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics, a réglé la question du voile des élèves dans l’enceinte scolaire, la question se pose toujours de celle des accompagnatrices lors des sorties scolaires.

La délibération du 14 mai 2007 de la Halde de ne pas faire appliquer l’interdiction du voile aux accompagnatrices de sorties scolaires est source de tensions pour les équipes enseignantes. Il nous a été signalé que des mères qui n’étaient pas voilées auparavant viennent voilées lors des sorties scolaires.

(…)Plus gravement, les filles sont soumises à la pression des garçons, notamment des frères, au prétexte de la religion et du fait qu’elles doivent «être respectées». (…)

Les filles sont chez elles, dans l’intimité des appartements, elles ne restent pas avec les garçons à jouer dehors après la classe. Difficile dans ces conditions d’exister, et beaucoup constatent que les filles payent aussi le fait de jouer le jeu de l’intégration scolaire.

Plus sérieuses en classe, elles obtiennent de meilleurs résultats, au grand dam des garçons qui leur font payer par une étroite surveillance, voire en leur reprochant d’être des «collabos».

L’école est en effet perçue comme l’école de la France par des jeunes en perte de repères, qui se vivent comme Algériens, Marocains, Camerounais… avant d’être Français.

page 107:

Ni d’ici, ni de là-bas, ils s’enferment dans une vision idéalisée de leur origine et revendiquent leur altérité au travers de leur religion.

 Les enseignants sont traités de «sales Français», la culture française et ses valeurs sont rejetées. Le rapport Obin notait déjà qu’»un grand nombre d’élèves d’origine maghrébine , Français, voire de parents français, la majorité sans doute dans certains établissements, se vivent comme étrangers à la communauté nationale, opposant à tout propos deux catégories : les «Français» et «nous».

Le Haut Comité pour l’intégration n’est pas suspect de parti pris, ni de sectarisme, ni de racisme. Il a pour raison d’être, en effet, la proposition de mesures destinées à favoriser l’intégration des immigrés, et à lutter contre le communautarisme.

Son constat est celui d’un échec cuisant, dont nous n’avons pas fini de payer les conséquences.

Vous avez dit « Populisme » ????


Car les » bordées verbales » que tire « la Marine », ne sont pas celles de « la Royal » et encore moins celles de « la Martine », qui elles, s’inspirent d’un folklore différent…..

Eduquée politiquement par son père, qui lui a enseigné l’art d’appeler un chat, un chat, ce qui la situe définitivement à l’opposé des praticiens de la « langue de bois », elle n’a pas fini d’énerver le microcosme politico-journalistique.

Son dernier exploit, c’est la dénonciation en termes clairs d’un scandale devant lequel la République devenue craintive n’ose plus exprimer sa révolte, celui des rassemblements en passe de banalisation, de musulmans sacrifiant en pleine rue au rite de la prière, qui comme chacun sait doit être respecté cinq fois par jour, selon les prescriptions du Coran.

Evidemment, la comparaison entre l’interdiction de circuler dans les rues, de plus en plus nombreuses, où ces pratiques se développent, et « l’occupation allemande » a quelque chose de choquant, non seulement parce que cette interdiction , ne s’exprime pas sous la menace des chars ou des fusils à baïonnette, mais parce qu’elle a, jusqu’ici, un caractère pacifique et parce qu’elle n’est ressentie que par les habitants du voisinage des rues concernées.

Il n’est pas inutile de rappeler ici les propos réels de « la Marine », afin que chacun puisse en juger:

« Il y a maintenant 10 ou 15 endroits où, de manière régulière, un certain nombre de personnes viennent pour accaparer les territoires. Je suis désolée, mais pour celui qui aime beaucoup parler de la Seconde guerre mondiale, s’il s’agit de parler d’occupation, on pourrait en parler, pour le coup, parce que ça c’est une occupation du territoire.»

Immédiatement, « le choeur » des militants du « politiquement correct » s’est « mobilisé », et a déversé ses tonneaux de qualificatifs méprisants à l’égard de « la Marine », coupable d’avoir dévoilé, par ses déclarations, son vrai visage de « fille-à-Papa ».

Ce charivari destiné à brouiller le message et la petite musique du Front National , version « Marine », prête à sourire.

En effet, il permet à la classe politique, de détourner l’attention des citoyens sur un vrai problème.

Car nous sommes en présence, dans cette affaire, de l’un des volets de l’offensive menée par certains musulmans, – et pas seulement en France, mais dans toute l’Europe – afin de permette à leur religion, d’accéder à une visibilité comparable à celle des religions pratiquées traditionnellement en Europe, et principalement, pour ne pas la nommer, la religion chrétienne.

Le message c’est: « nous sommes ici chez nous, que cela vous plaise ou non. Vos Lois, pour autant qu’elles s’opposent à la pratique de notre religion, n’ont aucun pouvoir sur nous, car pour nous la Loi qui se place au-dessus de toutes les autres, c’est celle du Coran. Si nos pratiques vous dérangent, vous n’avez qu’à partir, quitter les lieux où nous sommes majoritaires. »

Les images ci-dessous, tournées en caméra cachée, donnent un aperçu « visuel »de ces pratiques illégales et montrent comment un « service d’ordre « nouveau se substitue à la Police républicaine, pour faire régner sa loi vis à vis  des automobilistes récalcitrants. On peut en trouver des tas sur le site de « YouTube », qui montrent avec quelle assurance les « milices » de quartier enjoignent les passants de changer d’itinéraire…..  

http://www.youtube.com/v/LRXywn3BJx8?fs=1&hl=fr_FR »> 

 Et comme cette « injonction » s’accompagne de beaucoup d’autres, les citoyens qui ne supportent plus cette pression quotidienne, s’en vont réellement, quittent les quartiers, ou les banlieues où ils ont vécu depuis toujours, pour se loger à distance des communautés « occupantes ».

C’est ce phénomène, entre autres, qui alimente tous les discours sur la « ghettoïsation » de certains quartiers ou de certaines banlieues. Et c’est le même phénomène qui met en évidence l’angélisme de ceux qui croient (ou feignent de croire) que la solution à beaucoup de problèmes se trouve dans l’organisation, contrainte et forcée, de la « mixité sociale ».

En fait, ce que  » la Marine » dénonce, dans la langue provocatrice qu’elle hérite de son père, c’est le scandale de l’incapacité de la République à faire respecter ses Lois.

Et cela, les Français le perçoivent clairement. Ce ne sont pas les gesticulations verbales de Sarkozy ou les gaffes sémantiques de son Ministre de l’Intérieur qui y changent quelque chose….

C’est ce qui explique la vanité de toutes les tentatives de remettre au goût du jour « la diabolisation » de ceux qui , profitant de la libération de la parole des citoyens un peu partout en Europe, grâce, notamment, à internet, dénoncent sans relâchement des faits avérés, que chacun peut vérifier et qui sont autant d’exemples de Lois de la République bafouées avec la complicité silencieuse de ceux qui ont définitivement baissé les bras.

Ces faits sont relatés, jours après jours, dans la presse, la même qui, dans un surprenant déni de réalité,  recouvre sous le vocable éculé de « xénophobes », ceux qui en dénoncent les conséquences  !!!

J’en donne ici quelques exemples, difficilement contestables:

Savez-vous que de jeunes étudiantes musulmanes réclament et obtiennent d’être exemptées des cours de sport et de biologie, sans être pénalisées lors des épreuves, pour lesquels elles exigent d’être accompagnées par leur frère ou leur mari, et d’être jugées par une femme ???( Le Nouvel Observateur ).

Savez-vous qu’une Association d’étudiants musulmans ( » UNIR » à l’Université de Paris XIII) conteste le droit d’un professeur de « culture occidentale » de juger le travail d’un étudiant musulman ???( L’Express ).

Savez-vous que les parents d’ étudiants musulmans, prenant comme argument la Loi de la Laïcité réclament – et obtiennent – le retrait des sapins de Noël dans différents établissements scolaires et dans des maternelles ???? ( Le Parisien ).

Savez-vous que des musulmans réclament – et obtiennent – l’interdiction de la viande non hallal dans les écoles de quartier où ils sont majoritaires ??? Que certains d’entre-eux réclament- et obtiennent – des salles de prière et des horaires aménagés pour leurs cinq prières quotidiennes dans les collèges, les lycées et les universités ??? Que certains musulmans réclament une révision de nos livres d’histoire pour que l’on y intègre l’histoire  de leur religion et celle de leur pays d’origine ???( Le Nouvel Observateur ).

Savez-vous que le Ministère de l’Education Nationale est saisi d’un projet de suppression de toute allusion à Charles Martel ou à Jeanne d’Arc, dans les manuels scolaires, afin de ne pas « froisser » la « sensibilité » des Français Musulmans ???

Savez-vous que des musulmanes voilées, étudiantes en médecine exigent de ne soigner que des femmes, et que des médecins se sont fait tabasser pour avoir soigné des femmes sans le consentement de leur mari musulman ??? ( Le Monde, Le Figaro ).

Savez-vous que dans certains lycées, des jeunes filles musulmanes enfilent leur manteau avant d’aller au tableau afin de « n’éveiller aucune convoitise » ( !!!), que dans des écoles primaires des pères ont refusé que leur fillette soit laissée dans la classe d’un instituteur remplaçant l’institutrice, qu’une école a dû organiser un sas, sans fenêtres, pour reconnaître les mères, voilées de la tête aux pieds, avant de leur rendre leur enfant ???( Le Monde ).

Savez-vous que dans des écoles primaires, des élèves sont allés jusqu’à exiger l’usage de robinets séparés dans les toilettes, l’un réservé aux musulmans, l’autre aux autres, et qu’un responsable local du culte musulman a demandé de prévoir des vestiaires séparés dans les salles de sport, car selon lui, un « circoncis » ne peut se déshabiller aux côtés d’un impur ??? ( Le Monde ).

J’arrête ici cette liste de faits significatifs pour tout le monde, sauf pour ceux qui nous gouvernent…..

Et avez-vous entendu dire, ou lu dans la presse que des demandes analogues aient été formulées par des communautés asiatiques, hindouistes ou bouddhistes ???

Non, bien sûr.

Et tout cela vous le saviez. Car vous le lisez, vous le voyez, ou vous l’entendez, jour après jour, mais ces informations reçues à petite dose, afin de les rendre supportables, n’en sont pas pour autant inoffensives.

Alors, comment s’étonner de l’emprise sur les opinions, française et européenne, de ce que l’on qualifie avec une pointe de mépris de « discours populiste » ???

Le « discours populiste » est un discours qui reflète ce que « le peuple » ressent, et qu’il a du mal à exprimer car il a la conviction de l’impossibilité de faire entendre sa voix auprès de ceux qui dirigent le pays. Le « discours populiste » énerve ceux qui ont une conception quasi « totalitaire » de la démocratie: « puisque le peuple n’est pas d’accord avec nous, il nous faut changer le peuple ».

Et on s’y emploie, par un matraquage médiatique incessant qui s’efforce, avec un succès relatif, d’imposer une vision « politiquement correcte » des phénomènes de société que la classe politique ne se sent plus en mesure de maîtriser.

Ce matraquage médiatique s’accompagne de l’enseignement de l’oubli, de l’effondrement des systèmes de transmission : un peuple qui connaît ses classiques ne se laisse pas mener sans regimber dans les poubelles de l’histoire. Il faut qu’il ne sache plus qui il est, ce qu’il est, ce qu’il a été, pour accepter d’être remplacé.( Renaud Camus).

Un ouvrage dont on vient de me recommander la lecture, aborde sous le titre de « les Métamorphoses de la cité, » sous la plume de Pierre Manent, 61 ans, directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS),- héritier de Raymond Aron ( qui fut l’un de mes « maîtres à penser »), cofondateur de la revue Commentaire en 1978 -, le sujet difficile de la place des musulmans en Europe. 

Penseur fécond et non conformiste, respecté à gauche, parfois négligé à droite, Manent publie  une réflexion stimulante sur la place de l’Occident dans l’Histoire.

Ce grand intellectuel libéral nous propose dans son ouvrage, une  grille d’analyse du phénomène populiste européen. Sur ces sujets, Pierre Manent regrette « un langage entièrement routinier », prisonnier d’habitudes de pensée. Il parle d’« une répétition incantatoire ». Dans un entretien confié à la revue, le Spectacle du monde, à paraître début décembre, l’universitaire fait cette remarque : « Je suis très surpris de la léthargie des Européens qui semblent consentir à leur propre disparition. Pis, ils interprètent cette disparition comme la preuve de leur supériorité morale. »

Pierre Manent met en perspective les conséquences de la mondialisation et l’attitude étonnante des Européens : « Ils s’abandonnent au mouvement des choses, qu’ils appellent “mondialisation”. Or, il n’y a pas d’illusion plus dangereuse que celle qui consiste à croire que la politique appartient au passé et que le mouvement de la civilisation démocratique se suffit à lui-même. »

Au passage, il dénonce l’incapacité de la Gauche à se saisir des réalités et de leurs conséquences pour en déduire une nouvelle analyse du monde dans lequel nous vivons ainsi qu’un projet conforme à son héritage républicain et à ses valeurs humanistes.

Dans un entretien passionnant, paru dans le Nouvel Observateur du 10 novembre, il insiste : « La gauche ne sait plus sur quoi arcbouter sa protestation, car l’enjeu de la bataille se déroule désormais entre un processus mondial et un “nous” qui tend spontanément à être défini comme national plutôt que social. Alors que la crise fait rage, ce sont donc les droites nationales qui, dans les différents pays d’Europe, se trouvent en situation de ramasser la mise. »

 Son analyse permet de comprendre pourquoi et comment les mouvements populistes rencontrent un tel succès en Europe, face à des partis traditionnels – de gauche ou de droite – qui n’arrivent plus à se situer entre le peuple et son État-nation protecteur, et la mondialisation organisée par les technocrates bruxellois, les financiers du FMI et les experts de la Banque mondiale. Cet univers global, producteur d’insécurité et de règles incontrôlables, est rejeté par la vague populiste.

C’est, je pense, dans cette perspective là que l’on doit situer les propos de Marine LePen, au lieu de se focaliser sur « l’écume »que soulèvent les pavés qu’elle jette dans la mare, mais en évitant de se pencher sur la signification de faits qui crèvent les yeux du peuple….

On sent venir le jour où résonnera, dans toute l’Europe, l’appel que les « prolétaires » ont fini par oublier: « populistes de tous les pays, unissez-vous !!!! ».

Post-Scriptum: J’ai emprunté le titre de ce billet à Jean-François Kahn, qui sur son blog, indique en codicille, ceci à propos du « populisme ». Je ne partage pas souvent les opinions de ce trublion du journalisme, mais ce qu’il écrit à propos du populisme mériterait d’être médité par ceux qui font usage de ce vocable sans en connaître le sens véritable et surtout les origines:

(1) Notons que le mouvement « populiste » qui vit des étudiants « aller au peuple » (en l’occurrence les « moujiks ») est né en Russie dans le sillage du grand penseur progressiste Herzen et de Tolstoï, et, qu’aux Etats-Unis, aujourd’hui encore, existe un important courant philosophique, dont l’influence universitaire est forte, et qui se définit comme « populiste ». En fait, ce sont les staliniens qui, les premiers, ont utilisé le concept de populisme dans un sens péjoratif pour qualifier tout mouvement populaire anticapitaliste qui ne faisait pas allégeance au marxisme-léninisme.