Progressisme et Démocratie.


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L’idéologie « Progressiste » est en crise, et avec elle , la Démocratie, malade d’elle-même.

L’heure est grave lorsque des « Démocrates » autoproclamés redoutent et contestent le vote populaire, sous le prétexte que le peuple n’a pas toujours raison….

Un peu partout, sur la planète, des peuples se rebiffent et portent, démocratiquement au pouvoir des  « populistes »  considérés par les « élites » comme de dangereux « ennemis » de la Démocratie.

Le malaise est profond.

Car le mouvement « progressiste » – qui a pris son essor  aux USA sous les Clinton, tous deux purs produits du « gauchisme » rampant dans les Universités américaines – a connu ses heures les plus fastes sous Obama, pendant la période où les Démocrates régnaient en maîtres de l’Amérique et répandaient notamment en Europe, les « idées nouvelles » issues des chaudrons Universitaires américains …..

L’Obamania subtilement entretenue autour d’un Président qui  a sans conteste admirablement su « incarner » la fonction,  a donné du grain à moudre à tous ceux qui dans le camp  Social -Démocrate entretiennent le fantasme d’une société « ouverte »,  « multiculturelle » et largement métissée : nombreux sont ceux qui voyaient déjà Hillary Clinton succéder à Obama puis, l’adorable Michelle ,l’épouse de ce dernier; succéder à Hillary Clinton. Le soir de la proclamation des résultats de l’élection présidentielle, le champagne était prêt pour fêter la victoire démocrate.

C’est dire à quel point l’élection de Trump a été dure à avaler …..

Car c’est dans ce contexte que sont nées des pratiques telles que la « langue de bois » du « politiquement cotret »  soutenue par une « police de la pensée »  s’exerçant dans la classe politique mais aussi dans les médias, et destinée à museler toute velléité d’exprimer des opinions  contrecarrant celle du courant idéologique dominant.

Ces concepts et ces pratiques ont été repris et banalisés par l’intelligentsia gauchisante française et ont alimenté la réflexion de nombreux cercles de pensée à la source desquels la Gauche et tout particulièrement le Parti Socialiste venaient s’alimenter en « idées nouvelles », et en orientations politiques.

J’ai souvent évoqué sur ce blog, l’influence d’un « Think-tank », Terra Nova, ( on voit poindre dans cet intitulé, le concept du « Monde Nouveau »cher aux « Marcheurs ») dont les recommandations ont fortement influencé les Parti Socialiste français.

Pour simplifier le contenu d’un riche document disponible sur internet, sur le site de Terra Nova, je n’évoquerai ici que l’idée qui, à mon sens, a conduit le Parti Socialiste et avec lui la Gauche intellectuelle française au naufrage.

L’idée est la suivante : « la Social Démocratie n’a plus rien à attendre du mouvement ouvrier. Celui-ci, attiré par le discours identitaire, nationaliste, protectionniste répandu à Droite, se détourne de la Gauche, déçu par des années d’échecs et de promesses non tenues »

La Social Démocratie , selon les prescriptions de ce Think-Tank influent doit désormais s’appuyer sur le vote des « minorités » don t la voix doit recouvrir celle du peuple  dont les échos doivent être réduits à un discours « politiquement correct » vigilant.

Ceci explique le déferlement de campagnes d’opinion qui depuis quelques années ont mobilisé- pour ne pas dire » monopolisé » les médias en faveur des minorités traitées selon la technique de la segmentation empruntée au « marketing » par catégorie:: immigrées, minorités ethniques, homosexuelles, LGBT, féministes, les victimes de la pédophilie latente dans l’Église etc…, , appuyées par celles de la publicité sur nos écrans qui tend à « déviriliser » le comportement masculin.

Malgré les efforts démesurés des médias cette conception de la société et de ce « monde nouveau », n’a pas eu l’emprise attendue sur l’électorat qui regarde avec un scepticisme ironique les Gay Prides et autres manifestations  d’une agitation qui ne traverse que des milieux extrêmement restreints., ceux que l’on a pris l’habitude de nommer « les élites », pour les uns, les « bobos » pour les autres….

Les doutes suscités par les espoirs d’une mondialisation qui, en Occident du moins, ne profite qu’aux riches et aux classes sociales les plus « branchées »ont fini de détourner les classes populaires d’un discours « progressiste »beaucoup trop bienveillant à l’égard des vagues d’immigration dont le déferlement est encouragé par les fanatiques d’une Europe sans frontières, , et par la perspective d’un eldorado   pour peuples opprimés ou affamés.

Partout, en Europe, les mêmes causes produisent les mêmes effets. Le Danemark, la Suède, la Pologne, l’Autriche, la Hongrie  la Slovaquie, l’Italie, bientôt rejoins par l’Allemagne, voient émerger, tout comme en France  de forts courants populaires qui traduisent une volonté d’un retour à des frontières protégées , à une immigration contrôlée, à un retour du respect de la souveraineté populaire, à un rétablissement de l’autorité des États et au retour à l’ordre, et enfin, à plus de retenue dans l’étalement de mœurs  considérées comme choquantes par ceux qui restent attachés à une conception traditionnelle de la vie en société. 

Car la Démocratie c’est, évidemment, le respect des minorités,,Mais  c’est aussi le droit, pour la majorité de refuser que se « valeurs » soient piétinées, et que sa voix soient étouffée….

De tout cela, les peuples ont pris conscience, n’en déplaise aux élites, qui détestent « le parler cash »qui ignore le bisounourcisme du  » politiquement correct ». Les « progressistes »s refusent de voir que chaque recul de l’État, dans le domaine de l’éducation, ou dans celui de la sécurité s’accompagne d’une avancée du populisme.

Car le discours politiquement correct s’accommode fort bien du déni de réalité;  le bon sens populaire ne s’accommode pas d’un « progrès » qui aboutit, en matière d’éducation, par exemple, de la présence de policiers dans les école pour cacher un malaise bien plus profond.Et ceux qui dénoncent le déclin de notre système éducatif dévoyé par des idéologues « progressistes »ne sont pas forcément des « fachos »….

La morgue d’une technocratie omnipotente, délocalisée. qui, depuis  New York ou  Bruxelles, mais qui a ses antennes à Paris, – Macron s’en fait volontiers le porte parole – imposant des mesures impopulaires au nom de l’expertise, d’une prétendue modernité, et de fantasmes utopiques a ouvert la voie à des gouvernants tonitruants, mais attentifs aux voix qui montent du peuple, et inspirés par le courant  conservateur qui grossit partout, dans un monde en perte de repères.

S’il perd les prochaines élections, , le parti démocrate qui  n’a pas non plus remporté les élections de mi-mandat. ce sera, selon beaucoup d’observateurs, à cause d’au trop grand nombre de candidats «arc-en-ciel» qui n’ont pas su sortir d’une logique communautaire pour s’adresser à l’ensemble de leurs électeurs.

De Washington à Varsovie en passant par Budapest, M. Trump, M. Orbán et M. Jarosław Kaczyński  semblent avoir compris  le parti qu’ils pouvaient tirer du déclin  d’une idéologie  et de la perte d’audience de ceux qui ne respectent la Démocratie que lorsque elle leur donne raison et qui ne sont prêts à débattre qu’avec ceux qui sont d’accord avec eux….

Le macronisme   aura du mal à faire entendre sa voix dans une Europe qui perd confiance en elle-même car elle ne sait plus où elle va, ayant oublié d’où elle vient….. 

 

Évidences…


Migrants

Le 20ème siècle avait été ensanglanté par deux formidables affrontements idéologiques ; celui qui a opposé l’idéologie nazie et sa jumelle fascisante aux Démocraties, puis , celui qui a opposé – dans une guerre froide dont on ne saura jamais exactement combien elle a fait de victimes -, le Communisme aux mêmes Démocraties.

On assiste, en ce début de 21ème siècle à la montée d’une menace encore diffuse, celle d’un affrontement avec un courant idéologique récent qui s’est auto-attribué l’étiquette de « progressiste » et qui se propage en Occident, en s’appuyant sur ceux que – par opposition aux masses populaires – on désigne sous le vocable valorisant des « élites », qui fait face à la montée en puissance de ceux que ces même élites ont affublé du terme  méprisant de « populisme ».

Dans un siècle qui débute sous le signe d’une violence urbaine dont on n’a jamais voulu regarder les causes en face, on peut tout craindre dans un futur de plus en plus incertain.

En fait, ce que les élites occidentales reprochent aux « populistes », c’est de croire encore à la souveraineté des nations, à la légitimité des frontières, au droit de chaque peuple, de choisir démocratiquement ceux qui, en leur nom, défendent des « valeurs », des traditions, une culture commune, un attachement à un terroir, à une Histoire partagée, et à des règles régissant un « vivre ensemble » qui se sont forgées tout au long d’un passé qui ne fut pas exempt de sacrifices, de conflits et de souffrances, mais aussi de moments de fierté d’appartenir à un vieux peuple. 

La « mondialisation » a enfanté une génération d’hommes et de femmes qui trouvent ces « valeurs » désuètes et ne se sentent en rien les héritiers d’une longue Histoire qui, « revisitée » par quelques « zintellectuels » convaincus  d’être les inventeurs d’un « monde nouveau »est  » réinterprétée »,  à des fins purement idéologiques de culpabilisation des peuples occidentaux, dans le but d’affaiblir leur capacité de résistance à la montée en puissance  d’un courant qui pourtant, donne déjà des signes évidents d’épuisement.

Ainsi est née, dans le courant « mondialiste », une sorte de « génération hors-sol »n’ayant plus avec le pays de ses origines que des attaches administratives, une nouvelle catégorie de « citoyens du monde » », prêts à épouser les thèses les plus absurdes, pourvu qu’elles les aident à manifester son »détachement » à l’égard de leur patrie d’origine ert son hostilité aux frontières.

Et parmi ces « absurdités » figurent en bonne place celles qui consistent , en Europe et aux États-Unis, à rendre leurs compatriotes des générations actuelles, coupables des actes commis par les générations passées, épousant ainsi les thèses « indigénistes » propagées, elles aussi, par les nouvelles générations d’anciens colonisés qui, imprégnées de la culture victimaire encouragée par de prétendus intellectuels plus ou moins gauchisants, continuent, aveuglément, à imputer les  déboires des Africains, à un  passé colonial qui selon eux, est de surcroît, à l’origine de l’opulence de l’Occident.

Les descendants des colons sont sommés de rendre des comptes pour des actes qu’ils n’ont pas commis. Inversement, la responsabilité des élites politiques africaines est ignorée alors que leur corruption constitue le principal obstacle au développement du continent.

Nul besoin d’être expert en économie du développement pour constater l’absence de corrélation entre passé colonial, pauvreté et prospérité.

Dans les années 60, le PIB par habitant de la Corée du Sud et celui de la plupart des pays d’Afrique subsaharienne étaient comparables. Mais en l’espèce, seule la Corée a établi des institutions stables et compatibles avec le développement d’une économie moderne.

Pareillement, on trouve parmi les lieux les plus prospères de la planète d’anciennes colonies comme Hong Kong et Singapour, dont la richesse surpasse parfois celle des anciennes puissances coloniales européennes. Ces succès sont cependant ignorés de nos tiers-mondistes.qui se complaisent dans le  récit misérabiliste auquel sont assignées les anciennes colonies.

Les Nations asiatiques démentent également le mythe du monopole occidental de l’opulence qui nourrit le ressentiment post-colonial, lui-même teinté d’anti-capitalisme.

Nul besoin d’être un grand expert en économie du développement pour constater l’absence de corrélation entre passé colonial, pauvreté et prospérité.

Cette évidence continue cependant, à être niée par un courant « indigéniste » qui refuse de s’interroger sur les raisons ethniques d’un sous-développement qui s’explique beaucoup plus par l’incapacité africaine à faire émerger une génération d’entrepreneurs et de gouvernants vertueux, les gouvernants actuels et passés  se comportant souvent comme de vrais prédateurs dans leur propre pays.

Ces évidences  nourrissent, entre autres, le profond malentendu qui oppose , au sein de nos sociétés, les « populistes » aux tenants d’un monde « ouvert », multiculturaliste et sans frontières, qui trouve parmi les partisans d’un « no borders »  financés par le milliardaire Soros, un soutien militant en Méditerranée….  Ce mouvement  œuvre à légitimer les courants migratoires incontrôlés qui, selon la doxa  » progressiste », sont appelés à s’intensifier et contribuer, « au bénéfice » des générations futures, à l’émergence d’une société nouvelle, métissée, enrichie de cultures d’un autre âge et débarrassée des scories d’un passé historique sulfureux.

Or, ce que constate aujourd’hui le peuple assigné à une cohabitation avec les populations immigrées, c’est qu’à la place d’un enrichissement culturel, il découvre l’insécurité et les mœurs importées des banlieues de Dakar, de Bamako, et plus généralement, des grandes cités africaines…..

Ainsi donc, nos sociétés seraient donc condamnées, pour expier les crimes commis par les générations passées, à subir une forme de « recolonisation »et à consentir à un nouveau partage des richesses, dont les classes populaires et les classes moyennes seraient les victimes; alors que les « zélites » continueraient à s’enrichir grâce à l’arrivée d’une nouvelle main-d’œuvre et à de nouveaux marchés de consommation.

Pour incruster ce nouveau message dans l’inconscient populaire, celui ci est soumis à un véritable pilonnage, par médias interposés.

Les campagnes culpabilisantes, se multiplient, contre les « tares » de notre société, telles que le, racisme, l’homophobie, le sexisme, les violences faites aux femmes, et les « discriminations » de toutes sortes dont seraient victimes des « minorités »dont la voix recouvre celle de la majorité des citoyens – celle qui constitue « le peuple » – dont le  » droit à la parole » est de plus en plus contesté par une sorte de « Police de la pensée ».

L’altruisme sermonneur et moralisant est devenu le moyen de susciter chez le citoyen un sentiment permanent de culpabilité et de faire taire ceux qui seraient susceptibles de « jouer » les lanceurs d’alertes….

Le citoyen est donc sommé de se montrer, en toutes circonstances, « bienveillant », « tolérant » y compris à l’égard de l’intolérable, En vertu d’un « sacro-saint » nouvel art de »vivre ensemble » il doit accepter , au nom de la mixité, de cohabiter en fermant les yeux sur des mœurs d’un autre âge, des coutumes et des traditions venues d’ailleurs, voire d’accepter les Lois d’un communautarisme inspirées d’un islam envahissant et conquérant, dont la pénétration en terre de chrétienté est favorisé par le discrédit dont souffre une Église en crise.

En France, et pour faire gober la potion amère au citoyen, nos « Progressistes » brandissent l’arme secrète de « la Laïcité », qui avec l’aide ( !!! ) de l’école contraindra les populations immigrées à oublier leur mœurs sauvages  et, avec le temps, à s’intégrer, voire à s’assimiler en adoptant notre culture, nos traditions et nos ,peurs…Illusoire 

Installés dans une forme de « résistance » sournoise, nos immigrés refusent de « s’intégrer » et rejettent notre religion de la laïcité….

Baliverne que nos conceptions universalistes des « Droits de l’Homme »……

L’immigration est ainsi  devenue, en Europe, et en quelques années, un facteur sévère de division entre nations européennes et un poison lent au sein même de chaque nation.

Les pays d’Europe centrale ont ces derniers temps développé leur point de vue sur la question de l’immigration.Et se dressent, solidaires et révoltés devant l’offensive menée à partir de Bruxelles pour transformer l’Europe en déversoir du trop plein de misère du Continent africain.

Ces pays, longtemps confrontés à la menace de l’Islam Ottoman se sont exprimés démocratiquement en élisant des « populistes »réfractaires à un abaissement des frontières devant la nouvelle vague migratoire.

L’injonction culpabilisante faite aux pays signataires de l’accord de Visegrad par Macron soutenu par quelques « Tiers-mondistes » attardés est restée et restera sans effet.

https://www.facebook.com/francedebouts/videos/491584861359157/

Il est clair que nos gouvernants, Macron ou Merkel en tête, ne limitent l’ouverture à l’immigration que dans le but affiché d’éviter la montée des courants populistes et n’ont pas une réelle volonté de faire tout ce qui est nécessaire pour bloquer le flux migratoire à sa source..

Ce qui manque partout, en Europe, sur la question critique la plus inquiétante et primordiale  pour l’avenir du Continent, depuis la Seconde Guerre mondiale, c’est la possibilité de débattre librement de la question migratoire, sans risquer de se voir couvert d’invectives de la part des « belles âmes » dont la « générosité » n’est que le masque qui cache , de toute évidence, un manque de courage et une grande lâcheté..

Autant d’évidences qui nourrissent une culture du « déni » qui contribue à endormir une opinion qui pourtant s’interroge avec inquiétude sur le destin d’une Europe fragilisée, « dévirilisée », sans défense car anesthésiée par le ‘bisounourisme », et  taraudée par des sentiments de vieille culpabilité, prête à renoncer à toute résistance devant la vague qui la menace et qui risque de se transformer en « tsunami », demain….

Et ce, sous le regard attentif de ceux qui à Moscou, à Pékin, et même à Washington, rêvent de dépecer cette Europe pendant son sommeil

P-S :Wikipedia nous propose la définition suivante du « populisme »:

« Dans son acception générale d’aujourd’hui le mot populisme désigne une approche politique qui oppose le peuple aux élites politiques, économiques ou médiatiques. Le sentiment d’exclusion du pouvoir, même élu démocratiquement, est à la base de cette attitude qui touche aussi bien des sensibilités droite que de gauche.»

 

 

Populisme. Comment l’Europe en est-elle arrivée là ???


Populisme

« Dans son acception générale d’aujourd’hui le mot populisme désigne une approche politique qui oppose le peuple aux élites politiques, économiques ou médiatiques. Le sentiment d’exclusion du pouvoir, même élu démocratiquement, est à la base de cette attitude qui touche aussi bien des sensibilités droite que de gauche. »

Les prochaines élections européennes se présentent mal pour ceux qui avaient encore quelque espoir de voir se concrétiser le rêve d’une Europe de la culture, de la fraternité entre les peuples, des projets concrets et ambitieux comme Ariane et Airbus, une Europe forte de ses capacités d’innovation, de la mise en commun de ses « savoirs-faire »,du rayonnement de sa diplomatie, s’appuyant sur des Nations unies et solidaires, sur une capacité industrielle et militaire, aux frontières défendues, et s’affirmant dans le monde tout en respectant l’identité et les racines profondes de chacun des peuples qui la constitue.

Les forces « progressistes »autoproclamées, – qui même si elles s’en défendent – ne font que s’inspirer de la turbulence des idées qui agitent périodiquement  les Universités américaines et que propagent les « zélites » washingtoniennes, car elles servent leurs intérêts et surtout leur ambition de régner sur le monde, ces « forces » auraient choisi, aux USA, d’engager, un combat « à mort » avec ceux qu’avec mépris, elles qualifient de « populistes », dont Trump serait devenu, jusqu’à la caricature, le symbole détesté…..

Le « macronisme » ne serait-il que le dernier avatar de ce « progressisme » béat et inquiétant ??? Inquiétant car il ne respecte la Démocratie que lorsqu’elle se plie à ses volontés: dans le cas contraire ceux qui ont voté seraient donc suspects de « populisme », cette lèpre qui menacerait l’Europe toute entière, si on en croit Jupiter.

Inquiétant car, comment ne pas s’interroger ???

Quel avenir peut-on espérer pour l’Union européenne, à l’heure où la France européiste de Macron fait face au retour des nations, au Sud et à l’Est, mais aussi en Allemagne ?

L’espoir de notre vibrionnant Président, de s’appuyer sur « le couple franco-allemand » pour donner une nouvelle impulsion au projet européen, en le remettant « en marche », de concert avec Mme Merkel, vers « encore plus d’Europe », c’est-à-dire « plus d’intégration européenne » et plus de pouvoirs donnés à des Institutions bruxelloises hors-sol, – qui avec le temps, ont perdu tout crédit dans l’imaginaire des peuples européens pour n’avoir su anticiper aucune des crises aux quelles l’Europe a été confrontée -, cet espoir-là semble s’éloigner car il ne correspond plus à celui d’un nombre croissant de pays où les peuples ont – démocratiquement – fait savoir qu’ils entendaient faire entendre , enfin, leur voix dans les décisions sur l’Europe.

Le « débat », qui n’a jamais eu lieu, sur l’immigration de masse, car « escamoté » par nos « zélites »,  aura servi de révélateur….

Il est clair, aux yeux de ceux qui sont aujourd’hui qualifiés, avec condescendance, « d’eurosceptiques, » que la génération qui depuis vingt ans et plus, tient les manettes de ce grand projet a trahi les espérances de ceux qui avaient une conception de l’Europe héritée de la période gaullienne.

A cette époque,  la France a dû se battre pour donner consistance la politique agricole commune, qui devait bénéficier prioritairement à l’agriculture française.

Ce bénéfice était alors considéré comme la juste   contrepartie des grands bénéfices que l’Allemagne allait tirer quant à elle et pour son industrie de la création du Marché commun.

Sur le plan géopolitique, il s’agissait certes de faire face à la menace venant de l’Est, mais également d’affirmer l’indépendance géostratégique de l’Europe vis-à-vis des Etats-Unis, omniprésents dans les affaires européennes de l’époque.

L’idée gaullienne d’«Europe européenne» était donc le contraire du désir d’effacement qui peu à peu a prévalu, sous l’impulsion de ceux qui ont cru, naïvement, que « la fin de l’Histoire » les dispensait de faire l’effort d’armement nécessaire pour avoir une politique de défense réellement européenne.

Ce désir d’effacement a placé l’Europe sous la dépendance militaire des Etats-Unis, entraînant sa dépendance diplomatique qui se traduit par une paralysie et une impuissance qui s’est révélée cruellement à l’occasion des conflits du Moyen-Orient où l’Europe ne fait plus que de la figuration.

La volonté de de Gaulle n’était évidemment pas d’inféoder la France à l’Allemagne, mais au contraire d’enrôler nos voisins dans un projet commun d’«Europe puissance» que la RFA n’ambitionnait pas plus que cela.

Or, le déclin économique de la France, la faiblesse de ses dirigeants ont fait que c’est exactement le contraire qui s’est produit, la France s’étant, en quelque sorte installée dans la posture de « vassale » d’une Allemagne qui désormais fait la pluie et le beau temps en Europe.

Le « couple franco-allemand », cette illusion entretenue par nos dirigeants n’a jamais réellement existé, la France ayant été le plus souvent « à la remorque » de l’Allemagne.

Or, l’Allemagne de Mme Merkel est plus « souverainiste » qu’il n’y parait.

Or, hormis les nôtres, – qui cultivent depuis toujours, une foi quasi religieuse en  » l’universalité de leurs valeurs » – tous les dirigeants du monde sont «souverainistes». Merkel l’est à l’évidence, m’a toujours été et le sera encore plus demain, sous la poussée d’un électorat vieillissant.  Quant au chancelier qui la remplacera à la fin de son mandat, il le sera probablement plus encore.

On assiste donc actuellement en Europe au retour des nations et l’Allemagne ne fait pas exception, où s’affirme une droite plus conservatrice et moins européiste qu’auparavant. Actuellement, cette droite se fait essentiellement entendre sur la question migratoire. Mais on imagine sans peine que si un pays de la zone euro – l’Italie par exemple – devait tenter de desserrer l’étau de l’austérité, elle ferait valoir à grand bruit son refus de «payer pour le Sud».

C’est dire à quel point les « illusions » européennes de Macron ne sont pas seulement vaines, mais sont dangereuses, car elles renferment le danger d’une irrémédiable explosion de l’Europe entre nations du Sud, contre celles du Nord et nations de l’Est contre celles de l’Ouest !!! Le tout sous le regard ambigu et attentif d’un Poutine en éveil…..

Comment en est-on arrivé là ??? Oui, comment ???

Par l’accumulation de dénis, de mensonges, de mépris et de suffisance à l’égard des peuples qui n’a pas altéré la clairvoyance de ces derniers : ils feront entendre leur voix au printemps prochain.

Il faudra s’habituer au « populisme », en Europe, n’en déplaise à Jupiter !!!

Et pas seulement en Europe, comme le souligne , dans un éditorial, le Figaro:  » une vague mondiale est en train de se former, quand elle n’a pas déjà déferlé. Des États-Unis aux Philippines, du Brésil à l’Italie, des mouvements dits «populistes» semblent tout balayer. Et l’on finit par voir des Trump tropicaux ou continentaux un peu partout… Les situations sont plus diverses qu’il n’y paraît, mais il y a des points communs: un sentiment de trahison des élites, d’insécurité culturelle, de décrochage des classes moyennes, une peur des dégâts collatéraux de la mondialisation, de l’immigration massive et du non-contrôle des frontières ».

Amen..

Post-Scriptum : http://premium.lefigaro.fr/vox/monde/2018/10/12/31002-20181012ARTFIG00003-stop-au-politiquement-correct-quand-les-derives-americaines-menacent-la-france.php

« Liberté, liberté chérie », …..


Liberté

N’assiste-t-on pas au lent suicide de nos Démocraties, minées, de l’intérieur, par ceux qui s’en sont proclamés les « ardents défenseurs » ???

A l’heure où en Europe, le fossé se creuse entre deux conceptions de notre avenir européen, il est inquiétant de voir se multiplier les signes d’une dérive dangereuse du débat public, où dans une Démocratie digne de ce nom, la parole doit être libre, et la contradiction tolérée.

Les exemples d’une forme sournoise d’intolérance se multiplient, en effet…,

Je ne m’attarderai pas sur la dictature, de plus en plus présente dans le discours politique, et dans les médias , d’un « politiquement correct », qui stérilise tous les échanges tant sont devenus nombreux les sujets qui ne peuvent plus être abordés, sans que celui qui s’y aventure, soit soumis à un flot d’invectives, d’insultes , voire de menaces destinées à le réduire au silence .

Il est, en effet, devenu dangereux de s’exprimer sur des sujets tels que la poussée de l’Islam et dans sa foulée, de l’Islamisme, d’évoquer le sentiment de dépossession exprimé par un nombre croissant de Français qui ne reconnaissent plus leur pays, de suggérer que la poussée migratoire entraine dans son cortège une insécurité croissante dans certaines parties du territoire, de suggérer que nos prisons sont pleines de ces ‘nouveaux arrivants » qui entendent nous soumettre à leurs pulsions de « prédateurs »….

Sans parler de  l’emprise croissante des interdits sur nombre de sujets sociétaux, dès que l’on aborde des questions se rapportant à   l’homosexualité et  » le mariage pour tous »,, la PMA et la GPA, le féminisme, les LGBT, le racisme, ou le véganisme,…et j’en passe.Autant de sujets qui témoignent du processus, en cours, de déconstruction de notre société millénaire, en voie de décomposition avancée….

http://www.lepoint.fr/politique/joachim-son-forget-je-ne-vais-pas-vous-faire-le-coup-de-morano-et-de-son-amie-noire-25-09-2018-2254028_20.php

« L’Immigration « est devenue  égalementun sujet sulfureux sur lequel des esprits avisés mais bourrés d’arrières-pensées projettent un voile obscur destiné à enfumer leurs concitoyens en n’acceptant de traiter ce sujet qu’à travers un prisme déformant, exclusif et culpabilisant , celui  de « l’humanitaire », reprenant ainsi les termes d’un discours banalisé par des ONG dont on se demande qui en « tire les ficelles »….

Or, nul ne peut contester à un pays le droit de contrôler en toute souveraineté son immigration. Il n’y a là aucune question morale, juste un problème  de droit au service d’une politique nationale. L’immigré est l’étranger qu’un État accepte d’accueillir sur son sol pendant une durée déterminée, à la condition qu’il se conforme aux règles d’entrée et de séjour qui lui sont signifiées. Lorsqu’il se trouve en situation irrégulière, il n’a vocation ni à entrer ni à demeurer sur le territoire de cet État.

Cette règle est vraie dans n’importe quel pays organisé de la planète, et le serait pour quel que soit l’Européen ou le groupe d’Européens qui souhaiterait s’établir dans un pays à quel que continent qu’il appartienne….sauf en Europe où il suffit de traverser une frontière…. !!!!

Nos « Démocrates » en peau de lapin, sont prêts, au nom de ce qu’ils appellent « leurs convictions » et leurs « valeurs » à utiliser les moyens de chantage les plus éculés, ceux en vigueur dans les pays totalitaires, pour faire taire les voix qui s’élèvent et abordent ces sujets « tabous » sous un angle qui prive leurs interlocuteurs de toute capacité à argumenter, devant des faits que chacun peut constater….

Ostraciser, diaboliser afin de ne pas avoir à argumenter. Sans se soucier du fait que ces méthodes renforcent ceux qui les subissent dans leurs frustrations, mais aussi, dans leurs convictions et leur volonté de se battre.

Je n’ai jamais été un ardent défenseur des thèses du Front National devenu le « Rassemblement National !!! J’en partage certaines analyses, mais pas les conclusions et encore moins les solutions qu’il préconise.

Mais j’ai toujours considéré que ce n’est pas en refusant de débattre que l’on parviendra à faire taire les voix de ceux qui considèrent, à tort ou à raison, le Parti de Mme Le Pen comme un refuge contre l’aveuglement et la surdité de ceux qui s’y opposent et contre les préjugés qui les accablent.

D’ailleurs, ceux qui tapent sur Mme LePen mais épargnent ce qui la rend possible font très exactement partie de ce qui la rend possible»

La diabolisation « du père » et ensuite « de la fille » n’a jamais fait perdre la moindre voix au parti d’Extrême-droite.

Bien pire, quand la Justice – qui juge de moins en moins « au nom du peuple français », et de plus en plus au nom de partis pris idéologique, s’en mêle, en se proposant de psychiatriser le cas de Mme Le Pen, sous le prétexte – légal !!! – d’avoir diffusé des images d’horreurs commises par Daech pour en dénoncer les atrocités, alors que la Loi a été conçue pour dissuader d’en faire la promotion et celle de Daech en même temps, chez des esprits faibles ou chez des jeunes !!!

La manière dont les Partis d’opposition sont traités en France, doit faire sourire Poutine, à qui nos démocrates moralisateurs sont si prompts à donner des leçons !!!

Les poussées de fièvre médiatique que suscite le Journaliste et polémiste Eric Zemmour, sont un autre exemple de la dérive de nos médias habitués à pratiquer l’autocensure devenue une seconde nature.

Car Zemmour dérange.

Car même s’il se trompe parfois, même si ses thèses sont parfois approximatives, même si ses propos sont souvent excessifs, il a le mérite d’aborder courageusement des sujets qui sont devenus des tabous du discours « hypocritement correct », convenu, et pratiqué par des médias moralisateurs, dont le léger penchant totalitaire, a tendance à s’aggraver. .Zemmour nous oblige à réfléchir en dehors des limites fixées par la police de la pensée.

Or, aucun polémiste, – et dieu sait si le paysage littéraire et journalistique français en compte de médiocres-, n’est traité par nos médias « aux ordres », comme l’est Zemmour !!! Or, on ale droit de détester Zemmour, mais on n’a pas le droit de le priver du droit de s’exprimer quitte à le soumettre aux rigueurs de la Loi !!! Ce dont certains ne se privent pas !!!!

Je_ne_partage_pas_

Il est impensable, à mes yeux, que dans une Démocratie digne de ce nom on en vienne à interdire d’antenne, et de toute diffusion,  les propos d’un journaliste sous prétexte qu’ils n’entrent pas dans la norme policée du discours ambiant.

Ceux qui, comme moi, regardent, au second degré, certains débats télévisés ne peuvent pas ne pas être frappés par le « trucage » de ces débats: il suffit, en fonction du sujet traité de jeter un coup d’œil sur la composition du tour de table pour deviner, par avance, quelles sera la tonalité et quelles seront les conclusions du débat.

J’ai assisté récemment sur France 5 à une émission intitulée « C’est dans l’air », où il était question de Trump, avec six intervenants, tous « à charge » , dont une représentante assumée du Parti Démocrate, et pas un seul représentant du Parti Républicain: inutile d’insister sur le fait que ces émissions ressemblent plus à des émissions de propagande qu’à des émissions conçues pour élever le niveau de réflexion des citoyens !!!!

Et lorsqu’une émission, reléguée le plus souvent à une heure d’écoute très tardive, ose s’écarter des sentiers battus en abordant des sujets « sulfureux », ou en donnant la parole à des intervenants connus pour être des esprits libres, malheur à son présentateur !!!

Un exemple significatif ; celui de Frédéric Taddéi qui fut l’emblématique meneur entre 2006 et 2016 , sur France 3, de l’émission  » Ce soir ou jamais », où les échanges étaient le plus souvent salués pour leur profondeur de vue et pour l’indépendance d’esprit de ses intervenants. Un compliment qui vaut aussi pour son émission de radio sur «Europe 1 Social Club»..

Souvenons-nous. À la tête de «Ce soir (ou jamais!)», l’ex-chroniqueur de «Nulle part ailleurs» (Canal+) est accusé d’inviter Dieudonné, Tariq Ramadan ou Marc-Édouard Nabe, en leur opposant d’excellents débateurs pour leur apporter la contradiction. Même tollé avec Mathieu Kassovitz, qui conteste la version officielle des attentats du 11 Septembre.

En 2013, le journaliste Patrick Cohen, unr vedette du PAF, connue pour son sectarisme intellectuel, enfonce le clou en évoquant la présence de «cerveaux malades» sur le plateau.On frôle déjà la « psychiatrisasion » !!!

En dépit de nombreuses attaques Taddeï n’a  jamais  pensé à infléchir sa ligne. Qu’on se le dise: oui, le débat doit vivre. Et qu’on le sache: non, son émission n’a jamais subi la moindre condamnation judiciaire. Et Dieu sait si, en embuscade, nombreux étaient ceux qui mouraient d’envie de le faire condamner !!!

Taddéi a choisi de s’exiler !!! Devinez où ???Sur la chaîne RT, version francophone de la télévision publique russe RT,. Taddéi, pour s’exprimer librement a choisi de se « réfugier » chez Poutine !!!! Un comble !!!

Ce que j’écris là, eeut choquer quelques « belles âmes ».

Je suis pourtant en bonne compagnie, lorsque Michel Onfray, ce philosophe « de gauche », qui vient d’être écarté sans explication de France-Culture s’exprime dans le Figaro : « il n’hésite plus à élargir le spectre de la menace qui pèserait selon lui sur la vie publique. «La lutte contre les idées du FN qui avait motivé la création de l’Université Populaire en 2002, doit désormais être élargie à tous ceux qui mettent en péril la liberté de conscience, de pensée et d’expression. Ils sont bien plus nombreux qu’à l’époque. Plus nombreux et d’autant plus dangereux qu’ils sont désormais au pouvoir», écrit-il ainsi sur son site, visant Emmanuel Macron, qu’il n’épargne pas de ses commentaires politico-philosophiques depuis l’élection présidentielle de 2017′.

On entend de plus en plus de ces démocrates en peau de lapin qui dénigrent la « vox populi ». Qui clament haut et fort que « le peuple n’a pas toujours raison »… Selon eux, seules « les élites » détiennent la vérité et connaissent le chemin vers le progrès…

Des élites qui supportent de moins en moins la contradiction, et deviennent incapables de débattre autrement qu’en couvrant d’ invectives, d’insultes pleines de mépris,ceux qui ne pensent pas comme eux,, et qui au nom de leurs prétendues valeurs de tolérance, ne tolèrent rien qui ne soit dans la ligne « politiquement correct » qu’ils tentent d’imposer !

Attention, car le « totalitarisme », ça commence toujours comme ça…

On est démocrate tant que le peuple « vote bien « . Le jour où le peuple ne suit plus on est prêt, comme le suggérait Berthold Brect dans un tract célèbre dans l’Allemagne communiste : « il faut dissoudre le peuple » !

Brecht

Dissoudre le Peuple ??? Et si c’était l’étouffement de sa voix en le submergeant sous une immigration de masse, complaisamment entretenue…..???

On aura tout vu, durant ce quinquennat et ses précédents !!! Et si l’inimaginable était devenu intentionnel ???

Tous ces exemples, et je pourrais en fournir d’autres, sont des symptômes d’une Démocratie malade d’elle même et d’une classe politique égarée sur le chemin des « bons sentiments »et qui cherche à égarer des citoyens  qui, de moins en moins dupes, sont aujourd’hui en éveil….

Une Démocratie où les donneurs de leçons de morale sont ceux qui en piétinent le plus  les règles, et méprisent par dessus tout la « vox populi », sous le prétexte élitiste que « le peuple n’a pas toujours raison » »……

Le régimes totalitaires commencent toujours comme ça….

PS : http://premium.lefigaro.fr/vox/societe/2017/09/29/31003-20170929ARTFIG00344-michel-onfray-michel-houellebecq-a-diagnostique-l-effondrement-spirituel-de-notre-epoque.php

http://premium.lefigaro.fr/vox/politique/2017/04/23/31001-20170423ARTFIG00255-michel-onfray-rien-de-ce-qui-a-rendu-marine-le-pen-possible-n-a-ete-combattu.php

Parallélismes


Progressisme

 

Il est étonnant de constater à quel point les sociétés occidentales obéissent à des pulsions identiques, de part et d’autres de l’Atlantique.
Mais est-ce un hasard si les mouvements de l’opinion et leur traduction sur la scène politique comportent de telles analogies si l’on compare l’évolution du paysage politique aux États-Unis et en Europe ???

En effet, chacun sait que la plupart des courants de pensée – qui autrefois prenaient naissance en Europe, et souvent sur les bords de la Seine, grâce à la richesse en esprits brillants qui y foisonnaient, – émergent depuis quelques décennies, dans les Universités américaines pour atteindre une Europe que sa décadence intellectuelle a rendue perméable aux élucubrations les plus diverses.

C’est dans les Universités américaines que sont nées des théories aussi déconcertantes que la « Théorie du Genre », ou les thèses sulfureuses sur « la diversité »qui viennent à l’appui du caractère prétendument inéluctable des « phénomènes » de la mondialisation, ou des « migrations de masse », et j’en passe….

La Social-démocratie, éternellement avide d’idées neuves lui permettant d’afficher sa vocation à défendre ce qu’elle considère comme des « avancées » de l’Humanité s’est souvent offerte en porte-voix de ces théories, les intégrant dans sa programmation politique.

L’exemple le plus réent et le plus significatif est celui de la mode lancée, aux USA, du « name and shame », qui consiste à dénoncer sur les réseaux sociaux et sur les médias tous ceux qui sont « suspect » de violences sexuelles sur des femme/ Jamais ur des Homme…..

C’est le cas des thèses, reprises en France et diffusées par le Think-tank Terra Nova, selon lesquelles, le progrès de la société passe, pour les Socio-Démocrates par un renoncement à s’appuyer sur la « classe ouvrière » pour bousculer les conservatismes, en s’adressant désormais aux « minorités » féministes, homosexuelles, raciales, et autres…

On sait de quels ravages ces théories ont affecté les Universités Américaines où le « politiquement correct » exerce, sur la vie intellectuelle, une pression stérilisante.

Ces idées ont peu à peu conquis les « zélites » françaises et même européennes et ont fait le miel d’une bobocratie dominante et éloignée des réalités populaires.

De tout cela, nous avons pu constater, au cours des années écoulées, les effets ravageurs sur la cohésion de la société française. Le divorce entre le monde du travail et celui des élites intellectuelles n’est pas sans relation avec le désarroi de la Gauche française et la quasi disparition du Parti Socialiste français.

Par contagion, on peut dire que ce divorce a abouti, dans la société française, comme dans la société américaine, à la création d’un fossé devenu un gouffre, qui sépare désormais, en Europe comme aux États-Unis,  les « zélites » et le peuple.

Tous les analystes s’accordent, en effet, pour dire que c’est ce divorce qui a abouti à l’irruption de Trump à la tête des États-Unis . Et ce, au grand dam des « zélites » qui ne parviennent pas à digérer ce sursaut de la Démocratie et qui, depuis le lendemain de cette élection ont eu recours, avec la complicité des médias « aux ordres », à toutes les campagnes de dénigrement, toutes les conspirations, toutes les ressources de la « diabolisation » possibles, pour tenter de déstabiliser celui qui a été démocratiquement et constitutionnellement élu.

Tout y est passé, y compris la tentative de faire passer Trump pour un espion à la solde de Poutine. Et, comme cela ne marche pas, ils y ajoutent désormais le soupçon de maladie psychiatrique….

La dernière tentative en date ; http://premium.lefigaro.fr/international/2018/09/22/01003-20180922ARTFIG00014-nouvelle-polemique-explosive-sur-la-capacite-de-donald-trump-a-gouverner.php

Je cite : « Selon des révélations du New York Times, s’appuyant sur des témoins présents et des notes rédigées par les participants, l’Attorney General adjoint aurait envisagé au printemps 2017 d’enregistrer secrètement ses conversations avec le président et suggéré que d’autres responsables, notamment du FBI, en fassent autant. Pire, il aurait proposé de recenser les membres du gouvernement susceptibles de se rallier à une procédure de destitution de Donald Trump en vertu du 25e Amendement de la Constitution.

Adopté quatre ans après l’assassinat de John F. Kennedy, celui-ci permet au vice-président et à une majorité du cabinet de prendre acte que le locataire du Bureau Ovale «n’est pas capable d’assumer les prérogatives et les responsabilités de sa fonction». Il a déjà été activé sous Nixon et de manière temporaire sous les Bush, père et fils, durant des interventions chirurgicales. »

Tout aura été tenté pour éliminer ce « trublion » venu bousculer l’oligarchie « bobocratique » de Washington, confortablement installée dans ses certitudes d’être au pouvoir et pour longtemps….

Car « la Gauche américaine » et tout comme elle « la Gauche Française », ont tout oublié de ce qu’ont été les méthodes totalitaires si longtemps dénoncées par l’Occident, sauf celle qui permettent d’éliminer un « ennemi du régime » par les méthodes les plus basses pouvant aller de l’instrumentalisation d’une Justice politisée, jusqu’à la « psychiatrisation » des adversaires politiques : Mme Le Pen vient d’en faire l’expérience….

Il semblerait que, partout, en Europe, le « progressisme »s’enlise dans les mots creux, et montre une fébrilité inquiète qui le pousse à tous les excès de langage, pour tenter d’endiguer ce qu’il a affublé du qualificatif méprisant, et pourtant bien significatif, de « populisme ».

« En même temps », un vent rebelle souffle et déplume les beaux discours sur le « toujours plus d’Europe » pour faire face à la mondialisation, sans jamais dire de quelle Europe ils parlent : des rodomontades aux quelles aucun citoyen avisé n’accorde désormais le moindre crédit.

Les impostures n’ont pas résisté à la rigueur des faits  : elles sont mises à nu. Le mur  édifié voilà un demi-siècle par les « zélites »  pour préserver leur pouvoir, est à deux doigts de s’effondrer . La dictature du « politiquement correct » ne parvient plus à endiguer la montée des discours critiques sur une société en voie de « déconstruction ». Ce mur-là est symbolique. Mais il est comparable à celui de Berlin, qui tomba en 1989 sous le poids des mensonges officiels et de l’exaspération populaire.

Une révolution semblable est aujourd’hui à l’œuvre, mue par un semblable besoin de vérité et de démocratie. Dans ce mouvement qui se généralise en Europe, le progressisme « autoproclamé » n’apparait plus que comme une posture fragilisée.

On comprend mieux ainsi, la fébrilité agressive d’un Macron qui se voyait déjà comme « le refondateur » d’une Europe technocratique en lambeaux !!!!

Comme le fait remarquer le philosophe Marcel Gauchet (L’Opinion , lundi): «Notre problème fondamental, c’est que les gens qui nous gouvernent ne comprennent pas la société dans laquelle ils vivent.»

La rupture pourrait être brutale, entre deux mondes qui ne se comprennent plus et ne se parlent plus….

Les élections européennes de 2019 pourraient être l’occasion d’un affrontement entre ces deux mondes dont l’un a cru pouvoir ignorer l’autre tout en se parant des plumes de la Démocratie, des prétendues « convictions » qu’elle porte et des « valeurs » qu’elle fait mine de défendre…

Des « valeurs » dont certains ont la naïveté de croire qu’elles sont « Universelles » alors qu’elles sont méprisées et combattues » par ceux-la même qui veulent la fin de « l’Europe des peuples enracinés « et des Nations.

PS : http://premium.lefigaro.fr/vox/societe/2018/09/28/31003-20180928ARTFIG00344-christophe-guilluy-l-insecurite-culturelle-des-classes-moyennes-traverse-tout-l-occident.php

 

Affaire Audin: le tour de force !!!


Algérie

Paroles, paroles, paroles ….

 

Macron vient de reconnaître « la responsabilité de l’Etat » dans la mort mystérieuse du Communiste Audin, mort attribuée, sans qu’il soit possible de le prouver, mais avec de fortes présomptions, aux Parachutistes de Général Massu.

Cette « reconnaissance » procède d’une volonté d’apaisement des mémoires, ce qui, en soi, n’est pas condamnable, soixante ans après….même si on peut s’interroger sur l’opportunité de rouvrir les blessures toujours béantes et inguérissables que portent ceux qui ont vécu ces années noires.

Elle eût été estimable, si elle n’était pas suspecte de minables petits calculs politiques, et entachée d’un parti pris qui ne manquera pas de réveiller des colères jusqu’ici difficilement contenues.

En effet, s’il est juste de concevoir que la responsabilité de l’État a été engagée dans des actes commis en son nom dont ont été victimes ceux qui ont combattu la France, au cours de cette guerre atroce, il est injuste d’ignorer, dans cette « reconnaissance », ceux qui ont combattu aux côtés de la France, tels que les dizaines de milliers de harkis désarmés sur ordre du même État, par l’Armée française, et livrés aux pires tortures avant de connaître la mort dans des conditions souvent ignobles.

De même, il serait légitime de concevoir que la responsabilité de l’Etat français a été formellement engagée lorsque, après la signature des Accords d’Evian, et après la date du 19 Mars 1962 considérée comme la date de fin des hostilités, – accords qui garantissaient, sur le papier, aux Pieds Noirs une protection des personnes et des biens – des centaines de Français, ont été, notamment à Oran, mais aussi dans toute l’Algérie,  victimes de rafles suivies de viols, de tortures, d’exécutions, ou de disparitions dans des conditions sans doute analogues à celles du malheureux Audin, alors même que l’ignoble Général Katz commandant les forces françaises encore présentes sur le sol algérien, avait donné l’ordre aux troupes française de ne pas intervenir.

Mais le vrai tour de force des médias « aux ordres », c’est d’être parvenus, à travers « l’affaire Audin », réveillée par Macron, à culpabiliser l’Armée et par ricochet, la Droite prompte à la soutenir, sans jamais rappeler que cette période tragique de la Guerre d’Algérie s’est déroulée à une époque où le Socialiste Guy Mollet dirigeait le Gouvernement, que son Ministre de l’intérieur se nommait François Mitterrand       ( « L’Algérie, c’est la France » !!! ) et que le Gouverneur de l’Algérie, aux immenses pouvoirs de pro-Consul, était Robert Lacoste.

Lacoste, un socialiste bon teint, dépassé par le nombre et la violence des attentats commis par le FLN contre la population civile algéroise, qui s’est, en quelque sorte, « déchargé » sur l’Armée de la tâche de rétablir l’ordre dans un Alger mis à feu et à sang par des attentats aveugles et terriblement meurtriers conçus pour « terroriser » ses habitants.

Ce même Lacoste a couvert de son silence les méthodes de l’Armée…des méthodes qu’il est facile de condamner aujourd’hui par ceux qui n’ont pas vécu cette époque, et dont nul n’aura le courage de reconnaître l’efficacité….

L’autre tour de force consiste, pour nos médias « vertueux », à faire du cas Audin un exemple de la sauvagerie des méthodes de l’Armée française,  en passant sous silence le rôle criminel de beaucoup de communistes français devenus au nom d’une idéologie qui pour eux, trouvait sa source à Moscou dont il a fallu attendre la chute du mur de Berlin pour qu’il soit mis fin à la « colonisation » des « pays frères »….

Or on ne peut pas évoquer le triste sort de Audin, sans rappeler que les Communistes, à Alger, étaient devenus des « traîtres » présumés depuis la désertion du Lieutenant Maillot, avec un chargement d’armes qui ont servi, dans la fameuse embuscade de Palestro à décimer une section entière de jeunes du contingent fraîchement débarqués en Algérie. Et que des jeunes femmes communistes étaient des poseuses de bombes à l’origine de la mort de dizaines d’innocents. 

L’une d’entre elles,- c’est un exemple parmi d’autres –  Daniele Minne, fille et belle-fille d’activistes communistes condamnés à mort,  est une militante du Front de libération nationale, une porteuse de valise et une poseuse de bombes pour le compte du FLN4 à Alger durant la guerre d’Algérie.

Rappel : Le samedi , Danièle qui est encore mineure (17 ans) participe à un triple attentat du FLN dans trois brasseries de la rue Michelet située dans le quartier européen. Elle pose sa bombe dans le bar Otomatic à Alger, tandis que ses complices déposent d’autres engins explosifs au Coq-Hardi et à La Cafeteria.

Le bilan de ces attentats est de « quatre femmes tuées, 37 blessés hospitalisés dont 21 femmes, dont 2 dans un état alarmant » selon Le Journal d’Alger.

Attentas

Condamnée le 4 décembre 1957 à sept ans de prison, incarcérée à la prison de Barberousse, transférée en suite en France, elle est libérée en avril 1962 à Rennes et amnistiée en application des Accords d’Évian.

 Bénéficiaire de l’amnistie générale de 1962. Installée en Algérie, après l’indépendance, elle devient le premier professeur d’histoire de nationalité algérienne. Mariée durant la guerre à Khellil Amrane, tué peu avant le cessez-le-feu, elle épouse en secondes noces le frère de Khellil Amrane, Rabah Amrane. Elle porte en prénom son nom de guerre, Djamila.

Paradoxe, durant les années 1990, « fuyant la violence en Algérie » ( !!! ), elle enseigne l’Histoire de la décolonisation en France, à l’Université Toulouse II-Le Mirail ; elle est membre du Groupe de recherche sur l’histoire immédiate ….

On imagine sans peine ce qu’a pu être son « enseignement » !!!

C’est dire la mansuétude, – pour ne pas parler de complaisance -, dont ont bénéficié, de la part de ceux qui gouvernaient la France, ceux qui l’avaient combattue et qui avaient du sang de Français sur les mains.

Beaucoup de dirigeants algériens, anciens combattants et tueurs de FLN coulent aujourd’hui des jours heureux en France, certains dans de luxueux appartements de l’Avenue Foch à Paris, enrichis par une « Révolution » dont le peuple algérien n’a reçu que les miettes et vivent pauvrement dans un pays riche, avec la bénédiction des « Grandes Consciences Françaises »…..

Post-scriptum : Qui était Audin ??? Maurice Audin, en poste à l’Université d’Alger, membre du Parti communiste algérien, interdit en raison de ses liens avec les terroristes du FLN, qui se range, lors de la Bataille d’Alger, aux côtés des indépendantistes contre son propre pays et qui ira même jusqu’à héberger et soigner à son domicile Hadjadj, le poseur de bombe du casino de la Corniche, responsable de la mort de 8 civils français (et 92 blessés)..

Cela aussi, nos vertueux médias auraient pu le rappeler à la mémoire de ceux qui l’ont perdue….