J’ai deux Zemmours…


….Mohamed et Kaddour….

Les propos tenus par Eric Zemmour dans les médias, ont donné lieu à un déchainement de réactions haineuses, alimentées par les « chiens de garde » de la pensée française, j’entends par là les LICRA, SOS Racisme, et autres prétendus défenseurs des « Droits de l’Homme ».

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L’argumentation de ces ayatolah repose sur une énorme contre vérité, que peu de journaleux ont eu l’imprudence de souligner.

En effet, ce qui est reproché à ce chroniqueur un brin provocateur, c’est d’avoir déclaré sur Canal+, que statistiquement,

« les Français issus de l’immigration sont plus contrôlés que les autres parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c’est un fait. »

Il s’est sans doute trop avancé, puisque faute d’admettre qu’en France on puisse disposer de statistiques « ethniques » pour des raisons fort discutables, son affirmation ne peut se fonder que sur l’observation des réalités, pour laquelle, il suffit de fréquenter les couloirs des Tribunaux, ou mieux encore de se fonder sur l’opinion des visiteurs de prisons.

Ces réalités que , en vertu d’un consensus médiatique largement partagé,( on ne donne jamais le nom des délinquants à la Télévision ou à la Radio, pas plus que l’on ne montre leur visage), on essaye de masquer au bon peuple, pour éviter de le pousser à la colère.

Mais là où nos ayatolah poussent le bouchon un peu trop loin, c’est lorsqu’ils font semblant de faire comme si Zemmour avait dit que « la plupart des Noirs et des Arabes sont des trafiquants », un propos qui, lui, tombe évidemment sous le coup de nos Lois, et qui de surcroît deviendrait une monstrueuse affirmation, laquelle, j’en suis persuadé, n’a jamais effleuré l’esprit de notre chroniqueur. L’escroquerie intellectuelle n’est pas loin…

Monsieur Zemmour !!! Il est interdit d’appeler un chat, un chat !!!! Car les vigiles de la pensée vous accuseront, à coup sûr, de vouloir la mort de tous les chiens !!!!

Vous avez dit Bigeard ???


J’ai dit Bigeard.

Avec une pensée fraternelle pour ce grand soldat.

Hospitalisé depuis plus d’une semaine, le général Marcel Bigeard, 94 ans, est en soins intensifs au CHU Nancy, où il a été transféré depuis l’hôpital de Toul. Il est soigné pour deux phlébites avec complications. Son état inspire de vives inquiétudes. Selon des sources non-médicales, les médecins pourraient accepter son retour à son domicile, s’il souhaite y finir ses jours.

Aux dernières nouvelles, le général va mieux. Nous lui souhaitons un prompt rétablissement…et encore longue vie.

Curieux que Bigeard n’ait pas eu l’idée de demander à être soigné à l’ Hôpital Mustapha, à Alger, avec la protection du Gouvernement algérien….La même dont a bénéficié Bouteflika quand il est venu se faire soigner à Paris, confiant sa survie, avec un courage héroïque (!!!),  au  pays coupable, selon lui, d’un « génocide culturel » en Algérie.

C’est sans doute parce que cette idée était saugrenue ????

Splendeur et mort des grandes civilisations.


Loin du tumulte et des vociférations qui rythment la vie politique française, revenons à ce qui semble éternel, aux sources d’un passé dont nous n’avons, en occident, qu’une connaissance superficielle, et qui pourtant nous serait bien utile pour éclairer le présent et nous aider à comprendre les données complexes d’une situation qui, dans cette partie du monde nous semble si peu rationnelle, et si dangereuse.

C’est ici que se sont produits les premiers chocs entre de grandes civilisations, des chocs dévastateurs, et qui montrent à quel point les grandes civilisations peuvent être fragiles et emportées par le vent de l’Histoire, un vent qui, dans cette partie du monde, souffle parfois très fort…..

En route pour Pétra, ce haut lieu d’une civilisation morte, qui possédait non seulement sa propre langue mais une culture dont le raffinement explose au visage de celui qui a le privilège de visiter ces lieux.

Un détour par la mer Morte ne nous apporte rien si ce n’est la confirmation de l’étrange sensation de flotter sans effort sur une eau, hélas déjà polluée, en tout cas  sur ses rivages Jordaniens…. Il suffit de remuer du bout de son pied la vase, dont certains, persuadés, sans doute de ses effets magiques, s’enduisent le corps, pour avoir un sentiment de nausée, aggravé par la vue des abords de ce plan d’eau morte, où les décharges amènent les détritus divers dont notre époque est submergée, jusqu’à en effleurer les flots….

Selon la Bibliothèque du Voyageur de chez Gallimard,  » il existe peu d’endroits sur terre où la main de Dieu et celle de l’Homme, aient si bien conjugué leurs forces pour défier les siècles. Pétra fait partie de ces lieux de toute éternité. »

Je ne saurais mieux dire ce que l’on ressent, lorsqu’après une marche d’environ 3 Km dans un canyon creusé par la nature, aux couleurs de sang rendues plus vives par la lumière, on débouche , enfin, à la sortie des gorges, sur un spectacle qui coupe le souffle: sculptée dans la falaise, la façade d’un temple, dont l’image a fait le tour du monde et que l’on découvre avec le saisissement et la surprise de se trouver en présence de quelque chose que l’on a l’impression d’avoir toujours connu.

Sous l’oeil vigilant mais sympathique d’un gardien qui semble sorti tout droit d’un album d’images des Légions Arabes de Lawrence d’Arabie, le Temple, creusé dans la roche nous apparaît dans toute sa somptueuse beauté. »Al Khazneh », – le Trésor » – doit son nom à une légende qui veut que le Trésor du Pharaon ait été stocké dans une urne placée au sommet du monument.

Ces façades gravées par les Nabatéens dans le grès rouge de Nubie, ont été découvertes par un explorateur Suisse en 1812, et depuis les chercheurs occidentaux excités par la beauté de ces monuments, ont répertorié pas moins de 800 monuments dans ce périmètre, mais seulement quelques dizaines sont  semblables à celui ci.

Mais il faut avoir de bonnes jambes et marcher beaucoup pour s’en approcher et en savourer la splendeur.

A l’apogée de sa magnificence,( du 1er Siècle avant J-C au 1er Siècle après J-C ), Pétra est renommée dans tout l’Orient pour son système judiciaire, sa monarchie éclairée, son dynamisme commercial et les prouesses de ses architectes et de ses sculpteurs.

Annexée en l’an 106 de notre ère par l’Empereur romain Trajan, le royaume nabatéen continuera à s’épanouir et à rayonner pendant plusieurs centaines d’années avant de décliner après les invasions arabes des VIIème et VIIIème siècles…..

Les plus grandes et les plus belles civilisations sont périssables….


Prestige et rayonnement de la France….


Après une journée épuisante de visites en excursion, retour à l’hôtel,  à Amman, où une fois dans la chambre, je m’affale sur le lit, tout en allumant la Télévision, à la recherche d’une chaîne francophone.

Après être passé rapidement sur les chaînes en Anglais, en Allemand, en Italien, et en langue arabe, émettant du Qatar, d’Arabie saoudite, d’Irak, sans parler des chaînes diffusant en continu du « Allah ou Akbar !!! »,…… je tombe enfin su TV5Monde !!!

Et que propose cette chaîne censée contribuer au rayonnement de la francophonie dans le monde, à une heure de grande écoute ????

Une émission sur la France sous l’occupation allemande, sur les turpitudes des collabos, et  sur les règlements de compte entre factions de résistants rivales à la Libération !!!!

Du réchauffé, car ces histoires-là, j’en suis moi même repu depuis plus de cinquante ans !!!!

On imagine alors, ce que doivent en penser les Arabes égarés dans la francophonie, particulièrement dans cette partie du monde, où la France espère toujours jouer un rôle, et contribuer à la recherche de la Paix !!!!

Vue de loin, un telle émission a quelque chose de révoltant. Comme si la France n’avait pas autre chose à proposer à ceux qui s’intéressent à son Histoire, dans des parties du monde où elle a laissé quelques traces après son passage…..

Itinéraires bibliques.


Un peu comme Monsieur Jourdain faisant de la prose sans le savoir, circuler en Jordanie c’est revisiter la Bible et s’imprégner des paysages que la légende a perpétué dans la mémoire de ceux qui s’intéressent à l’Histoire de notre civilisation , née , précisément, sur les rives du fleuve Jourdain.

Pour visiter les sites archéologiques de cette région, Amman, Capitale de la Jordanie est un point de passage obligé.

Cette ville, qui fut un carrefour de civilisations, concentre toute la diversité historique, culturelle, ethnique et sociale du pays. Sans cachet particulier, en raison de l’uniformité de l’habitat, elle tire son charme de l’accueil bienveillant de ses habitants. Musulmans, Chrétiens, autochtones ou réfugiés palestiniens y vivent en bonne intelligence. Ce qui fait de la Jordanie, une exception en ce Moyen-Orient aux convulsions multiples, qui semble condamné à de féroces luttes entre confessions religieuses ou entre communautés ethniques.

Dans cette ville, une extrême pauvreté côtoie la richesse illustrée, dans les larges avenues qui traversent la ville ,de façon insolente, par le parc automobile dont les énormes 4×4 de marques « haut-de-gamme », rivalisent avec les voitures de marques américaines, japonaises, coréennes, chinoises ou indiennes.

Une voiture de gamme moyenne coûte environ 10.000Euros, alors que le salaire mensuel moyen d’un fonctionnaire avoisine 150 Euros.

On se demande, en conséquence, comment peut-on se payer une voiture quand on n’a que son salaire de fonctionnaire pour vivre. Et pourtant, chacun semble, apparemment, disposer d’un véhicule, les transports en commun étant réduits à leur plus simple expression….

Contrastant avec les paysages du Sud, ceux du Nord d’Amman sont verdoyants. La route qui conduit à Jerash, la « Pompéi de l’Orient », est agréable, bordée d’arbres et de plantations, de champs cultivés ou de pâturages.

Jerash !!! Ville fondée par Alexandre le Grand au IVème siècle avant notre ère, connaîtra son âge d’or au IIème siècle de notre ère.

Un urbanisme grandiose se développe sous la « Pax romana » qui permet au commerce de s’épanouir et aux riches marchands d’investir localement.

Avenues pavées, à grandes colonnades, temples majestueux, vastes agoras, thermes et fontaines, dont la beauté- ou du moins ce qu’il en reste -coupe le souffle.



A son apogée, aux IIème et IIIème siècles, époque de l’âge d’or romain, Jerash abritait une population de 20.000 habitants environ.A partir de 636, la cité tombe sous le contrôle des conquérants musulmans venus d’Arabie. Jerash perd alors son statut de point stratégique sur la route reliant Damas à l’Arabie, coeur de l’islam, au profit de Damas l’omeyyade et de Bagadad l’abbasside.

C’est le début du déclin….

Toutes ces merveilles, laissées à l’abandon, deviendront des ruines que les secousses sismiques et les sables venus du désert engloutiront lentement, jusqu’à l’arrivée des « occidentaux », dont les armées entrainent dans leur sillages, les archéologues et les chercheurs dont la curiosité pour l’orient s’éveille, surtout depuis la campagne égyptienne de Bonaparte et depuis que du haut de ces merveilles ensablées, plus de 20 siècles nous contemplent…..

A suivre…..

Petite parenthèse….


110 interpellations lors d’une manifestation anti-carcérale

LE MONDE.FR | 28.03.10 | 20h46  •  Mis à jour le 28.03.10 | 20h47

Je n’ai pas pu m’empêcher d’imaginer le résultat d’une telle manifestation à …Damas !!!!

« Cent dix personnes ont été interpellées dimanche après-midi à Paris lors d’une manifestation anti-carcérale aux abords de la prison de la Santé, dans le XIVe arrondissement, a-t-on appris de source policière.

Cette « marche contre l’enfermement et en solidarité avec les personnes incarcérées à la prison de la Santé » était une manifestation autorisée, selon la même source. »

J’imagine, d’ici, le sourire cynique de Bechir El Assad, dont l’inévitable portrait vous contemple, à chaque carrefour, sur tous les bâtiments publics, dans tous les hôtels ou les restaurants, dans toutes les boutiques,… partout QUOI !!!

Coucou !!! C’est moi !!!



Me voici de retour. Après « une si longue absence »….

Mon silence ne semble pas avoir été perçu, dans le vacarme des voix de faux-culs qui a, tout au long des semaines qui viennent de s’écouler,  avec un zèle qui ne se dément pas, accompagné les évènements d’une actualité française, qui vue de loin prête à sourire, tant elle paraît déconnectée des réalités du monde qui nous attend.

Prendre de la distance avec cette actualité, et s’immerger dans des cultures qui sont loin de nous être familières, malgré tout ce que nous ont enseigné nos « maîtres », cela fait du bien et cela permet de se « ressourcer », tant il est vrai que le fait de revenir aux sources de notre civilisation, et d’écouter d’autres voix que celles qui nous rabâchent sans relâche , dans une sorte de « prêt à penser », que notre liberté d’expression a atteint de nouvelles limites et que nous devons l’exercer sous haute surveillance….

J’aurai l’occasion de revenir sur ce thème.

Ce voyage, dont je reviens, un peu plus éclairé sur une région où se joue peut-être le sort de notre civilisation, m’a permis de découvrir quelques unes des merveilles de ce monde ( je suis maintenant convaincu qu’elles sont bien plus de sept …) et de me frotter une fois encore à une culture dans laquelle ma jeunesse a baigné jusqu’à ce que je sois parvenu à l’âge adulte.

La découverte de pays que je ne connaissais pas jusqu’ici a été passionnante.

Je n’en avais qu’une image imprécise acquise au fil des secousses qui ont agité cette partie du monde au cours des années qui viennent de s’écouler, et qui n’ont pas fini de nous inquiéter car de nouvelles « répliques » sont encore possibles et risquent encore d’ébranler les équilibres fragiles de ce Proche Orient, si proche et si lointain à la fois.

Quand on est à Amman, capitale de la Jordanie, on n’est séparé des autres capitales telles que Bagdad, Jérusalem, ou Damas, que de quelques petites centaines de kilomètres. La Jordanie a des frontières communes avec Israël, avec l’Arabie Saoudite, l’Irak, la Syrie et …l’Iran n’est pas très loin.

Et pourtant, Amman donne l’impression d’une capitale paisible où l’occidental est accueilli avec courtoisie.

Les villes légendaires de Damas et d’Alep, en Syrie, par contre, dégagent une atmosphère plus inquiétante tant les signes d’une dictature fliquée apparaissent à chaque coin de rue, et même dans les meilleurs hôtels d’étape.

Anecdote: tout voyageur qui passe la porte d’un hôtel, tant en Jordanie qu’en Syrie, doit passer à travers un portique semblable à celui que l’on rencontre dans tous les aéroports, et se soumettre à une fouille au corps.

Ayant subi ce contrôle, alors que des autochtones entraient sans être soumis aux mêmes contrôles, et ayant déclenché un début de panique parce que dans mon sac à dos, rentrant d’une excursion, j’avais un couteau « Opinel » petit modèle juste bon pour éplucher une orange ou couper une pomme, j’ai été tenté de demander des explications, sur la différence de traitement entre deux catégories de voyageurs….Ai-je la tête d’un suspect susceptible d’appartenir à Al Qaida ????

Pour moins que cela, en France, les « belles âmes » se seraient insurgées, et auraient saisi la Halde pour que soit  sanctionnée une discrimination aussi intolérable.Mais pour moins que cela, en Syrie, on peut se retrouver en tôle, sans bénéficier des protections de la « garde à vue »…..

Mais en Jordanie et encore moins en Syrie, la Halde,  cette étrange institution  n’existe pas….Et pourtant, il y a bien quelque chose qui ressemble au « délit de faciès » dans ces pays !!!!

Quand aux tracasseries que subissent les voyageurs « sans-papiers » qui frappent à nos portes, comparées aux contrôles et aux tracasseries auxquels le visiteur doit se soumettre au passage des frontières entre la Jordanie et la Syrie, (et vice et versa…), même lorsque l’on a un passeport en règle et un visa, je ne m’étendrai pas….

Ajouterai-je que, pour avoir, dans le passé,  traîné mes semelles dans quelques unes des parties de ce « Proche Orient, je n’avais pas conservé le souvenir et l’image d’une telle quantité de « femmes corbeaux » dans les paysages urbains. Manifestement, le voile noir est en train de devenir une norme vestimentaire incontournable dans la plupart des pays de cette région.

Un présage auquel les « belles âmes » de nos contrées devraient peut-être réfléchir????


Il est intéressant d’observer les visages de ces femmes croisées dans les rues, dans les souks, et parfois aux terrasses des cafés : certaines semblent se soumettre à cet accoutrement, avec une sorte de jubilation. D’autres semblent, surtout chez les plus jeunes, porter sur le visage, toute la tristesse du monde.

D’autres enfin vous jettent en coin, un regard qui en dit long sur ce qui bouillonne derrière ce voile pudique…..

D’autres signes nous alertent et révèlent le fossé qui se creuse entre cet Orient plein de mystères et l’Occident, dont manifestement les guides ne retiennent dans les commentaires qu’ils réservent aux touristes, que les réminiscences d’un passé encore présent dans les mémoires, qui sans toujours remonter aux croisades, nous rappelle – entre autres – que la présence française a laissé quelques traces (celles des balles qui ont traversé la coupole qui recouvre les souks de Damas )…Quand à Lawrence d’Arabie, il n’est plus, dans les mémoires, qu’un personnage confit dans sa légende.

Alors que les traces d’une longue occupation turque sont présentées comme le témoignage d’un héritage culturel brillant.

Je reviendrai sur d’autres observations et enseignements tirés de ce voyage, mais je m’étendrai beaucoup plus sur la magnificence des sites fabuleux visités tant en Jordanie qu’en Syrie.

La fin des « maîtres ».


Lorsque j’étais enfant, on désignait encore l’Instituteur sous le vocable de « Maître ».

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Le maître était un personnage que l’on craignait et que l’on respectait. Il était celui par lequel on accédait aux savoirs. En commençant par les plus élémentaires :  savoir lire, savoir écrire, savoir compter.

Le Ministère dont il dépendait n’avait pas encore la prétention d’être celui de l’Education, car l’éducation se faisait, en famille, à la maison.

C’était le Ministère de l’Instruction Publique. Car on allait à l’école pour s’instruire, et « pour devenir quelqu’un, plus tard ».

Le maître se postait à l’entrée de la classe, où l’on entrait, vêtus de nos tabliers noir,  dans l’ordre, après s’être « mis en rang » par deux, les petits devant et les grands derrière.

Puis on se plaçait dans l’allée ,debout, à côté de son pupitre, et le maitre entrait le dernier dans la classe. Après avoir lancé un regard circulaire, et bienveillant, il prononçait le : « Asseyez-vous » !!!! Une rafale claquement de banquettes lui répondait, et une fois tous assis, nous attendions, les bras croisés, la phrase rituelle: « sortez vos cahiers »!!!!

Je revois, avec nostalgie, ces cahiers d’écriture, où, entre deux lignes étroites nous devions écrire en respectant  » les pleins et les déliés ». Seules les Majuscules étaient autorisées à sortir du chenal étroit dans lequel l’écriture devait se discipliner.

Les « mauvais élèves  » redoutaient de s’entendre interpeller par la phrase qui faisait battre leur coeur: « Untel, au tableau !!! ».

Par contre les « bons élèves », ceux qui savaient toujours leurs leçons, considéraient le fait ‘être appelé « au tableau » comme une distinction qui allait leur permettre de briller.

L’odeur et la poussière de la craie nous étaient familiers, et chacun de nous était à son tour « de tableau » ce qui signifiait qu’il avait en charge, à la fin de la classe, l’effacement du tableau noir et le réapprovisionnement de la petite boîte de craie, en craie blanche et en craies de couleurs.

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J’ai une reconnaissance infinie envers ces maîtres que j’ai eu la chance d’avoir au cours de mes jeunes années à l’école primaire.

Je les revois encore, toujours « tirés à quatre épingles », selon l’expression favorite de ma mère. Je veux dire par là, qu’ils en imposaient avec leur costume (probablement élimés) et leur cravate, surtout quand on appartenait à un « milieu modeste » ( on ne disait pas encore « défavorisé!!!) où la tenue de travail ne comportait aucune « cravate »..

Plus tard, au Lycée, j’aurai d’autres « maîtres », sur lesquels je pourrais écrire des pages entières et auxquels je dois d’être devenu ce que je suis.

Car je suis, comme beaucoup de ceux de ma génération, un « pur produit de l’école laïque et républicaine ».

C’est pourquoi, ma consternation est immense, lorsque je lis les chroniques d’un ancien professeur, à la retraite aujourd’hui, et qui nous fait part de ses réflexions sur l’école d’aujourd’hui.

A lire sur:

http:/http://criticusleblog.blogspot.com/2010/03/faux-jetons-par-daniel-faivre.html#comment-38270672

La fin des maîtres, ce n’est pas la » libération des esclaves ». Bien au contraire…..

Lorsque je lis ces lignes, tirées du blog cité ci-dessus, je suis attristé, convaincu des jours sombres qui attendent une jeunesse qui n’aura jamais eu de maîtres à respecter, une jeunesse qui n’a plus de repaires, et qui ne se respecte pas elle-même:

A l’Éducation Nationale, la castration sémantique sévit plus encore qu’au PS ou à l’UMP. Ainsi la brutalité, la pornographie, le racket sont-ils des « incivilités ». Le refus de travail, un effet des origines sociales. Les retards ou les absences, des manquements à l’autodiscipline auxquels la Vie Scolaire va remédier. A l’école, on n’affronte jamais, on biaise. On botte en touche. La réalité est déniée.

Exemple, cette collégienne de Bagneux — comment doit-on dire ? Noire ? Vous n’y pensez pas ! Black ? C’est mieux, encore un effort… — d’origine africaine, qui apostrophe son professeur de math, remplaçant d’origine roumaine : « Toi, le Gitan, casse-toi, tu pues ! »

(D’aucuns se féliciteraient de cette langue verte qui n’est pas de bois. Que nenni : le stéréotype de la race qui pue est vieux comme le monde…) Quoiqu’il en soit, en des temps reculés, c’eût été : une baffe et la porte ! Maintenant, le filtre bien-pensant euphémise : l’origine ethnique de l’élève (vous oubliez l’esclavage !), son sexe trop longtemps méprisé (et le machisme ambiant ?), un langage « ado » d’aujourd’hui qu’il ne faut pas prendre au pied de la lettre (et NTM sur Canal Plus ?…) Etc. Résultat : deux jours d’exclusion par la compréhensive principale ! Imaginez le malaise de l’insulté et de ses collègues ?

Et le désespoir des élèves ?

Projetons-nous un instant, par empathie, dans cette classe choquée par la grossièreté de leur camarade et par la douleur, visible, infligée à un homme. Choquée, mais solidaire par la force des choses et par peur des représailles. Les grandes gueules ont toujours des amis caïds. L’univers collégien ressemble très fort au carcéral. La classe, honteuse, fait donc profil bas. Elle attend. Elle espère, secrètement, une réaction d’adulte, une réaction d’autorité. Pas du tout pour punir une « méchante », mais pour qu’eux-mêmes redeviennent élèves, dans une vraie école.

« Désespérables »
Dans une lettre à Monsieur l’Inspecteur, publiée dans Le Monde du 19 avril 2008, les collégiens de Jean-Moulin d’Aubervilliers appelaient au secours et peu importent les fautes :

 

« Des élèves à l’intérieur et à l’extérieur du collège s’amusent à jetter des bouteilles emplies d’acide, des poubelles, des œufs, des tomates… sur les élèves… Interrompre les cours… traînent dans les couloirs… se mettent à crié… bagarres… rackettage… Les conditions de travaille sont désespérables. »

Il y a deux ans, par réaction à la démagogie jeuniste de la gauche, combien de professeurs ont voté Sarkozy comme moi pour répondre à cet appel ?

Rien. L’État fait toujours preuve de non-assistance à enfants en danger.

Jusqu’à quand ?

Daniel Faivre

Terrifiant témoignage sur le présent de l’école.Qui ne suscite que l’angoisse sur l’avenir de ses élèves.

Les « Bleus » broient du noir….


L’équipe de France a reçu une belle leçon de Football, hier soir au stade de France.

Avant le match , les commentateurs de service à TF1, essayaient de nous convaincre de la capacité de l’équipe de France – grâce à son physique (sic) –  de « faire un bon résultat » devant une Espagne qui a tout gagné depuis qu’elle est devenue championne d’Europe,

Nous avons eu la démonstration sans appel de la supériorité d’une équipe qui joue avec de petits gabarits, et qui compense un manque de puissance athlétique dans certains secteurs du jeu, par des qualités de  vitesse d’exécution, de vivacité et d’intelligence.

Tourbillonnants, doués d’un sens lumineux du placement, s’appuyant sur  une technique parfaite, un toucher de balle d’une grande précision, les Espagnols ont « dominé leur sujet », l’ équipe de France ne donnant jamais, sauf dans un court instant en deuxième mi-temps, l’impression qu’elle pouvait revenir au score après avoir encaissé deux buts superbes.

On a pu mesurer ainsi, en une soirée, la différence de niveau qui sépare une grande équipe qui peut légitimement prétendre à figurer dans le tableau final, et une équipe ( mais est-ce bien le terme approprié ???) constituée de prétendues « stars » qui ne brillent que dans leurs clubs respectifs, sans doute motivés par des salaires à faire rougir de honte nos meilleurs PDG, mais peu enthousiastes lorsqu’il s’agit de défendre les couleurs de la France.

L’équipe de France est devenue, sous Domenech, une équipe qui doute, une équipe qui n’ a plus d’autre « identité « que celle que lui confère…. sa couleur. Mais , dans la perspective du mondial, le ciel n’est n’est pas Bleu, il est plutôt sombre. (Oserai-je dire noir ???).

Les « Bleus » de l’ère Domenech sont tombés bien bas, et les sifflets des supporters à l’intention d’un groupe qui, à mes yeux, n’a aucune valeur représentative du football français, sont significatifs: » l’équipe de France » ne fait plus rêver la France. Rien à voir avec celle qui a connu les sommets de la Gloire en 1998.

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Bien pire, elle ne suscite chez nos voisins, – qui n’ont pas oublié ce que fut le football français dans ses années de gloire , que sarcasmes et plaisanteries douteuses, qui ne rehaussent pas le prestige de notre pays.

Thierry Henry, Patrice Evra, Nicolas Anelka et Florent Malouda, le 10 octobre 2009.
Hier soir, le public du stade de France, en connaisseur, sifflait son équipe et saluait
chaque exploit des joueurs espagnols par des « Hollé » admiratifs.

Petite parenthèse : je suis tout de même surpris que les très nombreux fils et petits-fils d’immigrés espagnols vivant en France ne se soient pas rassemblés sur les Champs Elysées et sur les grandes artères des villes de province, pour manifester leur joie, en brûlant quelques bagnoles et en saccageant quelques vitrines….

Question d’éducation…. ou de culture, sans doute ????

Les « Chevaliers du Ciel  » ( suite…)


Pour revenir sur le propos de l’un de mes récents billets, je m’interroge sur les conditions salariales et le statut en béton de nos « contrôleurs du ciel », censés avoir pour contrepartie un niveau de compétence et de responsabilités hors normes, surtout depuis ce matin.

En effet, France Inter,ma radio blablablabla préférée, m’apprend qu’à New york, un enfant de 7 ans ( !!!), prenant place à un poste de contrôleur tenu habituellement par son père a dirigé et contrôlé le décollage de trois avions, comme en témoignent les enregistrements entendus sur cette radio. Dans la même journée, j’apprends qu’un cas identique s’est produit,  une fillette de 12 ans ayant également dirigé les manoeuvres de plusieurs avions.

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« L’incident impliquerait les deux enfants d’un responsable de la tour de contrôle de l’aéroport JFK, a précisé l’Autorité de l’aviation civile américaine (FAA).

Le premier incident remonte au 16 février. Dans des échanges radio diffusés par la chaîne de télévision locale Fox-Boston, on entend un garçon, qui aurait 7 à 10 ans, donner l’autorisation de décoller à des pilotes. Il semble qu’un adulte se trouve auprès de lui. « JetBlue 171, contact pour décollage », déclare le garçon auquel le pilote répond en disant: « Prêt au décollage JetBlue 171, bon travail. » On entendra par la suite un adulte dire: « Voilà ce qui se passe lorsque les enfants ne sont pas à l’école. » C’est ainsi que l’enfant a fait décoller trois avions: le vol Jet Blue 171 à destination de Sacramento (Californie, ouest), le vol Aero Mexico 403 à destination de Mexico, et le vol Jet Blue 195 à destination de Las Vegas (Nevada). « AMex contact départ, Adios! » s’exclame l’enfant. Une femme, pilote ou co-pilote, lui répond « Adios! » De plus en plus amusé, l’enfant lance un « La voie est libre, Adios Amigos! » aux pilotes du dernier vol, à destination de Las Vegas.

Un second incident similaire, survenu le 17 février, fait l’objet d’une enquête. Il implique cette fois une petite fille, qui a parlé aux pilotes d’un avion de JetBlue et d’un autre d’American Airlines. Ces expériences se sont déroulées durant les vacances scolaires. »

Ce qu’un enfant de 7 ans et une fillette sont sensés pouvoir faire, ne nécessite pas une haute qualification professionnelle . Celle revendiquée par nos « Chevaliers du Ciel », pour justifier un statut d’exception, paraît disproportionnée.

Cet épisode comique, mais qui aurait pu très vite devenir tragique, devrait inciter les hôtes de nos tours de contrôle à plus de pudeur et de modestie.

Non ????