Lectures d’été….et les réflexions qu’elles inspirent.


 L’actualité semble se mettre en sommeil, seulement réveillée  par quelques soubresauts dûs à l’agitation suscitée, sur les plages de la Méditerranée, par l’apparition ( annoncée ) d’un nouvel accoutrement pour les femmes musulmanes qui vont à la baignade. Enveloppées dans leur « burkini », décidées à ce que l’on sache qu’elles sont musulmanes, et tout aussi décidées à user de leur statut victimaire favori, elles se lamentent, une fois de plus, d’être les cibles de la « stigmatisation » d’une société « xénophobe »et insensible à l’élégance de cette mode qui nous vient du fin fond de l’Arabie….

Face à cette nouvelle provocation d’un islam qui, sournoisement gagne chaque jour un peu plus de terrain et qui use de toutes les failles de notre arsenal juridique pour infiltrer notre société, les Français sont de plus en plus irrités par les provocations de cette minorité religieuse qui cherche à imposer sa Loi. Elle agit sournoisement, sous le regard approbateur et lumineux d’intelligence de ceux qui ont enfin trouvé dans l’islamo-gauchisme un substitut à leurs élucubrations marxistes passées, ce marxisme dont ils ne parviennent pas à se consoler de l’inéluctable déclin….

La lecture a été, une fois de plus, pour moi, l’occasion de prendre un peu de recul sur l’actualité, et pour tenter de comprendre pourquoi et comment un vieux pays comme la France peut se laisser emporter par une vague qui semble venir des profondeurs de son Histoire, et se laisser gagner par des pulsions suicidaires, pour tenter d’échapper au nouvel état d’un monde dont les équilibres sont en train de basculer….

Je me suis plongé dans un ouvrage dont j’avais lu, il y a déjà longtemps, la critique et dont l’auteur tente de trouver une explication rationnelle aux échecs successifs des guerres menées depuis plus d’un demi-siècle par l’Occident.

Challiand

Qui est Gérard Challiand ??? Ceux qui ne le connaissent pas pour l’avoir vu, à la télévision, dans des débats sur l’islamisme et sur le djihad, peuvent se référer à Wikipédia, dont la notice nous dit que, je cite : « Gérard Challiand  est diplômé de l’Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO) et a soutenu en 1975 une thèse de doctorat de 3e cycle en sociologie politique sur les Révolutions dans le Tiers-monde. Mythes et perspectives à l’Université de Paris V sous la direction de Maxime Rodinson.

Maxime Rodinson !!! C’est dire que Challiand a été élevé et nourri au biberon communiste !!!!

Gérard Challiand prend position dès 1954, après un voyage en Algérie en novembre 1952, en faveur de l’indépendance du pays.

C’est dire à quel point ses convictions sont éloignées des miennes.

Mais à ne lire que les auteurs qui partagent ses convictions on est condamné à restreindre son univers intellectuel, au point de ne rien comprendre à ce qui se passe autour de soi.

D’autant que Gérard Challiand sait de quoi il parle.

Selon Wikipédia, je cite : « Gérard Chaliand s’engage auprès des guérillas de décolonisation en tant qu’observateur-participant ( !!!) ; durant plus de vingt ans, il côtoie les combattants d’une quinzaine de maquis sur quatre continents (Afrique, Asie, Amérique latine, Europe de l’Est et Caucase), et notamment en Guinée-Bissau portugaise, aux côtés d’Amílcar Cabral (1964, 1966) avec lequel il noue de véritables liens d’amitié, dans le delta du Fleuve Rouge au Nord-Viêt Nam (1967), dans les provinces de Tolima et Huila en Colombie (1968), avec le Fatah, le FPLP et le FDPLP en Jordanie et au Liban (1969-1970), avec le FPLE en Érythrée (1977), au Kurdistan iranien (1980), et trois fois en Afghanistan (entre 1980 et 1982) ; jusqu’en 2000, il va aussi au Haut-Karabagh, à Sri Lanka, et en Irak. Au total, ses recherches l’ont mené dans une soixantaine de pays.

C’est dire combien son point de vue est intéressant.

Si je puis me permettre de le résumer succinctement, il s’articule autour de l’idée que « les vieilles conceptions impériales fondées sur la supériorité raciales des blancs s’effondrent. Le temps où des nations industrielles avaient subjugué des peuples en état d’infériorité au nom du darwinisme social et de la civilisation prend fin. Les décolonisations violentes s’ensuivent, ponctuées par des combats retardateurs ». L’heure de la reconquête est venue…etc.

Selon Challiand, les « occidentaux » n’ont jamais pris la mesure des « conséquences de la crise pétrolière qui a suivi la guerre d’Octobre 1973 qui provoqua un quadruplement du prix du pétrole donnant à l’Arabie Saoudite et aux Émirats des moyens financiers considérables. L’Arabie en profitera pour entreprendre de façon systématique une ré-islamisation militante des sociétés, de l’Afrique de l’Ouest à l’Indonésie, à coups d’aides financières, de constructions de mosquées, de madrassas, et de prêcheurs pour ensemencer le terreau, partout où il était favorable à une prolifération de l’islamisme. »

Le point de vue de Gérard Challiand nous invite à une réflexion objective et lucide sur la période que nous traversons aujourd’hui.

La colonisation avait durablement mis en place une division entre un monde dominant et un monde dominé. Cette logique a consacré la puissance industrielle de l’Europe. L’idée d’un système inégalitaire s’est ainsi banalisée, un système auquel les peuples européens se sont habitués car ils en étaient les bénéficiaires sur le plan économique, un système grâce auquel ils bénéficiaient d’un niveau de vie aujourd’hui remis en question.

A cette évolution s’ajoutent les conséquences de  la mondialisation. Aujourd’hui, l’Occident doit compter avec un monde qui n’est pas exclusivement le sien. Les sociétés « émancipées » elles-mêmes font irruption dans l’ordre mondial : celles du Sud, en particulier, viennent rompre «l’entre-soi» occidental, tandis que la puissance classique ne peut rien sur elles.

En outre, les puissants ne décident plus ni des frontières ni des conflits. Au Moyen-Orient, les frontières définies, au siècle dernier, par les accords entre Français et Anglais explosent. Les Occidentaux ne font plus que réagir ou tenter de contenir des soulèvements dont la logique obéit désormais à des oppositions séculaires nourries par la rivalité entre chiites et sunnites.

Demain, il nous faudra prendre la mesure de la bévue de ceux qui militaient en faveur de l’entrée de la Turquie dans la Communauté européenne. Car nous n’avons pas fini, en Europe de payer les conséquences du rêve turc de reconquérir le statut et la puissance de l’Empire ottoman. Des pays comme la Hongrie ou l’Autriche ainsi que leurs voisins des Balkans l’ont compris plus vite que l’Allemagne, pour avoir lutté, pendant des siècles contre l’envahisseur ottoman….

Le début de notre XXIe siècle est davantage marqué par des événements enclenchés par un Ben Laden ou un Al-Baghdadi que par des Chefs d’Etats occidentaux qui sont réduits à la « réaction » car l’initiative de l’action ne leur appartient plus.

Or, preuve que nous n’avons rien appris de nos échecs, les Occidentaux réagissent toujours de la même manière aux nouvelles situations de conflit, à coup d’interventions militaires, comme si nous avions encore affaire à des guerres clausewitziennes. Et même armés des meilleures intentions, nous ne faisons que nous approprier la guerre des autres, en nous mêlant de conflits qui ne nous concernent pas, en complexifiant encore plus une situation anarchique. Que ce soit en Afghanistan, en Irak, en Syrie, au Mali, sans parler de la Libye, les Occidentaux n’ont rien réglé, et n’ont fait qu’exacerber les tensions et les haines à l’égard de l’Occident….

Partout, nous payons le prix de l’échec de notre politique coloniale et surtout, les conditions désastreuses de la décolonisation.

Les raisons de notre échec sont aujourd’hui évidentes:  notre « eurocentrisme » nous avait convaincu de pouvoir plaquer notre modèle occidental et « droit-de-l’hommiste » sur des sociétés qui lui étaient viscéralement réfractaires. Les dirigeants Occidentaux, encouragés en cela par une « classe intellectuelle » utopique avaient la conviction que nos anciennes colonies se décoloniseraient pour devenir des États à l’image des États européens.

Plus récemment, les espoirs puérils soulevés par les « Printemps arabes » se sont vite effondrés…

La plupart de ceux qui conduisirent la révolte contre notre modèle avaient été formés aux idées subversives dans les Universités du colonisateur: Nehru a été formé à Cambridge, Ho Chi Minh avait étudié à la Sorbonne, sans parler des Ferhat Abbas, et autres dirigeants africains, et les plus turbulents des indépendantistes ont fait leur apprentissage en France, formés par des enseignants communistes qui luttaient contre l’impérialisme de leur pays et refusaient de voir celui, implacable, de l’Union Soviétique.

Mais à la génération de ceux qui conduisirent la révolte contre nous a succédé une génération nouvelle, revancharde et fondamentalement hostile au modèle de société auquel nous sommes profondément attachés. Un modèle qui leur inspire autant de mépris que de haine.

http://www.memri.fr/2016/08/21/un-auteur-egyptien-la-democratie-est-un-systeme-occidental-destructeur-utilise-pour-demanteler-les-pays-arabes/

L’islam auquel nos sociétés sont confrontées, est par nature, politique. On ne saurait trop le rappeler: l’islam est un système total qui mêle le religieux, le politique, le juridique, la civilisation. L’islam est un code de droit qui prétend remplacer le droit du pays d’accueil. Si bien que toute concession faite à l’islam comme religion est un abandon consenti à l’islam comme système politico-juridique ainsi qu’à la civilisation islamique. Ainsi, confronté au « voile intégral » et au burkini, symboles de l’inégalité entre hommes et femmes, quel responsable politique pourrait contester que ce vêtement est bien plus que ce qu’il prétend être ???

Pourtant, rares sont ceux parmi nos dirigeants, qui en ont pris réellement conscience.

Or, nombreux sont les musulmans qui ont acquis la conviction que l’Islam a le vent en poupe et que la société qu’il propose s’imposera en substitut à notre société perçue comme décadente, voire même en cours de décomposition.

Face à un Islam conquérant, le modèle de notre société dont la paix et l’équilibre repose sur une laïcité neutre ne tiendra pas longtemps.

 Notre laïcité s’est certes construite contre l’Église, mais en accord avec les paroles fondatrices du christianisme: « rendre à César et à Dieu ce qui leur revient respectivement ». L’islam, c’est au contraire, l’anti-laïcité par excellence, si bien que l’État laïque devra le combattre beaucoup plus durement qu’il n’a combattu le catholicisme, s’il veut lui survivre.

Je l’évoquais dans un précédent billet . Nous devons prendre conscience d’une réalité que notre méconnaissance de la culture islamique a occulté jusqu’ici.

Abbas écrivait, dans un ouvrage que j’ai déjà cité, intitulé « L’Indépendance confisquée » page 182   , ceci, je cite:

« …. il est exact que pour défendre notre droit à l’égalité avec les Français d’Algérie, j’ai écrit que la  patrie territoriale était une notion étrangère à l’islam. Et par voie de conséquence à J’Algérie musulmane. Chacun de nous connaît le mot de Danton: On n’emporte pas la terre de la patrie à la semelle de ses souliers.

 En Islam. cette patrie territoriale n’existe pas. Dans le monde musulman. on emporte la terre de sa patrie à la semelle de ses souliers … parce que cette patrie est spiritualité. culture et civilisation. Elle n’a point de frontière et ne reconnaît ni race ni territoire. partout où le muezzin appelle les croyants à la prière, le musulman est chez lui. A l’époque de la grandeur de l’islam. un musulman pouvait se rendre de Cordoue à Bagdad sans autre passeport que sa foi

Le prophète condamne la référence au territoire. en nous disant : Apprenez vos généalogies et ne dites pas comme les Nazaréens, qui, lorsqu’on leur demande d’où ils sont. répondent de tel village. Où est sa patrie au sens territorial du terme? Elle n’est nulle part et partout. Elle se situe là où est El-Ouma El Islamia. » ( Fin de citation ).

Les Français ne prêtent guère attention à la littérature arabe et à ses enseignements sur « l’âme arabe ». Ils ont tort. Or, ce texte est passé totalement inaperçu, tant les chroniqueurs de cette époque aveuglés par leurs sentiments de culpabilité et leurs pulsions de repentance, avaient « l’esprit ailleurs »….

Vous avez bien lu : partout où le muezzin appelle les croyants à la prière, le musulman est chez lui !!! Qu’on se le dise: l’appropriation par des familles musulmanes d’une petite crique de bord de mer en Corse est symbolique. Les Corses auront beau répéter en chœur « nous sommes chez nous !!! » Les Arabes vivant en Corse en sont convaincus: là où Allah les a conduits, ils sont chez eux !!!

Et il sera difficile de les convaincre du contraire…. à moins que …….

 

Le peuple de France fait face !!!


pere-jacques-hamel-

Le peuple de France fait face, en attendant de se ressaisir et de « refaire surface »…..

La série d’attentats meurtriers qui vient de s’abattre sur ce vieux pays ébranle les certitudes de ceux qui n’avaient pas de mots assez blessants pour qualifier et réduire au silence ceux qui depuis longtemps voient monter le danger.

Ceux-là se heurtent depuis longtemps au refus des « zélites » de regarder la réalité en face. Aveuglées par l’angélisme de tout une génération qui, n’ayant jamais connu que la paix, refuse d’admettre qu’il ne suffit pas de vouloir être en paix avec la terre entière pour échapper à la vindicte de ceux qui haïssent notre pays et les valeurs qu’il symbolise dans le monde.

Le peuple français traditionnellement porté vers la légèreté et l’insouciance, est sans doute plus mûr que ses « zélites » parce que confronté aux réalités quotidiennes et aux menaces qui épargnent les populations des « beaux-quartiers », il a déjà pris la mesure de la gravité de ces menaces.

Il a déjà tout compris: il savait qu’on lui mentait lorsque, il y a quelques mois à peine, les médias évoquaient des chiffres voisins de 1.000 « djihadistes potentiels « fichés S », alors qu’aujourd’hui on avance prudemment un chiffre de 10.000 suspects.

Ils ont l’air malin tous ces « modérateurs » qui officient dans les médias lorsqu’en commentaire de certains articles évoquant la menace terroriste j’écrivais systématiquement : « le ver est dans le fruit ». Une remarque tout aussi systématiquement « modérée » car, de toute évidence, elle était politiquement incorrecte !!!

La réalité est devenue une évidence pour le peuple.

Il sait que nous avons, devant nous et pour des années, une génération de « décérébrés », de paumés, fabriqués par une époque où l’inculture, due à la faillite de l’Éducation Nationale et à celle des médias complices, mais  également due au terrible échec d’une génération de parents qui ont été incapables de transmettre à leurs enfants des valeurs positives. 

Notre système éducatif, rongé, de l’intérieur, par des « fous d’idéologie »marxiste-nihiliste, est incapable d’opposer la culture dont nous avons hérité à l’ignorance et à la vulgarité élevées en symbole d’une « nouvelle culture ». C’est le « rap » plutôt que Mozart…La culture du graffiti contre celle de Renoir.

Produit du métissage à marche forcée de la société, du refus de nos valeurs traditionnelles fondées sur le respect et la valorisation du travail et reposant sur l’acceptation d’une discipline personnelle, soumise à la fascination de la vie facile, sans efforts et sans sacrifices, chez une jeunesse issue de l’immigration, habituée à tout recevoir comme un dû, et à ne jamais rien donner, qui s’est « épanouie » à la faveur des trafics d’une économie souterraine dans des territoire qui n’appartiennent déjà plus à la République.

Ces « paumés » adhèrent sans réflexion à l’idéologie dominante, celle d’une certaine intelligentsia qui les invite depuis des décennies, à détester une France vouée au mépris, en raison de son passé colonialiste, collaborationniste, vichyste, pétainiste, et que sais-je encore ….

Cette idéologie de haine a imprégné cette génération de paumés qui a trouvé dans la lutte clandestine contre le pays qui a accueilli leurs familles, l’occasion de donner un sens à sa vie. L’islamisme est en train d’en faire l’instrument d’une violence et d’une haine inouïes, qui les pousse jusqu’au sacrifice même de leur propre vie.

Un jour, il faudra demander des comptes aux mauviettes qui depuis des décades nous assomment avec « l’immigration est une richesse pour la France »,  » il n’existe pas de lien entre l’insécurité et l’immigration », qui ont tout fait pour masquer la réalité du peuplement de nos prison qui sont devenues des usines à fabriquer des terroristes en puissance, qui font mine de ne pas voir l’emprise croissante du salafisme sur cette jeunesse, qui nous mentent sans vergogne sur toutes les données qui auraient permis d’évaluer et de voir venir le danger, telles que le nombre d’immigrés clandestins, le nombre de faux demandeur d’asile, et bien d’autres paramètres rigoureusement occultés….

http://www.atlantico.fr/decryptage/et-etait-temps-regarder-aussi-ces-autres-complices-terrorisme-artisans-tres-francais-culture-excuse-paul-francois-paoli-jean-2779759.html

En attendant, la France, dans ses profondeurs, se réveille. Bien mieux que ses « zélites », elle a pris la mesure de la gravité de la situation. Et elle réagit avec un calme, une dignité et un sang-froid qui devrait susciter l’admiration bien plus que le mépris de ses minables détracteurs….

La peuple ne s’est pas précipité dans les mosquée pour venger, dans le sang, un crime inexpiable envers la communauté des catholiques français. Quelques crétins tentent bien d’agiter la menace d’une guerre civile imminente.

Mais le peuple reste calme: la rage au cœur, il voit bien où est le piège : ce serait l’occasion inespérée de « faire le ménage »chez ceux qui ne se résoudront jamais à une islamisation rampante de la France, en muselant, une fois pour toute « la droite radicale » !!!

Calme mais déterminé à faire entendre sa voix, en exprimant à ses « zélites » son dégout, sa colère, en même temps que son attente d’un sursaut , de la part d’une classe politique dont les gesticulations et les rodomontades n’ont plus aucune crédit, le peuple attend « son heure »…..

Faire face à l’horreur.


Le cri

Coucou !!! me revoilà !!! De retour, après avoir erré pendant quelques jours aux frontières de la Vie ….Une fois de plus.

Je reviens avec la conscience aigüe du bien précieux qu’est la vie….et je redécouvre ce qui fait « la Une » dans l’actualité : l’acte barbare commis dans une église de Normandie, où un prêtre de 86 ans a été égorgé par deux petits merdeux, au pied de l’autel où il célébrait la messe, sous les yeux des quelques fidèles horrifiés !!!

Egorgé !!! Pour la première fois je constate que les médias n’ont pas eu peur du mot !!! Jusqu’ici on préférait dire « décapité », sans doute parce que ça fait plus « propre », plus dans la tradition révolutionnaire française qui autrefois « décapitait » à tours de bras ….

A-t-on bien pris conscience du degré de mépris de la vie humaine et de haine de « l’Autre » qu’il faut avoir accumulée pour se rendre capable d’un tel acte ??? Car la discrétion qui entoure le processus opératoire de l’acte ( on a systématiquement coupé à la télévision, les séquences où la religieuse qui a assisté, horrifiée, à la scène, raconte ce qu’elle a vu, avant de s’évader pour donner l’alerte …)favorise sa banalisation .

Pendant la guerre d’Algérie des familles entières étaient égorgées, et la fréquence de ces crimes en faisaient un simple élément circonstanciel : et pourtant !!! Il faut avoir assisté au moins une fois à l’horreur de ce « spectacle » pour en garder l’image gravée pour toujours dans la mémoire.

Il faudra encore du temps pour que les Français, et plus généralement les Européens, s’habituent à l’idée qu’ils sont confrontés à la montée en puissance d’un Islam, qui pour avoir été, autrefois, aux sources d’une civilisation brillante mais qui a sombré dans le déclin, est décidé, quoi qu’en disent ceux qui veulent à tout prix rassurer, à imposer à l’Occident dont la France représente un symbole fort, une sorte de revanche sanglante et impitoyable pour les années « d’humiliation » prétendûment subies depuis les « croisades »….

L’orgueil des nouveaux riches du Golfe est à la manœuvre: ivres de la puissance que leur confère l’héritage pétrolier par lequel ils tiennent les Occidentaux avides de leur pétrole, ils tirent hypocritement les ficelles….Et nos élites ficelées, font semblant de ne rien voir et de ne rien savoir….

Le Professeur d’Histoire du Maghreb, Pierre Vermeren,  un historien de la nouvelle génération, qui n’a pas été élevé au biberon marxiste ou trotskyste comme certains, l’explique fort bien dans un article paru dans le Figaro ( 1 ):

« Évidemment, pour des Européens, qui ont refusé depuis des années de s’interroger sur les racines et la réalité du mal islamiste – alors même qu’il met le feu au Maghreb depuis les années 1990 -, sur sa nature idéologique et religieuse et, a fortiori, sur l’éventualité d’une guerre de religions – rendue doublement caduque à leurs yeux par la mort de «Dieu» et des «idéologies» -, ce retour au réel est un peu brutal. »

Rappelons quelques évidences souvent méconnues. Dans les langues arabes populaires du Maghreb, les Européens, les Français en particulier, sont constamment désignés comme nasrani, c’est-à-dire les «Nazaréens», disciples du Christ né à Nazareth, en Judée. Les alternatives moins courantes de roumi ou gaouri comportent aussi une charge de mépris à connotation religieuse. Dans un monde d’assignation communautaire et religieuse tel qu’il fonctionne au Maghreb, et dont sont imprégnés bien des enfants d’immigrés, celui qui n’est pas musulman ne peut être que juif ou chrétien.

C’est ainsi que sont regardés depuis des siècles Européens et étrangers en Méditerranée.

« Loin d’améliorer leur image, les Européens qui se disent athées, sans religion ou membres d’une religion non révélée, au sens coranique, aggravent leur cas: le Coran n’a aucune mansuétude, c’est un euphémisme, pour les «fils d’Adam» refusant la Révélation. L’assassinat d’un prêtre ou de religieux européens, comme en ont connu ces dernières années la Turquie, l’Algérie ou le Moyen-Orient en guerre, est à la fois un acte de conquête religieuse et autant d’adresses à cette vieille terre chrétienne qu’est l’Europe. »

Tous ceux qui comme moi, ont grandi  » de l’autre côté de la Méditerranée » savent depuis toujours quel est le poids de ces évidences. Mais ceux-là font partie, comme moi, d’une race en voie de disparition, et leur voix est en train de s’éteindre…

Paraphrasant le titre d’un livre du politologue Alexandre Adler ( 2 ), je peux dire que j’ai vu finir le monde ancien », qui tremble sur ces bases, avant de s’écrouler, s’il ne se réveille pas.

(1).http://premium.lefigaro.fr/vox/societe/2016/07/27/31003-20160727ARTFIG00253-assassinat-du-pere-jacques-hamel-ce-que-les-europeens-ne-voulaient-pas-voir.php

(2) https://www.amazon.fr/Jai-vu-finir-monde-ancien/dp/2246630215

Si vis pacem, para bellum…


Minarets

Le carnage de la Promenade des Anglais, à Nice heurte les consciences.

Le chagrin des familles qui pleurent leurs proches fauchés par un camion de 19 tonnes utilisé par un musulman devenu subitement un « fou de Dieu »est innommable et la compassion de tout un peuple ne suffira pas à en sécher les larmes.

Mais une fois de plus – une fois de trop ???- lorsque les montagnes de fleurs déposées en témoignage de deuil et de solidarité se seront fanées, une fois que les bougies blanches se seront éteintes, il faudra bien revenir aux questions de fond, celles que se posent ceux qui tentent de garder leur lucidité et leur sang froid pour faire face à une situation de guerre qui, pour ceux de ma génération ressemble sous bien des aspects à un conflit que l’on s’efforçait d’effacer des mémoires…..

Car les esprits englués dans un inguérissable « déni des réalités » sont chaque fois en retard sur l’événement. Nous ne nous en sortirons pas en repoussant indéfiniment les décisions qui nous permettraient de vaincre dans un conflit auquel l’irénisme de nos dirigeants n’a pas su nous préparer…

La guerre qui nous est déclarée est atypique. L’ennemi est partout: « il est chez lui » et il dispose d’innombrables complicités, actives ou tacites, il n’est reconnaissable à aucun uniforme, il a le choix des armes à utiliser pour tuer, et il n’a même pas besoin d’en recevoir l’ordre, car l’initiative lui en appartient: il choisit le jour et l’heure pour faire le maximum de victimes.

http://www.atlantico.fr/decryptage/comment-france-est-devenue-principale-usine-occidentale-produire-terroristes-theorie-americaine-qui-derange-gilles-kepel-carnage-2766924.html/page/0/1

Car ce qui est préoccupant avec ce nouvel attentat perpétré à Nice, c’est cet usage terriblement efficace et meurtrier d’un instrument low-tech de notre société moderne. Si cette attaque a été planifiée pour répondre aux recommandations de l’État islamique de frapper l’Occident avec tout ce qui est à portée de main, alors cet événement aura des répercussions inédites en matière de protection des espaces publics.

Je relisais, il y a quelques jours quelques passages d’un livre de Ferhat Abbas(1), l’un des dirigeants de la révolte algérienne parmi les moins féroces et les plus lucides. Cela m’a remis en mémoire des aspects de la lutte des Algériens pour la reconquête de leur territoire.

Abbas écrit, page 182   , ceci, je cite:

« …. il est exact que pour défendre notre droit à l’égalité avec les Français d’Algérie, j’ai écrit que la  patrie territoriale » était une notion étrangère à l’islam. Et par voie de conséquence à J’Algérie musulmane. Chacun de nous connaît le mot de Danton: On n’emporte pas la terre de la patrie à la semelle de ses souliers.

 En Islam. cette patrie territoriale n’existe pas. Dans le monde musulman. on emporte la terre de sa patrie à la semelle de ses souliers … parce que cette patrie est spiritualité. culture et civilisation. Elle n’a point de frontière et ne reconnaît ni race ni territoire. partout où le muezzin appelle les croyants à la prière, le musulman est chez lui. A l’époque de la grandeur de l’islam. un musulman pouvait se rendre de Cordoue à Bagdad sans autre passeport que sa foi

Le prophète condamne la référence au territoire. en nous disant : Apprenez vos généalogies et ne dites pas comme les Nazaréens, qui, lorsqu’on leur demande d’où ils sont. répondent de tel village. Où est sa patrie au sens territorial du terme? Elle n’est nulle part et partout. Elle se situe là où est Ef-Ouma El Islamia. » ( Fin de citation )

Vous avez bien lu : partout où le muezzin appelle les croyants à la prière, le musulman est chez lui !!!

Dans la culture arabo-musulmane, et dans l’esprit de chaque musulman, là où s’élève le minaret d’une mosquée, là où retentit l’appel d’un muezzin, il est chez lui !!! C’est dire avec quelle ironie, sur les réseaux sociaux, les musulmans d’Europe accueillent les cris des « patriotes » hurlant « on est chez nous » !!!! C’est dire à quel point « le ver est installé dans le fruit » !!! Et cela permet de mieux comprendre le sens du combat patient des musulmans pour édifier partout où ils le peuvent, des mosquées qui deviennent de symboles de territorialité !!!

Comme le déclare le philosophe Pascal Bruckner au Figaro , nous sommes confrontés, je cite :  » à une guerre dont le mot ne recouvre pas le concept. Il n’y a ni armée régulière, ni tranchées, ni mouvement de troupes. Juste des pioupious en armes, de façon un peu dérisoire, dans nos rues ou devant nos monuments. L’ennemi est immergé dans la population et la ligne de front est partout. Dans la rue, dans le train, dans les avions. C’est une sorte d’infection de l’espace quotidien. Une guerre d’un type nouveau qui ne correspond en rien à celles qui hantent notre mémoire, 1914-1918 ou 1939-1945.( Vous remarquerez que, pudiquement, Bruckner saute par dessus la Guerre d’Algérie…)

Nous repoussons indéfiniment les décisions qui nous permettraient de gagner ce conflit. Pourtant, nous sommes prévenus. Le directeur de la DGSI disait il y a deux jours que, une fois Raqqa et Mossoul tombées, les djihadistes vont essaimer en métastase partout. La bête de proie à l’agonie va tuer autant de gens que possible. La prochaine étape, expliquait-il, ce seront les voitures piégées dans nos villes… »( Fin de citation ).

C’est dire à quel point sont dérisoires nos manifestations et défilés de « Bisounours »devant l’adversité qui nous fait face. Comment ne pas adhérer au propos de Pascal Bruckner quand il ironise sur la compassion, l’émotion, les fleurs, les tweets larmoyants…  » Nous sommes désarmés face à la tragédie qui nous frappe et nous refusons de prendre la mesure de la haine que ces gens nous vouent. Nous leur trouvons des excuses en refusant de faire du djihadiste un être responsable de ses actes, à part entière. Nous refusons de voir que l’islamisme radical est l’une des figures de la barbarie comme l’a été jadis le nazisme. Et cette barbarie est sans excuses, sans pourquoi. Il faut la détruire ou être détruits par elle. »( Fin de citation ).

Dans le combat qui s’annonce, il n’est pas absurde de dire, « ce sera eux ou nous »….

Source: :

http://premium.lefigaro.fr/vox/societe/2016/07/15/31003-20160715ARTFIG00196-pascal-bruckner-mener-la-guerre-a-l-interieur-de-facon-preventive.php

(1)Ferhat Abbas. » L’Indépendance confisquée ».

Candides….


Lâchetés

Dans l’avion qui m’emmenait vers Bruxelles, je relisais certains passages du Candide de Voltaire… Je ne savais pas encore qu’à mon arrivée, quelques heures  à peine après avoir déposé nos bagages nous apprendrions l’horrible massacre qui a transformé la Promenade des Anglais, à Nice, un soir de 14 juillet, en un lieu de douleur et de deuil…

Chaque fois que, dans mon long parcours de vieil homme, j’ai traversé des périodes de doute sur le sens de la vie, et de déception sur la compagnie de mes semblables, je me suis réfugié dans la lecture de ce chef d’œuvre de Voltaire.

Ceux qui me lisent depuis longtemps savent ce que Voltaire a représenté pour moi depuis ma plus lointaine jeunesse.

https://berdepas.com/2012/07/12/voltairien-je-reste/

Candide est une œuvre vaste, qui couvre tous les sujets qui, au temps de Voltaire hantaient déjà l’âme humaine : la religion et le fanatisme, la liberté politique et la tyrannie, la connaissance et l’obscurantisme, le bonheur et la fatalité, la liberté et l’esclavage.

Tous ces sujets demeurent dans l’actualité de notre époque que l’on sent saisie par une sorte d’angoisse devant l’irrationalité d’un monde dont l’évolution semble échapper à la maîtrise de ceux qui ont reçu la charge de le conduire….

Mais le thème sous-jacent de Candide est le bonheur “ici et maintenant” (hic et nunc en latin), l’objectif ultime des Lumières. Contre les philosophes de la Renaissance, qui promettaient le bonheur après la mort, dans une tradition classique chrétienne, le travail des Lumières vise à fournir aux hommes de leur temps les conditions de l’accès à un bonheur immédiat : les Lumières ont développé le concept de « droit au bonheur ».

C’est finalement cette quête du bonheur que relatent les aventures de Candide. Quête car le bonheur se construit contre les aléas du destin, la folie des hommes et la déraison générale.

Or, notre époque, j’oserais presque dire que l’époque qui s’achève sous nos yeux, est caractérisée par cette quête irrépressible du bonheur – qu’il soit festif ou purement matériel – et par les luttes sociales pour la conquête de nouveaux « Droits à »…..

Candide a été pourvu par Voltaire d’un sous-titre: « l’Optimisme ». Car le Candide de Voltaire est une charge contre l’optimisme irraisonné de Pangloss pour qui « tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes ». Pangloss est, en quelque sorte, l’ancêtre des « bisounours » de notre époque et de tous ceux que la recherche éperdue de la jouissance immédiate – qu’ils confondent avec le bonheur – précipite dans un confortable mais dangereux déni de réalité….

Le drame de Nice  survient à un instant où les pages parcourues du Candide trottent encore dans ma mémoire; au moment même où j’allume la télévision.

J’écoute, atterré, les commentaires télévisés de quelques personnages, presque toujours les mêmes, qui du haut de leur pseudo-expertise universitaire de « Directeurs des Etudes » dans quelque officine spécialisée dans la « connaissance de l’Islam », nous débitent des flots de contre-vérités ou de banalités….

J’ai de plus en plus de mal, en outre,  à supporter les rodomontades et les postures des politiciens qui depuis tant d’années nous infligent leurs lâchetés, leurs mensonges, leurs minables ambitions électorales, alors que dans les dix années qui viennent, c’est l’existence même du pays que nous aimons qui est en jeu….

Car il n’est pas nécessaire d’aller chercher très loin l’explication des causes et des motivations de ceux qui sacrifient leur vie dans l’accomplissement d’actes criminels odieux.

Le seul expert que je respecte, pour son objectivité et sa lucidité, Gilles Kepel, met « les pieds dans le plat »: « Embourbée dans ses « chamailleries » habituelles, la classe politique n’a pas encore compris que le « logiciel » des terroristes, et donc la réponse à apporter, avaient changé, estime le spécialiste du djihadisme Gilles Kepel, au micro de France Inter ce vendredi 15 juillet au lendemain de l’attentat de Nice.

http://www.marianne.net/gilles-kepel-logiciel-terroristes-change-notre-classe-politique-est-nulle-100244452.html

Car il faut bien se rendre à l’évidence : Nos « zélites » n’ont pas encore compris que nous hébergeons sur notre sol des jeunes musulmans qui nous vouent une haine tenace…. Que cette haine tenace est alimentée par une phraséologie élaborée depuis plus d’un demi-siècle par une certaine gauche dont les « zintellectuels » n’ont cessé de détruire l’image de la France dans l’imaginaire d’une jeunesse paumée et non préparée par son éducation à affronter les obstacles que notre société soulève sous leurs pas.

Il n’est pas surprenant de retrouver dans certains commentaires de ces « jeunes », parmi les plus cultivés d’entre eux, sur les réseaux sociaux, des passages entiers des « Damnés de la Terre » de Franz Omar Fanon, ou des extraits de « oeuvres » de Jean-Paul Sartre ou de François Maspero, sans parler des Bourdieu et autres Foucault….

Cette jeunesse a le sentiment d’avoir pour mission de venger les humiliations subies, selon elle, par ses ancêtres.

La France n’est pas, et de loin, le pays le plus impliqué dans la période où la course à la colonisation était ouverte. Et pourtant elle est seule à être en accusation permanente et reste le pays le plus détesté en Europe et en passe de devenir la cible favorite du terrorisme islamique….

Nier cette réalité, c’est se condamner à subir si nous ne sommes pas capables d’y répondre, les atrocités d’une vengeance haineuse, et ce pour de nombreuses années…

Car « le ver est dans le fruit » et il n’en sortira pas par la volonté du Saint-Esprit !!! Il faut l’en extirper, quitte à « faire mal au fruit », sinon… le fruit tombera tout seul !!!

http://premium.lefigaro.fr/vox/societe/2016/07/15/31003-20160715ARTFIG00196-pascal-bruckner-mener-la-guerre-a-l-interieur-de-facon-preventive.php

Nous n’avons pas fini d’allumer des bougies sur des lieux de massacres, et d’organiser des marches silencieuses, de brandir des pancartes « je suis Nice », en espérant impressionner et attendrir des assassins qui prolifèrent parmi ceux que nous continuons à considérer comme « des Français comme les autres »…..

Djihadistes

Tous ces « jeunes n’ont rien à voir avec « la misère des banlieues ». Ils sont habités par une haine tenace, féroce,et  irrationnelle. Il faut cesser d’enrober cette haine dans notre « culture de l’excuse »et de lui opposer nos « actes de contrition » !!!

PS : à lire : http://www.atlantico.fr/decryptage/comment-france-est-devenue-principale-usine-occidentale-produire-terroristes-theorie-americaine-qui-derange-gilles-kepel-carnage-2766924.html/page/0/1

http://www.atlantico.fr/decryptage/et-etait-temps-regarder-aussi-ces-autres-complices-terrorisme-artisans-tres-francais-culture-excuse-paul-francois-paoli-jean-2779759.html

Vivre ensemble…


Euro-2016-

L’époque n’est pas si lointaine où le seul fait de brandir un Drapeau français suffisait pour vous faire traiter de « Facho » …..

Le Portugal vient de remporter la Coupe d’Europe. Sans vraiment convaincre, mais seule la Victoire compte. Ne lui contestons pas la conquête de ce Trophée qui rend les Portugais si heureux.

Car là n’est pas le sujet de mon propos.

Le vrai sujet, c’est l’impressionnante ferveur des peuples venus soutenir leurs couleurs: mis à part les exceptions illustrées par quelques hooligans ( voyous ??? )anglais et russes, ou quelques spécimen de nos racailles de banlieues venues promener leur drapeau algérien en provocant la Police, le comportement des différents publics a été exemplaire.

On a vu partout, vainqueurs et vaincus, fraterniser, sans rancune, et partager en chantant, des moments d’un plaisir euphorique comme si l’Europe entière, oubliant ses soucis, était soudain saisie de la joie contagieuse de se retrouver ensemble….

Car c’est dans ces moments-là que s’épanouit le sentiment d’être « européens », d’appartenir à une même culture, de partager des valeurs communes, valeurs sportives, mais aussi valeurs de convivialité, d’éducation et de respect réciproque.

C’est ce à quoi les technocrates bruxellois n’ont rien compris !!! « L’Europe des peuples » est une notion qui leur est totalement étrangère, tant ils sont isolés dans la tour d’ivoire de leurs « convictions »: ils s’en méfient et traitent tout ce qui vient du « peuple » avec le mépris des nouveaux « aristocrates »pour le « populisme » !!!

Ils ont cru pouvoir  construire l’Europe sur l’éradication est sur la négation des nations: or la ferveur populaire qui s’exprime sur les stades, lorsque retentissent les hymnes nationaux, leur crie au visage qu’ils se trompent !!!  Les peuples européens sont assez ouverts et éduqués pour accepter leur diversité et même pour oublier les luttes de leurs passés.

Mais ils n’ont aucune raison d’abandonner leur identité et tout ce à quoi ils tiennent – leur histoire, leur langue, leurs racines – au profit d’une vision sèchement technocratique de l’être européen.

Comme le rappelle Hubert Védrine dans un remarquable entretien publié dans le Figaro, « Ils ne sont pas uniquement des consommateurs comblés par des baisses de prix obtenues à coup de concurrence! L’Europe est tellement mal à l’aise avec les sujets identitaires qu’elle nie cette question, jusque dans son principe. Les peuples ont décroché là-dessus, comme sur l’excès de promesses intenables et sur la normalisation intrusive. »

Dans une tribune de presse publiée dans le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung, le Premier Ministre Hongrois Viktor Orban ( pour lequel nos médias asservis n’ont jamais de mots assez durs ) estime qu’il faut en finir avec « l’idéalisation du projet européen ». Viktor Orban accuse la Commission européenne d’être en grande partie responsable de la crise de l’UE, mise en évidence par le Brexit, et appelle à ce que les États reprennent les choses en main

Revenir au rêve des peuples et aux espoirs qu’ils mettaient dans le projet européen ; et renoncer aux utopies de technocrates hors-sol , devenus apatrides sous l’effet de leur fascination pour la mondialisation….

La page sportive de l’Euro se referme: mais demeurent les questions fondamentales que ce rassemblement des peuples européens continuera de soulever en se heurtant à l’autisme des oligarchies qui tiennent le destin de ce continent entre leurs mains….

Une nouvelle fois, si après l’épisode de la Constitution européenne suivi de la conclusion du traité de Lisbonne, l’avertissement du « Brexit » restait sans effet et s’il n’était suivi d’une réorientation du projet européen basée sur une prise en considération de l’opinion populaire,  cette marque de mépris pour la démocratie aurait de graves conséquences à très court terme.  L’Europe serait alors perçue comme un processus totalement technocratique, une sorte de dictature d’un petit nombre d’adeptes. Beaucoup d’indifférents deviendraient alors des anti-européens, et à juste titre. L’Europe ne se fera pas contre les Nations et contre les peuples…..

La France « grizée ».


antoine griezmann

Évitons, dans son intérêt de porter trop haut, et jusque aux nues, ce jeune et talentueux footballeur qu’est Griezmann.

Néanmoins, il faut bien admettre qu’en quelques semaines, il a su, par son seul talent conquérir la sympathie,- que dis-je, l’affection – de la plupart des amateurs de Foot.

Son intelligence du jeu, qui fait qu’il est toujours placé au bon endroit au bon moment pour marquer, sa rapidité dans l’action et j’ajouterai, une certaine forme d’élégance naturelle sur le terrain, son mental ainsi que son état d’esprit ont relégué aux oubliettes le « style racailles » de ces fausses vedettes artificiellement fabriquées par des médias trop prompts à  « servir la soupe » à de « fausses stars du ballon rond », et à leur offrir une notoriété pleine d’arrières-pensées ambiguës, destinées à nous faire avaler la pilule « politiquement correcte » des vertus du « black, blanc, beur »…

Formé en Espagne, où règne la primauté de l’efficacité, du beau jeu, du jeu court faisant appel bien plus à l’intelligence qu’aux qualités athlétiques, il faut rappeler que candidat dans de nombreux clubs français, il a été jugé trop « gringalet » pour pouvoir figurer dans notre championnat professionnel  face à des joueurs africains ou maghrébins !!!

Le sujet est polémique, je le sais. J’avais commis un billet pour l’évoquer, lorsque Laurent Blanc, alors sélectionneur de l’équipe de France avait été mis en accusation par Mediapart pour avoir participé à un débat sur ce sujet tabou au sein de la Fédération Française de Football….

https://berdepas.com/2011/06/09/blanc-1-mediapart-0/

Nous assistons, actuellement, à une nouvelle tentative d’emballement de l’opinion par des médias manipulateurs, à propos de joueurs qui ne sont certes pas dépourvus de talent mais qui ont encore du chemin à parcourir pour faire leurs preuves : je pense entre autres à Paul Pogba que l’on nous présente comme la nouvelle star du ballon, alors que pendant ce Championnat d’Europe, je l’ai trouvé bien terne et même parfois inexistant.

C’est également le cas de Martial, l’un des plus « gros transferts » de la saison écoulée et qui au prix auquel il est évalué, aurait dû faire sinon des miracles, mais du moins produire des gestes décisifs à la manière d’un Ronaldo. On attend toujours que ce talent tant célébré par nos médias explose enfin sur le terrain….

Au-delà des cas évoqués ci-dessus, ce qui est devenu irritant, pour les amateurs du foot et du beau jeu, c’est cette pression médiatique permanente qui tente d’instrumentaliser un sport populaire, pour en faire un vecteur de messages destinés à influencer l’opinion des Français au profit de l’idéologie du « vivre ensemble » et du « métissage », à marche forcée.

L’affaire Benzema a montré que les Français ne sont pas dupes. Ils font clairement la part des choses entre le vrai talent (dont Benzema n’est pas dépourvu ) et les qualités humaines, la sincérité de l’engagement envers le maillot bleu, et l’attitude ainsi que le comportement, sur et hors le terrain…..

Benzema