Tolérance


http://www.youtube.com/watch?v=VYDuSptRR00&feature=player_embedded

Un ami belge me transmet l’URL une vidéo publiée sur Youtube, qui ne surprendra pas les habitués de mon Blog. Ce reportage a été publié sur la Chaîne allemande DW. Il a soulevé, en Belgique, une polémique, une de plus, mais qui ne change rien au fond des choses : l’islam s’installe en Europe et peu à peu infiltre les pays les plus ouverts, donc les plus vulnérables à son emprise, en y faisant progressivement régner sa Loi.

Le site de Youtube publie d’ailleurs un certain nombre de séquences vidéo assez significatives de ce problème.

De quel côté se trouve l’intolérance ?????

Bataille d’Alger


L’émission d’Arlette Chabot sur France 2, consacrée hier soir,  à Dominique Strauss-Kahn,- excellent dans son numéro de « patron du FMI » éloigné des gesticulations de la politique française -, était suivie par un documentaire sur la Bataille d’Alger.

Superficiel, mais avec un souci évident de rétablir une balance plus juste entre les crimes commis de part et d’autre, n’hésitant pas à montrer des images d’horreur jusqu’ici jamais vues à la télévision française, et malgré quelques erreurs grossières, ce documentaire était néanmoins intéressant.

Il montrait, notamment, comment des Français du Parti Communiste tels que Yveton ou Danielle Mine, aveuglés et ivres d’idéologie, ont pu devenir les complices de assassins poseurs de bombes et participer au massacre d’autres Français.

 Je me suis souvenu de cas semblables, pendant la guerre d’Indochine, lorsque des « zintellectuels » communistes ont pu devenir des tortionnaires de soldats français dans des camps de prisonniers, puis rentrer en France pour y terminer tranquilement leurs jours et même pour l’un d’entre eux, retrouver un poste dans l’Education Nationale….

Nous avons revu Germaine Tillon, pourtant pas suspecte de complicité avec le « colonialisme », traitant d’assassins les poseurs de bombes de la Casbah, obligeant le terroriste Yacef Saadi à reconnaître qu’il fut, en effet, un assassin de victimes innocentes.

 Nous avons vu ces femmes françaises, dont une Institutrice communiste, complices des poseurs de bombes évoquant, en toute sérénité et en toute bonne conscience, leurs exploits meurtriers. Et pourquoi pas …???  puisque certaines d’entre elles sont aujourd’hui honorées dans certaines municipalités communistes en France:

                                                     Provocation-a-saint-ouen2

 Nous avons réentendu le Général Massu parler de cette époque douloureuse qui a fait que des héros sont devenus des tortionnaires et que des assassins sont encore aujourd’hui des héros….Nous avons entendu un officier français rendre hommage au courage de Ben Mihdi, alors chef du FLN pour la Willaya d’Alger, et révéler qu’il lui fit rendre les honneurs avant de le confier à ceux qui allaient le conduire à la mort.

Comment ne pas rappeler qu’à l’époque où le Parti Communiste français avait du sang de Français sur les mains au nom du combat contre le « colonialisme » de la France, la Russie Soviétique de Staline régnait par une terreur sanglante sur un empire colonial qui ne s’effondra qu’après la chute du mur de Berlin….

 Mais les  » zintellectuels » français n’étaient pas au courant …..

Le Spectateur Engagé (le vrai).


Il s’agit de Raymond Aron, bien évidemment qui demeure, longtemps après sa mort, l’un des « maîtres à penser » de la génération libérale d’aujourd’hui..

 Aron appartient à une génération intellectuelle marquée par deux guerres mondiales et par l’opposition entre capitalisme et socialisme. Réfractaire aux emballements de sa génération qui s’est enflammée pour les idéologies et fut tour à tour socialiste, pacifiste, surréaliste, existentialiste, marxiste, structuraliste, etc. Aron, lui, est toujours resté un sceptique.

                           

 C’était un libéral, mais pas un doctrinaire, ni un prophète du libéralisme idéologique. L’esprit de système lui est étranger, c’est là une ligne directrice de sa pensée. Sa philosophie de l’histoire repose sur un double refus : celui d’un historicisme qui enferme l’histoire et la société dans des lois implacables ( le fameux « sens de l’Histoire cher aux marxistes ), et celui, symétrique, d’une vision désincarnée de l’être humain, dont il défend l’instinct de liberté, et récuse les tentations d’asservissement intellectuel.

Lisez ou relisez Raymond Aron. C’est bon pour la santé de l’esprit, en ces temps de retour aux délires idéologiques.

Les « Sectateurs enragés »font un bide.


Martine, pensant probablement damer le pion à sa copine Bécassine qui en d’autres circonstances remplissait le Zénith d’une foule délirante d’enthousiasme pour son « one woman show »,  a présenté cette semaine, devant un auditoire parsemé et perplexe un « Livre noir sur les libertés publiques ». Tellement parsemé que Martine n’a pu faire autrement que de faire amende honorable, en évoquant la faible participation des militants à cette initiative, destinée, entre autres à remplir les Caisses du Parti Socialiste, puisque ce « Livre Noir » était vendu pour la modique somme de 5 Euros….

Ce pamphlet était censé dresser le bilan exhaustif de la « politique liberticide » de Nicolas Sarkozy. Avec comme sous-titre  » La France en libertés surveillées », cet ouvrage collectif coordonné par Marie-Pierre de la Gontrie, secrétaire nationale du PS “aux libertés publiques et à la justice”, se présente sous la forme d’un abécédaire composé de 89 mots-clés – de A comme ADN à Z comme Zones d’attente).

Le sectarisme transpire de tous ces mots, dans des « définitions » qui sont un amalgame de faits réels enrobés de contre-vérités.

 Le portrait du président en apprenti dictateur, menaçant nos libertés et mettant en danger les fondements de notre République sert de fil conducteur à cet ouvrage que seuls des esprits parvenus au dernier degré du sectarisme sont en mseure de lui accorder une once de crédibilité.

On est sidéré de voir à quel point la gauche est devenue incapable d’affronter avec des arguments et des propositions sérieuses le « sarkozysme idéologique », et de s’opposer à  ce qu’il a de novateur à droite . Cet évitement du réel, et donc du choc politique frontal, signe une incapacité à trouver d’autres angles que ceux de l’attaque personnelle, la dérision vis à vis du comportement d’un personnage, qui, il faut bien le dire prête trop souvent le flan à la carricature.

A l’occasion de ce meeting du Zenith, la direction du PS a dû faire face aux attaques de Manuel Valls contre une manifestation jugée proche du « kitsch ». Dans un texte diffusé dès samedi sur son blog, le maire d’Evry estime que l’argumentaire du PS contre les atteintes aux libertés hésite « entre le gauchisme infantile et l’anti-sarkozysme obsessionnel« . ( Lemonde.fr de ce soir ). 

Mais au fait. Qui pourrait sérieusement croire que les « libertés publiques » sont réellement menacées en France ???? Mis à part, bien évidemment, ceux qui se servent des « libertés publiques » à des fins peu avouables…..

FMI figue, mi raisin….


Lu sur « lemonde.fr » de ce soir:

« Le FMI presse les pays du G20 de faire plus pour la relance.

Les socialistes européens demandent plus de relance. »

Le FMI serait-il désormais « sous influence » socialiste ????

Pardon : c’est une blague !!! 

Je m’en Footisme…..


Ayant pratiqué le football jusqu’à l’approche de mes trente ans, j’ai toujours suivi avec passion, les compétitions dans ce sport “populaire”.
Mais depuis quelques temps, je dois avouer que je m’en détache,et qu’il m’inspire de moins en moins de passion.
Est-ce parce que l’intrusion de l’argent facile est venue polluer l’esprit sportif dans le comportement d’une génération de joueurs ???? Est-ce parce-que notre championnat perd de son intérêt du fait de l’expatriation des joueurs de talent attirés par des contrats mirobolants sur le plan financier ???
 Est-ce parce-que notre équipe “nationale” souffle sur ses supporters le chaud et le froid, et ne me paraît pas représentative du foot français ????
Est-ce parce que le public des stades n’est plus ce qu’il était et que les tribunes sont devenues, le plus souvent un lieu d’affrontement entre communautés, entre groupes d’extêmistes et de casseurs, ou entre “quartiers” ????Est-ce que….
Pendant très longtemps, je me suis désintéressé du Rugby, que je considérais , à tort, comme un sport brutal, aux règles compliquées.
L’ échec récent de l’équipe nationale devant l’Angleterre,malgré la déception de la performance d’une équipe de France jouant en dessous de ses moyens, m’a permis d’assister à des affrontements virils et passionnants. J’ai pu admirer l’engagement de l’ équipe d’Angleterre en faveur de la nation qu’elles représente, l’élégance des vainqueurs, la sportivité des vaincus, la qualité de l’arbitrage jamais contesté, faisant appel à la vidéo dés qu’un doute apparaît.
 j’ai pu m’émerveiller de la chaleur des publics, quelle que soit leur nationalité, et la ferveur sympathique qui s’exprimait chaque fois que les hymnes nationaux retentissaient, aussi bien dans les équipes que dans les tribunes…..
Le rugby est en train de devenir, pour moi, et, j’en suis convaincu, pour beaucoup de gens, un sport de référence.
Je me souviens de ce que me disait mon père, qui pourtant m’a initié au foot en m’amenant au stade tous les dimanches: “le foot est un sport de gentlemen, souvent pratiqué par des voyous, alors que le rugby est un sport de voyous et de chiffonniers, pratiqué par des gentlemen” !!!!!!!

J’étais alors navré de l’entendre, et pourtant……

Parisot , Besancenot , même combat ???


                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                            Le leader de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) Olivier Besancenot s'exprime lors d'un meeting à la Mutualité, le 22 novembre 2007 à Paris.  | AFP/FRANCOIS GUILLOT

                        Etonnant mimétisme gestuel ???

 Avec ces deux zozos là , la France n’est pas sortie…de la crise !!!!

« Ya d’la révolution dans l’air »……

Voltairien, je suis toujours !!!


Retour à Voltaire….

Calpe le 18 Mars 2009

Au cours d’une conversation sympathique, autour d’une excellente bière (belge) bien fraîche, un ami, qui de temps à autres, fréquente les pages de mon blog, se demandait l’autre soir ce qui me poussait à être aussi ironiquement provocateur, avec un soupçon de parti pris vachard et provocateur dans mes propos concernant « la Gauche ». Je m’en suis tiré par une boutade, qui m’a épargné d’avoir à en dire plus long sur moi même….
Mais, de retour chez moi, cette conversation a continué à m’occuper l’esprit, m’empêchant de m’endormir de mon sommeil de plomb, comme chaque soir.
Quelques scènes de mes jeunes années me sont revenues à la mémoire.
Lycée Bugeaud, à Alger, en 1948. Classe de seconde C. Le “prof de lettres”, un dénommé Poupon,- ce qui, déjà, m’incitait à la moquerie facile – était un communiste déclaré ( à l’époque ils ne rasaient pas les murs ), qui avait ses “chouchous” , dans une classe d’élèves issus en majorité du quartier populaire de Bab-el-Oued, qui lui rendaient l’estime dans laquelle il les tenait, en acceptant, après les classes, d’aller vendre dans les rues quelques exemplaires du journal communiste “Alger Républicain”. Ce à quoi, bien entendu, je m’étais toujours refusé , et ce qui ne plaidait pas en ma faveur.
Dans le programme de littérature , Rousseau, Voltaire et les “écrivains des Lumières” occupaient une place importante.
Une discussion avait eu lieu dans la classe, “modérée” par notre professeur, sur l’influence exercée par J-J. Rousseau sur les “idéaux” de la Révolution française, discussion au cours de laquelle je m’étais signalé, aux yeux du prof mais aussi de certains de mes camarades par des propos ironiques ( déjà) sur ce que je considérais comme des niaiseries dans une “oeuvre majeure” de cet écrivain, ” La Nouvelle Héloïse”. En rajoutant une couche – c’était déjà dans mes travers – je m’étais laissé aller à quelques considérations imprudentes sur “le Contrat Social”, reprenant certaines opinions que j’avais rencontrées dans mes lectures, qui faisaient de ce “Contrat Sociall’inspirateur des guillotineurs de la Révolution.Bref, à cet âge là,( j’avais quinze ans !!!) je manquais à l’évidence, de diplomatie et pardessus tout d’opportunisme .
Quelques semaines plus tard, ce professeur – qui était au demeurant, un excellent professeur – nous invite à traiter, dans une dissertation, un sujet classique en classe de lettres, dont je ne me rappelle plus les termes exacts, mais qui consistait à opposer, sur le plan littéraire et dans le domaine de leur influence respective sur les idées de leur époque, notre Jean-Jacques Rousseau et Voltaire.
Je n’ai jamais pu prendre au sérieux les “Rêveries d’un Promeneur Solitaire”. Rousseau, c’était déjà pour moi, quelqu’un qui, cherchant à échapper au monde réel, inventait un monde de rêve, qui pouvait devenir dangereux, car évoqué sur un ton péremptoire, “suggérant une passion glaciale, celle des prophètes des lendemains qui chantentqui annonce déjà le ton des fêtes révolutionnaires et le culte de l’Être Suprême, qui sera la nation ou le genre humain” ( Paul Guth ).

Je ne pouvais viscéralement pas accepter l’idée que “Les bonnes institutions sociales sont celles qui savent le mieux dénaturer l’homme, lui ôter son existence absolue pour lui en donner une relative, et transporter le moi dans l’unité commune; en sorte que chaque particulier ne se croie plus un, mais partie de l’unité, et ne soit plus sensible que dans le tout“.( Emile ou l’Education, Livre I ). Ou encore : “ Ces deux mots patrie et citoyen doivent être effacés des langues modernes”.(Ibid.).

Par contre, j’étais fasciné par le personnage de Voltaire. Ce petit bonhomme, qui encore jeune avait déjà un visage de vieux, fils de petit bourgeois qui terminera sa vie comme milliardaire grâce à son sens des affaires, au caractère retors, intrigant que les Cours royales européennes de l’époque se disputaient, qui fut embastillé pour ses idées subversives, m’intriguait depuis que j’avais lu qu’il ponctuait toutes ses correspondances de la formule “écrasons l’infâme”, c’est à dire l’intolérance en général et la religion catholique en particulier, mais qu’il épargnait de l’écrasement, les Jésuites, ses maîtres, à qui il devait d’avoir appris le latin.
Certes, je n’ignorais pas le cynisme du personnage, de même que son esprit caustique. Son Zadig, au parfum de souffre, m’arrachait des fous rires, et la lecture de son Mahomet , qui aujourd’hui serait voué à la censure du “politiquement correct”, m’ouvrait les yeux sur ce que je pouvais vérifier autour de moi, car j’ai grandi entouré de copains algériens plus ou moins pratiquants de l’Islam…
Voltaire c’était déjà pour moi, une sorte de propagandiste de la raison, de la tolérance, de l’antifanatisme religieux ou idéologique.
Sur la fin de sa vie, Voltaire ( seul grand écrivain français à avoir donné son nom à un fauteuil !!! ) est assez riche et assez puissant pour mettre sa notoriété au service de ceux qu’il considère comme des opprimés. Il se lance dans des campagnes en faveur de ceux qui comme le protestant Calas qui sera exécuté sans preuve pour avoir , selon ses juges assassiné son fils, ou comme Sirven, autre protestant accusé d’avoir tué sa fille qui, en fait , s’est suicidée, ou le Chevalier de La Barre roué pour avoir chanté des chansons impies et d’autres encore….
Tout cela, et bien d’autres arguments, oubliés depuis, se retrouveront dans ma dissertation.
La semaine suivante, le professeur “rend les copies”. Habituellement, il demande à l’un des “bons” élèves situés au premier rang de les distribuer , mais ce jour là, il procède lui même à cette distribution, émettant un commentaire pour chaque destinataire, parfois élogieux et le plus souvent critique, soit sur la forme ( les fautes d’ortographe le rendaient hystérique ), soit sur le fond.
Je suis le dernier à recevoir ma copie, et j’ai alors droit, avant de l’avoir entre les mains, à un traitement de faveur: Poupon se lance dans une séance de décortication de ma dissertation, accompagnée de la lecture de certains passages agrémentés de commentaires ironiques , dont certains provoquent ( c’était son but ) l’hilarité générale de la classe. Ma note, un 5 , “par protection”, est la plus basse de toutes.
 Je suis alors invité, cette lecture achevée, à “passer au tableau”, et à me soumettre au crible des questions émanant d’une partie de mes condisciples, manifestement choisis parmi ceux qui s’étaient montrés inconditionellement “Rousseauistes”.
Les questions, habilement “orientées” par le professeur, s’écartent peu à peu des aspects littéraires du sujet pour dériver vers les considérations philosophico-politiques.
 J’avais donc pris, sans aucune arrière pensée “politique”, et par simple penchant pour la dérision, la défense “d’un bourgeois cynique qui a bâti sa fortune en courtisant les Grands de l’époque”, d’un affairiste sans scrupule, un privilégié qui entre à dix ans au Collège Louis-le-Grand, antichambre du Panthéon des lettres, un “prétendu historien” qui fait l’éloge de Louis XIV et du despotisme éclairé, etc…..Tout ceci, au détriment d’un de nos plus grands philosophes,une grande âme, l’un des inspirateurs des idées les plus généreuses de la Révolution, celui qui inspirera des générations de penseurs et d’éducateurs grâce à l’Emile, son oeuvre majeure qui préfigure jusqu’à aujourd’hui, les théories de générations de “pédagogues”. Celui qui dans le Contrat Social jette les bases d’une Société nouvelle dans laquelle “…..chacun de nous met en commun sa personne et toute sa puissance sous la suprême direction de la volonté générale; et nous recevons encore chaque membre comme partie indivisible du tout….” 
Je défends, seul contre presque tous, l’idée que cette conception de la Société asservit l’Homme. Une fois qu’il s’est fondu dans le tout, il n’existe plus en tant que personne. Le tout, c’est à dire le Parti ou l’Etat, peut tout sur l’individu, qui lui a délégué ses pouvoirs. Toute désobéissance au Parti ou à la loi, est punie de mort civile quand ça n’est pas de mort tout court. La voie est ouverte aux Saint-Just, aux Robespierre, et à tous les idéologues révolutionnaires qui leur ont succédé dans d’utopiques et sanglantes entreprises . A cette époque je n’aurais pas pu invoquer Staline, car nos communistes, même en Algérie le considéraient encore comme un demi-Dieu!!!!
Je suis dans la situation de celui qui doit se défendre, se justifier devant une sorte de “tribunal populaire”. Les questions fusent, agressives, provocantes, ignorant mes réponses, comme si la chose était jugée d’avance….
La discussion, accusatoire, se poursuivra dans la cour de récréation, sous le regard ironique de Poupon.
J’avais quinze ans, je le répète, et cela m’a marqué à vie.
Je venais de faire connaissance avec le sectarisme, l’intolérance, la même que celle dénoncée par Voltaire, moi qui avais faite mienne la  phrase célèbre qu’on lui attribue :“je ne partage pas vos idées, mais je serais prêt à donner ma vie pour que vous puissiez les défendre” !!!!

(En somme, j’ai fait l’expérience,- à une échelle bien modeste, je le reconnais- de ce qu’étaient “les procès staliniens” de la même époque. On comprendra mieux, après cela, ma férocité gouailleuse à l’égard de toute manifestation d’intolérance et de sectarisme, de toute entreprise de “diabolisation”, ma suspicion à l’égard des idéologies de tout poil et des systèmes de pensée en “prêt à porter”).

Deux ans plus tard, en classe de Math-Elem, un professeur de Philo, du nom de Alavoine, projettera sur mon univers intellectuel, un rayon lumineux.
 A cette époque, je n’étais absolument pas vraiment ”politisé”, et j’ignorais vraiment ce qu’était la Droite tout autant que ce que représentait la Gauche. J’avais appris, avec scepticisme et quelques doutes, les “bienfaits” de la Révolution ( que je voyais comme une tache de sang sur mon manuel d’Histoire ), et je savais que des “réactionnaires” tapis dans l’ombre combattaient les idées de progrès….A cette époque on apprenait encore par coeur, les résumés en bas de page de nos livres d’Histoire…..
Au tournant d’un cours de Morale ( car à cette époque on étudiait encore “la Morale” en classe de Philo), Monsieur Alavoine prononce une phrase, que je transcris dans mes notes et qui restera gravée dans ma mémoire d’adolescent:
“Un Homme de Gauche, c’est quelqu’un qui croit que l’Homme naît bon, mais que c’est la Société qui le corrompt. D’où, pour l’Homme de Gauche, la nécessité de lutter sans cesse pour “changer la Société”. Faute de pouvoir s’adapter à la Société dans laquelle il vit, l’homme de Gauche persuadé de sa bonté ne rêve que de bouleverser l’ordre établi.
L’homme de Droite, au contraire, croit que l’homme est naturellement et fondamentalement mauvais ( sans doute parcequ’il est marqué par le” pêché originel ” ??? ) et qu’il est de sa responsabilité individuelle d’effectuer un travail sur lui même, et de s’élever, pour apporter sa contribution au progrès de la Société, et en faire respecter les Lois. Entre le Progrès et le désordre, l’homme de Droite choisit l’Ordre”.

Merci Monsieur Alavoine !!!!

A partir de là, j’eus presque tout compris. Je n’avais alors que dix sept ans. Ces deux définitions, constituent, plus de 60 ans après, ma “grille de lecture” de la vie politique, en France et partout ailleurs où ma vie professionnelle m’a conduit…..

Ma reconnaissance à l’égard de Mr Alavoine et celle envers Mr Poupon restent immenses et intactes.

Décolonisation des Antilles.


*  51% des Français de métropole sont favorables à l’indépendance, selon un sondage « Opinion Way-Le Figaro Magazine. »

Un sondage qui dérange, en métropole comme aux Antilles. Alors que la grève générale en Guadeloupe vient de prendre fin, le sondage OpinionWay paru samedi dans Le Figaro Magazine donne une nouvelle dimension à ce conflit.

 À une courte majorité (51%), les Métropolitains se déclarent en effet favorables à l’indépendance de la Guadeloupe. Les résultats sont encore plus nets auprès des électeurs de Nicolas Sarkozy au premier tour de l’élection présidentielle qui se prononcent à 58% en faveur de la sécession.

À l’inverse, les habitants de la Guadeloupe sont très majoritairement attachés à la France avec plus de 80% d’opinions défavorables sur le sujet.Cela n’étonnera personne !!!!

  D’après des chiffres publiés par l’Insee, Le taux de chômage en Guadeloupe est de 26 %, contre 9,6% en métropole, et la moitié des chômeurs en Guadeloupe sont de très longue durée (3 ans et plus). Par ailleurs, le nombre de Rmistes a doublé en Guadeloupe entre 1989 et 2003. Avec 67 400 personnes couvertes, c’est 15 % de la population guadeloupéenne qui est concernée par cette prestation. Pour la moitié des Rmistes, cette situation dure depuis plus de 3 ans. Actuellement, 6 600 nouvelles personnes accèdent chaque année à cette prestation !

Les RMistes ne sont pas à la veille de demander l’indépendance de l’île !!!! Mr Domota a agité, prudemment et à demi-mot, cette menace comme un chiffon rouge, sans être sûr d’être suivi par la majorité de la population, car il existe heureusement des Guadeloupéens qui, tout en étant frustrés, à juste titre, par une situation post-coloniale qui perdure depuis la « départementalisation », ont conscience des avantages que leur procure l’appartenance de la Guadeloupe à la République.

 À noter que l’héritage colonial et la ségrégation ne sont perçus comme cause essentielle des troubles aux Antilles que par 13% des habitants de l’Hexagone. Les Antillais seraient, eux, deux fois moins nombreux (5%) à y voir les raisons de l’embrasement social actuel. Les propositions du gouvernement pour sortir du conflit sont-elles adaptées ? 47% des Métropolitains les jugent insuffisantes, une proportion qui grimpe à 66% chez les Caribéens.

Tout cela montre bien que les Antillais ont réussi un bon coup, à court terme, en ponctionnant une fois de plus le budget de la nation, lui faisant ainsi payer ses négligences quant à « l’héritage colonial »….

        

A long terme, c’est moins sûr. Car il y aura de plus en plus de gens qui, dans l’hexagone, considèreront que tout cela, c’est bien cher payé pour permettre à quelques amateurs d’exotisme, d’aller passer des vacances « dans les îles ». D’autant que les îles voisines, où les Français sont bien mieux accueillis qu’en Gadeloupe, ne manquent pas….

Tontonmacoutisme.


Décidément, je n’aurais jamais osé croire, sauf dans un cauchemar frôlant le délire ( cf. mon avant-dernier billet ), que la République aurait, sans réagir énergiquement, laissé se développer dans ses îles lointaines, des agissements contraires aux principes les plus élémentaires d’un Etat de Droit.

Ainsi donc, les entreprises qui, en Guadeloupe, refusent de signer des accords qui voueraient un grand nombre d’entre elles à une mort certaine sont soumises à une pression insupportable, à des menaces physiques et doivent faire face dans certains cas à des actes de violence sur lesquels les médias ont choisi de rester discrets. Ce qui attend au mieux les entrepreneurs qui refusent de se plier à ces pressions, c’est d’avoir à quitter l’île.

Le « leader » du mouvement contestataire dispose de brigades d’intimidation, qu’il actionne sur un simple coup de téléphone, et qui à tout moment, sont en mesure de « faire entendre raison » aux commerçants réfractaires. Au regard des Lois Républicaines il s’agit de méthodes inacceptables.

                     

A quand les « brigades de patrons » qui iront casser du syndicaliste quand une organisation syndicale refusera de signer un accord ou une convention ????

 Ces dérives laissent mal augurer de l’avenir des Caraïbes françaises, qui se laissent glisser sur une pente qui, à terme, les conduira vers une dissolution du lien avec la France.

On peut craindre pour elles, une évolution qui, les conduisant à un statut qui, les « délivrant » de la tutelle de la « métropole », les livrera, comme ce fut le cas dans certaines îles voisines à des forces incontrôlables capables de se livrer à tous les excès, au nom de la « défense des intérêts du Peuple Noir », contre la domination de ceux qui ne le sont pas.

Les Caraïbes françaises ont déja leurs « tontonmacoutes ». Il ne leur manque plus qu’à se doter d’un Duvalier.

Le silence du gouvernement sur ces méthodes est extrêmement gênant.

 Certes, il ne s’agit pas de jeter de l’huile sur le feu, mais de rappeler que ces îles sont encore et pour l’heure, des départements français, et que les Lois de la République s’y appliquent encore jusqu’à nouvel ordre, quelle que soit la légitimité de certaines des revendications de ce mouvement insurrectionnel.