Cornes de brume…


journaleux

Quelques « faiseurs d’opinion », parmi tant d’autres….

Tous ceux qui ont habité dans une ville portuaire de la façade Atlantique, ont entendu,  les jours de gros temps, le son familier, obsédant et parfois angoissant des « cornes de brume » qui résonnent comme autant de signaux de danger pour les navires qui avancent, à l’aveugle, dans le brouillard, à la recherche de l’entrée du port….

La Démocratie française s’enfonce au fil des mois, dans un épais brouillard et semble chercher sa route. Les signaux d’un désarroi du peuple face à l’agitation stérile des « zélites » se multiplient, et les voix qui transpercent la brume pour maintenir le peuple français en alerte devant les dangers qui menacent, se perdent dans un brouhaha médiatique entretenu par le « buzz »créé par l’exploitation abusive des « petites phrases » et  des échanges de « tacles », qui masquent mal la pauvreté des débats de fond.

Nos « zélites » sont atteintes du mal des « zégos ». Alors qu’approche à grands pas la date de l’échéance présidentielle, les « écuries » qui grenouillent autour des « candidats » s’agitent fébrilement. La fonction Présidentielle ayant perdu beaucoup de son prestige et de sa respectabilité en deux quinquennats, nombreux sont ceux qui, parmi les candidats aux « primaires » tant à droite qu’à gauche, se disent « après tout, pourquoi pas moi ??? »

J’avais évoqué, dans un précédent billet, intitulé la trahison des Clercs, le livre de Julien Benda, dans lequel il dénonce l’abandon, par nos « zélites », des valeurs qui fondent notre Démocratie héritées des Grecs, puis du Droit Romain, au profit de l’engagement partisan, partial et même, de plus en plus souvent sectaire, et trop souvent inspiré par des ambitions de carrière personnelle au détriment de l’opinion du peuple.  » Les hommes dont la fonction est de défendre les valeurs éternelles et désintéressées, comme la Justice et la Raison, que j’appelle les clercs, ont trahi cette fonction au profit d’intérêts pratiques » ( Julien Benda. La trahison de Clercs. 1927 ).

Dans « Démocratie », il y a « démos », le Peuple. Or aujourd’hui, nos « zélites » refusent d’entendre les voix qui montent du peuple. Elles se sont trouvé, pour se justifier, un alibi commode: le « populisme » constitue pour ces « zélites », un danger. On ne sait trop si c’est un danger pour la Nation ou pour les intérêts de ceux qui la représentent, au nom du peuple…..

Comment ne pas être désabusé, à mon âge, quand on a traversé les époques au cours desquelles nos « zélites » ont applaudi aux pires totalitarismes, et notamment à ceux engendrés par l’hydre communiste, aux pires crimes contre l’Humanité, en portant aux nues le régime de Castro, la « Révolution culturelle » de Mao, la « libération de Pnom Penn par les Khmers rouges, un Khomeiny magnifié comme un disciple de Gandhi, et quand on assiste aux mêmes errements devant la soumission aux dictatures du Golfe, et devant les complaisances d’une gauche aveuglée par son sectarisme, vis à vis du nouveau totalitarisme « islamique » ???

Dans la querelle qui l’oppose à Sartre à l’occasion de la publication de « l’Homme révolté », Albert Camus fustige ces « zintellectuels »  » qui n’ont jamais placé que leur fauteuil dans le sens de l’Histoire ». Il dénonce ces « zintellectuels bourgeois qui veulent expier leurs origines, fût-ce au prix de la contradiction et d’une violence faite à leur intelligence » ( Les Temps modernes, n° 82, Août 1952. Page 355 ).

George Orwell, dans lequel je puise très souvent l’inspiration pour écrire, méprise, lui aussi, ces « intellectuels de salon » . Il explique leur engagement auprès de « la classe ouvrière » comme le résultat d’une frustration de classe et le fait d’être méprisés par « la société marchande »: ces « zintellectuels-là ont kidnappé le « socialisme » uniquement par appétit de pouvoir. Le Gouvernement de Hollande nous en montre quelques spécimens…

Cette « gauche morale », pétrie d’autosatisfaction a toujours préparé le lit des totalitarismes. Elle a envahi les médias , et traite de haut tous ceux qui s’aventurent à lui opposer une autre vision de la société et de la Démocratie.

Elle entretient un brouhaha médiatique qui empêche le peuple d’entendre le son des « cornes de brume » qui, désespérément, s’efforcent de tenir l’opinion en alerte sur les dangers qui menacent notre société, contestée dans ses valeurs et ses fondements les plus essentiels par un totalitarisme qui avance masqué avec la complicité active de ceux qui façonnent l’opinion….

Voici un exemple, pris parmi tant d’autres, car la lecture quotidienne de la Presse nous en fournit tous les jours: il s’agit de l’enquête de l’IFOP réalisée à la demande de l’Institut Montaigne sur l’état de « l’islamisation » de la France. L’article de « Causeur » résonne comme une « corne de brume »que seuls les sourds ne veulent pas entendre. Cet article met en évidence la manipulation des résultats de cette enquête pour tenter de faire croire le contraire de ce qu’elle démontre :

http://www.causeur.fr/musulmans-islam-charia-jdd-40158.html

Alors, comment ne pas être d’accord avec Michel Onfray lorsqu’il affirme :

« Oui, bien sûr. Le système médiatique est aujourd’hui digne des systèmes les plus idéologiquement intolérants. Tout le monde peut-être invité (encore que: Patrick Cohen a franchement parlé un jour d’une liste noire de gens à ne pas inviter sur le service public…), mais il y aura au moins deux traitements: le premier qui est celui du tapis rouge réservé aux tenants de l’idéologie dominante ( en un mot, les partisans du libéralisme d’État et de l’Europe transnationale) le second est celui du punching-ball réservé à ceux qui ne communient pas dans cette religion étatique et dont le temps de parole sera entièrement consacré à se justifier de ne pas faire le jeu du FN, de ne pas rouler pour Marine Le Pen, de ne pas penser comme Éric Zemmour ou Robert Ménard, de ne pas être antisémite ou islamophobe… Ainsi, on a annoncé sur France Culture que «Michel Onfray lançait son web média… comme Soral et Dieudonné». Ce qui renseigne sur le degré de perfidie … du service public! « 

http://premium.lefigaro.fr/vox/societe/2016/09/16/31003-20160916ARTFIG00380-michel-onfray-les-medias-de-masse-ont-interet-a-cultiver-l-imbecillite.php

La France: « une idée », certes, mais pas seulement !!!


braudel

J’ai écouté, pendant quelques minutes, le discours prononcé par Hollande à la salle Wagram devant un parterre d’auditeurs appartenant à l’élite de la « Pensée de Gauche » parisienne.

Je dis bien quelques minutes, car au-delà, je ne supporte plus cet orateur de fin de banquets républicains, ses mimiques de politicien roublard et menteur, sa gestuelle inspirée du Mitterrand ambigu des beaux jours du « Programme Commun », sa suffisance dissimulée sous une fausse bonhommie, et le mépris dans lequel il tient ses adversaires qu’ils soient de la Droite, de la mouvance socialiste ou de l’Extrême-Gauche ( pardon !!! je voulais dire de « la gauche de la Gauche, car « l’extrême »n’existe qu’à droite )…

Ainsi, donc, Hollande, dans un discours considéré comme « fondateur »par ses thuriféraires nous a livré dans une envolée oratoire qui a suscité l’enthousiasme d’un auditoire entièrement acquis à sa dévotion, sa conception personnelle de ce qu’est l’identité française. Une conception qui ravit tout ceux qui, par commodité intellectuelle ou par calcul, souhaiterait ramener la France à « une Idée »…..

Une « idée » peut être séduisante. Pénétrant les esprits, elle peut se substituer à toute autre idée reçue ou acquise. Mais une idée bonne ou mauvaise se prête à l’interprétation, voire à la contestation. Elle ouvre un vaste champ à l’argumentation de ceux qui la combattent, la soumettent à la caricature ou la piétinent par exécration…..Réduire la France à « une idée », c’est l’exposer, en effet, au risque d’être contestée par tout ceux qui, incapables de trouver leur place dans la Communauté de ceux qui aiment ce pays, et de s’élever au niveau de civilisation et de raffinement qui est le sien, saisissent tous les prétextes pour la rabaisser….

Je partage le point de vue de Natacha Polony qui, dans le Figaro, écrit :  » «La France est une idée, pas une identité», vient de lancer François Hollande dans un discours en forme  de petit manuel de tactique politicienne. Outre que cette idée ne se déploie  qu’à travers des paysages, des lumières et des climats qui seuls ont pu produire cette architecture, ce patrimoine agricole et cette richesse littéraire et artistique, outre que cette idée est éminemment incarnée, peut-être serait-il courageux de la définir autrement que par des abstractions pompeuses. Une certaine idée de l’homme, qui n’est pas un animal mu par ses pulsions, mais qui s’élève par l’éducation. Une certaine idée de l’amour et du désir, et de  la liberté des corps, ceux que chantent les poètes, ceux que peignent les artistes. Il fut un temps où l’école transmettait cette idée pour que tous les futurs citoyens la portent en eux comme une évidence. Aujourd’hui, on préfère applaudir des bigots qui nous semblent tellement plus sympathiques sous prétexte qu’ils ne sont pas ceux qui nous ont opprimés pendant des siècles. Mais demandons à ces femmes musulmanes, celles que l’on n’entend jamais parce qu’elles ne portent pas de voile et ne font pas de leur foi un étendard, si leurs tartuffes sont plus sympathiques que les nôtres.

« http://premium.lefigaro.fr/vox/societe/2016/09/09/31003-20160909ARTFIG00228-chevelure-des-femmes-et-idee-de-la-france.php

Coupant le son de ma télévision, j’ai continué à regarder, dans le silence, les gesticulations du personnage derrière son pupitre, ce qui le réduisait à une sorte de pépère rondouillard, agitant ses bras, pointant du doigt son auditoire, ou levant les bras au ciel dans une série d’attitudes qui frisaient le tragi-comique, ce qui m’a fait penser  à la gestuelle d’un désespéré frappant à la porte de l’Histoire au moment où celle-ci se prépare, peut-être, à l’enterrer dans les profondeurs de ses oubliettes…..

Laissant vagabonder mon esprit, je me suis mis à m’interroger sur ce qui, dans le discours de Hollande, avait provoqué chez moi, un sentiment de malaise.

Y avait-il, chez Hollande, ramenant la France à « une idée », si riche, si noble, si généreuse soit-elle une réminiscence soudaine du propos de de Gaulle évoquant « une certaine idée » de ce « cher et vieux pays » ??? J’en doute, car je ne crois pas que les œuvres du Général fassent partie des livres de chevet de ce Président en quête d’une nouvelle trajectoire politique.

Le Pied Noir que je suis, – qui s’est parfois senti rejeté par la France, mais qui, issu d’une descendance où ne coule pas une goutte de sang gaulois, avait été élevé dans l’amour et le respect de « la Patrie », dans une famille qui, sans couper ses racines espagnoles, italiennes, maltaises et suisses, fuyant la pauvreté, avait trouvé en Algérie, le chemin de la dignité par le travail sous la protection des Lois de la République-, ce Pied Noir-là s’est souvent interrogé sur les raisons qui font que, malgré toutes les vicissitudes, les désespoirs, les déceptions, les amertumes, la passion pour la France était restée intacte.

Dans ma longue vie, ayant parcouru le monde, j’ai pu, en de nombreuses occasions prendre la mesure des sentiments contradictoires que notre pays inspire à ceux qui l’observent, de loin.

J’ai été parfois confronté au ressentiment qu’a pu inspirer la France quand elle fut conquérante, querelleuse, impérialiste, mais j’ai aussi rencontré l’envie voire l’admiration qu’elle suscite pour son art de vivre, pour la beauté de ses paysages, pour la richesse de son héritage culturel, ou pour son attirance irrépressible envers la Liberté, une attirance dont certains font un symbole et une force et d’autres….. une faiblesse.

Jamais, dans ces différentes circonstances, ma passion pour ce pays n’a été ébranlée, même quand j’ai dû reconnaître devant des interlocuteurs sceptiques, le poids des « pages noires » de son Histoire.

Je dois, sans doute, à mes « maîtres » ( c’est ainsi que l’on désignait autrefois ceux qui vous transmettaient leur savoir ) d’avoir, grâce à leur enseignement, entretenu une passion pour la lecture, pour la langue des grands auteurs, parmi lesquels Hugo et Lamartine, mais aussi Maurice Barrès, Charles Peguy, Georges Bernanos et…Albert Camus. Je leur dois tout autant, ma passion pour l’Histoire de France et pour celle de son environnement géopolitique.

Pour moi, et n’en déplaise à certains, l’Histoire de la France ne s’écrit pas qu’à partir de la Révolution française et de la Déclaration des Droits de l’Homme. La France est un pays qui vient de beaucoup plus loin, même si une pensée gauchisante et un brin sectaire cherche à faire oublier l’œuvre de ceux qui ont précédé les barbares régicides de 1789….

J’en ai acquis la certitude à travers « Les origines de la France contemporaine » d’Hippolyte Taine, à travers « L’Ancien Régime et la Révolution française » d’Alexis de Tocqueville…J’ai comme tant d’élèves de ma génération appris par cœur des pages entières de Malet-Isaac qui m’ont enseigné que la France n’est pas seulement un personnage simple comme la décrit poétiquement Michelet: elle est une multitude de réalités multiséculaires…..

J’ai aussi lu avec curiosité Charles Maurras, écrivain « maudit » de nos jours. Pour me faire une opinion personnelle, malgré le discrédit qui entoure ses œuvres.

Certes, je me suis parfois senti  écarté, par mes origines, de cette communauté française que Maurras décrit ainsi dans « Mes idées politiques » ( Fayard 1937):  » Naître en France et de vieux sang français, alors même qu’on y procède du dernier des déshérités, c’est encore naître possesseur d’un capital immense et d’un privilège sacré. »

J’ai pardonné à Maurras: n’étant pas de « vieux sang français » comme beaucoup de mes compatriotes, je me sens tout de même, – plus encore que culturellement -, viscéralement attaché à ma toute petite part de l’héritage de ce « capital immense »et du privilège sacré d’être Français.

La lecture du « Livre Noir de la Révolution française »qui sous la plume de Jean Tulard, de Pierre Chaunu et Emmanuel Leroy-Ladurie, m’a ouvert les yeux sur le mélange de cruauté barbare qui sommeille dans les entrailles de ce vieux pays, mais aussi sur l’audace, le courage, voire l’héroïsme qui peuvent en surgir dès lors qu’il s’agit de défendre la Patrie, a complété le patrimoine intellectuel dont se nourrissent mes convictions.

A tous ceux qui s’interrogent sur l’identité française, et qui, comme moi, refusent de s’en tenir à la définition un peu courte que nous en propose Hollande, je suggère de lire ou de relire Jacques Bainville et surtout, les trois volumes que Fernand Braudel, que je considère comme le plus grand historien de l’époque contemporaine, a consacré à l’Identité de la France.

Ils en concluront, comme moi, que la France éternelle c’est bien plus qu’une « idée »….. et que son identité n’a rien à voir avec celle que certains voudraient imposer aux Français en les sommant d’accepter de se dissoudre dans un magma d’idées fumeuses dans lequel se mélangent la détestation de soi, une attirance morbide envers « les autres », un goût suspect pour le métissage sans limites, et un multiculturalisme dont les effets dévastateurs sur l’identité française ne font que commencer….  

L’Homme nouveau est-il en marche???


Homme nouveau

« L’Homme Nouveau » selon la « Théorie du Genre »…..

L’émergence d’un « Homme Nouveau » fait partie de fantasmes générés par la plupart des régimes totalitaires dont la fin du XIXème siècle et le XXème siècle nous ont gratifiés, avec les conséquences que l’on sait…

  • La France est l’un des rares pays au monde qui continuent à nourrir en leur sein quelques « zintellectuels » attardés, qui persistent à croire au « miracle » de la révolution mondiale dont ils seraient les inspirateurs. Une révolution qui passe par celle que la science permet, plus que jamais d’envisager, grâce aux perspectives qu’elle offre aux générations futures et grâce à l’action constante au sein des « masses populaires », menée avec une détermination qui confine à l’obstination par les Partis d’Extrême-Gauche, accompagnés, par calcul mais avec complaisance, par une Social Démocratie encore largement imprégnée des lubies marxistes, et de leurs dérives léninistes, ou plus encore, trotskistes….
  • Le trotskisme, dont on connaît la passion pour « l’entrisme », noyaute une bonne partie de notre administration, agit quotidiennement à travers des médias sous influence, et reste particulièrement  actif dans notre Éducation Nationale où opère, depuis des lustres, y compris sous des gouvernements de droite, la secte des « pédagogistes« .
  • Pour les « pédagogistes« , la naissance de « l’Homme Nouveau »passe par la destruction de tous les repères de « l’Homme Ancien »…
  •  La destruction de ses repères génétiques, de ses repères identitaires, de ses repères affectifs, de ses repères historiques et culturels, bref de tout ce qui fait que l’Homme d’aujourd’hui est « lui-même ».
  • La destruction des anciennes modalités de pensée et de comportement et la formation de nouveaux comportements vise avant tout, les jeunes générations. On comprend que pour les fanatiques de la « transformation de la Société », tout commence à l’école !!!!

En mettant de l’ordre dans mes vieux bouquins, j’ai retrouvé dans un exemplaire délabré, probablement chiné, il y a longtemps, chez un bouquiniste parisien, la trace du discours tenu au congrès des jeunes communistes de 1919 où Lénine parlait de «l’homme nouveau soviétique » qui « aime le parti et qui travaille avec abnégation pour le bien de la patrie socialiste ».

Les piliers entre lesquels Lénine plaçait l’homme nouveau peuvent être reconstitués par des assertions comme : « Nous ne croyons pas en la morale éternelle et nous considérons comme périmés tous les contes sur elle ». Ou bien encore: « Nous nions toute morale issue d’une notion en dehors de l’humain, hors de la classe», et cette définition « opérationnelle » enfin: « La morale c’est ce qui sert à la destruction de l’ancienne société exploiteuse et à la réunion de tous les hommes du travail autour du prolétariat ».

J’ai retrouvé également, dans ce vieux bouquin, un portrait de l’homme nouveau esquissé par Trotski.

Voilà comment le leader bolchevique envisageait l’avenir en 1924 : « L’homme va devenir, en fin de compte un être harmonieux. Il commencera par le contrôle des processus mi-conscients, puis inconscients de l’organisme: la respiration, la circulation, la digestion, la reproduction,( sic !!!) arrivant à les subordonner dans la mesure désirée grâce au contrôle de la raison et de la volonté…( l’homme pourra contrôler ses émotions en élevant ses instincts à la hauteur de sa conscience, en les rendant transparents, en réussissant à créer un type biologique supérieur, un surhomme…)….. Son corps sera plus harmonieux, ses mouvements plus rythmiques, sa voix plus mélodieuse (sic !!!). Le type humain moyen arrivera à l’envergure d’un Aristote, d’un Goethe ou d’un Marx ( sans blague !!!). Et au-delà de tout cela nous atteindrons les sommets les plus hauts » (apud Volkogonov, 1998, p.212).

Pour la réalisation du prototype sont recommandées des actions comme l’exportation de la révolution, la guerre civile et la violence envers « l’ennemi de classe » !!!

Après un demi siècle d’actions en faveur de l’émergence de «l’homme nouveau » , ce dernier devrait se présenter ainsi:  » Dans les visions du Parti, l’ Homme Nouveau, qu’il soit ou non membre du Parti, doit être un militant plein d’abnégation, d’enthousiasme, d’héroïsme. »

« Il doit croire sans condition en la parole du Parti, il doit avoir une haute conscience communiste de Parti, être athée, haïr profondément l’ordre capitaliste, ne jamais se plaindre de rien, croire dans le présent et surtout dans son heureux avenir et dans celui de ses enfants ».

« Le jour il doit travailler et la nuit il doit étudier la doctrine marxiste-léniniste et surtout les discours des leaders, les décisions des congrès et les conférences du parti, avoir une confiance totale dans la ligne du parti et la suivre sans réserve. Qu’il ne connaisse pas une autre religion que la parole du parti, qu’il n’hésite pas à dénoncer ses parents, ses frères et ses amis quand ceux-ci protestent contre le parti. En un mot, le nouvel homme doit être totalement anéanti comme personne, devenir un exemplaire anonyme dans un immense troupeau. » (B. Nitescu, 1989, p.362).

Tout un programme…..

Ainsi, quand on s’étonne de la détermination de notre Najat Belkacem à bousculer l’idée que nous nous faisons de ce que doit-être l’école de la République, il faut savoir qu’elle s’inscrit consciemment ou non, dans la ligne d’une pensée trotskiste et dans la poursuite sectaire d’un vieux rêve utopiste.

Si la Droite parvenait au pouvoir en 2017, elle devrait inscrire à son programme, l’éradication d’un système éducatif qui porte en lui les germes de la perversion de toute une génération d’étudiants.

Et si, par malheur pour la France, la Droite échouait, en raison de l’inconsistance de ses dirigeants actuels, la jeunesse risquerait d’être peu à peu endoctrinée, dès L’École Primaire, par de dangereux sectaires. Et « l’Homme Nouveau » serait en marche, vers l’inconnu…..

L’erreur.


burkini-703782

Je ne serais pas surpris que ce billet puisse choquer certains de mes lecteurs habituels.

En effet, je n’ai pas été étonné par l’Arrêt du Conseil d’Etat concernant le port du burkini sur les plages françaises.

Il fallait s’y attendre car cette décision était prévisible.

Comme le sera celle du Conseil Constitutionnel et en cas de recours celle de la Cour de Justice Européenne.

Je l’ai souvent évoqué ici même : toute notre législation repose sur des principes fondateurs de la législation européenne elle même profondément ancrée dans la religion du « Droitdel’hommisme »qui a pris possession des consciences européennes et leur a fait perdre toute autre notion y compris celle de la nécessité de défendre ce qui appartient aux fondements mêmes de notre Civilisation. Car là où il n’y a plus de Civilisation Européenne, il n’y a plus de Droits de l’Homme….

L’argument du « signe religieux » et de « la laïcité » était, juridiquement, un mauvais angle d’attaque pour ceux qui se sont élevés, légitimement, contre le risque de voir des burkinis fleurir sur toutes nos plages, dès la fin de cet été..

Car les Maires qui ont pris la décision de l’interdire, au nom de la protection de l’ordre public n’ont pas encore compris, qu’avec le burkini, il ne s’agit pas du port d’un signe religieux ostentatoire sur nos plages, mais d’une provocation vestimentaire frontale sous la forme d’un exhibitionnisme identitaire, d’un affichage du rejet de notre mode de vie, au nom d’une pudeur hypocrite, et d’un mépris pour nos « mœurs décadentes », une façon de nous dire « vos femmes sont des putes qui montrent leurs fesses, alors que les nôtres sont pures et pudiques ».

C’est au nom de l’affichage évident d’un radical refus du « vivre ensemble »qu’il fallait argumenter le rejet du burkini. Car ce que le radicalisme musulman veut nous imposer, c’est sa volonté de permettre à ses fidèles de vivre dans le pays qui les a accueilli, selon LEUR mode de vie traditionnel, en dépit de toutes les lois de l’hospitalité si chères aux traditions musulmanes ….

Car le radicalisme musulman, qu’on se le dise, s’oppose frontalement à notre mode de vie et à ce que nous considérons comme étant à la racine de notre culture, c’est-à-dire la liberté individuelle de croire (y compris celle de ne pas croire), l’égalité de droits, en particulier entre hommes et femmes, la démocratie, l’état de droit, etc.

Évidemment, aujourd’hui, dans toute une partie du monde musulman, cette modernité occidentale est condamnée et combattue pour les valeurs qu’elle véhicule, et pour le modèle de société qui lui est associé et qui est incompatible avec l’Islam.

Alors, la gaucho-sphère ne manquera pas de mettre en avant le fait que les arrétés municipaux étaient de nature à « stigmatiser »les musulmanes porteuses du burkini: une contre-vérité de plus, car celles qui choisissent de s’accoutrer sur nos plages, dans une tenue jusqu’ici portées par les femmes d’Arabie saoudite ou du Qatar, se « stigmatisent » elles-mêmes, aux yeux des autres femmes .

Bien évidemment, cet épisode va permettre aux extrémistes des « deux bouts de l’omelette », de rebondir. Avec des telles décisions, le Front National n’a plus qu’à se taire: il emmagasine des voix sans avoir à s’agiter.

Mais ce qui est plus surprenant, c’est la jubilation que s’offre, à cette occasion, la gaucho-sphère et tout particulièrement celle qui s’est installée dans un islamo-gauchisme virulent dont le moteur principal semble être, pour citer Jacques Julliard (1)   » ce qu’il faut bien appeler la haine du christianisme. Il est singulier de voir ces âmes sensibles s’angoisser des progrès de la prétendue «islamophobie», qui n’a jamais fait un mort, hormis les guerres que se font les musulmans entre eux, quand les persécutions dont sont victimes par milliers les chrétiens à travers le monde ne leur arrachent pas un soupir. »

L’autre moteur c’est la perversion des « zélites »militantes de la « Gauche intellectuelle » qui savent que sociologiquement, la France est à droite, je parle évidemment de la France qui bosse, celle qui affronte avec difficulté mais aussi avec courage, « le nouvel état du monde », et non pas de la France des pleurnicheurs « assistés ». Ces « zélites » savent qu’elles n’ont aucune chance d’arriver au pouvoir, sauf en profitant du désordre, de la chienlit, ou plus sûrement à long terme grâce aux voix des musulmans. Elles jouent avec le feu, car si la France devenait un jour, une République Islamique, ces mécréants auraient la tête coupée, plus vite que les autres !!!!

Car ces crétins, qui ne savent rien d’autre de l’Islam que les idées superficielles  répandues dans nos médias, ignorent tout de ce qu’est le « tamkine »(2)et de ce que sont les calculs sournois du salafisme qui est une idéologie religieuse qui s’affranchit des territoires et des cultures et qui s’impose par la destruction des particularités locales.

Du coup, nos Démocraties, livrées à l’incurie de gens qui sont dépassés par l’ampleur de menaces dont ils ne saisissent pas le sens, sont en panne. Elles n’ont plus de carburant idéologique, comme si l’effondrement du marxisme, puis la crise profonde du libéralisme avaient stérilisé les intelligences et vidé les réservoirs de courage intellectuel et d’idées neuves. Les générations nouvelles ne supportent plus d’avoir à combattre.L’idée même d’avoir à affronter un danger qui les menace dans leur existence même leur est insupportable.

La tentation de la soumission rôde, comme le renard autour du poulailler…..

(1) .- http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/08/26/31001-20160826ARTFIG00315-jacques-julliardqu-est-ce-que-l-islamo-gauchisme.php

(2).- Dans la littérature contemporaine des « Frères Musulmans », le Tamkine représente la finalité tant désirée par les « frères » et l’édifice politique que construisent obstinément leurs bras depuis bien longtemps. C’est le but ultime visé par toute action frériste plaidant la cause de l’islam pour que cette religion – telle qu’elle est comprise par les frères – domine toutes les autres religions et pour que sa Charia puisse gouverner l’humanité entière. 

Lectures d’été….et les réflexions qu’elles inspirent.


 L’actualité semble se mettre en sommeil, seulement réveillée  par quelques soubresauts dûs à l’agitation suscitée, sur les plages de la Méditerranée, par l’apparition ( annoncée ) d’un nouvel accoutrement pour les femmes musulmanes qui vont à la baignade. Enveloppées dans leur « burkini », décidées à ce que l’on sache qu’elles sont musulmanes, et tout aussi décidées à user de leur statut victimaire favori, elles se lamentent, une fois de plus, d’être les cibles de la « stigmatisation » d’une société « xénophobe »et insensible à l’élégance de cette mode qui nous vient du fin fond de l’Arabie….

Face à cette nouvelle provocation d’un islam qui, sournoisement gagne chaque jour un peu plus de terrain et qui use de toutes les failles de notre arsenal juridique pour infiltrer notre société, les Français sont de plus en plus irrités par les provocations de cette minorité religieuse qui cherche à imposer sa Loi. Elle agit sournoisement, sous le regard approbateur et lumineux d’intelligence de ceux qui ont enfin trouvé dans l’islamo-gauchisme un substitut à leurs élucubrations marxistes passées, ce marxisme dont ils ne parviennent pas à se consoler de l’inéluctable déclin….

La lecture a été, une fois de plus, pour moi, l’occasion de prendre un peu de recul sur l’actualité, et pour tenter de comprendre pourquoi et comment un vieux pays comme la France peut se laisser emporter par une vague qui semble venir des profondeurs de son Histoire, et se laisser gagner par des pulsions suicidaires, pour tenter d’échapper au nouvel état d’un monde dont les équilibres sont en train de basculer….

Je me suis plongé dans un ouvrage dont j’avais lu, il y a déjà longtemps, la critique et dont l’auteur tente de trouver une explication rationnelle aux échecs successifs des guerres menées depuis plus d’un demi-siècle par l’Occident.

Challiand

Qui est Gérard Challiand ??? Ceux qui ne le connaissent pas pour l’avoir vu, à la télévision, dans des débats sur l’islamisme et sur le djihad, peuvent se référer à Wikipédia, dont la notice nous dit que, je cite : « Gérard Challiand  est diplômé de l’Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO) et a soutenu en 1975 une thèse de doctorat de 3e cycle en sociologie politique sur les Révolutions dans le Tiers-monde. Mythes et perspectives à l’Université de Paris V sous la direction de Maxime Rodinson.

Maxime Rodinson !!! C’est dire que Challiand a été élevé et nourri au biberon communiste !!!!

Gérard Challiand prend position dès 1954, après un voyage en Algérie en novembre 1952, en faveur de l’indépendance du pays.

C’est dire à quel point ses convictions sont éloignées des miennes.

Mais à ne lire que les auteurs qui partagent ses convictions on est condamné à restreindre son univers intellectuel, au point de ne rien comprendre à ce qui se passe autour de soi.

D’autant que Gérard Challiand sait de quoi il parle.

Selon Wikipédia, je cite : « Gérard Chaliand s’engage auprès des guérillas de décolonisation en tant qu’observateur-participant ( !!!) ; durant plus de vingt ans, il côtoie les combattants d’une quinzaine de maquis sur quatre continents (Afrique, Asie, Amérique latine, Europe de l’Est et Caucase), et notamment en Guinée-Bissau portugaise, aux côtés d’Amílcar Cabral (1964, 1966) avec lequel il noue de véritables liens d’amitié, dans le delta du Fleuve Rouge au Nord-Viêt Nam (1967), dans les provinces de Tolima et Huila en Colombie (1968), avec le Fatah, le FPLP et le FDPLP en Jordanie et au Liban (1969-1970), avec le FPLE en Érythrée (1977), au Kurdistan iranien (1980), et trois fois en Afghanistan (entre 1980 et 1982) ; jusqu’en 2000, il va aussi au Haut-Karabagh, à Sri Lanka, et en Irak. Au total, ses recherches l’ont mené dans une soixantaine de pays.

C’est dire combien son point de vue est intéressant.

Si je puis me permettre de le résumer succinctement, il s’articule autour de l’idée que « les vieilles conceptions impériales fondées sur la supériorité raciales des blancs s’effondrent. Le temps où des nations industrielles avaient subjugué des peuples en état d’infériorité au nom du darwinisme social et de la civilisation prend fin. Les décolonisations violentes s’ensuivent, ponctuées par des combats retardateurs ». L’heure de la reconquête est venue…etc.

Selon Challiand, les « occidentaux » n’ont jamais pris la mesure des « conséquences de la crise pétrolière qui a suivi la guerre d’Octobre 1973 qui provoqua un quadruplement du prix du pétrole donnant à l’Arabie Saoudite et aux Émirats des moyens financiers considérables. L’Arabie en profitera pour entreprendre de façon systématique une ré-islamisation militante des sociétés, de l’Afrique de l’Ouest à l’Indonésie, à coups d’aides financières, de constructions de mosquées, de madrassas, et de prêcheurs pour ensemencer le terreau, partout où il était favorable à une prolifération de l’islamisme. »

Le point de vue de Gérard Challiand nous invite à une réflexion objective et lucide sur la période que nous traversons aujourd’hui.

La colonisation avait durablement mis en place une division entre un monde dominant et un monde dominé. Cette logique a consacré la puissance industrielle de l’Europe. L’idée d’un système inégalitaire s’est ainsi banalisée, un système auquel les peuples européens se sont habitués car ils en étaient les bénéficiaires sur le plan économique, un système grâce auquel ils bénéficiaient d’un niveau de vie aujourd’hui remis en question.

A cette évolution s’ajoutent les conséquences de  la mondialisation. Aujourd’hui, l’Occident doit compter avec un monde qui n’est pas exclusivement le sien. Les sociétés « émancipées » elles-mêmes font irruption dans l’ordre mondial : celles du Sud, en particulier, viennent rompre «l’entre-soi» occidental, tandis que la puissance classique ne peut rien sur elles.

En outre, les puissants ne décident plus ni des frontières ni des conflits. Au Moyen-Orient, les frontières définies, au siècle dernier, par les accords entre Français et Anglais explosent. Les Occidentaux ne font plus que réagir ou tenter de contenir des soulèvements dont la logique obéit désormais à des oppositions séculaires nourries par la rivalité entre chiites et sunnites.

Demain, il nous faudra prendre la mesure de la bévue de ceux qui militaient en faveur de l’entrée de la Turquie dans la Communauté européenne. Car nous n’avons pas fini, en Europe de payer les conséquences du rêve turc de reconquérir le statut et la puissance de l’Empire ottoman. Des pays comme la Hongrie ou l’Autriche ainsi que leurs voisins des Balkans l’ont compris plus vite que l’Allemagne, pour avoir lutté, pendant des siècles contre l’envahisseur ottoman….

Le début de notre XXIe siècle est davantage marqué par des événements enclenchés par un Ben Laden ou un Al-Baghdadi que par des Chefs d’Etats occidentaux qui sont réduits à la « réaction » car l’initiative de l’action ne leur appartient plus.

Or, preuve que nous n’avons rien appris de nos échecs, les Occidentaux réagissent toujours de la même manière aux nouvelles situations de conflit, à coup d’interventions militaires, comme si nous avions encore affaire à des guerres clausewitziennes. Et même armés des meilleures intentions, nous ne faisons que nous approprier la guerre des autres, en nous mêlant de conflits qui ne nous concernent pas, en complexifiant encore plus une situation anarchique. Que ce soit en Afghanistan, en Irak, en Syrie, au Mali, sans parler de la Libye, les Occidentaux n’ont rien réglé, et n’ont fait qu’exacerber les tensions et les haines à l’égard de l’Occident….

Partout, nous payons le prix de l’échec de notre politique coloniale et surtout, les conditions désastreuses de la décolonisation.

Les raisons de notre échec sont aujourd’hui évidentes:  notre « eurocentrisme » nous avait convaincu de pouvoir plaquer notre modèle occidental et « droit-de-l’hommiste » sur des sociétés qui lui étaient viscéralement réfractaires. Les dirigeants Occidentaux, encouragés en cela par une « classe intellectuelle » utopique avaient la conviction que nos anciennes colonies se décoloniseraient pour devenir des États à l’image des États européens.

Plus récemment, les espoirs puérils soulevés par les « Printemps arabes » se sont vite effondrés…

La plupart de ceux qui conduisirent la révolte contre notre modèle avaient été formés aux idées subversives dans les Universités du colonisateur: Nehru a été formé à Cambridge, Ho Chi Minh avait étudié à la Sorbonne, sans parler des Ferhat Abbas, et autres dirigeants africains, et les plus turbulents des indépendantistes ont fait leur apprentissage en France, formés par des enseignants communistes qui luttaient contre l’impérialisme de leur pays et refusaient de voir celui, implacable, de l’Union Soviétique.

Mais à la génération de ceux qui conduisirent la révolte contre nous a succédé une génération nouvelle, revancharde et fondamentalement hostile au modèle de société auquel nous sommes profondément attachés. Un modèle qui leur inspire autant de mépris que de haine.

http://www.memri.fr/2016/08/21/un-auteur-egyptien-la-democratie-est-un-systeme-occidental-destructeur-utilise-pour-demanteler-les-pays-arabes/

L’islam auquel nos sociétés sont confrontées, est par nature, politique. On ne saurait trop le rappeler: l’islam est un système total qui mêle le religieux, le politique, le juridique, la civilisation. L’islam est un code de droit qui prétend remplacer le droit du pays d’accueil. Si bien que toute concession faite à l’islam comme religion est un abandon consenti à l’islam comme système politico-juridique ainsi qu’à la civilisation islamique. Ainsi, confronté au « voile intégral » et au burkini, symboles de l’inégalité entre hommes et femmes, quel responsable politique pourrait contester que ce vêtement est bien plus que ce qu’il prétend être ???

Pourtant, rares sont ceux parmi nos dirigeants, qui en ont pris réellement conscience.

Or, nombreux sont les musulmans qui ont acquis la conviction que l’Islam a le vent en poupe et que la société qu’il propose s’imposera en substitut à notre société perçue comme décadente, voire même en cours de décomposition.

Face à un Islam conquérant, le modèle de notre société dont la paix et l’équilibre repose sur une laïcité neutre ne tiendra pas longtemps.

 Notre laïcité s’est certes construite contre l’Église, mais en accord avec les paroles fondatrices du christianisme: « rendre à César et à Dieu ce qui leur revient respectivement ». L’islam, c’est au contraire, l’anti-laïcité par excellence, si bien que l’État laïque devra le combattre beaucoup plus durement qu’il n’a combattu le catholicisme, s’il veut lui survivre.

Je l’évoquais dans un précédent billet . Nous devons prendre conscience d’une réalité que notre méconnaissance de la culture islamique a occulté jusqu’ici.

Abbas écrivait, dans un ouvrage que j’ai déjà cité, intitulé « L’Indépendance confisquée » page 182   , ceci, je cite:

« …. il est exact que pour défendre notre droit à l’égalité avec les Français d’Algérie, j’ai écrit que la  patrie territoriale était une notion étrangère à l’islam. Et par voie de conséquence à J’Algérie musulmane. Chacun de nous connaît le mot de Danton: On n’emporte pas la terre de la patrie à la semelle de ses souliers.

 En Islam. cette patrie territoriale n’existe pas. Dans le monde musulman. on emporte la terre de sa patrie à la semelle de ses souliers … parce que cette patrie est spiritualité. culture et civilisation. Elle n’a point de frontière et ne reconnaît ni race ni territoire. partout où le muezzin appelle les croyants à la prière, le musulman est chez lui. A l’époque de la grandeur de l’islam. un musulman pouvait se rendre de Cordoue à Bagdad sans autre passeport que sa foi

Le prophète condamne la référence au territoire. en nous disant : Apprenez vos généalogies et ne dites pas comme les Nazaréens, qui, lorsqu’on leur demande d’où ils sont. répondent de tel village. Où est sa patrie au sens territorial du terme? Elle n’est nulle part et partout. Elle se situe là où est El-Ouma El Islamia. » ( Fin de citation ).

Les Français ne prêtent guère attention à la littérature arabe et à ses enseignements sur « l’âme arabe ». Ils ont tort. Or, ce texte est passé totalement inaperçu, tant les chroniqueurs de cette époque aveuglés par leurs sentiments de culpabilité et leurs pulsions de repentance, avaient « l’esprit ailleurs »….

Vous avez bien lu : partout où le muezzin appelle les croyants à la prière, le musulman est chez lui !!! Qu’on se le dise: l’appropriation par des familles musulmanes d’une petite crique de bord de mer en Corse est symbolique. Les Corses auront beau répéter en chœur « nous sommes chez nous !!! » Les Arabes vivant en Corse en sont convaincus: là où Allah les a conduits, ils sont chez eux !!!

Et il sera difficile de les convaincre du contraire…. à moins que …….

 

Le peuple de France fait face !!!


pere-jacques-hamel-

Le peuple de France fait face, en attendant de se ressaisir et de « refaire surface »…..

La série d’attentats meurtriers qui vient de s’abattre sur ce vieux pays ébranle les certitudes de ceux qui n’avaient pas de mots assez blessants pour qualifier et réduire au silence ceux qui depuis longtemps voient monter le danger.

Ceux-là se heurtent depuis longtemps au refus des « zélites » de regarder la réalité en face. Aveuglées par l’angélisme de tout une génération qui, n’ayant jamais connu que la paix, refuse d’admettre qu’il ne suffit pas de vouloir être en paix avec la terre entière pour échapper à la vindicte de ceux qui haïssent notre pays et les valeurs qu’il symbolise dans le monde.

Le peuple français traditionnellement porté vers la légèreté et l’insouciance, est sans doute plus mûr que ses « zélites » parce que confronté aux réalités quotidiennes et aux menaces qui épargnent les populations des « beaux-quartiers », il a déjà pris la mesure de la gravité de ces menaces.

Il a déjà tout compris: il savait qu’on lui mentait lorsque, il y a quelques mois à peine, les médias évoquaient des chiffres voisins de 1.000 « djihadistes potentiels « fichés S », alors qu’aujourd’hui on avance prudemment un chiffre de 10.000 suspects.

Ils ont l’air malin tous ces « modérateurs » qui officient dans les médias lorsqu’en commentaire de certains articles évoquant la menace terroriste j’écrivais systématiquement : « le ver est dans le fruit ». Une remarque tout aussi systématiquement « modérée » car, de toute évidence, elle était politiquement incorrecte !!!

La réalité est devenue une évidence pour le peuple.

Il sait que nous avons, devant nous et pour des années, une génération de « décérébrés », de paumés, fabriqués par une époque où l’inculture, due à la faillite de l’Éducation Nationale et à celle des médias complices, mais  également due au terrible échec d’une génération de parents qui ont été incapables de transmettre à leurs enfants des valeurs positives. 

Notre système éducatif, rongé, de l’intérieur, par des « fous d’idéologie »marxiste-nihiliste, est incapable d’opposer la culture dont nous avons hérité à l’ignorance et à la vulgarité élevées en symbole d’une « nouvelle culture ». C’est le « rap » plutôt que Mozart…La culture du graffiti contre celle de Renoir.

Produit du métissage à marche forcée de la société, du refus de nos valeurs traditionnelles fondées sur le respect et la valorisation du travail et reposant sur l’acceptation d’une discipline personnelle, soumise à la fascination de la vie facile, sans efforts et sans sacrifices, chez une jeunesse issue de l’immigration, habituée à tout recevoir comme un dû, et à ne jamais rien donner, qui s’est « épanouie » à la faveur des trafics d’une économie souterraine dans des territoire qui n’appartiennent déjà plus à la République.

Ces « paumés » adhèrent sans réflexion à l’idéologie dominante, celle d’une certaine intelligentsia qui les invite depuis des décennies, à détester une France vouée au mépris, en raison de son passé colonialiste, collaborationniste, vichyste, pétainiste, et que sais-je encore ….

Cette idéologie de haine a imprégné cette génération de paumés qui a trouvé dans la lutte clandestine contre le pays qui a accueilli leurs familles, l’occasion de donner un sens à sa vie. L’islamisme est en train d’en faire l’instrument d’une violence et d’une haine inouïes, qui les pousse jusqu’au sacrifice même de leur propre vie.

Un jour, il faudra demander des comptes aux mauviettes qui depuis des décades nous assomment avec « l’immigration est une richesse pour la France »,  » il n’existe pas de lien entre l’insécurité et l’immigration », qui ont tout fait pour masquer la réalité du peuplement de nos prison qui sont devenues des usines à fabriquer des terroristes en puissance, qui font mine de ne pas voir l’emprise croissante du salafisme sur cette jeunesse, qui nous mentent sans vergogne sur toutes les données qui auraient permis d’évaluer et de voir venir le danger, telles que le nombre d’immigrés clandestins, le nombre de faux demandeur d’asile, et bien d’autres paramètres rigoureusement occultés….

http://www.atlantico.fr/decryptage/et-etait-temps-regarder-aussi-ces-autres-complices-terrorisme-artisans-tres-francais-culture-excuse-paul-francois-paoli-jean-2779759.html

En attendant, la France, dans ses profondeurs, se réveille. Bien mieux que ses « zélites », elle a pris la mesure de la gravité de la situation. Et elle réagit avec un calme, une dignité et un sang-froid qui devrait susciter l’admiration bien plus que le mépris de ses minables détracteurs….

La peuple ne s’est pas précipité dans les mosquée pour venger, dans le sang, un crime inexpiable envers la communauté des catholiques français. Quelques crétins tentent bien d’agiter la menace d’une guerre civile imminente.

Mais le peuple reste calme: la rage au cœur, il voit bien où est le piège : ce serait l’occasion inespérée de « faire le ménage »chez ceux qui ne se résoudront jamais à une islamisation rampante de la France, en muselant, une fois pour toute « la droite radicale » !!!

Calme mais déterminé à faire entendre sa voix, en exprimant à ses « zélites » son dégout, sa colère, en même temps que son attente d’un sursaut , de la part d’une classe politique dont les gesticulations et les rodomontades n’ont plus aucune crédit, le peuple attend « son heure »…..

Faire face à l’horreur.


Le cri

Coucou !!! me revoilà !!! De retour, après avoir erré pendant quelques jours aux frontières de la Vie ….Une fois de plus.

Je reviens avec la conscience aigüe du bien précieux qu’est la vie….et je redécouvre ce qui fait « la Une » dans l’actualité : l’acte barbare commis dans une église de Normandie, où un prêtre de 86 ans a été égorgé par deux petits merdeux, au pied de l’autel où il célébrait la messe, sous les yeux des quelques fidèles horrifiés !!!

Egorgé !!! Pour la première fois je constate que les médias n’ont pas eu peur du mot !!! Jusqu’ici on préférait dire « décapité », sans doute parce que ça fait plus « propre », plus dans la tradition révolutionnaire française qui autrefois « décapitait » à tours de bras ….

A-t-on bien pris conscience du degré de mépris de la vie humaine et de haine de « l’Autre » qu’il faut avoir accumulée pour se rendre capable d’un tel acte ??? Car la discrétion qui entoure le processus opératoire de l’acte ( on a systématiquement coupé à la télévision, les séquences où la religieuse qui a assisté, horrifiée, à la scène, raconte ce qu’elle a vu, avant de s’évader pour donner l’alerte …)favorise sa banalisation .

Pendant la guerre d’Algérie des familles entières étaient égorgées, et la fréquence de ces crimes en faisaient un simple élément circonstanciel : et pourtant !!! Il faut avoir assisté au moins une fois à l’horreur de ce « spectacle » pour en garder l’image gravée pour toujours dans la mémoire.

Il faudra encore du temps pour que les Français, et plus généralement les Européens, s’habituent à l’idée qu’ils sont confrontés à la montée en puissance d’un Islam, qui pour avoir été, autrefois, aux sources d’une civilisation brillante mais qui a sombré dans le déclin, est décidé, quoi qu’en disent ceux qui veulent à tout prix rassurer, à imposer à l’Occident dont la France représente un symbole fort, une sorte de revanche sanglante et impitoyable pour les années « d’humiliation » prétendûment subies depuis les « croisades »….

L’orgueil des nouveaux riches du Golfe est à la manœuvre: ivres de la puissance que leur confère l’héritage pétrolier par lequel ils tiennent les Occidentaux avides de leur pétrole, ils tirent hypocritement les ficelles….Et nos élites ficelées, font semblant de ne rien voir et de ne rien savoir….

Le Professeur d’Histoire du Maghreb, Pierre Vermeren,  un historien de la nouvelle génération, qui n’a pas été élevé au biberon marxiste ou trotskyste comme certains, l’explique fort bien dans un article paru dans le Figaro ( 1 ):

« Évidemment, pour des Européens, qui ont refusé depuis des années de s’interroger sur les racines et la réalité du mal islamiste – alors même qu’il met le feu au Maghreb depuis les années 1990 -, sur sa nature idéologique et religieuse et, a fortiori, sur l’éventualité d’une guerre de religions – rendue doublement caduque à leurs yeux par la mort de «Dieu» et des «idéologies» -, ce retour au réel est un peu brutal. »

Rappelons quelques évidences souvent méconnues. Dans les langues arabes populaires du Maghreb, les Européens, les Français en particulier, sont constamment désignés comme nasrani, c’est-à-dire les «Nazaréens», disciples du Christ né à Nazareth, en Judée. Les alternatives moins courantes de roumi ou gaouri comportent aussi une charge de mépris à connotation religieuse. Dans un monde d’assignation communautaire et religieuse tel qu’il fonctionne au Maghreb, et dont sont imprégnés bien des enfants d’immigrés, celui qui n’est pas musulman ne peut être que juif ou chrétien.

C’est ainsi que sont regardés depuis des siècles Européens et étrangers en Méditerranée.

« Loin d’améliorer leur image, les Européens qui se disent athées, sans religion ou membres d’une religion non révélée, au sens coranique, aggravent leur cas: le Coran n’a aucune mansuétude, c’est un euphémisme, pour les «fils d’Adam» refusant la Révélation. L’assassinat d’un prêtre ou de religieux européens, comme en ont connu ces dernières années la Turquie, l’Algérie ou le Moyen-Orient en guerre, est à la fois un acte de conquête religieuse et autant d’adresses à cette vieille terre chrétienne qu’est l’Europe. »

Tous ceux qui comme moi, ont grandi  » de l’autre côté de la Méditerranée » savent depuis toujours quel est le poids de ces évidences. Mais ceux-là font partie, comme moi, d’une race en voie de disparition, et leur voix est en train de s’éteindre…

Paraphrasant le titre d’un livre du politologue Alexandre Adler ( 2 ), je peux dire que j’ai vu finir le monde ancien », qui tremble sur ces bases, avant de s’écrouler, s’il ne se réveille pas.

(1).http://premium.lefigaro.fr/vox/societe/2016/07/27/31003-20160727ARTFIG00253-assassinat-du-pere-jacques-hamel-ce-que-les-europeens-ne-voulaient-pas-voir.php

(2) https://www.amazon.fr/Jai-vu-finir-monde-ancien/dp/2246630215