Clearstream: de la frime!!!


Il fallait s’y attendre.

Comme prévu « l’affaire Clearstream » prend le relai du vacarme médiatique provoqué par l’humour équivoque de notre Horteboutefeux national, vacarme opportunément amplifié dans le but de couvrir le bruit des vagues soulevées par la révélation des tripatouillages électoraux du Parti Socialiste.

Les médias, en panne d’inspiration et incapables de remplir correctement leur fonction d’information et de pédagogie à propos des vrais problèmes qui se posent à la planète,- surpopulation face à une menace d’épuisement de ressources vitales, impossibilité de maîtriser les flux migratoires qui menacent la cohesion et l’ identité nationales, émergence de puissances économiques dont les choix de société sont différents des nôtres et qui, grâce à cela rattrapent leur retard dans leur développement et accèdent à une vitesse vertigineuse à une redoutable compétitivité qui peu à peu met à genoux des pans entiers de nos industries…… etc… – les médias, donc se précipitent avec des comportements « panurgiens » dans le marigot de cette affaire aux relents nauséabonds, dans laquelle le « citoyen moyen » a du mal à comprendre « qui a manipulé qui « .

Ce prétendu scandale n’est rien moins que la carricature d’un scénario de bandes dessinées, dans lequel des comploteurs de café du commerce se sont mis dans l’idée, tels des Pieds Nickelés, de traîner dans la boue quelques grands noms de la politique et quelques « peoples » choisis au hasard pour « habiller » leur combinaison et lui donner une apparence de vraisemblance.

Dès le départ, il est clair, pour tout banquier un tant soit peu informé du fonctionnement des circuits financiers internationaux, que Clearstream, organe de compensation des flux interbancaires situé au Luxembourg, n’héberge pas de comptes de particuliers. L’évocation de comptes ouverts au nom de personnalités diverses, sur lesquels auraient été versées des commissions de marchés d’armement, n’a donc jamais reposé que sur du vent. De surcroît, un examen superficiel des noms cités (dont celui du mannequin Laetitia Casta et la chanteuse pour adolescents Alizée) suffit à convaincre de la fumisterie.

Comment, donc, un politicien de haut vol, connu pour son talent et sa compétence, sorti des plus hautes écoles de la République a-t-il pu se laisser embarquer dans une telle affaire ????

C’est ce que le déroulement du procès qui vient de s’ouvrir devrait nous révéler. En même temps qu’il devrait nous éclairer sur les moeurs d’une République de plus en plus « bananière », dans laquelle la « peau de banane » est devenue, avec l’aide de médias complaisants, un des instruments du combat politique. 

Mais pour le grand public, il est clair que notre Galouzeau de Villepin, obsédé par sa haine et son mépris pour celui qui, malgré sa « petite taille » lui faisait de l’ombre, a cru voir dans l’évocation de l’existence de ce listing de comptes, bidonné par des faussaires de basse extraction, et dans la présence sur ce listing, du nom de celui qui hantait ses nuits blanches, une extraordinaire occasion de lui accrocher une casserole aux fesses.

Car si le sieur Galouzeau de Villepin se plaint aujourd’hui de « l’acharnement » de celui dont il avait fait son rival, la classe politique n’ignore pas qu’il est à l’origine de bien des rumeurs qui ont circulé sur notre « Napoléon au petit pied », auquel aucune attaque personnelle n’a été épargnée, au cours de son ascension vers les sommets de l’Etat.

C’est pourquoi, il est presque tragiquement comique de le voir dans les couloirs du Palais de Justice, se livrer à une pantomine destinée à tenter de convaincre une horde de journaleux avides de sensationnel, du fait qu’il est la victime de cette machination à deux balles.

Ce « Talleyrand » comme certains journaleux, impressionnés par sa verve et ses talents de brêteur, l’ont surnommé, aurait pu reprendre à son compte cette citation de Talleyrand (le vrai ): »En politique, ce qui est cru devient plus important que ce qui est vrai« .

 

Il aurait probablement inspiré à Napoléon ( le vrai ) la réplique célèbre : « vous êtes de la merde dans un bas de soie ». De même qu’on imagine le dialogue entre ces deux personnages de bande dessinée historique. L’un traitant l’autre de « comédiante » et l’autre répliquant « tragédiante »…..

Il me vient à l’esprit cette citation de Stendhal:  » Les petits mérites seuls peuvent aimer le mensonge qui leur est favorable; plus la vérité tout entière sera connue, plus Napoléon sera grand ». (Préface de « Mémoires sur Napoléon » ).

Que Sarkozy ne desespère pas: il peut encore gagner quelques centimètres à la faveur de ce procès.

 Cela lui évitera peut-être de porter des talonnettes !!!

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