Visages d’orient….


Chaque voyage est un enrichissement pour qui accepte de regarder avec curiosité, et sans préjugé, non seulement des paysages, inhabituels, mais aussi des villes avec leurs habitants et leur mode de vie, leurs usages, leurs coutumes, parfois étranges.

La moisson de souvenirs, celle que l’on conserve sous la forme d’albums aujourd’hui digitaux, est riche.

Du voyage qui vient de s’achever, j’ai quelques images qui flottent dans ma mémoire.

Elles reviennent souvent, dans nos conversations à propos de cette immersion dans une partie du monde à la fois si proche et si lointaine.

Les images les plus significatives et les plus persistantes sont celles de visages rencontrés, et que j’ai pu fixer sans que les personnes concernées ne se dérobent ou esquissent un geste de protestation.

Le sélection qui suit est un hommage à ceux et à celles qui resteront dans nos souvenirs.

Ainsi, l’image forte de ces femmes occidentales tenues de s’accoutrer avant de pénétrer dans l’enceinte de la mosquée des Omeyades à Damas.

Ou cette jeune Jordanienne au regard furtif, mais ouvert et sympathique.

Et d’autres encore, surprises ,  à l’heure du repas ou au milieu des fleurs d’un printemps ensoleillé…..

Une jeunesse peu exubérante, mais, qui n’hésite pas à manifester sa curiosité en questionnant l’étranger pour savoir d’où il vient, et qui n’est pas avare de « Welcome !!! » juvéniles et souriants …..

Mais aussi une foule de femmes en noir, qui rassemblées font penser à des vols de corbeaux silencieux….

( à suivre).


Vent de sable sur Palmyre.


Longue  route monotone pour se diriger vers Palmyre. L’ancienne Tadmor, se trouve au bout de cette route qui traverse un paysage plat, sec et caillouteux, un désert dont l’infinie platitude laisse deviner un horizon de poussière sur lequel se détachent de temps à autres quelques tentes de Bédouins.

Et tout à coup, au loin, une oasis de verdure, inattendue, mais immense. C’est Palmyre dont les palmiers qui furent une de ses grandes richesses lui ont offert leur nom.

Nous ne sommes qu’à mi-Mars, et pourtant, il fait très chaud. Une chaleur sèche aggravée par un vent de sable, qui donne une impression d’irréel au paysage qui soudain nous apparaît.

Les ruines de la ville antique de Tadmor, « émergent » de cet oasis et couvrent une surface impressionnante.

Vieille de plus de quatre mille ans, Tadmor, devenue Palmyre sous les Grecs fut une cité prospère grâce à son dynamisme commercial. « Ville libre, exemptée d’impôts »,, riche de sa palmeraie, cette ville fut opulente et cela se voit.

Illustrant le fait que la Syrie fut longtemps un point de passage obligé sur la route entre l’Orient et l’Occident, Palmyre a connu des vagues successives de conquérants. Dans le désordre, s’y sont succédés les Araméens, les Perses, les Juifs, les Grecs, les Romains, qui lui donnèrent une reine éphémère, Zénobie, les Arabes, et même vers 1401 les Mongols de Tamerlan qui achevèrent de détruire la ville.

Palmyre avait vécu 22 siècles !!!


Dans ces pierres, des civilisations sont nées, ont vécu, ont rayonné grâce à leur richesse et leur raffinement, puis sont mortes.

Les pierres des Temples ont servi à construire des églises, puis les mêmes pierres redevenues ruines, ont servi à construire des mosquées….


Ainsi va le monde……